MANNITE. S
meiity se prend en une masse cristalline d'un éclat soyeux. Chai]dBPée plus fortement, elle donne lieu à tous les produits [pii proviennent de la distillation des substances végétales. Elle a^attire point Thumid^Ë de l'air. Elle est très soluble dans Teau ; elle ne se dissout bien dans l'alcool qu*à cbaud : aussi , par le refroidissement , s'en précipite-t-elfe presque tout entière sous la forme de petits grains nlancs et cristallins.
L'acide azotique la décompose facilement à l'aide d'une légère chaleur; il ne résulte pas de cette décomposition la plus petite quantité d'acide mucique ; les produits qui en provien-
donne aucun signe de fermentation , même après un grand nombre de jours, quelle que soit la température.
EUit naturel, — La mannite se rencontre dans les diverses espèces de manne du commerce, dans la manne grasse, dans la manne en sortes, et surtout dans la manne en larmes. Elle existe aussi dans le céleri ordinaire , d'après MM. Vogel et Hobner, et en grande quantité dans le céleri-rave suivant M. payen (i). On la trouve également dans plusieurs sucs fermentes, savoir, dans celui d'ognon (2), dans le suc de carotte (Laugîer), dans le jus de betterave (3), mais alors cette substance est évidemment un produit de la fermentation. MM. Pelouze et J. Gay-Lussac ont observé que le sucre de canne se transformait d'abord en sucre de raisin , et celui-ci en mannite.
Préparation. — Pour l'obtenir, il faut dissoudre la manne en larmes dans l'alcool bouillant , laisser refroidir la dissolution, et dissoudre de nouveau dans l'alcool bouillant le dépôt cristallin, après l'avoir pressé entre des feuilles de papier Joseph : la mannite se précipitera pure de cette seconde dissolution.
Composition* — La mannite est composée, suivant MM.
Saussure (4) Prput (5) JJebig (6)
Decarbone 38,5!) ^,7 40,02
Hydrogène... 7,87 6,8 7,62
Oxigène 53,60 54,5 52,35
(i) Jaum. de Pharm., ix, 4i8. — Jnn. de Chim, etdePh,, TmV, axg. (a) Fourcroj et Vauquelin, jénn. de Ch,, lxv, 161.
(3) Pelouze et J. Gay-Lussac, j4nn de Ch. etdePhrs.f xltii, 419 et lu, 410.
(4) Bibliothèque britannique, sciences et arts, i^yi^ oSi.
(5) ^«11. de Ch. et de Php,, xxxvi, 374.
(6) Jdem, i.v, 140,
578 SUBSTANCE^ IfJSUTEES.
D'après les re^sultats de M. frout, la composition clè h mannite serait riepn'senU'e par 38,7 ^^ carboiie, et 6i ,3 aèâa; mais d'après ceux de M. de Saussur^el ceux de M. Liebtg, elle contiendrait un excès d'hydrqgèm par rapport àroiigiAiL les résultats de M. Liebig conduisent à ta formule C**H^^(y,
M. Gay-Lussac et moi, nous avons aussi trouvé cnlé la inâtl» nite contenait un peu plus d'hydrogène qu'il n'en fallait poUt convertir son oxigène en eau. Nous n'avons pas publie notie analyse , parce que nous regardions nos résultats oomint douteux.
iJLTlGLfe it.
Glycérine.
^ . qu'on employ
celle-ci, après l'opération, contenait une matière douce à lâ-
?[uelle il a cru devoir donner le nom de principe doux dêè kat" es. Le principe doux se forme également lorsqu'on substitue} l'oxide de plomb toute autre base salifiable capable de déterminer la saponification : telles sont la potasse , la soude , la bârjte, la sirontiane, la chaux, Toxidc de zinc; telle ferait sans doute aussi la lithinè. M. Chevreul, à qui nous devons ced observations, appelle ce principe gl/céHhéi
Nous adopterons celte dénominalion.
