ÉQUIVALENS CHIMIQUES
xsnstante. y. l'acide varie comme les nombres i, a, 4? confornëment à la théorie de Dalton. Toutes les analyses faites . lepuis trente ans sont venues la confirmer.
En combinant cette règle avec la précédente , on peut éta* blir uo principe général qui s'applique également k toutes les xmibinaisons chimiques.
Quand deux corps se combinent , il entre dans le composa, pour X équivalent de l'un des corps ,. i, 2, 3, 4 ^t 5 équiva** lens de l'autre. Quelquefois a équivalens du premier s unissent k S» on même à 5 équivalens du second; mais le rapport en* tre Icséquivalens combinés s'exprime toujours par des nombres, entiers et par des nombres peu élevés.
Oh conooit comment ces résultats de l'expérience ont pu conduire Dalton à admettre que les ^uivalens représentaient Les. dernières partlctiles ou atomes des corps , et comment il a
Sa remonter du fait qui prouve que les combinaisons sont éfinies et limitées, à l ancienne théorie qui porta les philosoplies grecs à envisager la matière comme formée d'atomes ou, dejparticules indivisibles.
HoDS sortirions de notre sujet, sinous poussions plus* loin ' Vexposîtion de ces idées. Contentons-nous de dire ici qa'ea présentàht les équivalens sous cette nouvelle forme, Dalton a rendu un immense service à la chimie.
3i66. Mais comme après tout l'existence de ces atomes est hypothétique, et que cnacun, aujourd'hui du moins, se les re^ r^nte à sa guise et d'une manière arbitraire, il est nécessaire e lie pas perdre de vue les équivalens chimiques , véritablesmupésentans des faits, dégagés de toute idée spéculative.
Qji concevra facilement d'ailleurs que les équivalens et les. atbmes sont là mètne chose , à œtte- différence près :
Que les équivalens représentent les proportions* suivant ItaMnieiles lies corps se combinent d'après l'expériencet,. sansi ^'OB ait la prétention d'indiquer combien il existe demol^* eolês des corps dans chaque équivalent;.
Qa'au. contraire, dans la théorie de Dalton, on admet que. les . ressources seules de la chimie , ou dCïs considiratio.us- pu-^ renient physiques, permettent de fixer le nombre des mplecur^ les que chaque équivalent repiâente..
Bous verrons aans le chapitre suivant ce qu!il Ikut pexwr dé cette :prétentioni Pour le moment,. noua allonsxappeler. eu, melqpes. mots* les conventions qu'il atfallu fainLpour formel: dWe manière, commode la, table des é^ivalêna. chimiques j|q|p/on.trouvera plus loin.
Il fallait choisir une unité f, et généralement on a Jbnné la firé/etvnce à foxigine, dont réquwalent tit «upposiêgol a\^M,
416 PHILOSOPmE CHIMIQUES.
L'ëquivalent des autres corps eût été dlifërent selon qu'on l'eût tirë du i", du a™ ou du 3"" degré d'oxidation de ces corps. Pour éviter tout ^confusion , on a donné la préférence am protoxide , sauf quelques exceptions qui seront motiYéei plus loin.
V équivalent d'un corps simple représente donc la quantité de ce corps qui^ en se combinant açec loo doxigène^ donne naissance à un protosride.
V équivalent dun corps composé se forme en ajoutant les équivalens des corps qui le constituent^
Ces principes clairs et simples , qui découlent immédiatement de Texpérience , et cjui sont purs de toute hypothèse, devraient engager les chimistes à s'en tenir aux équiyalens, et à laisser les atomes dans le domaine de la spéculation , â la théorie atomique n'avait aucun avantage ^p^ lui fût propre. Mais il est facile de voir dès à présent que la formation des équivalens est trop subordonnée à la découverte fortuite des combinaisons , pour qu'elle puisse représenter d'une manière philosophique la composition des corps analogues.
Nous savons, par exemple , que le premier degré d'oxidation du chlore résulte de 44^9^4 <lcf chlore combiné avec lOo d'oxigène , ce qui détermine l'équivalent du premier ^de cw corps.
De son côté , l'acide iodique , premier degré d'oxidation de rîode, renferme 3i5,9 d'iode pour lOO d'oxigène*, ce qui fixerait l'équivalent de l'iode.
L'équivalent de l'acide chlorhydrique serait donc représenté par un équivalent d'hydrogène = i2, 48 et un équivalent de chlore = 44^964*7 tandis que l'équivalent de l'acide îodhydrique le serait par un équivalent d^ydrogène = la^ 48, et par cina équivalens d'iode = 1 5^9,5.
