‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 3)Chapitre 157 sur 164 · XXII · texte numérisé non relu

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ISur la çetnicinéh

La conicioe, appelée encore améine ^ conin$, cemin, cicuihie, a été récemment examinée piir MM, Boutron-Cbarlard et û. Henry {J&um* de Pharmf» xxii, 277). M. Liebig l'a trouvée composé da 69, 91 «U carbone , de 12,00 hydrogène i de X!},80 d'ai^ote, ^\qm S,%^ d'oxigèn* ^ème volume ^ p. 328.)

m'^'^—^m I VI

Sur quelqueé nottvelles substances retirées de f opium:

Yoyez c% qui en a éià dit p. 17 do oe volume. Voyei de plua le mé-» Ivoire de M. Couerb«^ Annales de Chimie et de Physique^ lAx , t36^ et celui de M* Peliietier, Journal de Pharmaeie, t. xxi*

De l'action des acides sur le sucre; de lappeparation et de la^ecmtpe^

siUoH de Vtwide ubnique.

D'après M. Malaguti, les acides puissans minéraux ou organiques, plus ou tous s sant d en pi'ése, , ,

L'acide uimique ainsi obtenu, cristallise en paillettes, et présente la composition et la capaoit^ de saturation qui lui ont été assignées par l\i. P. Haullay. . ^

Il est accompagné d'une quantité variable d'une matière solide, brune, qui est isomérique avec lui, dans laquelle il paraît capable de^e transformer à l'aide d'une ébutîilion pfoiongée^ et que l'auteur a nommée 7////]ti7^..)^'#naikODJiaque, «n dtsaolvant Tacide ôlmiquc, offre un moyen facile de le séparer de cette autre matière.

On peut prépnrey'commodément ces'deux corps, en faisant botrillir X p. daoide snlfnriqueconcentré, avec 10 p. de sucre dissoutes dans 5o p. d'eau. A mesure qu'iU le produisent ^ ils se séparent de la liqueur, suas forme d'une éeume brunâtre^ qui doit être enlevée de teropa eu temps 'avacune écumoire.

Lorsque le auere de canne a été amené* à Félat de sucre dcraiftin , la chaleur n'est plus indisjpensable pour permettre aux acides de lui faire subir la décomposition ultérieure qui vient d'être indiquée.

£nfin l'aclion de la potasse donuo des' résultats semblables à ceux des acides eiu^oièmai^ {Annales de Chim^ eé de Physique, IjSss. , 4^* ;

«Sur t amidon,

M. Gaérin s'eit livré à de nouvelles recherches sur l'amidon, dont on trouvera les résultats {Ann. de Chimie et de Physique^ ut, î» et I.XI, 66). D'après ses nouvelles expériences, l'amidon cooyemh hleiii^nt desséché, c'est-à-dire exposé dans le vide sec à une tempértture de 1 55**, doit être représenté par C^*H ®0'*^C*>H*°0*+C»*IrW G*^H ^O^est la formule de \iQmidin solubie ou insolubie (tia46), et C^ir^O^ est celle qu'il a été conduit à adopter pour l'amidine parseï dernières analyses.

Sur la phloridxine,

La pliloridzine est une matière cristalline , neutre, d'un blanc mat, L'une saveur douceâ tre et amère, k peine solubie dans l'eaq froide et sih

actîoft

d'une chaleur progressive^ elle abandonne son eau de cristallisation,' entre en fusion, puisse décompose en donnant entre autres produit» un peu d'acide benzoïque et de l'acélone. Enfin sa propriété la pins remarquable, c'est d'être, suivant M. Koniug qui l'a découverte , fébrifuge à un plus haut degré qui le sulfate de quinine.

Elle s'extrait del'écorce fraîche de pommier, de poirier^ de prunier ou de cerisier , et surtout de Técorce de leurs racines. Ces écoroes doivent être mises en digestion à jplusieurs reprises , pendant sept i huit heures^ avec de l'alcool faible, à une température de ôo« à 60*.' Les liqueurs réunies, concentrées dans un appareil distillatoire, lah^ sent dtcposer en cristaux grenus, qu'on purifie à l'aide du charbon animal et par plusieurs cristallisations.

Sa formule est (P®H*®0*. Son nom est tiré de çXoioç , écorce, et h^\i^ racine. {Ann* de Ch, et de Phys, LXI^ 161)..

