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CALCULS

Calculs urinaires. — Les matériaux que nous venons (l’énumérer comme faisant partie des sédiments urinaires peu- \ent s agréger de façon à former des concrétions ou calculs plus ou moins volumineux, plus ou moins compactes qui se déposent dans la vessie, quelquefois dans les uretères et dans les bassinets. Le dépôt de matière insoluble se fait généralement autour d’un corps solide déposé dans les voies urinaires soit naturellement, soit accidentellement. Souvent c’est un flocon de mucus qui sert de point d’appui, parfois un corps étranger introduit dans la vessie, et qui s’incruste en quelque sorte par le dépôt de matières insolubles. Ce dépôt se fait par couches concentriques et il s’en faut que ces couches soient toujours homogènes. Leur composition peut varier à partir du noyau ; celui-ci étant forme d acide urique par exemple, peut être recouvert d’une couche de phosphate terreux; à l’oxalate calcique peut succéder de l’acide urique : en un mot la nature des couches déposées peut alterner. Elles sont souvent sépai ecs par un depot de matière organique, de mucus par exemple, et c’est aussi la matière organique qui cimente les matériaux insolubles qui constituent la pierre. Celle-ci est plus ou moins dure, les calculs d oxalate calcique étant les plus compactes, les calculs phosphatiques les moins agrégés. Los calculs uriques tiennent le milieu. Ces derniers présentent généralement une coloration foncée, d’un gris brunâtre après la dessiccation et lorsqu’ils sont sciés. Il en est de meme des calculs d’oxalate calcique qui sont foncés, quelquefois bruns à la surface. Les calculs phosphatiques au contraire présentent une apparence terreuse, et sont peu colorés.

Gela dit nous allons décrire en quelques mots les différentes variétés de calculs urinaires.

Calculs uriques. — Ils sont très fréquents et forment le quart environ de la totalité des calculs vésicaux. Ils sont généralement mamelonnés, rougeâtres à l’état frais, gris ou jaunâtres lorsqu’ils sont conservés. Sciés ils présentent une texture cristalline et des couches concentriques de couleurs diverses qui varient du blanc au gris brunâtre, au rouge brique, sans que la composition de ces couches varie notablement. Réduits en poudre ils se dissolvent dans une grande quantité d’eau bouillante, et la solution laisse déposer par le refroidissement

de petites paillettes blanches qui présentent les caractères indiqués plus haut.

Différents urates peuvent se trouver mêlés à l’acide urique dans les calculs. On y rencontre quelquefois de l’urate acide d’ammoniaque et de l’urate acide de potassium, et des urates acides de calcium ou de magnésium.

Le développement des calculs uriques est ralenti ou même suspendu par l’usage de boissons alcalines, telles que les eaux minérales renfermant des carbonates de sodium et surtout de lithium. Nous avons fait remarquer, en effet, que l’acide urique et les urates sont solubles dans les liqueurs alcalines. On ne doit pas espérer du reste que cette solution s’effectue dans la vessie.

Calculs phosphatiques. — Ils sont généralement volumineux, à surface lisse, peu colorée; leur cassure est terreuse, souvent blanche ou grisâtre. Deux phosphates concourent à leur formation, le phosphate calcique et le phosphate ammoniaco-magnésien. Le premier se rencontre rarement seul. Les calculs formés par du phosphate calcique laissent, après calcination, un résidu blanc, infusible. Ils donnent une poudre amorphe, jaunâtre, insoluble dans l’eau , soluble dans les acides.

Les calculs de phosphate ammoniaco-magnésien sont blancs, présentent une texture cristalline. Exposés à une forte chaleur ils fondent après avoir laisse dégager de l’ammoniaque. Leur poudre se dissout aisément dans l’acide acétique.

Les calculs phosphatiques les plus fréquents sont formés de phosphate calcique et de phosphate ammoniaco-magnésien. On a indiqué plus haut des procédés propres à distinguer ces deux sels.

Les calculs phosphatiques et principalement le phosphate ammoniaco-magnésien se déposent du sein d’une urine alcaline ammoniacale. L’usage de boissons acides, par exemple d’acide sulfurique très faible, est indiqué dans ce cas; d’une part on peut abolir ainsi l’alcalinité de l’urine, d'autre part on peut diminuer, par l’acidité rendue à l’urine, l’agrégation des calculs phosphatiques et les convertir en une sorte de gravelle qui est éliminée par les urines.

Calculs xanthiques. — Us sont excessivement rares. Le

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