IV. Sùfiême ÉaîUon
.^22 SUBSTANCES FORMÉES DE C Aj^ONE ET D*HYDEOGÈNB.
BaO^SO^+C^HSSOS c'est-à-dire qu'ils cp^tie^draieftt ijy. j de baryte, i prop. de naphtaline et a prop. d'acide sulfuri^.' (Faraday^ -^/i/i. de Chim. etde Pkjfs., fxx^Y, i640
A&TICLP XI.
Para-naphfqlltie,
2216. Ia pa}:^-p^p})j;a|ine n'a epcor^ été ol^s^rvée que nar M|!i|. Dumas et Lau|:e)it; plie ^.ccQmpagne la napijit^pe tU&s l'huile de goudron de houille. Nous allons pit|?r ce qu'en di- ^nt les autei^rs (^nri, de Chim. et de P^s.^ l, 187) :
¥, Oq peut divisef en quatre époques bie^i disti^cl^s |a 4^3- <( til|atipn du goudron de houille.
« Le pfjemier prô(}uit est une s|ibstance oléagineuse qui « fournit beaucoup de nap^italine pure.
« Le deuxième produit est encore huileux; mais il fournit / « à-Ia-fQÎs qe |a naphtaline et de la pa^a-naphtaliue» que L'on (( peut séparer l'une de l'autre au moyen de l'alcool.
« Le troisième produit est yisqueux. Il ne renferme, pour « ainsi dire, que qe la para-naphtaline, mais elle est accpfj^pa- << gnée d'ppe matière visqueuse, qui rend sa puri^cation très « difficile.
<( Enfin, le quatrième et dernier produit ne se distipga^ du « préçédjent qu'en ce qu'il est accompagné de cette substance « jaune rpugeâtre ou orangé, qui se nlontre à la fin dp toutes « les distilla (.ions de cette espèce.
« Popr extraire la para-naphtaline du deuxième de ces pro* « duiis, 1} su^t de le refroidir à 10° au-dessous dp zéro. La (( para-naphtaline se dépose en grains cristallins*, on la traite « ensuite par l^alcool, qui dissout le reste de la matière hui- « leuse, ains^ que la naphtaline, et qui laisse au contraire la i^ par/-Q^phlaline presque tout entière.
« On soumet la para-naphtaline à 2 ou 3 distillations, et op << l'obtient ainsi très pure.
« l^es troisième et quatrième produits exigent m^ (raitefRcnt « digèrent* On dissout le tout dans la plus petite quantité pos- <^( sible d'essence de térébenthine, et on soumet c^tte dissolur << tiôpà xo° de f|:oid. La para-naphtaline cristalline et pput $e <( sépafer facilement au moyen du linge. Exprimée et lav^ ^ « l'alcool, elle doit être purifiée par des distillations conye- « nables.
« Ains^ purifiée, la para-naphtaline n'entre en fusion qu'à « 186^, tatidis que la naphtaline fond à 79°. jpLUe ne bout qu'à M une température qui est au-dessus de 3oo°, tandis que la f( naphtaline bout k 212"".
I PARA-NAPHTALINP. 325
« Cependant la para-naphtaline peut ôtre distillée sans altça ration, ou 4u moins à clpaque nouvelle distillation le volume « du résida charbonneux diminue tellement qu'il 'finit par « devenir presque impondérable. Elle peut aisément se suoliu mer avant d entrer' en fusion. Elle se condense en cristaux « lamelleux et contournés sans forme déterminable.
<( La para-naphtaline est insoluble dans l'eau. Elle se dissout 4( à peine dans Talcool, même bouillant, et s'en précipite en «( flocons, ce qui la distingue très aisément de la naphtaline, « qui se dissout en abondance dans l'alcool bouillant et qui « s en sépare en cristaux volumineux. L'éther se comporte u comme l'alcool. Le meilleur dissolvant de cette substance, « c'est l'essence de térébenthine.
« L'acide sulfurique concentré, mis en contact à chaud avec << la pan^-naphtaline, la dissout et prend une couleur vert sale « due vraisemblablement à de légères traces de la matière « orangée, qui accompagne toujours la para-na phtaline. Comme « cette matière colore Pacide en jaiuie, il ne serait pas impos- « sible que la para- naphtaline pût par elle-même coumniiii- « quer une couleur bleue à l'acide sulfurique.