\^ glycérine est un .«liquide transparent^ sans ëoùlétir, âûu odeur, et d'une consistance sirupeuse ; sa saveur est très dotic^ sa pesanteur spécifique, de 1,27 à la température dé 17**. Lort-qu'on soumet cette substance à l'action du feu dans nié cornue, elle se vaporise et se décortipose en j^rtie; expfr sée à l'air, elle en attire Thumidité; en la projetant suraÔ charbons ardens, elle s'enflamme presque à la manière des huiles; l'eau se combine avec elle presque en toutes proportions; l'alcool la dissout facilement; l'acide azotique la convertit en acide oxalique, et, suivant M. Vogel, Taclde sulfurique h transforme en sucre, de même que l'amidon {BulL de Pnorm.^ t, IV, p. a 5 5). Elle est capable de dissoudre une petite quantité d'oxide de plomb; le ferment ne l'altère en aucune manière; enfin, l'acétate de plomb neutre ou basique ne troiAle pas sa dissolution.
Sa préparation est très simple : il faut prendre parties égales d'huile d'olive et de iitharge bien pulvérisée ^ mettre Je tout dans une bassvno ûNecuxi igcvi d'ewi^ çk^er ^ fifcs-
fÂPONINE. 579
îiie sur un feii modéré, agiter constammeiU le mélàtigè a\éc jle spatule, ayrint soin d'iiiouter de l'eau chaude à mesure
C^elle s'éTapore, faire chauffer le mélange jusqu'à ce que uilc; et la lilharge aient réagi et. aient pris la consistance l'emplâtre : alors on ajoute une nouvelle quantité d*eau j on (te la bassine de dessus le feu , on décante la liqueur, on la 3tre; ensuite, après y avoir fait passer du gaz sulfhydri- [be pour en séparer le plomb, on la filtre de nouveau , on la xnioentre le plus possible au bain marie, puis on la place lans le vide sec pendant très long-temps , à une température de 20 à 35® : elle finit par acquérir la densité que nous avons rapportée plus haut. Quoique dans cet état elle graisse contenir encore un peu d'eau , il est impossible d'en citraire. M. Chevreul l'a trouvée formée {Recherches stà* les xorps grcLs) :
De carbone 40,07 1
Hydrogène S,925
Oxigène 51,004
Ce qui dotine sensiblement pour formule G^H^O'.
r. ARTICLE III.
Saponine,
aa58- On connaît dans le commerce, sous le tiom de sapomire d'Egypte^ une racine qui a la propriété de faire mous> ler l'eau comme le savon , et qui paraît être la môme que celle dont on se sert en Orient pour nettoyer les châles de cache - Bilre et autres étoiles. Cependant, la plante qui la produit n'est point une saponaire proprement dite; c'est, selon toute apparence le grpsophila stritt/u'iUTij très voisin des saponaires, ifn croit spontanément dans plusieurs contrées de 1 Orient , et même en Grèce et en Hongrie.
Il était utile de rechercher quelle pouvait être la substaticc i laquelle la saponaire devait la propriété qu'elle a dé rendre Teau mousseuse; c'est ce qu'a fait M. Bussy; il a vu que c'était une substance nouvelle, qu'il a appelée saponinë; elle se trouve associée dans la saponaire à de la stéarine et à une matière résineuse rougeâtre. [Ann. deChim. et de Phfi.^ t. li, p. 390.)
Depuis, M, Braconnot l'a retrouvée dans l'écorce du gpn-' noeîadiÈS canwlensis, arbre qui s'élève à la hauteur dé 3o à 4o pieds {Ann* de Cliim, etdePkys., t. lii^ p. ag4)? probablement même qu'elle existe dans les marrons d'Inde (2167).
