I . II
AMIDON. 36ft
partie interne de Pamidon est composée à^amidine et d^amidinj ou si, comme le croient MM. Payea et Persoz, elle n'est formée que d'une seule matière qu ils appellent amidone.
La première miestion ne semble pasjlifficile à résoudre. £n effet, d'après JVf, Guérin lui-même, la forq^ule de l'amidinee8tC*0H"O«; ceUe de Tamidin O^H^OS et celle de la partie interne de l'amidon O^H^^O^. Or, puisque la composition de la partie interne est représentée par du charbon et de Teau, et que celles de l'amidine et de 1 amidin le sont toutes deux par du charbon , de l'eau et de l'hydrogène, il est impossible que la partie interne soit composée d'amidine et d'amidin : ces deux substances doivent donc être le produit de l'action de l'eau sur l'amidon.
La sec<mde question offre plus de difficulté. Cependant, si Fou considère \^ que l'acide sulfurique et plusieurs autres acides transforment successivement la partie interne de l'amidon en dextrine et en sucre; a^ que quelques millièmes de diastase suffisent pour lui faire éprouver la même transformation ; 3"* qu'elle est complètement insoluble dans l'alddol et l'ëther ; 4° qu'elle forme avec l'eau un empois qui paraît être liomogène ; ty* que cet empois congelé et exposé à quelques degrés au-dessus de zéro donne, d'après les expériences de M. Payen , un liquide qui filtré et évaporé ne laisse que des traces de résidu ; il deviendra probable que la partie interne ne consiste qu'en une seule substance, ou du moins cette hypothèse est celle qui jusqu'à présent permettra d'expliquer le mieux les faits. On objectera sans doute avec M. Guérin, qu'en broyant l'amidon avec de l'eau à la température ordinaire, on en dissout une partie, et que cette partie s'élève même jusqu'à 28 pour 100; mais on pourra répondre que la partie dissoute paraît être de la même nature que celle dont l'eau bouillante opère la dissolution; que si celle-ci est composée à^armdîne" et d^ amidin j l'autre doit l'être aussi, et que par conséquent l'eau froid^ , par le broiement , produit dans l'ami don des altérationssenû)lables à celles que produit l'eau à l'aide de la chaleur. n n'en est pas moins vrai'toutefois, que les expériences ne sont point démonstratives, et que de nouvelles recherches sont nécessaires pour prononcer définitivement : ceux qui voudront s'y livrer devront consulter le rapport fait par M. Chevreul à l'académie sur plusieurs mémoires qui avaient pour objet l'amidon, rapport dans lequel il trace l'historique très exact de tout ce qui a été publié sur cette substance, et où il discute la valeur des diverses observations faites jusqu'à ce jour. (Mémoires du Muséum d'histoire naturelle j année i834*) . Usages. — Les usages de l'amidon sont très multiçllés-^
IT. Sixième édition, ^
370 subsiauci» NEU1EES«
dans la composition des dragées. Aromatise, il oonstitnekl
Soudre à poudrer. Il sert à faire rempQff avec }emfe| (i| onne de la raideur au linge^ etc.
AATICLK TII.
»aSi4* La dext^i^e est une matière 4^appar^pe goipopH; djinf laquelle se transforme la partie ipte^np d^ r^i|iidoii|Hi rinfluence des acides ou de la dis^sUfse. £^Q fut obse|T<^ ^
don paf diyers acides végétaux (2); 3opar MM. ^iptetP^ en (rai|a|it ^ga}|jn)ent l'amidQu p^r |es acides, ip^is ea^»
su* (^
M* Çouyerchel, comme la gomme pprmale , s'imaginait que II gofi^mç aral^iaue ne devait qu'à un corps étranger la propnâi (le donner de Vacide mucique. MM. Biot et Persoz l'ont oobfis-
distiuguce de tgutes les autres substances Qrgaf^iquei fl^*" ni}£S jusqu'ici que par MM. Payen et Persoz, dans lêtaiv' qui leur est commun sur l'action réciproque de la JiuUK et de l'amidon.
Pepuis cette époque , M. Guérin l'a soumise à un nff^ examen et en a fait mieux counaitre les proprié tjs^. (5)
Propriétés, — La dextrine est blanche, insipide, sansodai» très transparente sous forme de plaques minces, friable eiip^ sure vitreuse, lorsqu'elle est bien desséchée .Une chaleur de lo'
(i) M . Braroonot obtint aussi en xSig, en traitant le ligneux par Tacidei^ riqi)e(a25ô), uue matière d'appareuce gommeuse, qui a les plgg gimdf nfP^ avec la dextrine.
