‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 3)Chapitre 156 sur 164 · CLASSIFICATION DES COEPS. BIS · texte numérisé non relu

CLASSIFICATION DES COEPS. BIS

* Reiiiârquons d'abord que la classification par familles n'est possible , qu'autant qu'un certain nombre de celles-ci sont d^jà très nettement indiquées par l'ensemble des caractères observés dans les corps qu'il s'agit de classer. ' Mais, dès qu'il est évident qu'un certain nombre de corp9 se ressemblent, et que d'autres s'éloignent, on peut chercher i démêler quels sont les caractères communs aux corps anar logues et fixer leur valeur relative.

Ainsi (es familles doivent se former, ipso/actOj pour la plupart, et doivent être admises comme par acclamation , pour qu'on puisse compter sur les caractères qu'on en tire. Tant que la science n'en est pas à ce point qu'on puisse classer par lamilles la majeure partie des êtres qu'elle étudie, il n'y a guère espoir d une véritable classification naturelle.

C'est pour avoir méconnu la marche des sciences naturellr.s' clans la composition de la classification par familles, que le» savans qui ont essayé jusqu'ici de classer les corps simples par famille ont échoué dans leur tentative.

M. Ampère le premier, dans un mémoire très étendu , a exposé en 1816 les bases d'une classification naturelle de» lïorps. Il s'est livré, à ce sujet, à des aperçus qui ont sou^ Tent été confirniés par une expérience ultérieure; mais on peut reprocher à M. Ampère d'avoir cherché à composer les familles , d'avoir essayé de classer et de réunir les corps ^ en s'appuyant sur des rapprochemens plus ou moin9 ' discutables. Cette tâche surpasse peut-être le pouvoir de Tintelligence humaine. Il fallait attendre que les familles fussent formées, et que, se dessinant clairement par l'étude déjà accomplie des caractères de détails , il n'y eût qu'à fixer la valeur relative des propriétés sur lesquelles la classification pouvait «'appuyer.

Toute la contexture du mémoire de M. Ampère repose sur une pensée positivement contraire à celle que l'on veut établir ici, relativement à la marche à suivre dans la classification na«> turelle des corps. En effet , il établit d'abord des classes , ^pui» des familles, puis des genres, tandis qu'il aurait fallu chercher a'il était réellement possible de grouper les corps simples par,

Îenres, et assurer les limites de ceux-ci, avant de remonter à I formation des familles et à celle des classes. Faute d'avoir. pris cette marche, ou pour avoir essayé il y a vingt ans ce qui est encore impossible aujourd'hui , M . Ampère s'est exposé à' regarder commemiaturelie une classification vraiment artifi-^ ciellc des corps.

Il distingue les corps en deux classes, qu'il appelle giskzol^tfifv et métaux proprement dits. Lesgaio\^Ve& ^xiX \i^%c»rç*^K^xw^^

Tellure, Sélénium, Soufre, Oxigcue,

SOI

xoo.

Azote,

Phosphore,

Arsenic.

S 16 PHILOSOPHIE CHIMIQIÏË.

C'est ainsi que l'on est condiiît à adopter pour les com simples non métalliques la classification' suivante : <

789 Iode.

489 Riômc.

ail (.hlorc.

117 Fluor.

Hydrogèii«\ 33 Carbone.

i3G Bore.

377 Silicium.

/i'io Zirconium.

On a rangé dans chacun de ces groupes les corps setou* leur affinité pour Thydrogène; et il est à remarquer quï mesure que cette affinité augmente le poids atomique du coips diminue. Comme cette circonstance se reproduit dans tous^ elle ne saurait être fortuite.

Il est à remarquer de plus qu'à mesure que le poids atomique augmente et que Taffinité pour l'hydrogène diminue, le corps prend de plus en plus le caractère métallique, tellement que certains d'entre ceux qui occupent les derniers rangs, comme le tellure, l'arsenic , le zirconii^m ont été confondus avec les métaux eux -mômes.

D'où il faut conclure peut-être que ce serait avec raîson qu'on réunirait les corps précédens aux métaux dans la classification naturelle, puisqu'on passe des coi-psnon métalliqued aux métaux par une nuance insensible.

A ces caractères s*en ajoutent d'autres qui sont tirés des combinaisons de divers corps.

Ainsi, le fluor, lechlore, le brome, l'iode forment avecThydrogène des acides gazeux énergiques et fumans à lair. Deux volumes d'hydrogène et deux volumes de chacun de ces corpa en font quatre d'acide. Il n'y a donc pas condensation.

L'oxigène, le soufre, le sélénium, le tellure produisent avec l'hydrogène des composés très faiblement acides ou même indifférens. Deux volumes d'hydrogène unis à l'autre corps ne forment que deux volumes du composé, ce qui revient à dire

drogène unis à l'autre corps en font quatre du composé ; ce qui revient à dire que dans celui-ci le corps électro-négatif se condense tout entier, et qu'en outre l'hydrogène lui-même te condense dans le rapport de 3 à a.

Le carbone, qm seul parmi les corps auquel on le compare» â ^té combiné avec Y\\'3ato«<bTi^,'ç%x^\\Ytoduice de préférencf

GLASSIFICiLTION DES CORPS. 517

des combinaisons qui jouent aussi le rôle de base, et dans lesquelles l'hyclrogène se condenstî plus ou moins, et souvent beaucoup plus que dans le cas précédenl.

