‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 2)Chapitre 75 sur 92 · IÎ · texte numérisé non relu

IÎ

Blanchel et Sell.

Ideai.

Esience d'asanim

Idem.

Esuuce de persil coacrele

(ift.S

Idtm.

75, ao

Th. de Saussure.

hMw» di niniaria

l<Um.

Essence de tiiruflG

Dumas.

Ii:ss.deréeuledep.delene

asfl

Idem..

Th. de Saussure.

Liebig.

Nem..

Blanchet el Sell.

Wfthler et Liebig.

Ëueuce d'aïuaadminères.

OObel.

tdtm.

DuiiaietPeHgot.

On Toit d'après ce tableau qu'il existe im certain nombre d'esiences qui sont de véritables carbures d'bydrogène , et que tontes les autres sont oxig^nées. On voit ëgalement que, suivant

496 SUBSTANCES NEOTRIS*

M. de Saussure, les essences de térébenthine, de citron, d^aniS) * de lavande, de romarin, de rose, contiendraient de TaMte; mais la quantité qu'il en a trouvée est très petite, et de plus, ses résultats ne sont pointd'accordavecceux qui ont été obtenus par les autres chimistes. Nous ne pensons donc pas que ces sortes d'huiles soient réellement azotées. Il n'en est pas de même toutefois des essences de moutarde , drossa Jcetiaa : elles contiennent tout à-la-fois de l'azote et du soufre dans un état de combinaison, mal connu. (Voyez les corps gras ouïes huiles azotées.^ ^

34^0. Usages* — Certaines huiles sont employées comme aromates ; d^utres pour dissoudre les résines; d'autres en médecine; d'autres pour enlever les taches d'huiles grasses de dessus les étoffes.

Nous n'examinerons en particulier que les principales. Nous traiterons : i» des huiles de térébenthine, de citron , de bergamote , de cédrat, d'orange, qui toutes sont ou paraissent être des carbures d'hydrogène , excepté l'essence hquide de rose (i); 30 Jçs essences d'anis, de menthe poivrée , de fleurs d'oranger, qui , comme celle rose , contiennent deux sortes d'huiles j lune concrète, l'autre liquide; 3^ des essences de lavande, de romarin , de jasmin , de girofle , de fécule de pomme de terre; 4** du camphre qui, en raison de sa nature et de ses propriétés, doit être assimilé aux essences oxigénées; 5^ des essences d'amandes amères et de canelle, remarquables par la propriété qu'elles ont, en s'unissant à l'oxigène, de former des acides hydratés; 6" de la créosote, que l'on peut regarder comme une essence artificielle.

Buile essentielle de térébenthine»

24a I. Cette essence, qu'on emploie en médecine et dans la préparation des vernis, se retire, par la distillation, de la térében- j thine que fournissent les arbres résineux et surtout le pinus mantima. Celle du commerce est presque toujours colorée en jaune ; elle contient une sorte de résine qui provient de l'action de l'air sur l'huile , et de plus une sorte d'essence naturellement concrète , qui se dépose sous forme de cristaux f en en>osant l'huile à un froid de 217^. Pour la purifier, on suit k f procédé qui a été indiqué (pag. 494 de ce vol.), c*e6t«à*dire ,

(i) Vous supposons que les essences du bergamote, de cédrat , d*orange , qv'oo extrait de diverses espèces de eierus, sont, comme TesseDce de citron, formées de carbone et d'bydrogène; mais le fait est que ces essences n'ont point enoore clé

analysées.

BXntV. DE TERÉBENTHraP

■ la cedtstille avec de l'eau , et (ju'du l'agite ensuite avec nbnire âe calcium.

iiifi^e , l'essence de lér^benthme est sans couleur , ideur forte et dt'sagréable (i). Sa densité à aa", 5 est j. Elle rougit presque toujours le tournesol , propri^t*; Kdoit à un peu d'acide succinique , suivant MM. Lecana fcat. (annales de Chimie et de P/irstque , tome xxi , 328.)