Préparation. -^Rîen déplus facile que d'extrâirè la saponine de la saponaire d'Egypte. Il suffit de réduitfe cfcltft x^-
cine cil poudre, de la faire bouillir avec -de l'akool quelques minutes, et de filtrer la liqueur. La sapoiUK
Erécipite, par le refroidissement , sous forme deflooouU^. % lans cet état, pour lavoir pure, on n'a plus besoin fmn l'exprimer et de la sécher. Kn
Propriétés. — La saponine est blanche, incristalli piquante, friable.
Soumise à la distillation , elle se boursoufle, noiiôt. compose entièrement, et donne beaucoup d'huile matique acide. ChaufTéc avec le contact de l'air, elk avec flamme, tout en se boursouflant conune en vase
La saponine est solublc en toutes proportions dam mais, chose extraordinaire, i millième de saponine renl mousseuse par lagitation. L'alcool la dissout d'autant qu'il est plus faible. L'éther est sans action sur elle.
Mise en contact, à chaud, avec la plupart des acid&l exemple , avec Tacidc clilor hydrique, elle se dissout Si bientôt après, elle se trouble et donne lieu à un dépôt d'acide esculique. L'acide azotique produit aussi lemèmei mais ensuite la réaction devient assez vive ; l'acide e se décompose et se transforme en une matière jaun6 rence résineuse, qui se rassemble à la surface de la liq acide mucique et en acide oxalique, etc.
L'eau de chaux et l'acétate neutre de plomb ne troublent] la dissolution de saponine; lacétate basique la pré toujours très abondamment ; l'eau de baryte fait un pité blanc dans celle qui est suffisamment concentrée. Composition, — M. Bussy a retiré de loo parties de nine : 5i,o de carbone, 7,4 d'hydrogène, 4'>6 d'qxigë qui donne pour formule C^^H'^0^^.
La saponine ne serait-t-elle pas composée de gomme rtjsine? Les produits qu'elle donne avec l'acide azotiqn conduit M. bussy à 1 examiner sous ce point de vue',i toutes les expériences auxquelles il l'a soumise, le porte croire que c'est une matière toute particulière.
Saponine des marrons dinde. — M. E. Fremy a ob dans les marrons d'Inde une substance qui , selon toute a| rence, est la saponine. Elle n'en diffère qu'en ce que la des à froid , la potasse et le courant de la pile font passer substance à l'état d'acide esculique, tandis que la saponii la saponaire ne donne d'acide esculique qu'avec les 1 à chaud, etnVn donne point , soit avec la potasse, soit aT courant électrique. Le Mémoire de M. Fremy paraîtra i samment dans les Jnnales de Chimie, et de Physique.
SAUÙIN2. %éi
AATIGLS IV.
Salicine,
a salicine est une substance fébrifuge qui a été dë- Q i83o par M. Leroux, pharmacien à Vitry-ledans l'écorce de saule (salix hélix). Bientôt après , not l'a retirée de l'ëcorce des salix amygdaUna et \ celle àespopulustremula (tremble ordinaire), albay lis il n'en a pas trouvé de traces dans l'ëcorce des suy vimbidUs , baiylonica^ bicolor^ incana, daphnoi^ ana^ alba^ triandra^ fragilis^ et dans celle Aespopupa, nfgra^ virginica , monilifera , grandicidata, /as- Isamea. ^
ne n'appartient donc qu'à quelques espèces de sau- »euplier8; elle accompagne dans le tremble deux stances que M. Braconnot y a observées et dont il 3n par la suite.
es. — La salicine se présente ordinairement sous ristaux blancs, très ténus et nacrés. M!VI. Pelouze et -Lussac l'ont observée en aiguilles prismatiques ^ et not en petites lames rectangulaires , dont lès bords it taillés en biseau.
LT est très amère et rappelle l'arôme de l'ëcorce de
n a lieu à loo et quelques degrés sans qu'elle perde le refroidissement, elle se prend' en une masse crislauffée un peu plus fortement , elle devient d'un 1 et cassante comme une résine ^ à une température nt élevée , elle se décompose en donnant un proet beaucoup d'huile empyreumatique.