Ainsi, parmi les caractères nombreux qui sont communs aux corps qui composent chacun de ses quatre groupes, ceux -que Ton lire de leurs compositions hydrogénées offrent une netteté qui les rend préférables à tous les autres, quand il s'agit de justifier la classification adoptée. Ceci posé, M. Dumas observe que si, au lieu de classer ces corps comme on l'a fait plus haut, on les dispose dans un ordre inverse , c'est-à-dire «n mettant près de Thydrogène ceux qui ont le plus de ressemblance avec ce corps ou le moins d'a/Hnitc pour lui , on •obtient le tableau suivant :

Fluor. Oxigènc.

Chlore. Soulre.

Brome. Sélénium.

Iode, Tellure.

Hydrogèue.

ZircoDiam.

Silicium. Arsenic.

Bure. Phosphore*

Carbone. Azote.

dans lequel il est évident qu'à mesure que le corps perd de son affinité pour l'hydrogène , il acquiert le caractère métallique. Or, on sait que les corps qui se ressemblent le plus .«ont ceux qui ont le moins de tendance à se combiner, et M. Dumas arrive enfin à conclure que l'hydrogène n'est prcbablement pas autre chose qu'un métal gazeux, ce qui s'accorde d'ailleurs avec des considérations d*une autre nature et ce 4]ui conduit à confondre l'hydrogène avec les métaux les plus électro-positifs.

Nous pouvons donc dire en définitive avec M. Dumas : La lase de la classification des corps pr^cédens consiste à réunir ceux qui se ressemblent par la nature y les proportions et le mode de condensation de leurs combinaisons avec V hydrogène.

On peut penser avec beaucoup de vraisemblance qu'en tenant compte de la nature, des proportions et de la condenjsation, on fait intervenir toutes les propriétés fondamentales .des corpsy ce qui est l'objet de la méthode naturelle. On remarquera que l'affinité pour l'hydrogène n'intervient que pour dasser les corps dans cnaque groupe, et non pas comme caractère fondamental. On remarquera aussi que le poids atomique paraît avoir une importance du même ordre , et que c^est tout au plus si Ton peut assigner une valeur égale à l'asjptct métallique. On ne manquera ]jas d'obsccvec c^^ l'<ltj^

BIM PHILOSOPHIE CHIMIQUB.

solide, liquide ou gazeux du corps est nu caractère na* Ii'iir antuiic*

Voll.'i ronimciitla discussion des caractères de ces poM coixiiiit M. Dumas a f'tablir rimportance descaraclètesoi- DiiciurN dtîi rorps. An la manière suivante :

r' LVtat «lu corps, son aspect, sa faculté conductricefb ou nîoiiis t^raiidc pour l'étcclricité ou la chaleur, son joi £ilonnr|ue plus ou moins rlcvésont des proprit-ti's 5p»'"ci6t|B

2" L(i nature du composé hydrogène, ses proportiouii rondcn •talion sont des caractères génériques.

Kl pour prouver combien ces derniers caractères sont ioJ^ pendaiîs, en eil'et, des propriétés spécifiques du lorps, ilallde ra|>piler le cyanogène, que personne n'hésiterait à pkF ccr à côté «le Tiode, et qui pourtant, comme corps comp» ne saurail l'ire com[)aré à un corps élt'in«^nlaire, en loutccd c«jiicerne les propriél»'s physiques, quoiqu'il joue lemî r(jl«' (ju'eux. daus tous les phénomènes chimiques.

Ainr>i, M. Dumas propose de réunir dans le mèmegrow on îjinrc, les cor|)S si m pies ou conipo^és qui formeu! avecIV drcjjèiic des composés de même naturo, renfermant lesît' iiK n'> «Kiîis 1rs luènies proportions et avec le même moclei condi n^ation.

Dans chacjuc gronpo, il rapproche ou éloigne les corps fr près leurs caractères physiques ouleurafHnité pourl'hydrc^a

Mais celle méthode ne doune en définitive qu'une dassî cal ion ap|>lica!)!e à i6 corj)s, et dans ce nombre mèfiie^iU a trois (jui ne sont classés «jue par Tanalcj^ie. Il fallait trou' J^' inovciith classer les autres.

M. Dumas, réfléchissant que la classification d(»s corpspr^ cédtns se fait très hien «n considérant les propriétés et lac* deiisalion des produits qui résultent de leur union avec fr droiièiic, a été conduit à penser qu'il fallait consi(l<Ter pû^ les ;tiitre^ éiéniens h s produits qu'ils forment en s'unis»* avec ini coi j»s gazeux et capable de produire dos conibiuaiso*| volai i.'es d«;nt la conthnsalion pût être étudiée. j

Le \ hiore elhs chlorures mélalli(|ues remplissent ces coniilions dans un assez ^rand nombre de cas, pour qu'il soit pet' mis d\spérer qu'une étudeallentive delà densité desv.ip'DP i\vs principaux chlorures volatils viendra répandre une^^\ lumière sur cette iniporiante question. I

JNYvst-il pas remanjuahle, en effet, que l'étain et le titaK produisent des chlorures liquides et fumans, dans la vapetB desi|uels 2 volumes de chlore se condensent en un seuU^o''^ comme on le voit dans le chloru»" 'um auquel il'^

semblent tant? Si, guidé par c< V^^^ réunissait*

CLASSinCATION DES CORPS. 819

ilîcîum , le titane, rctaîn et le eolombîum, se seraît-on bien

'loîgné des idées que donne sur leur affinité naturelle l'en-

embie des combinaisons de ces corps ? Il suffit de comparer

^a acides silicique, tîtanique, stannique et colombique pour

^ëpondre à ces questions.