rosence de ténibenthine exposée à l'air en absorbe très atement l'oxigène . et d'après MM. Boissenot et Persoz, elle ■ouve des altérations d'où résultent une petite ijuantitédc maxe cristalline particulière, analogue aux essences concrètes , sibleà 1 5o", volatile sans décomposition entre i5o et i65**, soizsledansl'alcoolil'étber, les huiles grasseset essentielles, dans fois son poids d'eau bouillante , et seulement aoo fois son £ds d'eau froide [Ann.deChim. et de PAjj.jXxxi, 442)- MM. ■knchet et Sell, qui lui ont donné le nom de camphre de téréaMine,lniassignenlpourformuleC"'H[8,H''0, d'après laquelle aérait un hydrate d'essence de térébenthine pure. {Journal JPharmacieU},^^^-)

BjC chlore se dissout dans l'essence de térébenthine, l'épaîssans lui faire perdre sa transparence , et la colore en B.ne foncé. Toutefois s'il était en grand excès , il la décomserait tout-à-coup; aussi, en faisant tomber quelques gould'huile dans un flacon rempli de gaz , il ya aussitôt inmmation et dépôt de charbon.

ïj'essence de térébenthine peut se charger d'une grande entité d'iode, et acquiert alors une couleur jaunâtre pu rouïtre ; elle enlève mènje instantanément ce corps simple à sa Ksolution dans le proto-îodure de potassium ou dans l'acide ïhydnque. De là résultent probablement quelques Combîïsous particulières, ou du moins des combinaisons qui ne Puissent point par l'amidon.

Iiorsque l'on fait passer du gaz chlorhydrique à travers 100 ï-ties de cette essence purifiée et entourée d'un mélange de »ce et de sel , elle absorbe près du tiers de son poids d'acide, se prend en une masse cristalline et molle , dont on sépare, la faisantégoutter pendant quelques jours, environ !3o parties

'. 1 ) Quelquefois au coatraire l'buile de térébenthine a uni; odeur agréabip. ■a.BlancLeletSell rapporleat qu'ils oat obtenu de Ulèrébenthi ne Aapiniu picta S huile qui avait l'odeur de l'huile de cilron, et des fruits du pimi$ mugAo nue tl« dont l'odeur clsil analogue à celle des ll<'urEd'oran|^s. D'un autre cAlé .

E(7niii>TbG a annancë aiiisi qu'il était parteiiu k enlever la niaiivaUe ail«ji' du le têrébenlhineordinnire. ~'

. Saièmt idilimi. 3a

cMiivement par TromtDsdorfl', par MM, Bo Cbomet, par Gehien , par Tbenard, etc. L< l'oDl Gonsidéru comme l'iant formé seulemen de Carbone et d'oui jène ; Gehlen l'a regardé pos^ d'acide cblorhydrit^ue uni à la majeure p gène de l'huile el à uue petite quantité de son moijj'aiadmisqu'il résultait de la combinaison hydrique et de l'huile essenlielle. (Voyex. j l. u, p. ajo; el Mémoires de la Société t£^ p. a6.)

34»- Composition. — Il parait que l'esseE ihîne rectifiée contient, outre le camphène-, \ tite d'une autre huile. Cette opinioii que j'av fondant lur ce que , dan^ le traitement de I'< b«nthine par le gaz chlorb<pdriqiie, l'on obten certaine quantité de chlorh^drati.' incristallis confirmée par les expériences de MM. Blancht eklrait les huiles du chlorhydrate cristallin camphène) et du chlorhydrate liquide endîstil] de la cbauii, et on t vu que ces deux huiles qui doi riques, puisque le cauiphénea la même lonna entrent en ébullition à des températures difT raièrebout à 14^% «t l'autre Jk 134"} ils oni celle-ci le nom depeucy/e, et pour l'autre le n mais DouB ne voyous pas de alson pour ne U dtfnomin.itioD de camphène , par laquelle signe l'huile du camphre artiSeiel; quant HT huileuse, elle a elû trop peu examinée po^lH