(2) Journ. de Pharm,^ vu, a 6 6.
( ») Ânn. tie Ch. et tie Php., x.ii, 7a.
(4) yirtti. de Ch, et de Phys.f lui, 73,el lvi, 337.
(5) Le mcmoire de M. Guéri» paraîtra incesMinment dans les A/tu, de 0^ etdâPhju
PBXXBISrE. . Vi
ne l'altère pas ; elle laisse d/égager dç l'eau de i;)5<> à i Sop, prend une teinte jaunâtre et une 8.^veur de p^in grillé; elle est encor^ $oIide et trausparentc à 200^^; ce n'est qu'à 226° qu'elle éprouve uh .cox^^e^ceaient de fusion , et qu'à 2Z5^ qu'elle se bpi^rsoufle et se décompose.
La dextrine est inaltérable à l'air sec. L'eau la dissout en grande quantité , soit à ^roid , soit à chaud , et devient mucilagineuse, comme avec la gomme proprement dite. La solution est abondamment précipitée par l'alcool , qui est sans ^çtionsurla dextrine^ elle n'est troublée ni par l'eau de chaux, ni par l'eau de baryte , ni par Tazotate de protQxide de mercure.
L'iode ne la colore point en bleu. Elle ne forme point d'acide mucique avec l'acide azotique. L'acide sulfurique étendu d'eau I9 convertit en sucre de raisin , à l'aide de la chaleur. Il ei^ est de pnême de la diàstase; mais , chose digue de remarque, c'est qi^'à mesure que la quantité de sucre augmente, l'action de la aiastase diminue , à tel point qu'il est impossible de décomposer complètement la dextrine, à moins qu'on ne l'isole en la précipitant de la liqueur par l'alcool, qu'on ne la redissolve dans l'eau, et qu'on ne la. mette en contact avec une x^puvelle quantité de diastase. (Voyez Iq aiastase. )
L^ levure de bière est sans action sur la dextrine. Ce ne serait qu'aytant qu'elle contiendrait du sucre qu'un cpmmen* cément de fermentation spiritueuse aurait lieu.
Composition, — Jusqu'ici l'analyse élémentaire de la dextrine n'a point encore été faite ; n^ais si l'on considère que la composition de l'amidon et celle du sucre de raisin , sont représeptées par du charbon et de l'eau *, que l'amidon ne diffère du çucre de raisin qi^'en ce qu'il contient plus de charbon, et qu'avant de se transformer en sucre , sous l'infln^nce des acides ou de la diastase, Tamidou passe d'abord à l'état de dextrine , il deviendra e^trèmenient prob^}>le que la dextrine a une composition analogue à celle 4u sucrfs et ^e l'amidon , et que la quantité de charbon qu'elle renferme est plus petite que celle de l'amidon, mais plus grande que celle du sucre.
Etçit naturel^ préparaUo(i, — La dextrine est toujours un produit de l'art*, elle peut être obtenue p^r divers procédés.
fj'un des meilleurs consiste à prendre 100 parties de fécule de pommes de terre, 20 d'acide sulfurique du commerce et 28 d'eau. On nièle l'acide avec les deux tiers de l'eau , on
Sorte le mélange jusqu'à l'ébullition , et Ton y verse la fécide élayée dans l'eau restante. La liqueur se trouvant ainsi refroidie , pu la chauffe jusqu'à 90 ou 92 degrés *, puis on en sature l'acide par de l'oxide de plomb en poudre , on la retire du
S(12 SUBSTANCES NËCT&ES.
glutineiue.