Sur la berhèrine.

C'rst une matière cristalline^ d'un jaune clair, légèrement soloble «lans l'eau cl l'alcool froids, extrêmement solubie au contraire daus ces

Sur les acides sul/b-vintque et sulfèthérique.

Il résulte des expériences de M. Marchand que l'exposition dans le vide soc, à la Icmpcralure ordinaire, suffit pour dessécher les sulfoviiiMlrs <lo soutle, de baryte etde chaux, au point de les ramener à pou- ^•»irr:io rrpn'seulés par de de l'éther hydrique , de l'acide sulfurique •■« TiiNiilr ahaliii. Celui de potasse crislafliséoli're même immédiatement

proportions ' ^ue.

ulféthé-

de pureté

acide sttl*r

Chauffés fiicide laissent senl la moitié

permettrait de se rendre aisément compte de la différence des propriétés de ces deux acides isomériques. (Voyez son mémoire, An* nales de Chimie et de Physique ^lAis. ,. i'j%,)

Sur Vacide sulfocarhèihérique.

L'étude de Faction qu'exerce le sulfure de carbone sur Talcool, en présence de la potasse , a été reprise dans ces derniers temps par M. Zeise et par M. Gouerbe. Nous ne citerons que \m résultats de M. •Gouerbe ; il parait du reste que ceux que M. Zeise a obtenus, de jBOii'CÔté, un peu antérieurement, sont à-peu-près les mêmes.

Suivant M. Gouerbe, lorsque Ton fait agir le sulfure de carbone sur la potasse et Talcool , il se forme un composé qui a pour formule 2 G2S^KO,G8H8,H^O ; c'est le sel que M. Zeise avait d'abord appelé hydro-xanibate de potasse {Voyet^en la préparation et les propriétés, t. I, p. 125). Le produit oléagineux que les acides affaiblis en séparent peut être représenté par du sulfure de carbone et de l'alcool. Il a reçu le nom a acide sulfocarbéthérique bi-hydraté ; d'oii l'on Toit que le sel précédent devra prendre celui de sulfocarbéthérate de potasse. La combinaison de cet acide avec l'oxide de plomb est anhydre, et se représente par la formule 2 C^S^,G^H^,PbO {Journ* T Institut, année 1836^ n. 160.)

Sur l'aldéhyde ou eiher oxigénè.

L'eiistence des produits formés avec le chlore , le brome , l'iode et le gaz oléfiant, donnait lieu de présumer que Toxigèue pouvait produire un composé analogue. M. Dobereiner a obtenu, et désigné sous le nom d'éther oxigéné, la substance qui paraît réaliser cette prévision. M. Liebig, qui l'a analysée et examinée récemment , Ta nommée aldéhyde, c'est*à*-aire alcool déhydrogéné. En effets sa formule étant G^H^Ô , elle peut être représentée par de Talcool qui aurait perdu le tiers de son hydrogène total. {Ahn, de Ch, de Phys, , ucx ,289.)

G'est un liquide incolore , très inflammable , d'une odeur éthérée pénétrante et caractéristique. Sa densité est o,7go.Ilbout à 21^,8, sous ta pression ordinaire. Il se mêle en toutes proportions ayv.c l'eau ^ l'alcool, rélher, qui diminuent sa volatilité. Ses dissolutions sont d'ailleurs sans action sur les couleurs végétales.

L'oxigène atmosphérique, surtout en présence du noir de platine, le transforme en acide acétique très concentré. L'acide azotique produit le même effet avec dégagement d'acide hypo-azo tique. Le chlore et le brome l'attaquent , en développant beaucoup de chaleur et en. formant de l'acide chlorhydrique ou bromhydrique. Le phosphore., le soufre et l'iode' s'y dissolvent, sans lui faire éprouver d'altération visible. L'acide sulfurique le noircit immédiatement. La potasse le convertit en une matière résineuse, élastique, d'un rouge brun.' L'ammonia'que s'y tinil avec ou sAns nnHuence de l'eau. Le composé qui en résoltf , criMalliae en rhomboèdres incolores, transparens et^ Srillans; il se dissout abondamnKAat datis l'eau et l'alcool , et en petitt

104 ADDmom.

quantité dans l'éther ; il possède une réaetioo alcaline , êtt fond ^tre 70 et 80^, et se Tolaiilise saiia se décomposer à 100* : les acides en met« tcnt Taldéii^de en liberté.