On voit de plus que ce seul exemple prouverait déjà que la ^lature n'a pas voulu séparer Its corps métalliques et non mé- ^lliques, et qu'à plus forte raison elle n'a pas séparé les métaux )>lancsdes métaux colorés, puisque la réunion du silicium, de l'étain et du titane nous paraît naturelle et fondée.

Ces considérations gagneront en autorité , si nous rappelons qu'il existe une connexion évidente entre le soufre , le eélénium, le tellure et le chrome ou le vanadium, qui, à leur 'Cour, ne peuvent être éloignés du molybdène et de tungstène. Enfin, pour borner ces citations, ne suffirait-il pas de con- «dérer les rapports des acides manganique et sulfurique, des acides liyper-manganique et hyper-chlorique, pourconipren- <lre que la distinction dfs métaux et des métalloïdes doit dis- -paraître? Car ici, le même métal nous présente à la-fois des <:aractères tellement analogues à ceux du sOufre et à ceux du «blore, qu'on demeure convaincu qu'il do:t se réunir à ces corps 4i'une manière intime.

Prenant ainsi en considération tous les caractères connus Jes élémens, mais seulement en ce qui concerne la nature, les proportions et le mode de condensation de leurs composés, on pourrait plus tard, hasarder une classification des corps en Jamilles. Il en est qui déjà se dessinent d'elles-mêmes, qui semblent fort naturelles et qui expriment des rapprochemens 5ur les<|uels même tout le monde est d'accord.

Mais d'un autre côté , les chimistes qui ont essayé de grouper tous les corps, ont formé des familles qui offrent des associations qu'on doit considérer comme hasardées. Si nous Toulions les imiter, nous tomberions dans le même inconvénient. Nous avons eu pour but de prouver qu'il n'est pas possible d'établir un système complet et arrêté de familles naturelles dans l'état actuel de la science, quoiqu'on puisse déjà se faire une idée juste de la marche à suivre pour y arriver. C'est cette marche que nous avons surtout voulu mettre en évidence.

Sur U fluor.

*' Le fluor ne peut être recueilli dans le caoutchouc: cette substance €it attaquée et il se produit de Tacide fluorhvdrique. {M. Àîmég Ann. àê Ch. fi de Phys., L V, 443.;

Insiruciùm eut la chlorotnétriê.

Des divers procédés que propose M. Gay-Lussac pour déterminer la râleur des chlorures 'aoxides du commerce, celui auquel il donne ]a préférence consiste à verser peu-à-peu, au moyen d'une burette graduée y une dissolution titrée du produit à essayer , sur une quantité déterminée d'acide arsénieux dissoute dans TacicCe cblorhydrique, jus-* qu'à ce que tout Tacide arsénieux soit passé k l'état d'acide arsénique. La valeur du composé chloruré est en raison inverse de la quantité

tion d'une nouvelle goutte de la dissolution d'indigo. (Voy. U ménoire même, Ann, de Ch. et de PAyt., LX, sa5.)

Sur ies phosphures d'hydrogène.

La composition du gaz phosphure d'hydrogène qui s'enflamme spontanément à l'air a été dans ces derniers temps l'objet de diverse» recherches. Elles ont conduit k des résultats dili'érena les chimistes qui s'en sont occupés.

M. Henri Rose {Ann. de Ch. et de Phys.^ LT, B) regarde comme isomériques le phosphure gazeux d'hydrogène spontanément inllamma* ble et celui qui ne s'enflamme k l'air qu^ l'aicie de la chaleur. L'ana-«lyse directe des deux gaz; l'identité des composés qu'ils forment avec ks chlorures métalliques, celui de titane, par exemple; l'in*

t>ure, de l'acide chlorhydrique , de la potasse en liqueur, et des car-* sonates solubles ; tels s(»nt les faits principaux sur lesquels repose 1% manière de voir de M. H. Rose.

Une opinion toute différente vient, d'être émise par M. Leverrief (Ann. de Ch, et de Phys.,LX, i^SJ. D'smrès lui, le gaz phosphure d'hy drogène spontanément intlammable, devrait cette propriété à une pe* tite quantité de phosphure PH"^ qui s'y trouverait méfancé. Ce serait ce phosphure PH'' qui produirai^ la dijpât» remarqué depuii long*

temps dans Ips cloches oh l'on abandonne à luî-mÀme le gaz spontanémeiil intlammable, et que M. Rose attribue à du phosphore entniioéà réiMt de vapeur par le produit gazeux au moment de sa préparation. ^ ' ' ' ..... particulier, repré-

ae se dissoudrait ni uaiis M. v.«u M.K X.»..» . «.^w^.. , ^«.. , ^ .»w ^^^ ^. — wjphère d'acide carbonique, ne se décomposerait en ses principes constituans qu'à une température de 176°, et qui supporterait au contact de l'air une cha* leur de i/\o* sans s'altérer et sans devenir lumineux dans robscarité.

Sur l* acide phospAorique et les phosphates.