:ies d'eau dissolvent 5,6 parties de salicine à 19^,5 ; îaucoup plus soluble dans l'eau chaude ; il parait l'eau bouillante la dissout en toutes proportions. i opère aussi la dissolution ; mais Téther et l'huile de térébenthine sont sans action sur elle. La solue de salicine n'est précipitée , ni par l'acétate de e ou basique , ni par la gélatine , ni par l'infusion galle.
blutions alcalines bouillantes n'altèrent pas la saliest de même de l'acide acétique. Les acides chlor- :t azotique concentrés ne font que la rendre plus so-' 3mpérature ordinaire^ mais , à chaud, l'acide azocompose cil donnant lieu à de Tacide picrique et à >xalique \ l'acide chlorhydrique la rësinifie. Telle
9èf SUBSTAIHSS
est aiiS4Î le genre d'altération qae lui fait ëpronrerFacUe fariqae bouillant et étenda d'environ son poîds d^ean. H l'acide «nllurique concentré. ilFattaqae à froid, la ■'.^ €:fAoTt en rougfï pourpre • et laisse déposer, yar adi d'ean , un sédiment reuge , insoloble dans Taciae fnlfi afiaibli, mais solubie dans l'eao à laquelle il donne une d'un rouge foncé.
Prrparaiion. — La salicine s'extrait facilement de k tion d^écorce de tremble en y versant on petit ezofts de ac^ate de plomb, filtrant la liqueur , y ajoutant assez d'i iulfurique pour précipiter Texcès de plomb, la filtrut nouveau , la concentrant , la faisant bouillir alors avec im de noir animal et la filtrant chaude une dernière fois :1a a licine cristallise par le refroidissement.
La décoction d'écorce de tremble contient, suivant M. b connot, de la salicine , de la popaline qui reste dans les on mères, de la corticine et de la matière gommeuse que TacéM de plomb précipite , de Tacide bcnzoïque qui est égaknd précipité par cet acétate , un principe soluble dans Teau ( dans l'alcool , qui réduit les sels d*or, d'argent et de merPM du tartrate de cliaux et du tartrate de potasse.
Composition. — De loo de salicine ^ MM. Pelouze et M Oay-Lussac ont retiré 55, 491 de carbone ^ 8,184 d'hjdn gèn«r, 36,325 d'oxigène.
Ce qui donne pour sa formule C^H^Ô , ou 2 volumes de|i oléiiiinlet i volume d'oxigène.
(f^QfezpoixT plus de détails sur la salicine le rapport mr mémoire de M. Leroux , fait à l'Académie par MM. Gay-Li sac elMagcndie, uénn, de Chim. et de Pkys. , xliii, 44^9 "^ observations de MM. Pelouze, et Jules Gay-Lussac, id. , xU 220; — celles de M. Braconnot, id.^ xliv, ^96; — celles M. Peschier, id., xliv, 418 ; — celles de M. Buchner^iom de Pharm. « xvi, 24a.)
▲&TIGLIS V.
Picrotoxine.
2260. La découverte de la picrotoxine est due à M. Boulli il a retiré cette substance des fruits connus vulgairement M le nom de coques du Levant ( menispermum coccukts )• fi nom dérive de deux mots grecs qui signifient, l'un amsr l'autre poison.
