MUCUS B U C C A. L
qu’aprôs l’addition d’un acide, composition de ces gaz :
Voici, d’après M. Pflüger1, la
i. ii.
Vol.
Oxygène 0,4
Azote 0,7
1 libre expulsé dans le vide. 19,3 combiné, dégagé après addition d’ac. phosphor. 29,3
Vol.
0,0 p. 100 vol. de salive.
Les données qui précèdent ont trait à la salive sous-maxillaire du chien. La salive sous-maxillaire humaine est peu connue, car les fistules du canal de Stenon, faciles à établir sur des chiens, sont très-rares chez l’homme. Généralement cette salive n’a été obtenue qu’à l’état de mélange avec la salive sublinguale. Elle est de consistance mucilagineuse, très visqueuse, surtout lorsque la sécrétion a été provoquée par du poivre ou des liqueurs alcalines. Dans ce dernier cas, la salive adhère fortement à la langue et contient les éléments morphologiques caractéristiques de la sécrétion sympathique. D’après Longet2 et M. Oehl 3, la salive sous-maxillaire de l’homme renferme du sulfocyanure de potassium : traitée par le chlorure ferrique elle se colore en rouge. Elle renferme en outre le ferment salivaire, car elle convertit rapidement l’amidon en . glucose.
La salive sublinguale n’est pas connue à l’état de pureté. On sait qu’elle est encore plus épaisse et plus filante que la salive sous-maxillaire. Longet y admet la présence du sulfocyanure de potassium. M. Oehl la décrit comme un liquide épais, transparent, plus alcalin que la salive sous-maxillaire.