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SÉDIMENTS ET CALCULS

claiies, acides, concentrées, d’une densité généralement supérieure à 1,020 laissent déposer des sédiments plus ou moins colorés en rouge. Ces dépôts sont formés par de l’acide urique et pai divers urates acides, tels que ceux de potassium, de sodium, d’ammonium, de calcium, de magnésium. C’est l’urate acide de sodium qui est l’élément le plus ordinaire et le plus abondant de ces dépôts qui sont colorés par une matière rouge dont il a été question plus haut. Us présentent sous le microscope une apparence cristalline. Généralement formés par des gianules fins et anguleux, qui sont quelquefois agrégés en étoiles, ils éprouvent par le repos un changement dans leur apparence et sont remplacés par des cristaux rhomboïdaux, de couleur plus foncée, variant du jaune au jaune gomme-laque. Ces cristaux, dont les angles obtus sont souvent arrondis, sont de 1 acide urique. Dans certaines urines ils se déposent immédiatement après le refroidissement. Us présentent des aspects très divers.

Brûlés sur la lame de platine les cristaux d’acide urique ne laissent aucun résidu. Chauffés doucement avec de la potasse étendue ils se dissolvent, mais ne laissent point dégager d ammoniaque. Ce dernier caractère les distingue de l’urate d’ammoniaque. Us se dissolvent aussi dans une solution de carbonate potassique. Si l’on imprègne un papier de cette solution et qu’on le touche ensuite avec du nitrate d’argent, on verra apparaître une tache foncée d’argent métallique. Cette réaction indiquée par M. Schiff est très sensible. Les sédiments uriques se dissolvent à chaud dans l’acide azotique, avec dégagement de vapeurs rouges. La solution acide évaporée à une douce chaleur fournit un résidu qui se colore en pourpre par l’ammoniaque : c’est la réaction de la murexide. Généralement les dépôts d’urates acides sont rougeâtres et adhèrent plus ou moins aux vases. Us présentent avec l’acide nitrique le caractère qui vient d’etre rappelé, mais laissent après l’incinération sur la lame de platine un carbonate alcalin facile à reconnaître. Seul l’urate d’ammonium disparaît par la calcination, comme l’acide urique lui-même. L’ammoniaque qu’il renferme se dégage par l’action d’un alcali fixe : il est donc faeile à caractériser.

Le plus abondant de ces urates acides est celui de sodium,

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L’URINE

comme on l’a fait remarquer plus haut. Il apparaît sous le microscope en granules amorphes ou confusément cristallisés. Il se dissout dans l’eau bouillante et forme par le refroidissement un précipité cristallin. Les sédiments fournis par l’urate acide de potassium présentent les mêmes caractères et les memes apparences. L’urate acide d’ammoniaque est en petits amas arrondis, hérissés de pointes. Il se dépose de l’eau bouillante en houppes cristallines qui ont été décrites par M. Ch. Robin.

Quant à l’urate acide de calcium, il forme une poudre blanche amorphe qui se dissout difficilement dans l’eau bouillante. Les différents urates qu’on vient de décrire se rencontrent souvent mélangés entre eux et avec l’acide urique dans les sédiments urinaires. Us sont parfois accompagnés de petits cristaux octaédriques, plus ou moins abondants, d’oxalate calcique.

Les sédiments de cystine sont rares. Us présentent sous le microscope de belles tables hexagonales, incolores, solu-bles dans l’ammoniaque. On a décrit quelques cas de cystinurie. Plus rares encore sont les sédiments de xanthine qui ont été observés par Bence Jones chez un sujet atteint de coliques néphrétiques. M. Weiske a observé un sédiment de xanthine dans l’urine d’un bélier atteint de leukémie1. Parmi les matériaux qui entrent rarement dans la composition des sédiments urinaires, il faut citer encore l’hypoxanthine.

Bien qu’on ait signalé à diverses reprises l’existence de l’acide hippurique dans certains sédiments urinaires, le fait n’est pas à l’abri de toute objection par la raison que l’identité du corps observé avec l’acide hippurique n’a pas été établie par des preuves chimiques. Ajoutons que dans un cas d’atrophie aiguë du foie, Frerich a signalé dans l’urine un sédiment formé de tyrosine qui présentait l’apparence indiquée dans la figure.

Nous mentionnons ici, pour mémoire, les sédiments organisés qu’on peut rencontrer dans l’urine et dont il a déjà été question. Ce sont les globules du sang, du pus, les épithéliums et différentes espèces de cylindres urinaires que nous n’avons pas à décrire ici.

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