Le meilleur moyc^u d'obtenir la picrotoxine consiste, sd Ttiutcur , « à faire bouillir forlemeut dans Teau les semen mondées du menisperinuin cocculns , avant ou après en ai
PIÇROTOXINE. 38S
retire l*liuile, et à faire évaporer lentement la liqueur jusqu'en 3ni8Î8tance d'extrait; on triturera ensuite la mas$e extr^ctive Lvecun Tingtième de son poids de baryte ou de magnésie pure, H apfès yingt-quatre heures de contact avec Tune de sçs ba- 08, on épuisera le mélange à cbaud par l'alcool absolu. La II- . iQeujr alcqolique sera évaporée à siccité , et le produit redisions dans de nouvel alcool. S'il en est besoin, on fera bouillir ^tte liqueur avec du charbon animal pour la décolorer, et en
ipudre dans de Talcool très faible. »
La picrotoxine est blanche, brillante , demi traqsparente , inodore; son amertume est insup]>ortable ; elle cristallise le plus ordinairement en aiguilles aciculaires; mais elle se présente quelquefois aussi en (ilamens soyeux et flexibles, en plaijoes transparentes, en musses rayonnantes et mamelonnées, en cristaux durs et grenus. L'eau à i4** en dissout ~- de son t|Qids; Teau bouillante, -;;4^; Talcool bouillant, d'une pesanteur ^ifique de 0,80, tvsî l'éther sulfurique d'une pesanteur Hafcifique de 0,700, ~; Thuile d'olive, d'amande douce, de ^tni^nthine , pas du tout ; la potasse, la soude et Tammonia- (fjUjd liquides , une assez grande quantité.
Soumise à la distillation, elle se décompose; projetée sur des d)frb0os incandcspens, elle brûle sans se fondre ni s'enflammer, en répandant une fumée blanche abondante, et une qjpor de résine.
La picrotoxine ne s'unit point aux acides. L'acide sulfuri- Que concentré , sous rinfluence de la plus légère chaleur, la décompose et la charbonne ; Tacide azotique la transforme en acide oxalique ; l'acide acétique est le sei^l qui en favorise la dissolution.
Elle forme au contraire des combinaisons plus ou moins intimes avec un grand nombre de bases, surtout avec les bases alcalines, avec le protoxide de plomb, et même avec quelques b^ses végétales, telles que la brucine, la strychnine, la quinme, la cinchochine et la morphine. Toutes ces combinaisons sont niables et décomposables par un courant voltaïque, de telle* manière que la picrotoxine se rassemble au pôle positif sous forme de belles aiguilles : celle qui est base d'oxide de plomb îst incristallisable, tant vsi grande sa solubilité, et néanmoins îlle contient 46^5 d'oxide sur 100. Toutes d'ailleurs cèdent eurs bases à l'acide carbonique.
Il suit de là que la picrotoxine, loin de pouvoir jouer le
9||l SUBSTAHGV atUTBIS.
est aussi le genre d^alt^ration que lui £iit ëproorerFi furique bouillant et étendu d'environ son poids d'eio. à Tacide sullurique concentré, il l'attaque à froid, ki sç colore en rouge pourpre , et laisse déposer, par d'eau , un sédiment rouge , insoluble dans l'afâdc i affaibli, mais soluble dans Teau à laquelle il donne d*un rouge foncé.
Préparation, — La salicine s'extrait facilement de k tion d'écorce de tremble en y versant un petit exoèi aç^ate de plomb, filtrant la liqueur , y ajoutant assex sulfurique pour précipiter Texcès de plomb, la ' nouveau , la concentrant , la faisant bouillir alors afce de noir animal et la filtrant chuude une dernière fois: Heine cristallise par le refroidissement.
La décoction d*écorce de tremble contient, suivant connot, de la salicine , de la popaline qui reste dans mères, de la corticiiie et de la matière gommeuse qaefi de plomb précipite , de Tacide benzoïque qui est q précipité par cet acétate , un principe soluble dans dans l'alcool , qui réduit les sels d^or, d'argent et de du tartrate de cliaux et du tartrate de potasse.
Composition. — De i oo de salicine , IfAl. Pelome (lay-Lussac ont retiré 55,49 1 de carbone \ 8,184 ^ gèn«r, 36, 3 '2 5 d'oxigène.
Ce qui donne pour sa formule C^H'^Ô , ou 2 volumes olé(ii|nlet 1 volume d'oxigène.