Chauflé avec Taldf'hyde étendu d'eaa, l'oxide d'argent se réduit en partie , et donne lien k un acide identique avec celui qui prend naissance en plflçant dans on mélange d'air et de ya^>eur éthérée un 61 de platine incandescent. Cet aride, que Daniel a nommé lafnpiqv€,t pour fonnnie C»H8(>^=C»H»0'-f G. On peut donc vmr en lui nu oxide d'aldéhyde; ce qui a déterminé M. Liébig é l'appeler acide aldèhydiquc,

L'aldébydc se produit dans des circonstances diverses* L'alcool lui donne g(^nérnleinei»t naissance , sous les iutluences oxigénanles qui ne sont pas trop énergiques. Telle est, par exe/npte, l'acticm de i'air et du noir de piatiiie', qui donne en même temps lieu à de l'acétal (33o8),et cy^i d'à iJ leurs ne doit pas être trop long-temps prolongée; . telle est aussi, pourvu qu'il ne soit ptiint en excès, l'action de l'acide azotique, qui produit en outre de l'éiber azoteux; telle est encore celle du chlore agissant en petite quantité, à une basse tempér»ture et en présence d« beaucoup dVau: l'acide cblorhjdriqiie est alors le seul corps qui se forme avec l'aldéhyde.

Lcscircoustuncesde luprZ-parMtiou de l'aldéhyde ofirent également un exemple analogue. \j% meilleur moyen de se le procurer consiste^ en elFet^ à exposer à une douce chaleur, dans un appareil distillatoire, quatre parties d'alcool à 8e centièmes, six parties de bi^oxide de msngancse^ et hix parues d'acide suliurique étendues de quatre parties a eau. L'upér-ition doit être arrêtée, lorsque la hqueur qui se coo* dense dans lo récipient devient acide. Distillant ensuite celle-ci sur du chlorure do calcium , n'en recueillant que la première moitié, et y ajoiUant (!e l'ammoniaque, ouohlieni le composé que forme l'aldélivdc avfc celle hase. Pour en extraire raldéh\de lui-même, il faut dissoudre ce composé dans son poids d'eau , le mêler avec une fois et démit: autant il acide sulfurique étendu de son poids d'<*au, chaufl'er le tout au hMiii-iDarie, jusqu'à ce que celui-ci fort à 100°, et'ci>ndenser soigiieuscinent les vapeurs qui se dégagent. L'aldéhyde ainsi obtenu est hy^îraté. Quand on vent l'avoir auli^dre, il est nécessaire de le redisiiiler sur du chlorure de calcium, que Ton ajoute peu-à-peu, de peur qu'il ne s'échauffe trop rapidement.

^lous voyons cuiiu l'aldéliydo se produire encore dans une circonstance remarquable : c'est en l'ai ant passer des vapeurs d'éther pur, à travers un tube de verre rempli de fragmens de la même substance, et cbaulFé au rouge. De l'eau, du gaz oiéliant, du gaz proto-carbure d'hydrogène se forment en même temps. Le charbon qui se dépose pendant rex[>érience est à peine pondérable, si la chaleur n'est paf^ trop intense.

Sur quelques nouvelles combinaisons du tnéthylèné,

Fluorhydrntedenièlhylèiu!. — C'est un gaz incolore , d'une odeur élhérce agréable, dont la combustion développe de l'acide iluoibydri* oue qui répand des fumées dans l'air. Sa densité («t 1,186, d'après i expérience^ et de 1,169, d'après le calcul. L'eau à iô° en dissout 1 fois ~ son volume.

