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ANALYSE DES EAUX MINÉRALES

Les sulfates àe soude, d'ammoniaque, de chaux, de magnésie, d'alumine , dépotasse, de fer, de cuivre , de zinc;

Les azotates de potasse , de chaux , de magnésie ;

Les chlorures de potassium , de sodium , de barium , de calcium y de magnésium, d'aluminium, de manganèse, et le chlorhydrate d'ammoniaque 5

Les bromures de sodium, de calcium et de magnésium;

L'iodure de potassiu[m 5

Le fluorure de calcium ;

Les sulfures de sodium et de calcium , quelquefois suifhydratés 5

. Les carbonates de potasse , de soude , de nuignésie , de chaux , de strontiane , d'ammoniaque , de fer, de manganèse , de Hthine;

Le borate de soude ;

Les phosphates de chaux et d'alumine;

Des matières végétales et animales , ordinairement en petite quantité.

3096. Uaiiûfe paraît exister en dissolution dans toutes les eaux di3nt la température n'est pas très ëlevée. Quelquefois même, il s'en dégage à l'état de. gaz, comme dans celle de Nérîs.

L oxigène parait également exister dans toutes les eaux à la température ordkiaire, lorsqu'elles ne sont point de nature sulfureuse.

Il est peu deaùx, ou plutôt il n'en est point qui ne renferment dea traces d'^ici^ carbonique: on le rencontre particulièrement dans celles )|ui sont mousseuses ; elles en con'tiennent plusieufs fois leur vohitlne ; quelquefois même ^ comme à VÎchy, etc., il s'en dégage ? continuellement, sous» forme de bulles, (i)

L'acide sulfhydrique, ou les sulfures de sodium et de cal» cium , font partie de toutes les eaux qui ont une odeur ou une saveur a œufs pourris.

(i) La même observation s'applique à Tazote; te dégagjement de ce gaz parait avoir été observé d'abord dans quelques eaux sulfureuses, et quelques chlinistesétaient portés à croire qu'il était particulier à ces sortes d'eaux; ^ais it se remarqué aussi dans des sources d'eaux non sulfureuses. ParflHs il e$t muté à l'acide carbonique ou à un peu d'oxigène : suivant M. Lon^jchamp^ par exem{>le, le gas q'ii se dégagé des eaux de Plombièit|S est un air'vketé coatl^nant G d'oxigène pour loo.

On peut consulter, sur le dcgagemeut des gaz an sein des eaux minérales, beaucoup de Mémoires, et surtout ceux de MM. Anglada, Longchamp,lSertkier et Puvis , John Davy, Doussingault et Mariano de Rivero {AnrtaUs dt Chimie et de Phfiique, lom. m, xviir, xix, xx, xxn, xxui.)

366 ANALYSE CHIMIQUB.

\Jacide sulfureux et V acide chlorhydriquey de quekjncMuies de celles qui avoisinent les volcans.

U acide borique^ de quelques lacs d'Italie*

La silice, d'un très grand- nombre.

La sonde y de celles de Geyzer, de Rykumy Barègea, Giuterets, Saint- Sauveur, etc.

Les sulfates de soude ^ de chaux ^ de magnésie $ les chloru' res de sodium , de calcium , de magnésium /les àmionates de soude , de chaux . de magnésie j de fer^ sont les sels qu'on ren« contre le plus souvent dans les eaux minërales. Ces trois derniers carbonates y sont ordinairement tenus en dissolutioB à la faveur de Pacide carbonique.

Le chlorhydrate et le sulfate d ammoniaque ^ le sulfaté de fer^ le sulfate d^alumine, le sulfate de potasse, le sidfçUe de cuiçre, V azotate de potasse, V azotate de ckauxy le borax,' ne s'y trouvent que rarement. Les deux premiers appartiennent, comme l'acide sulfureux, à quelques-unes de celles qui sont voisines des volcans *, les sulfates de cuivre , de f^^ d'alumiiie, de potasse, à celles qui coulent à travers dès coucfies pyriteoses ou des schystes pyriteux^ et le borax, à quelques lacs de PInde et de l'Italie.