ayant une apparence en quelque sorte soyeuse et nacrée ; ensuite on purifie la dextrine par plusieurs lavages alcooliques fiuts à chaud et par des décantations successives. Par ce moyen. elle change ueu-à-peu d'aspect ; elle se transforme en imc poudre blanclie pour aiosi dire, ira palpable. Il ne faut pb qu'en dégager Talcool en la chauffant jusqu'à loo degrés, k redissoudre dans Teau , la faire bouillir avec du charbon pour la décolorer complètement , filtrer la liqueur et la faire enporer. Au lieu d'acide , on peut employer avec beaucoup de succès la diastase , ou plutôt Toi^e germée qui en contienl Six à dix parties d'orge germée suffisent pour i oo de fécok. On verse dans une bassine 4oo parties d'eau , que Ton fait chauifer jusqu'à aS à 3o**. On y délaie l'orge, et Ton continue de chauffer jusqu'à 60 degrés ; alors on ajoute la fécule, en ayant soin d'agiter le liquide qui doit être maintenu entit 65 à 75^, pendant une vingtaine de minutes : de laiteux et un peu visqueux qu'il était d abord, il paraît fluide presque comme de l'eau : à cette époque, on le porte promptementi la température de lOO**, puis on le laisse refroidir, on le filtre et on le traite par l'alcool : la dextrine se précipite et se purifie, comme nous l'avons dit plus haut, (voyez ia tiîastase.)
▲ATIGLB VIII.
Ligneua:,
:î255. Le ligneux est, de tous les corps immédiats Aesf^ gétaux, le plus répandu et le plus abondant. On letiosve dans toutes leurs parties , dans la racine, la tige , les fei&« les fleurs et les fruits. Il constitue la fibre proprement ^le'aussi entre-t-il {>our les 0,96 à 0,98 dans la composition di* toutes les espèces de bois. Tous contiennent en outre des matières extractives , des sels de diverse nature ; quelques-uiu contiennent en même temps des résines. Or , comme ces substances sont solubles dans l'eau , l'alcool , les acides f-tendus. et la potasse en liqueur , et que le ligneux y est insQluble, on parviendra toujours à se procurer ce corps sensiblement pur. en traitant successivement la sciure de bois par ces quatre ngons , dans un matrns, à la température à laquelle ils peuvent entrer en ébuUition. Il faudra mettre la sciure en contact, à ime douce chaleur : d'abord avec l'alcool , pour dissoudre les parties résineuses; ensuite avec l'eau, qui opérera la dissolution des matières extractives et de quelques sels; puis avec l'a-
LIGNEUX. 3tJ
' cide chlorhydrique faible , qui atlaquera les sels insolubles
- dans l'eau, et' particulièrement le caroonate et le phosphate
de cbaux ; puis encore avec de la potasse dissoute daiis lo à
la fois son poids d'eau; enfin une seconde fob avec l'eau , afin
d'enlever l'alcali ou le sel alcalin adhérant au résidu y c'est- à*
: dire au ligneux même. "^
Le ligneux est solide , d'un blanc sale , insipide, inodore, spécifiquement plus pesant que Teau.
Décomposé par le feu dans une cornue , on en retire tous les produits qui proviennent de la distillanon des matières végétales , •et de plus une petite quantité d'un corps très remarquable 9 dont nous parlerons bientôt sous le nom d^ esprit de bois.
Ghau£fé avec le contact de l'air , il s'enflamme , se cliarbonne, et finit par se consumer entièrement. Imbibé d'eau,il se décompose aussi à la températuxe-ordinaire , surtout dans son contact avec l'air , mais dans un espace de temps très considérable. (Voyez bois,)
Le ligneux n'est pas sensiblement soluble dans la potasse ; il éprouve au contraire des altérations toutes particulières , lorsqu'on le fait diaulTer convenablement avec elle • (2021).
Probablement que plusieurs autres alcalis , et particulièrement la soude, agiraient sur le ligneux d'une manière analogue à la potasse.
L'acide sulfurique nous présente aussi avec le ligneux, ou avec toutes les matières qui en sont presque entièrement formées , telles que les bois , les écorces ^ U paille , le chanvre, le linge, etc., des phénomènes bien dignes d'attention (M. Braconnot, Ann. de Chim. et de Phjrs. , t. xii , p. 172)» Toutes ces matières , par cet acide , peuvent être transformées à volonté en une sorte de matière d'apparence gommeuse , qui est apparemment la dextrïne , et en un sucre semblable à celui du raisin.
x° Que l'on prenne 24 grammes de toile de chanvre usée , bien sèche et coupée en petits morceaux ; qu'on les mette dans un mortier de verre , et qu'on les arrose avec 34 grammes d'acide sulfurique concentré , en ayant soin d'ajouter cet acide peu-à~peu , et de remuer continuellement le mélange , de telle manière que la masse s'échauffe à peine et s'imbibe également : un quart d'heure après , si 1 on broie le tout avec un pilon de verre , la toile disparaîtra sans dégagement de gaz , et il en résultera une masse mucilagineuse très tenace , pois- ' santé, homogène, peu colorée , entièrement soluble dans 1 eau, excepté une petite quantité de tissu non attaqué.