Ou le prépare en cliaufrant doucement uu mélange de fluorure da potassium et de suLCate de mèlh|/lène, et recueiiiaut le ga& sur l'eau, qvd relient les vapeurs envrvùuëeft q^h^ W\«

' Pûra-sulfomèthylnte (fis htirjfte, — L'esprit de bois dans lequel on fait arriver de l'acide snlfuriqupanliydre, que Ton élend d'eau ensuite, et oii l'on ajoute d^. la baryte, donne lieu à du sulfaie dt> baryte, qui se dé« |yose, et à un nouveau sèt, qui rest*^ eii dissolution. La liqueur dôbarivflsée de- l'excès de baryte par un courant d'acide carb<.>nique et la £llration , ifournil , en la concentrant à une basse température , des prismes tronqués très minces et assez longs, qui paraissent à base ^homboïdale et Qui soAt tout diifôrens de ceux que donne le sulfo-vinmte. Leur composition eât là mêine que celle du sulfo-viuate desséché, et se représente par SO',Ba()+SO*,C*H*,H^O.

TaHromélhyiaU de baryte, — Il se précipite en mettant simplement «n'contact des dissolutions d'acide tartrique et de baryte dans Vespritde-bois. L'eau le convertit en simple tarirate de baryte. Sa formule est C«H*0\BaOfC«H*0%C*H*,H0^

Avec les acides oxalique, acétique, benzoïquc, dans les mêmes ci r* constances, on a obtenu de simples oxalale, acétate, benzoatc de baryte.

Action de Vaûide atùiiqiie et de tazotàfe it argent ou de merctir sur i^tsprit de bois, — Elle ne produit point de fulminate ; mais il se forme un oi^alaie d'argent oU de mercure en grande quantité. (MM. Dumas ■et Péligot^ Ann* de CA. tt de Phys,, LXt, 193.)

Sur le cetène, base de i'èlhal et de la cètine.

Ce nouveau bi-carbure d'bydrogène s'obtient en distillant à plu*» «leurs reprises l'éthal avec de 1 acide phosphorique, qu'il fdut pren'ire an bydre dans les dernières opérations. Il est liquide, oléagineux, in* colore, insipide, insoluble duns Teau, très soluble dans l'alcool et l'étber. Il bout h 275** et distille sans altération.

La formule qui représente son équivalent est G^^H^*. D'après cela, l'étbalen est le bi-hydrate C^^H^^jall^O, et la céiinecst un composé double d'oléaie et de margarate du même bi-carbure, représente par

La monhydralede cetène, qui correspondrait à l'éther hydrique^ n'a pas pu jusqu'ici être obtenu, ou du moins isolé. Mais on a pu former l'acide suUo<<:étique et le cliloi hydrate de cétène.

Le premier se produit enchaulFant au bûn-marie l'étlial et l'acide ^ulfunque ordinaire^ et agitant très souvent la masse. Gonibmé avec la potasse, il donne un sel neutre, en paillettes nacrées, ayant pour for* mule: S0^Kl>-fS0\G6^H«*+H=*0.

Quant au chlorhydrate de cétène, il se prépare facilement en mêlant dans une cornue, à-peu-près volumes égaux d'élhal et de perchlorure de pho.<iphore, l'un et l'autre eu fragmens. Bientôt une réaction vive se produit , et donne lieu à une grande quantité de gaz chlor-> hydrique. Que l'on chauli'e ensuite la cornue, on obtiendra du protochlorure de phosphore, puis du perchlorure , puis enfin le chîorhydate de cétène G^*Hs*,H'Ch». ( MM. Dumas et Péligot, Compte rendu Ses séances detAcad, des Se, avril i836, p. 4o3.)

Sur divers composes dérivés des carbures d'hydrogène.

1^ Dérivés du gaz olèfianu — ^ Li*8 corps qui s'obtiennent à l'aide du brome ou de l'iode et du gaz oléfiaitt , et qui ont été décrits sous le nom d'éthers brômé et iodé (ftaS*) , ]p(cuveut être regardés , de même ^œla liqueur des Hollandais, comme formés de volumes égacui des corps qui servent à les produire»

856 IDDmONS,

(M. Félix d'ÂTcet, JournaL tlnslitut, aonée i835, p. i5o. ^ "M. Regnault, Annales de Chimie et de Physique, lix , 358 et 367. )

Quoiqu'ils ne soient point altérés par la solution aqueuse de potasse, ces produits sont facilement décomposés par le même alcali dissous dans Talcool. A l'aide d'une douce chaleur, les éthers chloré et brômé laissent alors dégager un gaz, qui ne diflère du gaz olééant qu'en ce que le quart de l'hydrogène y est remplacé par une quantité équivalente de chlore ou de brome. Il se forme en même temps du chlorure ou du bromure de potassium et de l'eau. L'éther iodé donne lieu à une réaction plus compliquée , et tandis qu'il se distille une matière oléagineuse dont la composition paraît analogue à celle des gaz dont on vient de parler,, la majeure partie du gaz oléfiant se trouve reproduite.