Voyez ce qui en a été dit dans la philosophie chimique (3j83}j etlt ménioire de M. Graham. (Ann, de Ch» et de Phys.^ i«vuf, 88.)

Azottire de phosphore,

M. H. Rose a produit ce corps en chauffant an rouge, k l'abri da contact de l'air, le composé qui résulte de l'action du gaz ammoniac sec sur le protochlorure de phosphore. Il peut encore être obtenu, suivant MM. Liebig et Wœhler, avec le perchiomre de phosphore salure du luème ^az.

L'nzoture de phosphore se présente sous la forme d'une poudre blanche, légère, insoluble dans l'eau. Il supporte le degré de la chaleur rouge, sans se volatiliser ni se fondre, et sans éprouver aucune espèce d'aliératioii, à moins que l'air n'iutervenne et ne produ^ di l'iti'ide phosphoriqiie. Le gaz chlorhydrique, le soufre et mèM le chlore, \fs dissolutions alcalines, la plupart des acides sont sans action sur lui. Mais il est décomposé par le gaz hj^drogène, à la chaleur Tougp, avec production de phosphore libre et d ammoniaque. A la mèine température, le gaz sutt'hydrique le transfi)rme en d'autres produits doni la nature n'est pas connue. Enfin les hydrates dépotasse et de soude fondus avec lui, eu dégagent de l'ammoniaque et passent k l'état de phosptiates.

Il y a pour l'ormule Az^P.

Voyez Ann. de Ch, et de Phys,^ LIV^ «76 et IK//, ^2&,

De la liquéfaction et de la solidification de Vacide carbonique*

En plaçant du bi-carbonate de soude au fond d'un appareil analogue à U marmite de papin et muni inférieure ment d'un robinet, altaciiani ensuite à la partie supérieure un ballon rempli d'acide sulforique, puis renversant l'appareil soigneubemeni fermé, de manière ii bri.ser le vase de verre et à faire agir l acide sur le bi-carbouate sans permettre à l'acide carbonique de se dégager, M.Thilorier a pu obtenir en grande quantité ce gaz liquéfié, et en étudier facilement les propriétés.

C'est, suivant M. Thilorier, le plus dilatable de loua les corps con* nus , puisque de o à 3o^ , sa dilatation est presque quadruple de celle qu'é|)rouveni les gaz, entre les mêmes limites de température. Sa den** »ilé pas?>e alors de o,83 à 0,60. A — ao", elle est égale à 0,90.

La force élastique do sa vapeur est de 36 aimosph'ères à o*, et de 7$ atmosphères à 3o°. Cette vapeur occupe, dans le premier Cas, un»

Ï>ace fa foiti aussi grand que celui du liquide dont elle provient, etdatf e deuxième cas, un espace qui n'est que le triple de celui du liquidff ijui l'a produite mesuré çaire\VVeiti«avV o* •

En s'échappant sons forme de jet, l'acide carbonique liquide passe «nH8ii6t en grande partie à l'état aériformè, et absorbe, pour subir cm changement d'état, une quantité de calorique si considérable qu'une autre portion se solidifie, ainsi que l'ont remarqué pour la prpmière fiÉÊÊies commissaires de l'Académie. L'acide devenu solide se dépose soffi forme de Uocons blancs, qui conservent cet état à l'air libre pendant quelques minutes, et qui, places dans un flacon fermé, pro<luispnt 'Bientôt une explosion, en se convertissant en gaz. La température qui produit la solidification dé l'acide carbonique peut être évaluée à environ loo*' au-dessous de o*.

L'acide carbonique liquide ne se mêle point à l'eau, ni aux huiler

grasses. Il est au contraire miscible en toutes proportions avec l'éiher,

'l'alcool , l'huile de naphte, l'essence de thérébenihiiie et le sulfure

de carbone. Il est décomposé par le potassium avec effervescence, et

n'eierce aucune action sur le fer, le zioc, Tétain. {Ann, de Ch, «I d€

De V action du bi-oxide â^ azote sur l'acide sulfureux et les sulfites.

Le bi-oxide d'azote et l'acide sulfureux ne peuvent coexis^r longtemps en présence d'une petite quantité d'eau : ils disparaissent peu-à- ^eu et se converiinsent en acide sult'urique et protoxide d'azote.

Le sulfite d'ammoniaque en dissolution exerce, à la rempéraiure ordinaire, sur le bi-oxide d'azote la même action que l'acide sulfureux; •lie est même beaucoup plus rapide.

Mais la dissolution est-elle maintenue à un degré de froid voisin de son point de son cougélatiou, ou bien mêlée avec 5 à 6 fois son volume d'ammoiûaque liquide? Les résultats sont tout differeus, et l'on voit se former un grand nombre de crislnux, dont la composition peut être représentée par du sulfite d'ammoniaque et du bi-oxide d'azote. Pour les conserver, il faut se hâter de les laver avec de l'ammoniaque préalablement refroidie, et de les dessécher à la température ordinaire.

Le bi-oxide d'azote produit des composés semblables a\ec les sulfites de potasse et de soude. Celui que l'on obtient avec le sulfite de potasse est le plus stable, et se prépare sans difficulté. On le ]>urifie en le dissrdvant dans l'eau bouillante, laissant refroidir la liqueur qui l'abandonne alors en grande partie sous forme de cristaux, et la- Tant ensuite ceux-ci avec de l'eau très froide.