Une telle différence entre deux corps aussi semblables condamne la marche que nous avons suivie , et nous conduit i dire qu'il existe probablement un acide îodeux correspondant à l'acide chloreux, mais que cet acide étant inconnu, on admettra ,par analogie , 1679, 5 comme étant le véritable équivalent le l'iode, ce qui donnera à l'acide iodhydrique, pour compo-
^ ^ ^ corps
simples nous offraient des circonstances analogues, ne demenrerait-il pas prouvé que les équivalens formés d'une manière trop littéralement conforme à la convention posée plus haut, détruiraient ou masqueraient toutes les analogies de composition qu'il importe tant de faire ressortir ?
ÉÎJlJiVÀLËNS CHIMIQUES. 41 T
t^xxe si l'on yeut, au contraire > modifier les (^qiiiyalens ou les corriger, pour se conformer aux analogies que la' comparaison des corps nous fait reconnaître, on retouchera dans recueil que nous cherchions à éviter^ on seraforcé de n^les §eax faits des suppositions plus ou moins vagues. ■ Admettons toutefois que par une comparaison attentive des propriétés des corps simples , on leur ait attribué , sans s'em* iMLrrasser de leurs premiers degrés d'oxidalion, des équivalent tek que les composés analogues par leurs propriétés soiêrii'V'e^ présentes par un nombre (gai (Téquwalens élémentaires ^ n'ausa-t-on pas enrichi la chimie d'ime loi, qui , pour être un peu -arbitraire, n'en sera pas moins importante , ni peut-être moina Bâtarelle au fond ? '■ . <'"'^'
. Qu'ainsi modifiés, les équivalens prennent le nom de poids . àtonuques ou tout autre qu'on voudra , cela importe peu , si en ne veut pas aller au-delà de ce qu'on vient d'exprimer 5 si , en- un mot, on n'a pas la prétention de saisir la relation qui existe entre les équivalens et le nombre des molécules des corps. Mais dès que cette prétention intervient, la théorie d^ éguivalens s'arrête , et la théorie atomique commence.
Nous en exposerons les bases et nous en discuterons avee SQin les principes et les conséqueitces, après avoir présenté ]6 taïUeau des nombres proportionnels.
Tatle des nombres proportionnels ou équii^alens.
Dans celle table , on a pris en gt'néralrun poids de corpsoombastible tel que ce corps ^e combine avec 100 d'oxigènt po^. passer au premier degré d'oxidatlon ;* pn s'est écarté à% Qg^ÉOi règle , comme on Ta déjà dit, à l'égard du bore, du •hv&DMy d|?:lHode, du phosphore, du scléilium, du silicium, de Pftbtimbine^ de^ l'arsenic, du qhrôme', du colombium, du tdltttC} di;i titane , du tungstène. Pour chacun de ces derniei» 0MqpS| on à Itiré le nombre ([ui doit le représenter du poids de ion Mi/de (oxigéné) capable de neutraliser une quantité de l>ase .cpnteuant 100 d'oxigèrie. On a rendu de cette manière le ifa]&lç|au|nvs court et plus commode, puisqu'il suffît d'ajouter
ilj^ avoir les proportions des sels neutres* Ainsi , en ajoutât. !i»SAîd'aciAé bhr(îmique'à 356;(^3 de cliaux^ qi\ a le chc^ «maie àeuirc de ciiaux.
JIB FHILOSOPHIB CBnnQCt.
Quant au fluor , dont on ne copnatt aocnne avec roxi);ëne, c'est du poids de son hjdradde, „^ saturer une quantité de base renfermant loo d'oxigèiK, été déduit son équivalent.
'Pour avoir la composition des sels anunoniacanx.il remplacer la quantité de base contenant loo d'oxign 9 1 4^46 d'ammoniaque, nombre qui représente réquinb C2et alcali*
ihukkam, io(K
'ÂtOTKy X77»€d,
• ■ • I i . if j I '
-j- 1 oo oxîgène .... rzrProtoxîde. ûnf"
- -30O, znBi-oxfde. ie
- -3oo =rAct(Je mmMcoi. /
-f-4oo •••.•=Ac. iijpo--«it-| 677^
tique. IdeaaM
- -5oo =Acide azotique, lune qv
- -5oo. ......... . , ibasct*
-f-ir9f4a vMi. • . j 1 100 fv
- - 1 6a^8, Garboiie.z=zCyanogàra. 1 ivueAé --^:<44 bydrog..=z:AnimoDiaqiie. \lileDCii
. . tdebtfip
B«»«» aîM**» i*»'- • • • J+6oooxlgàie. . . .==Acîde bonqDe. /^^
^"6:1,88 'SS?!; ; 1 =Ac. crisfallisé. J !«) (N — a655,84 chlore. =:Chlor. de bore.