M. Regnault regarde les nouvelles substances qu'il obtient de cette manière comme des composés de chlore, de brome, d'iode et d'un carbure d'hydrogène C*H*, qu'il a vainement essayé d'isoler. U le nomme aldehydêne , parce qu'on pourrait le considérer comme étant le radical de i'aldèhyde{Voy, l'article précédent). Enfin il admet l'existence de ces produits tout formés dans les matières d'oii on les extrait par l'action de la potasse, et représente celles-ci de la manière suivaotei H2Ch^+Ch^G»H• Chlorhydrate de chlorure d'aldéhydène , ou liqueur huileuse des Hollandais.

H'-^Bia+Br^G^H^ Bromhydrate de brômWre d'aldéhydène, ou éther

brôtné.

H^P-f P,C3H« lodure d'iodhydrate d'aldéhydène , ou éther iodé.

( Voyez les mémoires ci-dessus cités de M. Regnault et les observar tions de M. Laurent, Annales de Chimie et de Physique y LX, 326.)

2° Dérivés du quadricarhurc d' hydrogène , ou benzine. — Outre l'acide bcnzo-sulfurique (aii3), l'on obtient, en faisaut agir l'acide sulfiirique anhydre sur la benzine , une substance neutre que M. Mitscherlich désigne sous le nom de sulfo-benzide , et un second acide qui parait provenir d'une nouvelle réaction exercée par l'acide sulfarique sur la malière précédente, et qui sera l'objet d'une notice que M. ]Milsclirrlich doit bientôt publier,

La sulfo-benzide se précipite quand il verse beaucoup d'eau suc l'acide sulfurique. anhydre qui a été rais en contact avec la benzine ; ou Toblient pure en la lavant avec une petite quantité du même liquide, la dissolvant dans l'éther, et la laissant crisialliser.

Elle est incolore, inodore, très solubie dans l'alcool , l'éther et les acidos, très peu solubie dans l'eau et les solutions alcalines^ fusible à 100", et volatile vers le degré de la chaleur rouge obscure. Ce n'est qu'à la température oii elle commence à bouillir qu'elle peut êire décomposée par le chlore et le brome. L'azotate ou le chlorate de potasse mélangés avec elle, et soumis à l'action du feu , la laissent aisliller sans altération.

L'acide azotique fumant donne , avec la benzine , une malière toutà-fait analogue à la sulfo-benzide par ses propriétés, et qui peut être préparée de la même manière. Elle en aiffère surtout par sa plus grande volatilité; c'est k ai3° qu'elle entre en ébullilion. Elle a reçu le nom de nilro-hcîizide,

La formule de la sulfo-benzide est SO^G^^H'OzrSO^+Ca^H'^— H^O , et celle de la niiro-benzide , Az^OiC^^H'O^iWO^+G^H'^— H^O. Ces substances peuvent donc être comparées aux amides (25o4) ; et c'est là ce qu'est destinée à rappeler la fluaje de leurs noms, (Ann, de Chim, et de Phy4* yfv» 85.)

Dérivés de la naphtaline, <— > Gomme nous TaTOus déjà annoncé^ L'action du chlore sur la naphtaline donne lieu à une substance oléazineuse et à une substance cristalline. La première, d'après les nouvelles expériences de M. Laurent , est représentée dans sa composition par C^^ÏT^Ch* ; la seconde l'est par C^^'H" Gh^. Ces deux matièi es ont servi à en produire un assez grand nombre d'autres.

Distille-t-on le composé huileux avec de la potasse , il se transforme en une nouvelle huile qui a pour formule G^^H'^Ch^. Le composé solide, traité par la potasse en dissolution bouillante, se change en un autre ayant pour formule G^^H'^Gh^, et parla distillation seule , il cLonne un produit isomérique avec le précédent.

Celui-ci , exposé à la température ordinaire au contact du chlore ou âu brome, absorbe une certaine quantité de ces corps simples, et devient C^OH'^Gh^o ou C^0H^2Ch*Br«.