CAMPHJCNE.' 499

aoqaiertla facullë dc) précipiter

fent. Il se dissout en totalité et facilement dans Palcool, dont eau le sépare sans sjtération. L'acide azotique le décompose à chaud, avec dégagement de chlore. L'acide acétique ne i atfai^w point* Enfin les alcalis n'en séparent l'acide qu'avec b^PRiooup de diffîadté, d'où il faut conclure que celui-ci est iHFtement retenu par la substance à laquelle il se trouve uni. -Qfei ne peut même bien opérer la décomposition du chlorhy- Arate qu'autant qu'on le m£le avec deux ou trois fois son

C*db die chaux vive ou de baryte, qu'on distille le mélange au ■i d'huile cm le chauffant le plus rapidement possible, et m^On redbtille le produit huileux plusieurs fois de suite sur Jm nouvelles quantités de bases, ou plutôt qu'on le purifie par vîie'iéule distillation sur un alliage d'antimoine et de polas- ^Imm : dans ce dernier cas , il y a production de chlorure de y^tfnsium et dégagement d'hydrogène (i). C'est au produit ■uileux ainsi obt nu que M. Dum is a donné le nom de cam~ ghogène ou de camphene, parce que , uni à loxigène , il rd- "éflente le camphre naturel.

Le camphre artificiel est formé de volumes égaux de gaz dilorhydrique et de vapeur de cette huile, ou en poids, de ao ,8 «'àdde chlorhydrique et de 79,2 d'huile, ce qui conduit à la fcmule :(C^«H*«,ChH) (Dumas).

Gtmpkène, — Le camphène est liquide à la température ordinaire , incolore, d'uneodeur moins forte que celle de l'essence ^tSSt. purifiée. Il entre en ébullition à iSô*». La densité de sa l^peur est de 497^* Il ^^ dissout dans Talcool, Téther, le car- IfÂûre de soufre. Le potassium ne l'altère point*

Le gaz chlorhydrique s*y unit tout-à-coup , et reproduit le camphre artificiel on chlorhydrate de camphène. Son nombre jMportionnel , déduit de la composition de ce chlorhydrate, |é9t représenté par la formule atomique 4C^^Hs, dans laquelle ^^^H^ représente i vol. de vapeur*, on voit donc que le camjj^kène a la plus grande analogie avec l'essence de térébenthine purifiée. M. Dumas dit même avoir obtenu une essence qui possédait les propriétés fondamentales du cam- - phène, de telle sorte qu'il a été conduit à regarder ainsi l'es- " ipii0C rectifiée par plusieurs distillations comme du camphène

(X) Lorsqu'on m sert d*un alliage d'antimoine et de potassium pour enlever les Ibmières portions d'acide chlorhydrique , il faut qa*il soit récemment fait ou qu'il Ht été Gonfeenri dans un flacon bien bouché.

BM tuBsirMces ni'.tiini'.t

uor. ( M. Dumas, Awttttrs tU Chimie et de Phrtiftt, ui , 400. — MM. B)iii>cbit et SvU , Jofimt/ de Ph [.xx, p. aa4-) C>)

Essence dt citron.

a493. Cette essence, qu'on emploie principaleinentj toilette et pour enlever les tdches d'huile gras«e de j linge et toutes sortes d'éioiTes, nous vient duœididekifi d'Italie, etc. ; elle s'extrait par pression de l'^corcc o/t (citrut medicn). A cet effet, on fait choix «le citroiubil et bien mura, on en râpe l'écorce , et ou la soumet à k dans une étamine très fine , faite en forme de sac i l'buile volatde se sépare, on la gurde en repos pendant 1 temps, ensuite on la décante el on la conserve dsnitj fermés*, maïs, pour l'avoir très pure , il faut U sovme distillation 1 aussi la première est-elle jaune et fc-H densité égale à o,85 1 7. tniidis que celle qui a été dîsliB tout en ne recueillant que les trois premiers cinijaita incolore et ne pésc que 0,847 ^ p'"* ^'^'•

L'essence pure est soluble eu toutes proportions^ eool anhydre; versée sur une étoffe, elle la mouille et ^D^ pare assez promptemcnt sous forme de vapeur. I

Elle absorbe aeux cent quatre-vingt-six fois son volwl gaz cblorbydrique, à 20" et 734 millimètres de pietnOlil tout près de la moitié de îon poids, et se transfonneffl^ ■àte formée de cristaux lamelîeux , nacrûs , blancs, «1 ^ iquide, jaune , fumant à l'air. En laissant égoutt«r ces'' taux, les comprimant, à la température de aéro , il»»* feuilles de papier Joseph qu'on renouvelle au besoin, îtlati saut cristalliser dans l'alcool à plusieurs reprises, il ut W de les obtenir purs.