M.Pf louze, à qui sont dues ces observations, admet dans les sels dont sous venons d'iudiquer le mode de préparation, un acide particulier qu'il appelle nitrosulfarique, et qu'il a vainement es.-a^^é d'isoler. A l'état de lib. rté, sa foi^nule serait Az»SO*=SO=*+Azî C»2ou SO^-f-Az'^O.

Les trois nitrosulfates connus sont crisiatlisahles , soluhles dani eau, sans action sur les couleurs végétales. Leur saveur est toute diHérente de celle des sulfites.

^ Celui d'ammoniaque se détruit peu-à-peu à l'air libre en s'effleurissant : du protoxiae d'azote se dégage, et il reste du suif» te d'ammoniaque. Dissous dans l'eau , sa décomposition est beaucoup plue iMpide , et donne d'ailleurs les mêmes produits. A o**, elle se manifeste dt'jà • k 4^"^ elle est tumultueuse. L'ammoniaque libre la rend beaucoup plus lente Le platine en éponge, l'oxide d'arg(*nt, l'argent, le charbon en poudre la déterminent au contraire immédiatement^ bien qu'ils n^éoroavent eux-mêmes aatmie altération. Les dissolaliuui salines dargent, de mercure, de plomb, etc.) Terséet daua «alU

iSt4 ADDITIONS.

du nitrnsulfate d'ammoniaque y occasiounent de même, auuitôt tpi«i leur adiiition, un dégageineut de proloxide d'azote et la production

d'un flulfjilc.

Le nitrosulfate de potasse ne se décompose quft par une chaleur d'environ itiu", ei se tranifnrnic en sulfite et en bi- oxide d'azoteJj^u Isouillante ne Ta l'ère que fiiible.ineut. Les acides en dégagent doHotoxide d'uzute. Il en esi de inèuie de l'éponge de platine, de Voxidt d'arj^enty du ciiiururc diibariuin, de l'acétate de plomb, du sulfate dt cuiyre, qui du resie n'agissent que fort leutemeut sur lui. Il ne décolore ni le sulfate rouge de manganèse , ni la dissulutiou d'indigo dans l'acide sulfurique. L'eau de baryte n'y produit aucun, pïi» cipité. Ce sont sunout ces dernières propriétés qui ont détenaini l'auteur à faire un genre de sels à parlde ces sortes ae composés. [Ànr nales deCh, tidePhys. , lx^ i61.)

Sur l aeide ehioreux.

L'acide particulier, soupçonné dans les produits connus communément sous le nom de chiorttres de chaux , de poiaeee, de soude gtiink isolé récemment par M. Balard.

Sa cctfiposition n'est pas telle que M. Soubeiran avait été conduit i le présumer (if>07) ; elle est au contraire la même que celle qui a été attribuée au protoxide de chlore, dont l'existence est aujourd'hui plm que douteuse. Il correspond donc an protoxide d'azote, et de plus présente le môme mode de condeubaiion. A^insi , en comparant les combinaisons oxigéiiées du chlore et de l'azote, on a les deux séries euivantcs :

Ch^O ac. chlonuxoupluiôiLjfpo-chlor.* Ai'O protox. d'azote.

Cli^O^ inconnu Az^O^ bi-oxide d'azote.

Cii^O^ incoumi Az^O' ac. azoteux.

Ch^O* o\.dc chl. ou plut. ac. liypo-chlor.*. Az^O* ac. hypo-azotiqae-

Ch O ac. chlorique Az^O^ ac. azotique.

ClvO^ ac. liy|er-t:hlorique Az^O^ inconnu.

L'acide chloreut ou hypo»cliloreux est un gaz d'un jaune un peu plus foncé que le chlore, doni Todeur vive et pénétrante se rapproche de celle <le ce il*')ni<>r corps. Une température un peu élevée en sépare le» élémeiis avec explosion et dégagement d'une vive lumière. Les rayons solaires ledétruisc^nienquelquis minutes s.ms détonation; mais une lumière iiiU'use pt^u intense ne l'altère pas sensiblement.

L'hydrogène ne le décompose qu'à l'aide de la chaleur. Le chat bon le faii détoner immédiatement, à froid, avec production de chlore, d'oxigène, et d'une petite quantité d'acide carbonique. Le soufre, le sélénium, le phosphore, l'arhenic, en contact avec le gaz chloreux, à la température ordinaire, donnent également lieu à une détonation, en même temps qu'a un vif dégagement de chaleur, et produisent des acides et des chloiures, plus une certaine quaniité de chlore libre, mêlé d'un peu d'ovitène. Avec le brome et l'iode, la dcconiposition de l'acide i-hlojeux s'op:'!re avec Icnieur : il en résulte de l'acide bro* mique ou de l'acide io(t"uie, et du chlorure du biôme ou d'iode. La plupart des métaux en absorbent à-la-i'ois le chlore et l'oxigène; Is réaction de plusieurs d'entre eux le fait même détoner. Son absorption par le mercure est complète ; le môial passe à l'état de bi-oxido-cblorore*

Le gaz acide chloreux e«l dt^com^oxé ^ar un (^raud nombre de gasv

fâ944)> «oùYcnt avec détonation et production de lumière. On se rendra compte aisément des produits ae son HCli'>«i sur l«« corps composés, d'après ce qui vient d'èire dit sur les phénomènes qu'il présente «vec les corps simples.