Enfin , soumet-on à Faction prolongée d'un courant de chlore l'un des composés précédens, ou la naphtaline elle-m'ênie , ou même les corps qui résultent de l'action du hràme sur elle , et dont nous allons paner tout-à-l'heure , il se dégage de l'acide chlorhydrique , et il se xbrme encore un composé particulier dont la formule est C*^H"Ch^.

Voici la nomenclature adoptée par M. Laurent pour ces diverses substances :

C«>H»6Gh♦=G40H»*eh^H2Gh^ Chlorhydrate de chloronaphtalase. C^^H^'Gh^, Ghloronaphtalase.

C*0H'«Gh8=G^0H'îGhSH*Gh*, Chlorhydrate de chloronaphtalèse. C*^H'^Gh*^, Chloronaphtalèse et para-chloronaphtalèse. C*0H»'-'Ch20=G*0H»2ChSCh'% Chlorure de chloronaphtalèse, ou per-

chloronaph i alèse .

^4ojji2cjj4g,.8 ^ Bromure de chloronaphtalèse. C*°H8Ch8, Cloronaphulose.

Les produits de l'action du brame sur la naphtaline sont beaucoup moins nombreux : on n'a pu obtenir qu'une matière huileuse correspondant au chloronaphtalase , qtti se forme en versant du brome sur un excès de naphtaline , ou bien une matière solide correspondant au chloronaphtalèse, et que l'on prépare en employant le bi ôuie en excès» Elles ont donc pour formule , savoir :

Le brtmionapAlalase j C^^H^^Br^.

Le branumapAlalêse, C^m^^Br*.

En présence core des compc

naphtalase G«>H*Az20*=:G*<>H«+Az^^ »^ ,

La première de ces deux formules assimilerait cette substance aux amides; la seconde la présente comme un aro^iï^ de 7iaphtalase, Ce uaphtalase (C^H'^0) paraît en effet susceptible d'être isolé, en distillant le nitro-naphtalase avec la chaux: il se produit d'ailleurs alors de la naphtaline et divers autres produits.

En continuant à faire agir l'acide azotique sur la nitro-naphlalase, elle perd encore 2 at. d'hydrogène , et devient nitro-naphtalèse C*0}Hr»2Az*O«=C♦0H^6+aAz^Ô'O2H>HG*<>H'=^O^aAz^O^

Le nitro-naphtalase et le nitro-naphtalèse sont solides, cristallisables , fusibles et volatils à une chaleur ménagée. Chauffés brusquement , ils se décomposent avec une sbrte d'explosion. Ils sont sans action sur les couleurs végétales.

Enfin avec le même acide, ; le chlorhydrate de chloro-naphtalès» donne encore un nouveau produit. C'est l'acide nitro-naphtaliqut ^

dont la formule C^H<0* représente Téquivalent. (Ann, de Ch, Hà Phy. LXî, II 3.)

4* Dérives de la parnnai hfaline, — La paranaphtaline pr^seotl TraisemlilablpnK^Tit , avec le chlore, le brdme, l'acide azotique, dei phénomènes analogues avec ceux que produit ta naphtaline ; mais etil n'a été soumise quâ quelques essais qui ont eu pour objet l'aclioÉ iju'exerce sur elle Vaciae azotique. M.Laurent a retiré, par sublimalio!, on produit qui en est résulté, une matière cristalline qui parait étn le paranapMaièse (G*<»H>«0*). [AnnaUs de Chimie et de Pkysipu^

XiX, S20. )

Vov. dans la Philosophie rhimiqiie ^^psige 488 de ce Toluine, etilfifi. de ci. et de Phys. , lxi, ii5, U J'héorie de M. Laurent sur des trauiformations de carbures d'hydrogène.

Sur la distiUafion de quelques matières organiques neutres mvee le chaux, et sûr la production de nouvelles substances jfyroqénf.es*

En distillant avec de la chiiux quelques matières organiques neor très , M. Ed. Freniy a obtenu iieû produits qui se rattacht^nt, soosle rapport de leur coiiiposiiion , aux substancrs dont ils provienuent^ par les mêmes relations que les acide» pyrogéAés (195^).