La liqueur restante, exposée à l'air, peut en fouruiraW une nouvelle quantité; parce moyen, l'essence en C poids plus considérable que le sien; mais quelque cbi fasse, elle ne se convertit point conaplètemeot en (

liq

réa,lea4

(i) Eq déeiHii posant parlarhaai, à l'aide dedisIillati(Mui>éiiéréa,leal. •rliGcîel (armé avec de l'essence de tèrébeotlibe, qui ea avait fourni tjl*^ uu poidsmoitié du liea, M. OppernuDD a obleuu une huile qui k: mmA uiii^lempéralurcde-f' '*■ o" '" • ■■D<3is •]ue le caiapbèae obtenu }MrllLH KiUit liquide n celle lempirilure. Ce'\n huile cepfluilaat dontii i l'iiulf" intoiu rèiulUU que le campbène. Ou ue coniuul puiat encore la nature ii k' litni laquelle doii âlre adribuéu la faciliié que prêacnla la coDgébliM^F duil pi'cpAré par M. OppermuDD. Elle proieoait peut-être de l'mttw iW lifiilhiot eniDlajréc. {^nn, deCh. et de "'— \t.Yii, «aS.J ^^È

cnnàNE. 8ei

elle se comporte à cet égard comme l'essence de térébenthine. M. de Saussm'e, qui a examiné ces cristaux dont j*ayais précé^ demment annoncé Texistence , a trouvé ({u ils possèdent les propriétés suivantes : ils affectent la forme de prismes droits quadrangidaires aplatis; ils ont une odeur faible de thym ; ils sont plus denses que Teau , insipides , insolubles dans l'eau , splubles dans l'alcool, fusibles à 4^^) inflammables dans leur contact avec Tair et un corps fortement échauffé, indécompotables à la température ordinaire. Abandonnés à eux-mènies dans un fiUioon, ils se vaporisent peu-à-peu. Chauffés brusquement dans une cornue j ils se subliment sans altération. Sounous à'une chaleur de 60^ long-temp continuée, ils se décomposent en partie fi). La potasse caustique en liqueur est sans urCion sur eux ; 1 acide sulfurique concentré en dégage l'acide chloriiydrique; lacide azotique fumant les attaque peu-à-peu k froid. Mêlés et distillés avec de la chaux, ils se décomposent et laissent dégager la matière huileuse qui leur sert de oase, et pour laquelle M. Dumas a proposé le nom de citrène ( Sausrare, jfnn. de Chim. et de Pliys, , xiii, 269 )• Enfin l'analyse (ait voir qu'ils sont formés de ^4)^ d\icide chlorhydrique et de 65,5 de citrène. ce qui correspond à la formule : HGh, Qio{j8, (Dumas, Ann. de Chim, et de Phys., lu, 4o8.)

a4d4- Composition, — J'avais conclu de la propriété qu'a l'essence de citron de ne point cristalliser complètement en s^anissant au gaz chlorhydrique ^ qu'elle se composait probablement de deux huiles particulières : telle est aussi la oonsé*quence que MM. Blanchet et Sell ont tirée de leurs expériences 3 ils proposent même de les désigner, savoir; celle qui fait Ertie dn chlorhydrate cristallin par le nom de citronjrle , et utre par celui de citrjrle', mais nous ferons ici la remarque que nous avons déjà faite au sujet de l'essence de térébenthine : il n'y a pas de raison de changer la dénomination de citrène , et l'huile du chlorhydrate incris tallisable n'a point encore été assez examinée pour recevoir une dénomination spéciale.

Citrène* — Le citrène s'extrait du chlorhydrate de citrène, comme le camphène du chlorhydrate de camphène. Il est liquide à la température ordinaire, et a la plus grande analogie, selon M« Dumas, avec l'essence de citron rectifiée par plusieurs distillations.