Les bromures de sodium y de magnésium et de* calcium, se rencontrent dans les eaux de la mer , mais en très petite quantité. Celui de magnésium se trouve aussi dans quelques eaux minérales , par exemple , dans celles de Bourbonne-Ies-Bains et de Lons-le-Saulnier.

S'il est vrai que Vazotate de magnésie , le chlorure et Viadure de potassium, le carbonate dépotasse, le carbonate d^ammO'niaque, le carbonate de lithine, le sulfate de zinc, soient aussi des ingrédiens des eaux minérales , du moins sont-ils plus rares que les précédens.

Le phosphate de chaux , le phosphate d^ alumine , le fluorure de calcium, le carbonate de strontiarie, et le carbonate de manr ganèse ont été découverts par M. Berzelius dans les eaux de Garlsbad , mais à des doses si petites , qu'il est assez difficile d'en constater la présence. ( Ann. de Chlm. et de Phys., t. xxi, p. 2465 xxvm, 225 et 366.)

Toutefois, depuis cette découverte, ce célèbre chimiste a signalé des traces de phosphate d'alumine dans les eaux de Tœplitz , et de phosphate d'alumine , de carbonate de strontiane et de carbonate de manganèse dans les eaux de Konigswart. (/rf. 396.)

Suivant le docteur Withering , le chlorure d'aluminium ferait aussi quelquefois partie des eaux minérales. Ce qu'il y a

DE L'ANALTSE DES EAUX MINÉRALES. 3Cfd

concentrëes , et même au besoin, les avoir ëvaporées presqu'à iiccité. Il est vrai que les sulfures alcalins sont également ddoomposds par les acides avec effervescence ; maîs^ dans ce cas , le gaz dégage répand Todeur d'ceufs pourris. Si ce cas avait Kea , il faudrait répéter Texpérience en versant dans Teau minérale un petit excès d'acétate de plomb , dont le métal «^unirait au soufre 5 et si alors Teffervescence avait encore lieu aTCC les acides , ce serait une preuve que Teau contiendrait scellement un ou plusieurs carnonates.

5® Des sulfates; elles forment avec Tazotate de baryte ou le dilorure de barium un précipité blanc, insoluble dans uu excè^ d'acide azotique ou cblorbydrique.

6© Des chlorures avec ou sans bromures; l'azotate d'argent y fkit naître des flocons blancs, sur lesquels l'acide azotique est •ans action , et que l'ammoniaque dbsout tout de suite.

Les bromures se comportent avec cet azotate de la même manière le

cipité produit pari ^ , . -.

azotique de sa dissolution dans cet alcali , on le décompose par r acide sulfhydrique, l'on obtiendra, dans le cas où il aérait formé tout à-la-fois de cbiorure et de bromure, un mélange d'acides cblorbydrique et brombydrique, qu'il serait possible de séparer par la baryte et l'alcool (apSS).

7* Des iodures; elles conmiuniquent à l'amidon ui;^ couleur bleue ou violette plUs ou moins foncée , en y ajoutant du chlore peu-à-peu.

8" un fluorure ( celui de calcium); évaporées à siccité , elles laissent un résidu, Iequel,cbauffé avec de l'acide suif urique dans un creuset de platine recouvert d'une lame de verre , laisse dégager des vapeurs qui dépolissent la surface de celle>-ci. *

^o Des azotates ; elles peuvent dissoudre l'or, après addi-^ tion d'acide chlorhydrique , en soi te que la liqueur ab^iert ainsi la propriété de donner lieu à da pourpre de cassius avec le proto -cbiorure d'étain.

10® Des phosphates {^de chaux ou d^ alumine) ; évaporées à siccité, elles laissent un résidu (iui,lavé à l'eau , puis calciné avec du potassium , décompose 1 eau en dégageant un gaz qui «'enflamme immédiatement à l'air, ou du moins répand l'o-^ deur alliacée que Ton connaît au gaz pbosphure d'hydrogène.

1 1® Un borate {celui de soude) ; après avoir été réduites à un petit volume par l'évapora tion, elles laissent déposer, en ajou<» U*i de Tacide sulfurique, des paillettes cristallines d'un ^^vd5^

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