Le sucre , la gomme et l'amidon donnent alors ua Bsnnee k del'or^ ione etè une matière parîiculièie que l'auteur a noittmée ntetatèfenêf parce qu'elle ne diffère de l'acétone que par la perte d'tin demi'^atoiM d'eau.

Ou oblifnt facilement ces doux corps en mêlant intimement i p. de sucre et 8 p. de cliaux viye, plaçaut le tout dans. une .cornue qui en soit tout au plus à moitié n.iniifie, y adapiant un récipient, et Ift chauffant avec beaucoup de niénagemeni. L'ai étone et la otétacêtofie se condensent ensemble sdus forme d'un liquide oléagineux. On lei sépare au moyen de l'eau , r|ui dissifbt presque entièrement l'acétone et laisse la ntétatjétone. Celle-ri doit êire purific^e par plusieurs recti* fications, a{)ièH avoir été mise quelque temps en contact avec dii chloiure di^ calcium. C'est un liquide incolore , d'une odeur agréable, insoluble d^ns l'eau, soluble dans l'alcool eil'élher, se disiillautsauf altération à 84°.

On peut se n ndre compte de la transformation du sucre en acétone et mélacétone par les équations suivantes :

î C^*IIMO»'+5CaO=3(C^O^GaO)^-3(t^^O,C«0)^-3C6H^O acétone.

2G»*H-^0'^+i5CaO=6vC^O%GaOj+7ClPO,CaO;+iG»^H'«Ométa- •étone.

Le produit de la distillation d'un mélange de colophane et dt «baux est une huile assez complexe. En la rectifiant â une température qui ne dépasse pas i6o°, on obtient un résidu <|ui renf.*rme du goudron , et une huile qu« l'auteur a nommée rèsifiéine, et qui se produit encore en distillant la colophane seule: elle entre en ébulli* tion à plus de a5o*», et se représente par G*«H' cO=G^0H'':to^ - HO. Dans le récipient , on recueille un mélange de deux autres subsiancef nouvelles, qu'accompagne une certaine quantité d'essence de térébenbine, à moms que l'on n'ait ])ris la précaution de l'eipulsttr préalablement de la résine employée. Ges deux substances ont reçu le nom de résinone ei de resinéone -^ elles sont Tunè et l'autre liquides, insolublea dans l'eau , tioVubVei àsiu^ V«\twi\» \a y^'^^'^-'c^ wiut à 78*, «t

ADOmOHS. iK39

seconde à x48*. Poar lès isoler l^une (!e Tautre , on a recours â I« SiflR&rence de leurs points dVbuIIition. C^^'H'^O est la formule de Is inone, etC^H*'0 celle de la résinéone.

.Le camphre peui aussi donner lieu à une matière pyrogéuée, que '• Fremy a nommée camphrone. Elle se prépare en faisant passer de Bft T&peur de camphre sur de la chaux portée à la chaleur rouge ob^ Meure, et rectifiant le produit obtenu. C'est une huile légère, d'une ■idenr forte, toute différente de icefle du camphre. Elle est insoluble l'eau, et se dissout dans Téthef et l'alcool. Son point d'ébuilitioi» k 75». Sa formule est C«H**0=C«on*«0'-^H*0^

{ÀnnaieM àM Càimie ttdê Physique , lix, 5. |

Sur l'Amie fwlaiile (tuhnatre.

L/huile volatile d'ulmaire (gpirœa mimaria), entre les mainrde K» Pagenstechner et de M. Lowig, a fourni une s^-rif. retiiarq^iable de ^oropo^és qui indiquent un radical analogue- au benzojle. Ce radical ^C^^fi*^0^>a été iioiiuné spiroyie par M. Ldwig.

L'huile volatilo en rsl Thydracide, et se représente par C^^H'^O*, -+H-*. Arec Toxidn de cUivre , elle forme de l'eau et un spiroyiure ^4UJ0Q2 A.vec l«^ potassium , il y a dégagement d'hydrogène et pfH duction de spiroyiure do potassium.

Traitée par le chlore ei le brôme, c<*tte huile donne lieu à d»'s corn-

£osés solides, voJatjls, représentés par G2»H'PO*,Ch^ei G=^'H'«0*,Br'^ l'iodure de spiroyle s'obtient en distillant l'un des deux composés précédens avec l'iodure dc^ potassium.

