Maly's Jahresbericht , t. XI, p
2. II est à remarquer que l’acide kynurénique et la peptoue sont pareillement précipités par 1 acide phosphotungstique.
puis une solution de phosphotungstate de sodium. Le précipité qui renferme la créatinine est lavé, puis décomposé à l’ébullition par 1 eau de baryte. La liqueur filtrée et débarrassée de l’excès de baryte par un courant de gaz carbonique fournit avec le chlorure de zinc la combinaison caractéristique de la créatinine. L’eau mère de ces cristaux étant sursaturée par l’ammoniaque et additionnée d’azotate d’argent ammoniacal, fournit un précipité qui renferme la xanthine. Dissous dans l’acide nitrique il donne des cristaux de nitrate de xanthine et d’argent.
Recherche et dosage de la substance indigogène dans l’urine. — Pour rechercher dans l’urine la substance qui fournit l’indigo (indoxylsulfate de potassium), M. W. Weber conseille d’ajouter à 30 centimètres cubes d’urine un égal volume d’acide chlorhydrique et une ou 2 gouttes d’acide nitrique étendu. On chauffe à l’ébullition. La couleur du mélange devient de plus en plus foncée, finalement brune, avec un reflet rouge violet en présence de beaucoup d’indigo On laisse refroidir et l’on agite la liqueur avec de l’éther : celui-ci se colore en rose, en cramoisi ou en violet et se recouvre d’une mousse bleue. Dans le cas où il ne se séparerait pas rapidement, on ajoute quelques gouttes d’alcool qui fait disparaître la mousse, en môme temps que l’élher alcoolisé prend une teinte bleue et laisse déposer peu à peu de l’indigo à la surface de séparation des couches aqueuses d’éther.
Quant au dosage de l’indigo résultant de l’oxydation de l’indoxylsulfale de potassium, il peut s’effectuer approximativement en opérant sur une solution alcoolique d’extrait d’urine, celleci ayant été préalablement débarrassée d’acide phosphorique, par un lait de chaux et le chlorure de calcium, puis évaporée, en ayant soin de maintenir la réaction légèrement alcaline. La solution alcoolique qui renferme l’indoxylsulfale est débarrassée d’alcool par distillation, et le résidu dissous dans l’eau est traité par l’acide chlorhydrique fumant auquel on a ajouté au préalable quelques gouttes d’une solution concentrée de chlorure de chaux. On laisse reposer pendant 12 heures, on recueille le précipité sur un filtre taré, on le lave successivement à l’eau chaude, puis avec de l’ammoniaque étendue, finalement avec de l’eau pure.
Recherche et dosage de l’albumine. — Les urines nor-
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BIOL.
L’URINE
males renferment quelquefois un corps albuminoïde non coagulable par la chaleur et qui ne précipite ni par l’acide nitrique, ni par le ferrocyanure de potassium et l’acide acétique, mais bien par l’alcool, par le tannin, par le sublimé corrosif et par le phosphotungstate acide de sodium h Ce sont là les caractères des.peptones.
Dans les circonstances qui ont été indiquées, on rencontre dans l’urine une matière albuminoïde coagulable par la chaleur, par l’acide nitrique, par l’alcool. C’est de l’albumine proprement dite ou plutôt un mélange de sérine et de globuline. Quelques auteurs admettent aussi la présence dans certaines urines de la paraglobuline, de la myosine, cette dernière substance se rencontrant principalement dans les cas de dégénérescence amyloïde des reins.
Pour rechercher la présence de l’albumine dans l’urine il suffit de la porter à l’ébullition dans un tube bouché : il se forme un précipité floconneux auquel on ajoute quelques gouttes d’acide nitrique, dans lequel il est insoluble. 'Ce dernier caractère est important, car certaines urines donnent par l’ébullition un précipité de phosphate calcique qui est soluble dans l’acide nitrique. Les urines qui ne renferment qu’une petite quantité d’albumine ne se troublent pas par l’ébullition; mais elles précipitent par l’acide nitrique. Un réactif plus sensible encore est l’acide métaphosphorique que l'on se procure facilement en dissolvant dans un excès d’eau froide, une petite quantité d’anhydride phosphorique Pour doser l’albumine dans l’urine, Scherer recommande d’en porter à l’ébullition 30, 50 ou môme 100 centimètres cubes dans une capsule de porcelaine chauffée par une petite flamme. On remue continuellement et on ajoute quelques gouttes d’acide acétique très étendu pour que l’albumine se réunisse en flocons dans une liqueur claire. Le dépôt est recueilli sur un filtre préalablement séché à 120° et taré. Après filtration et lavage à l’eau, l’alcool et l’éther, on dessèche à 120° jusqu’à ce que le poids soit devenu constant. On peut ensuite incinérer le filtre et déduire le poids des cendres du poids de l’albumine obtenue.
Ce procédé donne des résultats un peu faibles, par la raison
L Hofineister. Maly's Jahresberichl, [. X, p. 275.
qu une petite quantité d’albumine reste en dissolution dans la liqueur acidulée.
Pour doser 1 albumine dans burine, M. Musculus1 superpose avec précaution dans un tube bouché 1 à 2 centimètres cubes d acide azotique et une couche d’urine. Au point de contact, il se forme un anneau blanc, et cette formation est d’autant plus rapide que l’urine est plus riche en albumine. M. Musculus a dressé une table qui indique la proportion d’albumine en fonction du temps qui s’est écoulé jusqu’à la formation de l’anneau. Hollci avait déjà recommande un procédé analogue.
Voir cette table :