Sa composition en poids est la même que celle du camphène, de l'essence de citron et de l'essence de* térébenthine ,

(1) Gependant MAL Blanchet et Sell rapporleot qu'ils sont fnnblesà 43**, qu'ils se fiibliment saos décomposition à 5o* et ({u'ils entrent en ébullition à z6o*.

de sorte que toutes les huiles qui les constituent sont isôBiëliques; mais Ton remarque que le citrène a une capacité de» turation double de celle du camphène : aussi la formule du chlorhydrate de camphène est-elle ( 2G»®H*«, aChH ) , tandBi

e celle du chlorhydrate de citrène est ( C*^H*«, aChH).

[. Dumas, Ann. de CfUm. et dePhys.y tu, 4o5. — MMJBlâlkchet et Sell, Joutn.dePharm.^ xx, aSj.)

qu<

Essence de rose.

a4aS. L'essence de rose est incolore, plus légère que l'eitt^ solide à la température ordinaire. Elle se liquéfie entre le 1% et le 3o« 9 s'extrait , par la distillation , des pétales de la roM muscate (rosa semperuirens ) , et nous est apportée de Tiuii et du Levant dans de très petits flacons ; on l'emploie comme cosmétique. Respirée en grande quantité , cette huile bkiie l'odorat^ elle n'est agréable qu'autant que l'on respire i-hfois peu de molécules odorantes.

Eue contient évidemment deux huiles diâTérentes, Tnike

papier presque pas d'huile concrète, à zéro.

L'huile concrète est la seule des deux qui ait été examinée* Elle n'entre en fusion qu'à près de 34S et cristallise par te* froidissement en lames brillantes, blanches, tranSparenteS|qvi ont la colisistance de la cire d'abeilles ( Saussure )• C'est on carbure d'hydrogène qui a pour formule atomique CH^ Vbuile liquide, au contraire, doit contenir de l'oxîgène , car l'essence de rose eu contient elle-même, {f^oy. le tableau, p, 49^.)

Essences de bergamotte , de cédrat , d^orangem

24^6. De bergamotte. — Jaune, plus légère que l'eau, né se congèle qu'à plusieurs degrés sous zéro 5 s'extrait ordinairement par la pression de l'écorce de bergamote {cittus limetta bergamotta). A cet effet, on fait choix de bergamottes bien saines et bien mûres*, on en râpe l'écorce , et cette écorce râpée ressemblant à une pulpe , est soumise à la presse dans une étamine très fine , faite en forme de sac. Bientôt l'huile volatile se sépare ; on la garde en repos pendant quelque temps ; ensuite on la décante , et on la conserve dans des vases fermés. Ainsi obtenue , elle est moins fluide que celle qui provient de la distillation ; mais son odeur est plus agréable. On l*emploie en médecine et comme cosmétique ; elle nous vient du Portugal , de l'Italie et de quelques autres pays. Elle pajr&tt JUflKrtT

ESSENCE DE MEimiE POITRÉE. tM

peu bar sa nature , de l'essence de citron. Il en est de même des oenx suivantes.

Huiles volatiles de cédrat et d^ orange ( cUrus medlca cedm , eitrusaurantium), — Les huiles volatiles de cédrat et d'orange se préparent comme celles decitron etdebergamotte : elles nous viennent des mêmes pays, et sont employées aux mfemles usages.

Essence dUams.

^4^7* Blanche ou faiblement jaunâtre , pesant spécifiquement 0,987 à 2S^ suivant M. de Saussure; soluble en toutes proportions , à la température ordinaire , dans l'alcool absolu ; passe vers la température de 17*", de l'état mou à l'état liquide ; s'extrait des semences d'anis ( anisum pimpinella ) / on l'etuploie en médecine et dans Téconomie domestique.

