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Anncilcn der Chemin u. Pharm., supplém. II, p

Pour les isoler, M. Ho.ppe-Seyler 1 recommande le procédé suivant. On évapore en consistance sirupeuse au moins 800 centimètres cubes d’urine, on ajoute au résidu refroidi de l’alcool et de l’acide chlorhydrique; on filtre et on lave le résidu à l’alcool. Les liqueurs alcooliques étant réunies, on les sature exactement par la soude, on chasse l’alcool par distillation et, après avoir ajouté au résidu de l’acide oxalique, on agite à plusieurs reprises avec de l’éther additionné d’un peu d’alcool. On distille l’éther et on ajoute au liquide qui reste un lait de chaux jusqu’à réaction alcaline, en ayant soin de chauffer. La liqueur filtrée, réduite à un petit volume par l’évaporation et sursaturée par l’acide chlorhydrique laisse déposer l’acide hippurique par le repos. On recueille cet acide sur un filtre taré, et, après lavage et dessiccation, on le pèse. Le résultat est approximatif.

Dosage de l’acide oxalique. — M. Neubauer l’effectue par le procédé suivant : 400 à 600 centimètres cubes d’urine sont précipités par le chlorure de calcium, avec addition d’ammoniaque. Le précipité est recueilli sur un filtre, puis détaché et traité par l’acide acétique dont il faut éviter un trop grand excès. Au bout de 24 heures on filtre de nouveau, on lave le précipité par l’eau et on le traite, sur le filtre, par quelques gouttes d’acide chlorhydrique qui le dissout en laissant de l’acide urique. Après avoir lavé, on précipite de nouveau l’oxalate de chaux, en sursaturant la liqueur filtrée par l’ammoniaque. Au bout de 24 heures on recueille le précipité, on le dessèche et on le calcine fortement dans un creuset de platine. Le poids de la chaux caustique multiplié par 1.6071 donne celui de l’acide oxalique.

Détermination de la créatinine, de la xanthine. — Pour doser la créatinine dans l’urine, M. Neubauer procède de la manière suivante : 30 centimètres cubes d’urine sont traités par un lait de chaux jusqu’à réaction alcaline, puis addilionnés de chlorure de calcium. Au bout de quelques heures le tout est jeté sur un filtre, le précipité est lavé, la liqueur filtrée est rapidement évaporée au bain-marie, presque à siccité, et le

1. Handbuch der Physiologisch. und Pathologisch. Chemischen Analyse.

édit., p. 185.

L’URINE

résidu encore chaud est mêlé avec 30 à 40 centimètres cubes d’alcool à 95° c. Le tout est introduit dans un vase à précipiter qu’on abandonne pendant 4 à 5 heures dans un endroit froid. Le dépôt est ensuite séparé par le filtre et lavé à l’alcool. La créatinine se trouve dans la solution alcoolique ; celle-ci ayant été ramenée par l’évaporation à 40 centimètres cubes environ, on y ajoute un demi-centimètre cube d’une solution alcoolique de chlorure de zinc parfaitement neutre, on agite avec une baguette, et on abandonne le vase bien couvert, pendant 4 à 5 jours dans un endroit frais. Les cristaux qui se sont séparés de la liqueur, et qui sont la combinaison bien connue de créatinine et de chlorure de zinc, sont recueillis sur de petits filtres tarés, lavés avec une petite quantité d’alcool, puis desséchés à 100° et pesés.

Pour séparer la xanthine de l’urine, M. Neubauer opère au moins sur 50 litres de ce liquide qu’il débarrasse d’abord d’acide sulfurique et d’acide phospborique, en ajoutant de Peau de baryte et du nitrate de baryum et qu’il évapore ensuite, après filtration, en consistance sirupeuse. Des sels se séparent en abondance et il reste une eau mère qu’on décante avec soin et qu’on étend d’eau de façon à obtenir 4 à 5 litres de liquide.

A ce dernier on ajoute un demi-litre d’ammoniaque, puis du nitrate d’argent. Il se forme un précipité argentique qui renferme la xanthine. On la recueille sur un filtre, on la délaye dans l’eau et, après avoir ajouté une petite quantité d'acide chlorhydrique, on la décompose par l’hydrogène sulfuré. La liqueur, décolorée par le charbon animal lavé, laisse déposer par l’évaporation du chlorhydrate de xanthine en cristaux durs. On dissout ce sel dans l’ammoniaque, on évapore et on reprend ce résidu par l’eau qui dissout le sel ammoniac; la xanthine reste.

M. F. Hofmeistcr1 a indiqué récemment, pour la recherche de la créatinine, un procédé fondé sur l’emploi du phosphotungstate de sodium2, qui précipite la créatinine. On ajoute à l’urine un dixième de son volume d’acide chlorhydrique et

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