:î74 sriBSlAKCES flEUlHES.
Alors lu rouversioii du ligincux en matière d'apparence goiiimeiisc se trouve oprn'o. Pour extraire celle-ci, H 6iil dissoudrt: la niass<; mueilagi lieuse dans l'eaù, sdtiirèr la dinh luliou par la craie, la passer à travers iin lîbge serre, lifcr le résidu sur le linge Inème et l'èxpriiner fortèiileiit , pvkHduiie la liqueur par révaporation , y ajouter ivie telle qûaitité d'acide oxalique que toute la chaux qui s'y trëtiTé^itmfcipilée , lu filtrer de nouveau, et la ïnèler ërwec un grabdèicb d'alcool, qui s'emparera des acides libres , et rè&drà k Ibtière d'apparence gommeuse insoluble.
a4 grammes de toile sèche ont fourni à M. Brao&iûdt 36,3 grammes de cette matière, mais qui retenait 493<' {ji^tiiines. tant en acide qu'en chaux -, en outre , sur les a4 grammes, il T en a en 2,5 qui n'ont point été attaquée; par conségctent 3i,3 grammes de toile auraient produit 21,9 de miLtièrè Apparence gomitieuse. Mais ^t^it-elle anhydre? cela ifést pi probable.
2? Lorsque, au lieu de saturc5r par de la craie la solùtioftde la masse mucilagineuse acide dont qous venons de MrlerjOi la fait bouillir pendant dix heures , la tnatièré d'afptMttâid^ gommeusc se trouve décomposée et remplacée presque en toUlité par du sucre. L'extraction de ce sucre , qui ressenliilê 6 tout point à celui de raisin, n'offre aucune difficulté. En^ il suffit pour cela de neutraliser l'acide, contime notis Fatons dit précédemment, de filtrer la liqueur et de l'eTaportlr jusqu'en consistance sirupeuse. En vingt-quatre heures, Ucristalli " ■ ■
ques
presser fortement le sucre entre pli
usé , et le faire cristalliser une sfcconde fois pour Fobteiiltsfe-
S)iblcment pur; traité par le charbon animal , il deViexitiV
blanc éclatant.
M. Braconnot a trouvé que 20,4 grammes de cliifl^n^ ttfe pouvaient produire 23,3 de sucre. M. Guérin en a o&ténn 87,58?- qu'il regarde comme anhydre , en traitant lodde ligneux par 25oP- d'acide sulfurîque concentré. (^Ann. de C/arit» et de Phys. , lvi, 242. )
3^ Indépendamment de là matière d'apparence ^ôioiméttse et du sucre , il se produit encore , dans le traitement du ligneux par l'acide sulfurique, un acide que M. Braconliota appelé acide végéto-sulfurique , et qui est com jkisë de soi^ ' de carbofiéy d'hydrogène et àioxigèney où à' Une rkàtterë tale^ et des éUniéHs de fàc(de satf'ufiqitéy inûià éàAi uh port et fiitè répàHliiàh (^ixil né connaà pas.
Voici comment il extrait cet at* Hetit! fféétithi iÉW*B
LIGNEtfx. m
nidcilaginêtise acide provenâiit de Tàfetioii de l^âcidè sùlfuridiie concentré sur lelinge, fait bouillir beilddlit Idng-tëiiiÀs la licjuetir avec de roxidè de plomb , la filtre pour séparer le sulfaté de plomb , etc., fait passet dans la houVëlle licjueut nU tréë iin eicès dé gaz sulfhydrlqiie , cjui s^ëîh^àrë du plomo cdinbiné avec le nouvel acide , filtre de noiiteaù , fait ^à-
Sorér iiresqu'à consistance sirupeuse , H versé sûr le resiaii e Falcool qui dissout Y acide vegéto-sulfuriquéj plus un peu de sucre ^ enfin il ramène la dissôltitibfi alcoolique à l'état sirupeux , et agite le sirop avec dé l'éthei* sulfuhqiie : çblui-ci ne se charge que de lacide végéto-isulfui'Iqiié j par là chaleur, Tëther se volatilise et Facîde reste pur.