EUle est composée d'une huile fluide et d'une huile concrète : celle-ci s'obtient aisément en soumettant l'essence refroidie par de la glace à l'action de la presse, dans du papier, jusqu'à ce qu'elle ne le tache plus. On la purifie en la dissolvant à chaud dans l'alcool à 90^ centésimaux, qui l'abandonne^ en se refroidissant sous forme de larges écailles brillantes. Ces cristaux recueillis sur un filtre et séchés , sont débarrassés par la fusion de l'alcool adhérent. Cette huile concrète forme au moins les -j- de l'essence j elle est dure, grenue, très blan- \ che, réductible en poudre, un peu plus dense que l'eau, fusible à 16^, susceptible d'entrer en ébullition à 220^, et de se volatiliser sans se décomposer. Tant qu'elle conserve l'état solide , l'air ne lui fait subir aucune altération^ mais, à l'état liquide, elle en absorbe l'oxigéne (241 3). ^

Elle est formée de 81, 4 de carbone, 8,0 d'hydrogène , et 10,6 d'oxigène , et se trouve représentée par la formule C^oH^^O ^Dumas). {Ann. de Chim. et de Phys. l, 234.)

MM. Blanchct et Sell ont retrouvé depuis ce composé dans l'essence de fenouil. {Journal de pharm. xx , 343.)

Essence de menthe poivrée.

2428. Cette essence se retire des feuilles de la menthe poivrée {mentha piperita). Elle est jaune, plus légère que l'eau, fiefroidie jusqu'à environ o", elle se congèle en partie, et laisse déposer des cristaux qui sont très abondans , surtout en opérant sur l'essence qui nous vient d'Amérique : elle renferme donc deux huiles , l'une concrète , l'autre liquide à la température ordinaire.

' Essence concrète. — Ses cristaux sont des aiguilles prismatiques, incolores, inodores, peu solubles dans l'eau, bien so«

S04 SUBSTAIfCES NEUT&ES.

lubies daus 1 alcool et Téther , qui se fondent vers 25 à 27*, ( ntrent en ébullition à 208°. se volatilisent sans altération en |>^ vases clos , mais prennent à cette température au contact de 1 > l'air une teinte jaunâtre. | %

Sa composition est représentée en poids , par 77,3 de carbone, 12,6 d'hydrogène et lo^i d'oxigène^et en atomes parlât |b formule C^H^O (Dumas), (^/w. de Chim. et de Phys. l, 23a.)

Huile volatile dejleurs d oranger ou néroU.

2429. Liquide 9 dun jaune orangé, plus légère que Feau*, se retire des fleurs d'oranger (citrus aurtmtùim); on l'emplûk en médecine et comme cosmétique. Elle renferme deux huiks, l'une concrète , l'autre liquide à la température ordinaire.^

Huile concrète. — Cette nuile, que M. Plisson propose d'appeler auradcy se sépare de l'huile volatile de fleurs d'oranger, en y versant de Talcool à 35** Baume. On cesse d'en ajouter aussitôt qu'il cesse lui-même de la troubler. Le dépôt continue encore à se former pendant quelques jours. U est d'autant plus abondant que l'essence est plus récente. Le produit obtenu doit être lavé à l'alcool , et purifié par la cristallisation dans l'éther hydrique.

lies cristaux sont blancs , nacrés , inodores , insipides , insolubles dans l'eau pure , à peine solubles dans Teau qui ti^t de la potasse en dissolution , susceptibles de se dissoucire dans 60 fois leur poids d'alcool bouillant , dans beaucoup moins d'essence de térébenthine chaude et dans une quantité plus petite encore d'éther hydrique. Ils se fondent vers 55' y se distillent dans le vide sans altération, et se décomposent en partie au contact de Tair par la volatilisation, en formant deFeau. L'acide chlorhydrique et même l'acide azotique , paraissent sans action sur cette substance , soit à froid , soit à chaud \ l'acide sulfurique concentré ne l'attaque qu'à l'aide de la chaleur. (M. Plisson Anh. de Chim. et de Phys. XL , 83.)

Essence de lavande.

2430. Jaune , plus légère que l'eau; se retire des fleurs delavande {lavandula splca) ; employée en médecine et dans la parfumerie. En la rectinant par une nouvelle distillation, et ne prenant que les trois premiers cinquièmes du produit, sa densité , qui pourra être d'abord de 0,898 à 20**^ se réduira a 0,877.

M. Vauquelin a observé que cette huile avait la propriété de dissoudre une grande quantité d'acide' acétique très concentre ; que la propriété dissolvante croissait avec fa concentration

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