EnHn l'acide azoti^o^, pourvu qu*'l ne soit pas trop concentré ni en «xoès, transforme l'huile, à une chaleur modérée, en un addn particulier qui paraît coitiposé con»m% l'indique la forinule C^*n'®0',0*.

L'huile volatile d'ulin-iire ou a^idc hydro-spir>>yUqne se prépare en csbaallant avfn: de l'eau d»u<t un appareil disiillaioirn les Heurs du spir«em vimarta, lirrètant l'opération lorsqu'un volmne de li'fuide égal à delmi des tlears est passé dans le récipient, et distillant de nouveau eetle liqueur de mauière à n'en retirer que ^ euviron. On obtient alors une solution ai)ueuse concentrée de l'huile, et une petite quantité d'huile elle-même , qu'il ne reste plus qu'à primer d'eau par le chlorure d'î calciuru et une deruière rectification. ( Journ. de Pharm*', XXII, 189.) '

Sur le benzoyle et la benzimide»

£n soumettant à un courant de chlore le benzoïne en fusion, H. Laurent en a séparé de l'hydrogène à l'état de gaz chlorhydrique, et en a extrait un corps qui possède la composition du benzoyle ^a8|jiOQ2 ^ mais qui ne présente point les réactions que l'on doit s'at*» tendre à trouver dans ce radical : car il ne se combine point avec le chlore, le brôme, etc. Toutefois, chauti'é avec une dissolution alcoo* liaue dépotasse, il donne lieu à du beuzoate de cette base. Il est solide, légèrement jaunâtre ou incolore, inodore, insipide , fusible et volatil sans décomposition, insoluble dans l'eau, très solubie dans l'alcool etTéther.

Dans plusieurs essences d'amandes amères du commerce, M. Laurent a trouvé une matière particulière qu'il a nommée hemimide^ et qui a pour formule G*»H*'0*Aï=C=^H*<>0'-|-A2H[3— H^O.

reste

Pour l'obtenir, on sonniet a la distillation l'essence brûle qui la contient, jusqu'à ce aue sou point d'ébullition s'élève à aoo% et l'on traite par l'alcool froid l'huile brune qui reste dans la cornue. H laisse pour résidu la benzinide.

Cette substance e$t blancbe, inodore, insoluble dans l'eau, très peu soluble dans l'alcool et l'éther bouillans , fusible et volatile sans altération. L'acide chlorhydrique la dissout, à l'aide de l'ébullition: elle n'en est point séparée par l'eau ni par l'ammoniaque. L'acide azotique et l'alcool, chauffés avec elle, donnent lien à de l'éther azotique. " l'hydrate de potasse la transforme & chaud , en acide benzoïque qui

este combiné avec l'oxide alcalin , et en ammoniaque qui se dégage. ^AmiaUs de Chimie et de Phytique^ lix , 697 , et i^, 2i5.]

Sur Vktfârohenzamiâê,

En abandonnant à un contact prolongé l'ammoniaque licpiide et l'hydrure de benzoyle, on obtient une substance incolore, cristallinei insoluble dans l'eau^ mais soluble dans l'alcool et l'éther. Traitée par les acides, elle donne lieu à un sel ammoniacal et à de l'hydrurede benzoyle.

Sa formule est C^^H'Az ou C=»H'2Azi=C?8H'<>(P,H*tAzïH*- Hi[^. (M. Laurent, Joum. ÛlnsUiut^ i836, n. 160.)

Sur la matière opalisanie*

Depuis long- temps, on a fait l'observation que difierens végétaux traités par l'eau chaude donnent une teinture qui paraît jaune, lorsque la lumière la traverse, et violette ou bleue, lorsque celle-ci est réfléchie, c'esi-à-dire qui est d'une dqi^le couleur, ou, comme on a coutume de le dire, opaline.

Elle a été obtenue par M. Trommsdorff, sous forme de poudre ou d'aiguilles cristallines, blanches, très déliées. L'eau en dissout >-, à

100", et seulement -i- , à 10° : la solution froide a un léger reflel

bleu, qui, en y ajoutant de l'eau de puits, devient d'un beau bleu céleste. Une partie de madère opalisante sufHt poor rendre opaline plus de x,ôooooo parties d'eaux, {Journal l^ Institut, année 1 835, n« iSy.}

TABLE GÉNÉRALE

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