Il s'agirait mâiiitenant d'expliquer la formation dé ces différens produits.
Mais pour cela il faudrait connaître la proportion des {>rincipes constituans de l'acide végéto-sulfurique , de la inatière d'apparence gommeuse, du sucre, du ligneux, et Savoir en même temps d'une manière précise combien le ligneux donne d'acide végéto-sulfurique, de matière d'apparence gommeuse et de sucre. Or , plusieurs de ce^onnées nous manquent : nous ne. {)ouvons donc résoudre la question. Seulement comjoie la matière d'apparente gommeuse paraît être de la dcxtrine , que le ligneux , la dextrine et le sucre de rais^ii sont représentés dans leur composition par du cbarbofi et de l'eau , que le ligneux contient plus de charbon que la dextrine, et la dextrine probablement plus de charbon que le sucre, il s'ensuit : i° que le ligneux, pour se transformer en dextrine , doit abandonner une certaine quantité de charbon , ou s'assimiler une certaine quantité d'eau; a^ qu'il en doit être de même de la deltrine pour sa côiivetsion éû àiicré.
La quantité de dextrine formée étant lHôins ^àhde que celle du ligneux , on peut supposer que le ligneux passe à l'état de dextrine, en abandonnant du charbon, et ce qui appuie cette opinion, c'est' que V acide végéto^suljurique doit prendre naissance à cette époqné. Si au contraire la quantité de sucre est réellement plus grande que celle du ligneux^ on ne pourra se rendre compte de cette àuginêntatibn de poids qù*en ' supposant que les principe^ de l'eau ont été fixés par la dextrine (2254)-
L'acide sulfuriqùé étendu dé là moitié de son poids d'eau paraît ètte sans action sùi: la niàtièrë li^âèiisé , à la température ordinaire *, à l'aide d'une dçuce chaleur , il convertit celle du linge èii Une s6tté dé liiatièf é qiiî a lé mém^ aspect que l'amidon , quoiqU*élle n'en ait aucune aek propriétés , éi qui M|:(rësènte la presque totalité du linffjë êm^\6^^«
576 ' SUBSTÀJfCES NEUTRES.
L'acide azotique produit aussi le même effet sur le linge, pourvu qu'on suspende l'action au moment où les gaz coa^ mencent à se dégager. (M. Braconnot, Mémoire cité. ) Si <m la prolongeait, toute la matière disparaîtrait, et l'on obtiens drait de l'acide oxalique. De loo parties de ligneux traitées i l'aide d'une légère chaleur , par 800 parties d'acide azotique, M. Guérin a retiré 24978 parties dacide oxalique anhyuie. {Mémoire cité*)
Nous avons déjà dit que Teau et l'alcool ne pouvaient opérer la dissolution du ligneux; il en est de même de l'éther, des huiles , et de tous les corps connus jusqu'ici : il n'est solubie dans aucun sans éprouver d'altération.
Composition. — Le ligneux est formé suivant MM. :
Gay-Lussac et Thenard. Prout {Ann, de Ch. et de Phjrs.^ julxti, S7 1).
Ligneux du hêtre et ducbéoe. Ligneux du buis. Ligneux du saille:
de carbone 52 50,0 49,8
eau 48 50,0 50,2
Usages. — H est évident, d'après ce que nous avons dit précédemment de l'état naturel du ligneux , que c^est le corps immédiat des végétaux qu|Houe le plus grand rôle 4&ns l'économie végétale , et celui dont lès arts tirent le plus grand parti. A la vérité , on ne l'emploie jamais pur; mais puisqull constitue au moins les '96 centièmes du bois , n'est-ce pas i lui qu'on doit attribuer toutes les qualités et toutes les propriétés de celui-ci?
SECTION II
Des substances neutres représentées dans leur composition par du charbon^ de Veau y plus un peu d^ hydrogène.
ARTICLE I
Mannite.
2256. L'on coni^ait sous le nom de mannilcj une substance qui entre dans la composition de la manne, et qui fait la majeure^partîe de la manne en larmes.
Propriétés. — La mannite est solide, très blancbe, inodore, cristallisable en aiguilles demi transparentes. Sa saveur est douce.
Soumise à l'action du feu, la mannite bien dessécbée se fond à 100 et quelques degrés, sans rien perdre de son poids, en une liqueur limpide comme de l'eau, qui, par lerefroidisse*