DES ATOMES. 4S
re que celui qu'on assigne à ce métal , d'après l'ensem-
ses combinaisons, Comine il serait difficile de prouver
f bonnes raisons, que Ton doive donner laprëférence au
ir de ces poids sur le premier, on pourrait encore admettre
s il n'en est plus de même à l'égard du soufre , dont le atomique , d'après la densité de sa vapeur, serait triple a! que les combinaisons et les analogies de ce corps ont [mettre dès long- temps. Dans ce dernier cas , il faut l'ail n'y a pas de doute possible , et l'on est forcé de conpie les atomes du soufre gazeux échappent à la loi généleste à savoir, si cette circonstance doit être considérée, B un fait accidentel , o\x comme un cas particulier d'uiie [S générale : c'est ce que nous allons examiner. is avons raisonné jusqu'à présent comme si les gaz simvolumes égaux , dans les mêmes circonstances de pression température, renfermaient le même nombre d'atomes, si, au lieu d'offrir une telle relation, il arrivait seulement ins ces gaz, le nombre des atomes fût en rapport simple, eià2,ià3, ne pourrait-on pas expliquer encore leurs iëtés physiques? Or, en supposant qu'il en fût «ainsi, on •end que les poids atomiques ne seraient plus proportionux densités elles-mêmes, mais seulement à un multiple m sous- multiple des densités.
^faut d'une solution à priori de cette difficulté qui appelle
^en des géomètres , peut-on conclure quelque chose de
des expériences tentées sur la densité des gaz ou vapeurs
'S? On le croit par les raisons suivantes :
ue phosphore et l'arsenic ont beaucoup d'analogie avec
, ce qui porterait à leur attribuer une densité de vapeur
moindre que celle qu'ils possèdent. Cependant ce n'est
-un argument décisif : car ces deux corps diffèrent assez^
•ote , pour que leur densité puisse être regardée comme
vd avec leur véritable atome.
lie mercure a une densité moitié moindre que celle qui cadrait à son poids atomique établi par comparaison avec Ses autres métaux. Toutefois ce nouvel argument n'est 31 plus sans réplique, car rien ne prouve que le poids ^ue de ces derniers métaux n'ait pas lui-même besoin semblable correction.
«a densité de la vapeur du soufre est triple de celle qu'inle calcul , et sans nul doute, personne ne voudra admet- L« cette densité soit d'accord avec le poids atomique de ^p8 ; ce qui résoudrait la question proposée. Mais on peut dire qice cette différence résulte de quelque arrangement
T. SiMièmi édition, a%
^i^ PHILOSOWra CHfflnQUE.
jjoolt^culaire t qui lui serait particulier. Ne sait-on pas queU soufre , très fluide à 108", s épaissit à mesure qu'on le chanOc ^avantage , contrairement aux autres corps (69) ? Et qui pourrait aSsurtr que cette circonstance n'indique pas la formaliDo de groupes atomiques particuliers, et capables de se conHN i Yer. mcme à l'Jiat de vapeur? I
Il seraitdoncpossibleque le soufre eût, à 108°, une deniitj 1 de vapeur, tout autre que celle qu'il présente à 5oo". Cesenil I laus doute là un e'trange pliénomène , mais pas plus élraap que celui qui nous est ofl'ert par les substances capablei d( ciistalliser sous deux formes distinctes et incompaliblei. L< soufre, qui est dans ce cas, ne pourrait-il pas donner den vapeurs dillérenlcsà 108° et à âoo", comme il donne des «» taux appartenant à deux systèmes distincts, selon qu'il ai»- Jallise par voie de fusion ou de dissolution, c'est-à-dire i io8ouà i5".
Eu publiant ses observations sur la densité de vapeur Ji soufre, M. Dumas a indiqué cette explication. Mais il va fié loin maintenant, et 11 considère la densité de la vapenr dl fioufre comme propre à établir nettement que les gaz, mk* simples, jie renferment pas le même nombre d'atoinessousll tit mâme volume. En effet, si le soufre ne possède qu'une sïbIi densité, celle-ci s'écarte trop de celle qui conviendrait i «i poids atomique, pour qu'il ne demeure aucun doute surlanfr cessité de modifier la règle que nous discutons. Si l'on diuit au contraire que le soufre peut offrir deux densités devapem différentes, et que celle qu'on a observée jusqu'ici n'est pH celle qui s'accorde avec le poids atomique ; il n'en serait OM mieux établi que les gaz simples à volumes égaux ne lewt ment pas nécessairement le mâmc nombre d'atomes, puii^ le même corps pourrait fournir deux vapeurs renfermant OS atomes en nombres très différens.
Ou voit par ce qui précède que, si les gaz simples ren(t^ maienl le même nombre d'atomes à volumes égaux, il faudtlîl que le phospliore et l'arsenic fussent séparés de l'azote; quel! poids atomique dumercure, et peut-ètra ceux d'autres metHOi lussent de nouveau réduits. Toutes ces concessions faites, il xesterait encore à expliquer les caractères du soufre , qui àf "Vffiît être considéré comme offrant une anomalie fort embu' Tassante, et bien digne d'une étude approfondie.
Si l'on veut conserver les poids atomiques déduits de con-
idérationa d'une autre nature pour le pbo.sphore, l'arsenic, 1»
mercure et le soufre, il faut alors admettra que dans les gU
simples, pris à volumes égaux, il existe entre le nom-
bre de ieun alomcs, un c^y^^'cX. %M&<:;&^i.ihIe d'être exprinJ