L'eau le dissout abondamment. La dissolution est très difOcile à conierver, surtout lorsqu'elle est concentrée. Même à la lempératuri» ordinaire, elle laisse dégager des bulles de chlon*, ci il se forme db Tacide chlorique. Une douce chaleur accélère la déconiposiiion ; toutefois, à loo® elle n'est encore que partielle.

D'ailleurs la solution de l'acide chlorpux possède des propriété» analogues à celles qui appartiennent au gnz iui-mênie ; elle agit surtout comme oxidant.

La meilleure manière de préparer l'acide chloreux consiste à verser, dans des flacons remplis de g«z chlore, du bi-oxide de mercure délayé dans environ douze fois son poids d'eau. En les agitant, le gav est facilement absorbé, et donne Heu à du bi-oxido-chlorure de mercure insoluble et à de l'acide chloreux qui reste en dissolution. Oa jette le tout sur un filtre, et l'on distille la liqueur dans le vide. On obtient ainsi de l'acide chloreux faible, qui peut être amené k un état de concentration plus grand, en soumettant les premiers produits à une nouvelle distillation.

. S'agit-il ensuite d'obtenir le gaz cbloreux?Il faut introduire, dan» une cloche pleine de mercure et renversée, environ -5^ ^^ son vo- Inme de la dissolution concentrée du gaz acide, puis y f^iire passer peu-à-peu des fragmens d'azotate de chaux desséché. Ce sel, s'empa* rant de l'eau pour se dissoudre, en chasse le gaz qu'elle retenait; et celui-ci, se plaçant au-dessus du liquide, et se ti*ouvant ainsi éloigné du mercure, peut se conserver très iong^temps. (Ann, de Ch. et dû Phys., LVU, aa5. )

* Sur les eomhtnaùons de l'ammoniaque sèche avec les acides sul/urf^

que et sulfureux anhydres.

En se combinant aux acides sulfurique et sulfureux , stns le con* cours de l'eau, l'ammoniaque donne lieu à des produits très diiférena des sulfates et sulfites hydratés. Les composés qui en résultent peuvent être neutres ou acides : ils ont été étudiés récemment par M. 11. Rose^ qui d'est principalement occupé de l'examen des premiers.

Le sulfate annydre d'ammoniaaue s'otfrc sous forme d'une poudre blanche, inaltérable à l'air, dont la saveur est amère comme celle du sulfate -hydraté. Il se dissout dans l'eau, à la température ordinaire, et dans l'acide sulfurique concentré, à l'aide de la chaleur ; il est, au contraire, insoluble dans l'alcool. D'ailleurs, ces trois liquides ne lui font subir aucune altération.

Sa dissolution aqueuse laisse dégager de l'ammoniaque ou du carbonate d'ammoniaque, eu y. ajoutant de la potasse caustique ou du carbonate de potasse. Mais si, au contraire, on broie le sulfate pulvérulent avec du carbonate de chaux ou de baryte bien desséché, aucun dégagement ne se manifeste : pour le produire, il est nécessaire de mouiller le mélange.

Dans son contact avec les solutions salines de chaux, destrontlanc €t de baryte, le sulfate anhvdre d'ammoniaque se comporte encore tout autrement que le sulfate hydraté. En efiet avec les sels des deux premières basesj sa dissolution ne donne aucun précipité è froidp

une ADDmo!vs.

cl c#lui qu« Im mIi de baryte y drtermîneiit ne rrpicMBte qa'i

|)«f ii«; {i;ini«i «le i'acUie ftoifurique aoi â l'ammoniaqae.

Iju tf^ti*, I» rirconipositioD par le fea du sulfate aiihydrv s'opère dt

la iriLiri'- imtTi'it: e f(ue r.cUo. du suifaip hydraté.

Jjt' uuA'.if. ai.lijkiire d'ammoiiiar^ue forme des crîsflanx étnilcs d'sn r'iii'/c-jiititi^. riiii, ripoFf's il l'air, eu attirant riiumidiié, jaunisiest et (ifiii^f-nt |»ai tofuhr'f «•n d<^.iiqup8ceucp. LVau les dissout STec facH Il II*, ha îK|ijf:ury d'^fboid d'un jauue-pâle, se décolore au hout de r|ii"l'{ii'f tfi:i)'H, f;t iaisMr déposer à la longue un peu de soufre. Os oh^nr; In rnôiiie dépôt en dissolvant le produit ^DGienneroent prép^n';. D'stWU'urn, conservé, en disfaolulion, ce sslse cbange peu-à-pei en ftultMte M l'U liyp^i-sulfiUf.

L'ui.uiti clilorliydriqun, sjouté à sa dissolution, y occasionne na Aé^i^H^i'îitfui d'ai.ide sulfureux , et lui donne une teinte rougeâtre, qii:iM(l «'Itn est convôiiableinenl concentrée. En la portant à t'ébulliiicn , du feoulift he. préripite, et il se forme à-la-fois de l'acide suifsreux f;i de Tiicide ftuifur.que. On obtient encore les mêmes rêsultali Bpi(:H r.idditiondf^ la pota&se caustique, qui y développe une odeur annioniric:il(% i ouiefois, si une dissolution étendue du sulfite est maisliîniie vu ('l)iilliiion pendant long-temps avec un excès de potasse, puis saliirri! |>ar l'acKlt» clilorhydri(|ue après sou refroidissement, la pr»* duc.tion fin g.'iz Aulfurr;uv n'est accompagnée d'aucun dépôt de soufre.