\+ï4oa,8 z=Ac. fluo-^ioriq.
de bro3* plus oKi
-|-5oo oxigene. ... Ac . bromique. < ^^^3^1 ,3;
Sft^MS; 978,90-; ;>.'7« •
' li
I xigènft.*
trc
broaip
-f-i 9,48 Hjdrosèoe.=Ae. bromhydri*- 1 tité d(hi
que. . (tenaot^
xigene,»
de Tetf
i brooB*
3e dit P. .*/!
tltCMI Xl^CW
un
ta ciH
ËQUIYALEN'S CHIMIQUES. 4J19
-|-663,96 srSesqai-dilorupe-
^ l-|.xa,48 hydrog...=Bî-carburesd'hy«
*'*4 \ drogèo*. ,
^«4,g€ Isydro^.'. .;=Pfok) - «arbure
d'bydrog|^«.
54^2,64 d'acide
cliloreox plus nne
! , ^ 1 qiuiatLt« de JbiA»«
' -^ 1 00 oxigèoe . • . <r=Af . ebloorax* / contenant 100
d*oxigène , for* ment en cblorite ,neatre»
•-|-4oo z=Ox. de cU|ore ou . 943,64 d'acî •
ac. bypotcblor. [ de cblorique ,
plus une quaD- » • .titédebasequel-
l-|-$«o. • . • • . t . ,\T=kt> "f3ilflrique. ] conque contenant 100 d^oxigène , forment uncblorateneuktre.
Kt,^;i ; ;/ / ii4«,64 d'a-
cide hyperchloriqae , plus mie
1+^00. =Ac bjptnrcblo-1 quantité de base
riqut, N \ contenant 100
d'oxigène, forment un hypev- ^cblorate neutre.
-f.i7(J,44 oxide de=Acid« cbiorcixi- 455,1a d'acicarbone, carbonique^ /de cblorbydri-
Ique, plus une 4- 1 2,4 « b jdrog . . . =:Ac; cborfcydri- 1 (p^otilA 4$^mà '
^^^» "( contenant 100
ld*oxigèney for-* [ment de l'eaaet \uncblorure.
19 40,18 d'adde fluorbydriqiie^y plus une quantité de base contenant 100 d^o— xigène, formcaot de l'eau et ui^ fluorure.
/4-IOO oxi^e. • • .z=£Eaii.
rff»^«#48. 7 1 1 4-aoo =Bi-oxîdi . d'by^
l drogèttt.
. ao79,5o d'i:-
' cide iodiqne ,
i \ Iplus une quaor
Inant 100 d*oxî- I gène,fonncBtilll
PHILOSOPHIE CmUIQUiE.
debt
ïoOE, 1 579,50.
Phosphore, jg6,\5. ,
que. h^^^
tenant ml
un b^ Dcntre.
dde que,
-f-f «tiS hydrog. . .=Ac. iodhydriq.
iConteoiBi |d*oxigex, meutdera •}-59»oi azot^. . . .=Iodure d*«zote. yiodorc.
346,iS^
f-\-So oxigcue =LÀc. hjpo-pbos-
' phoreux.
plus niK
-f-i 5o . . t =Acide phospho- 1 tilé de
reus. < conque
Dant iM ii gèue, un neutre.
446,15 de que
quantité ik
quelcow|«^ tenant 100 xigène,
|-|-îï5o • . .= Acide pbosplio- (neutre.
ii(jue. ( Pourks^
phales ^
+563,û6 chlore. .=:Protû-<iiforure.l'fJ ^t.
lenoiiib-44 d'acide riquc [HT ''
-|-i 106,60 rsDeulQi^çhlorure.l ou i {-^^^^
quan!iiê(i<'* reiuntli»*
ru
Sr!4jr;uM ', 49 1,58 •; S^ +*<*<> «igôae.
:=Ac;i49 séicnk
694,5«^ de séléiB<«J plus uue<r iilédcl»»* tenant loo" xîgènc, ^ •m sèl'
EQPITiJUENS CHIMIQUES.
794,58 d'àd-
deséléniqne,plas
, .^ ^ ^ une quantité de
-j-3oa oxigène •••• ==A.cide séléniqne. / jj^ge contenant
100 d^oxigène , -}i 11,48 hydtôgéne.î±Acîde sèlénhy- f forment un îélé-
drique. • \ niale neutre.