(^^orf-s pour plus de détails sur la salicine le rapport mémoire cie M. Leroux , fait à TAcadém^e par MM. Gif sac etMagon(li«?, Ann, de C/ùm. et de Pkys. , x lui, 44^ observations de M.NLPelouze, et Jules Gay-Lussac, i(U 9.70; — ci'llrs de M. Braconnot, id.-, xliv, apfi; — c* M. Pescbicr, id., xliv, 418 ', — celles de M. Buchner,k de Pkarm.^ x\u ^A^»)
▲&TICLB T.
Picrotojeine.
U26(). La découverte de la picrotoxine est due à M. B< il (I rriîré cette substance des fruits connus vulgairemei \t' riorii de coques du Leçant ( menispernuim coccubu iiotfi #irrive de deux mots grecs qui signifient , Tund riiiitrf' ftitiison.
I,? fil» ill'iu inoycîn d'obteuii* la picrotoxine consiste i l'itMif . " » falro bouillir fortement dans Teau les se fiKififhf ^ fin mcnispennum coccuIhs ^ avant ou après <
COLUMBINE. 385
aMis lorsqu'on la prolonge, l'olivile se rassemble peu-à-peu à la surface de Teau, comme une substance oléagineuse. ■■..i ' L'alcool et l'acide acétique concentrés dissolvent une très L .grande quantité d'oliyile , l'alcool bouillant paraît même la [' dissoudre en toutes proportions. La dissolution acide ne se jït trouble point, lorsqu'on l'étend d'eau : il n^en est pas de même ^ de la dissolution alcoolique.
'•/ . Il paraît que l'étber est absolument sans action sur l'olivile; ^t les huiles fixes et les huiles volatiles en exercent une à peine ^ ' sensible à chaud, et tout -à- fait insensible à froid.
Les alcalis, peu concentrés, n'altèrent pas l'olivile, et en fa- - Yorisent la dissolution dans l'eau.
L'acide azotique la dissout à froid en prenant une couleur d'un rouge foncé : à chaud, il la décompose , et de là résultent de l'eau , du gaz carbonique, des oxides d'azote , de Tacide oxalique, etc. , et un peu de matière jaune amère.
L'acide sulfurique concentré la charbonne tout-à-coup ; étendu d'eau, il ne l'attaque en aucune manière.
L'acétate de plomb est la seule matière saline qui précipite ■ l'olivile de sa dissolution aqueuse. Le précipité se compose de flocons blancs, très solubles dans Tacide acétique.
Telles sont les propriétés que M. Pelletier a reconnues à
' l'olivile; elles nous semblent, comme à lui, prouver que cette
substance est différente de toutes celles-iqui sont connues jus-
?u'à présent {Journ. de Pharm.^ ii, Sîy). M. Pelletier a trouvé olivile composée de 63,84 p* de carbone, de 8,06 p. d'hydrogène et de a8,io d'oxigène; ce qui conduit à la formule atomique C**H^O* {Ann^ de Chim* et de Phys. , li, 197.)
▲ETIOLE VII.
Columbine»
226a. Cette matière , entrevue par M. Planche {Bulletin de Pharm. , m , 298 ) , n'a été bien observée que par Wistock. Elle se trouve dans la racine de columbo, racine employée en médecine , dont Torigine n'est pas connue avec certitude , mais que l'on croit appartenir à une espèce de merdspermum {j)almatumy Lamb.)*
Pour préparer la columbine, la racine de columbo doit être traitée à plusieurs reprises par de l'alcool d'une densité de o,83S. La liqueur obtenue est réduite à un petit volume par la distillation , et abandonnée au repos pendant quelques jours. Il s y dépose des cristaux que l'on recueille sur un tamis très fin, et que l'on redissout dans l'alcool après les avoir lavés. L% dissolution, traitée par le charbon animal, filtrée