« L'acide azotique agit d'une manière remarquable sur la « para-naphtaline^ il Tattaque en dégageant d'abondantes va- « peurs nitreuses et laisse un résidu qui se sublime, du moins « en partie, en aiguilles contournées sans forme régidière. »
La para-naphtaline contient sur cent, 93,8 de carbone et 6,2 d'hydrogène, c'est-à-dire les mêmes quantités de carbone et d'hydrogène que la naphtaline; elle est donc isomérique avec elle. Mais conuae la densité de sa vapeur est de 6,741? il s'ensuit que 2 vol. de para-naphtaline en représentent 3 de naphtaline, et qu'elle doit avoir pour formule C*^H^.
ARTICLE XII
Sé'carbure d^hjrdrogène ou idriaUne*
2217. L'idrialine, aperçue par M. Payssé dans quelques minerais de la mine à mercure d'idria, n'est bien connue que depuis les recherches de M. Dumas ^ il a trouvé que cette substance était distincte de toutes les autres et formée de 94j9 de carbpne et de 5,i 4'l^ydrogène, ce qui donne pour sa formule C^H, et fait voir qu'elle doit ctr^ considérée comme un
qui était Drunaire. lis ne conienaieni que peu ou point de mercure. Chauffés légèrement dans un tube ouvert aux
324 SUBSTANCES FORMÉES DE CARBONE ET lyRTIMLOGÈllE.
deux extrémités, ib entraient en fusion et laissaient d^ une poussière cristalline très abondante et si légère, qat volait au loin dans Tair : cette poussière était IMdriaÛne t! méme^ elle présentait des lames contournées, incolores et sail forme détermînable.
Toutefois ce n'est point ainsi qu'on doit la préparer. Il fatfl à ce procédé, dans lequel elle se décompose presque tout e^l tière, préférer le suivant, dans lequel il s'en décompose euuA beaucoup, mais moins que dans le premier. 1
Le minerai concassé est introduit dans une cornue tDbuIé&l dont le col placé verticalement plonge dans une éprouvette !«• gue et étroite. Un courant de gaz carbonique est dirigé prl tubulure dans la cornue. Celle-ci étant cbauSee peu-à-peu, itl minerai entre en fusion, bout et fournit d'abord des vapeoc mercurielles et bientôt de l'idrialine en abondance. Eu continuant l'opération jusqu'à fondre la cornue, ce produit continu: àsedégagerjusqu^àlaun,sans qu'il apparaisse la moindre tract I d'eau, de bitume ou d'huile.
Pour débarrasser l'idrialine du mercure qui se trouve disséminé dans les flocons qu'elle présente, on la dissout dans W^ sence de térébenthine pure et bouillante. Par le refroidi?s^ ment, Tidrialine se dépose si vite que la liqueur se prends masse presque instantanément. Elle peut être isolée au moTcn du filtre et desséc^kéc juir la pression entre des doubles de papier Joseph.
L'idrialine est donc une substance qui, soumise à la di filiation, se volatilisi' ci sv décompose en partie. La portion Jt'composée est beaucoup plus considérable que l'autre, et *Vlève même aux --^' dau!« le vide ou dans un courant defa^^'^rbonique.
L'eau froide ou chaude ne la dissout pas. Elle estàfrâie Miluble dans l'alcool et Téther. Son véritable dissolvant est Vessence de térébenthine bouillante. Chauffée avec l'acide suKurîque concentré, elle se dissout et donne à cet acide une beb teinU' bleue semblable à celle du sulfate d'indigo : des tracer d'idrialine sufiiscnt pour constater cette propriété caractérisliqu«r.
L'idrialine est-elle toute contenue dans les minerais d'oùon la relin*? Pas de doute, car en les faisant bouillir avec l'essence de fx'r^'li(fnthine ou l'alcool, on retrouve dans ces liquides des fjuaiitilé^ très sensibles d'idrialine, ce qui doit porter à croire, a'Hyritt M. Dumas, que la naphtaline se trouve elle-même loiiU; Uitmétf dans la nouille.
SUBSTANCES NEtJTllES. 39S