577,3i d'aci-
desilieique,plus
, , . , -.,. . \ une quantité de
+3oo owgene. . , .=:SiIice ou^ac. «- kase contenant
^«^"«- • 1,00 d'.oxigène,
forment un silicate neutre.
-4- 1 3 a 7 , 8 6 chlore.=:Chlonire. '
•4~7Qi»4 fluor — -A^- floo •* silicique.
?+ioo oxigène...=rA.cidçhypo-sul- . fureux-; • / 401,16 d'acide sulfureux , plus une quan* tité de base quel- 4-aoo oxigèn^y;V.'=~Ac^«fulfureux.tçoilique : eonttt-
- ' . ;*■ r ; Juant 100 d'o-
. •u.fi ,j. .'il - , 'xigène, forment
un sulfite neutre.
9oa,3a d'acide hyposulfuri-
-f aScoxigène.*". . .=àcide hypo-suî-\q"e » .PÏ"s une
fiiriniiA ; quantité de base
furique.
-|-3oo. . • • « =:Ac. sulftfl'ique.
t3oo ,\ przkc, sulfurique.
ixa,48 eau. . • 1 concentré.
quantité contenant loo d'oxigène, forment un hyposulfate neutre.
5oi,f.^jJl*aci- * de sulfurique , plus une quantité de base contenant loo d'oxigène, forment un sulfate neutre. .
21 3,64 d'acide sulfhydri— que , plus une -|-t3,48 hydrogèncrrÂcide sulfhydri- T quantité de base
que. \ contenant loo
d'oxigène, forment un sulfure f V. ^el de l'eau.
, . . c 4-100 oxigène;* . . zsthoriiie.
? 744,90. • .|^4^^5^ ,4i>or«.^ç=;CWfnire.
j pins mw quB-
+4oo. • • . >s;Ac.antim»nîen», / tUé de Imm coq-
Itenuit lood'o»
lugène» format
àEÊfttuMtkf <6ni,9o« <j
aiiji,9od'MS^
V'-lM||yl&»:*<
if 7O9I0 iodf.. .zslodiirt.
kWiMf 4>>)Zft* • • •
phi* nnaqnan- «^» • • • • ¥«dfcaâti#iiiaMBlM. ) tîté de base coDl^i^litll? dilm.=dProtiHdiloriire, \ tenant zoo dV ilii^i;; ; . ; ; «Vi^âP&bgUfarine* f ûs^ne, fomeat "iSïtiS loofre* .==Pioto--ialfiinw (un antimouiie 4738,5. • » • • » •ss^Proio^oAiife^ Vueuln.,
« -xoo oxigèoe. • k «rzOïide» .# « 7M».][^^0.aoufrf.«.;sSQUbi»*
/ 610, i« d*aefi' de ersénieui > plus une quan** tité de base codk tenant xoo d*o* xigène, formeifl an arsénite neOr tre.
9*0,1» d'id* de arsénique »
plus une qoaa^ tité de base quel-
I conque cont^ nant zoo d*oxigène « forment un arséniaCi neutre»
«f-i^o ougane. • . t^sAe, artéiieuz
r=Ae, trseftique^
iàmlvKi ft56,93. . • •
-}-sox,i6 soufre. .rurProto-siAPure»^ ^-3oiy74 soufre. .^zDeutorsiriifuret
70t,4 fluof . • • ^rrPlaortrew ^ -ul53' g3 cifloiv. • .^irCtilontfi^ «-4738,o iode. . • =Iodure.
-|-ioo oxigène....=Baryte.
^ -<ooiCMi%èm*v* 1 .Hydrate de ba-»
- -1 2ft,48 eau. . . j ' ^ryte.
-f-aoo oxigène. . • .=::Bi-oxide de bar»
rium.
-901, x6 soufre. . .^ziProto-^ulftireé.
- -xi6,9 fluor. . . .=Fluorure.
4^44^«^ -cblinre. ^-àdMmrun.
^(."6 souErç. .^Sulfiiw. ' ~S;9>5 iode, .. .-rlwinrn.
Ki-axid<dacal*
■4oa,3a =:Bi.
4^5,6 4 tlilore, ,::iProro-cb)or;
S85,i8 — BÎcliIonire.
i579,5 iodu. .. .s=rQiJure.
- -lOO OXIgÙM. .
.=Prolaudt.
FBJummiïE c
3i =zB:-sulfqre,
]-f-44^.^4 c1]1ore..=;l'rato-cUoTur