Li; siiKiir «rainmoniaque anhydre, dl^sousdan8 l'eau, se comporte conitnc li'S hy|iOsul(it('S avec l'ttzoïale d'urgent, le perchlorure de mercnrf et le huif<«ie de cui%rc. La chaleur de i'ébuUilion donne lieuèdcs sulfiircK «|ui t*o précipilcnt.

On voit, cl'ii|)rèii ce qui prérède, que les composés dont on vient de parliM' pfMivtMii <';!!<>, sons beaucoup de rapports, assimilts aux mrnides. [Juurird l'Inslihil, iiuiive i834, n® 7^ et 89.)

Des f'Ciiiliînaisons du rhrôme avec le chlore ci le fluor.

!)':ip? »'s Irs rvpériencpa dr» M. II. Rose (Aniu de Ch. et de Phys.yJja^ ^\\)y IcN cdips vohilils (pte l'on ol)ti(>nl ru (léc()jnpos<<nt ])ar l'acide sutnijup les rliitiin.ih a nuMi^s à un cliloruic: ou à un lluorure n'ont point 1;» composition «pie l'analogie av.iit porté à leur assigner (1757 ei i8o4). (]ar le coniposé ehloruré est une combinaison de deux atomes d acide chromifpie et d'un atome de poi-clilorure. Sa formule est donc •»(ir()*, C.rCli*. D'une autre part, le compose iluoré paraît contenir, pour I nlom(M\iM>hiome, 10 aiomcsdcliuur^ dont une partie est peatôire à l'êuit d'acide lluoi hydrique.

Kii sul'sliiUHiil, dans la préparation de ces corps, un bromure om \niiodure. au chlorure ou autiuorurc, on n'obtient que du brômeom de Tioilc libre, au lieu de pcr-bronUiro ou de per-iodure.

A'./r ijitcl^tirs C0K1 pesés du lunystène, ( M. Malaguti. ) \ o\ 07. iftn . de Ch,et de Phys.^ i,t, 27 c.

Sur le tellure.

^l. lVi.-r'ii!s a aoumis îe tellure ft ses composés à de nouvelles recheichf5, d Mil \\ a fait connaître les résultais d^ins un mémoire que nouH avons d.Jà annoncé v»*7<^\ eî que Ton trouvera dans les .iitn. * TA. ei Ac Phys. , t. i.viu., p. 1 13 et a«5.

Tour c\lryLÎrele \t\Vutt d\\V(\iurux«d«b«nansli^ es savant calcîae

iJ>DITIOIf s. ' 1127

fortement un inélan]ge d'huile d'olive ou de charbon, de earbonate de potatsp «ec et de miuerai réduit en poudre iiue; li pulvérise rapide*ment la liasse qui enréiiuile. la traite sur uu iiilre par l'eau bouiiiaute, en évitant autant que possible l'accèft de l'air, ei expose la liqueur à Pactiou de Toxigèiie atmosphérique. Le telluruie depoiassiuin qu'elle renferme, et qui lui communique une riche couleur luuge, ae décom* pose aussitôt : le potassium s'oxide et le lellure se précipite. Le suui're et le sélénium, dont ce métal est urdmaireiueui accompagné, restent au contraire en dissolution sous i'intluence de la poiasse, et s'acidiiieut - peu-à-peu. En recueillant le dépôt sur un filtre, lu lavant et le soumettant à la dislillatiou, dans un courant d hydrogène, le tellure se sublime à l'état de pureté , laissant pour résidu une petite quantité de tellurures fixes.

' JL'oxidation par Tacide azotique du tellure ainsi purifié, a augmenté de a4«Q4â pour loo le poids de ce métal ; ce qui lixe son poidâ aiomi— que à Soi ,76, nombre que nous avons adopté dans nos tables.

L'oxidf de tellure préparé par voie humide est tantôt anhydre et tantôt hydraté, et présente des propriétés irè& diiïérentes daua ces deux ces. C'est i'oxide hydraté que l^on obtient, quand ou étend d'eau le c}il«>rure de tellure ou la dissolution de ce métal dans l'acide azoïique. C'est au contraire de l'oxide anhydre qui se précipite, loi sque cette dissolution se décompose spontanément ou à l'aide de la chaleur.

L'oxide hydraté est tlocouueux, posaiède une saveur l'urtement métallique, rougit promptem^nt le papier de tournesol, se dissout notablement dans l'eau et lui communique sa saveur et sa réaction acides. L'oxide anhydi e affecte la form** de gi auis crisiallius , dont la saveur ne se développe qu'au bout de quelques iusiaus , qui ne rougissent le papier de tournesol qu'après uu contact assez prolongé, et qui ne se dissolvent que dans une quantité d'eau très considérable, san^ le rendre ni sapide ni capable de rougir la couleur du tournesol. Le premier est aisément soluble dans l'ammoniaque elles acides,* l'acide azotique toutefois le convertit tôt ou tard en uxide unbydre. Le second n^e dissout que fort peu dans l'acide azotique, et qu'avec dii'iicuUé d^s l'ammoniaque. Une chaleur d'envirun 4^* dégage l'eau de l'oxide hydraté; sa dissoludon devient bieniôi laiteuse, lorsqu'on la chaulle.

par suite du même changement. D autiv. pan, pour obtenir en cuinbisaison avec l'eau Toxide anhydre, ilsuilitde m faire buuJiir avec une dissolution de carbonate de poiasse, puis d'y ajouter la quantité d'acidt* azotique nécessaire à la saiuration de l'alcali. M. Berzelius considère comme isomériques ces deux modifications de l'oxide do tellure.

L'oxide connu depuis long- temps, dont il vient d'être question, et auquel M. Berzelius donne à juste titre le nom diacide iellureuxy u'esl pas la seule combinaison oxigénée que produit le tellure. 11 donne encore naissance à un acide correspondant à l'acide sulfuiùque, ayant conséquemmeni pour formule TeO^.

Cet acide se forme en calcinant ensemble avec précaution Toxidede tellure et l'azotate de potasse. Mais pour le préparer facilement, il faut soumettre à un cornant de chlore loxide dissous dans un gi^nd excès dépotasse. La liqueur, neutrali ée, puis mkièQk du chlorure de barium,]aisseprccipiterdutelluraledebaryte.Celui-ci,lavéaveclemoins d'eau possible, dolayé dans ce liquide ou dissous dans 1 acide azotique, puis décomposé par la quantité convenable d'acide sulfurique, donne une dissolution d'acide teilorique, mêlée tout au plus avec de Tacide S otique, qu'il est aisé d'expulser par Vévsporatiou.

L'acidi! telluriquê cristallisi; en prismes incolore*, Iris solablei dam l'eau; leur saveur est métallique et n'a rien d'acide. Us ne rougissent que faiblement la teinture de tournesol. Ils renferment 3 at. d'eau •t en abandonnent a vers i6o* : mais^ le dernier ne peut être dégagé que par une chaleur comprise entre 35o*et le rouge naissant. En devenant anhydre, l'acide telluriquê passe au jaune-orangé, et perd tut flo^.ubilité. M.' Berzelius le considère comme ayant alors subi unemo^ <iiiiration isomérinue. A une température un peu plus élevée que celle à laquelle il se déshydrate, il abandonne de 1 oxigène et se trouve ramené à Tétat d'oxidé.

L'acide chlorhydriqne n'a pas d'action^ k froid, sur l'acide telloii* ' que anhydre, et dissout facilement l'acide hydraté. Dans tous les cai, il le décompose, à l'aide de la chaleur, avec production de chlore. Le carbonate cle potasse fait effervescenctt avec l'acide telluriquê hydraté ; mais pour attaquer ^acide anhydre, il faut que la potasse soit caustique, et en dissolution coucentrée.

L'acide telluriquê forme des sels neutres, des bi-sels, des quadro- ■els, des sels sesqui-banques et des sçls tri-basiques. Dans les tellirates métalliques, que M. Berzelius considère comme neutres^ l'acids renferme trois fois autant d'oxigène que l'oside.

Les tellurates neutres de potasise, de sonde et de lithîne ont une sa^* veur et une réaction alcalines. Leurs bi-tellurates eux-mêmes ramènent au bleu la teinture de tournesol rougie par les acides.

Soumis è l'action du feu, les tellurates è nase fusible entrent risé* ment en fusion. Tous se décomposent vers le degré de la châlenr rouge , avec dégagement d'oxigène et production d'oxide de telloTB qui reste ordinairetnent combiné avec la base du sel.

Parmi les tcllui ates neutres Teau ne dissout notablement que ceux qui sont à base de potasse, de soude, delithine et d'ammoniaque. Un excès d'acide favorise la dissolution des autres. Il produit un effet in* verse sur les trois premiers que Ton vient de nommer : car les quadrotellurates de ces bases sont beaucoup moins solubles que les selsnentres^ et deviennent même complètement insolubles, soit dans l'eau, ^t dans les acides et les alcalis étendus, après lavoir été calcinés. Plusieurs tellurates, celui d'argent entre autres, sont détruits par reao, qui dissout un sel acide et laisse un sel basique.

L'acide telluriquê est déplacé de ses combinaisons avec les bases par tous les acides un peu puissans. L'acide carbonique lui-même enlève aux tellurates neutres en dissolution la moitié de leur base.' L'acide chlorhydrique, en agissant sur les tellurates, donne lieu, à froid, à de l'acide telluriquê libre, et sous Tinfluence de la chaleur, à du chlore qui se dégage et au chlorure correspondant à l'oxide de tel* lure.

Le brame forme avec le tellure deux composés, dont les propriétés ressemblent tout-^-fait à celles des chlorures (t74^). L'ioae s y unit «n toutes proportions : mais les produits qui en résultent se d^troiaent tous par la distillation. L'iodure correspondant à l'oxide s'obtient facilement en faisant digérer cet oxide avec l'acide iodhydrique. £n(in on prépare le fluorure analogue avec l'acide fluorbydrique et le même oxide. Ces diverses substances laissent précipiter de l'oxide par l'addition de l'eau, et se combinent avec les composés correspondant des métaux alcalins.

iur la vaporitatton du plomb et de quelques'^ne de #e# eotnpeeéSr

( M. Fonmet. )

Voyez Ann. cU Ch. si de PKift.^iA* ^ !\Qi%.

ADDITIONS. ij28

De la préparation de l'osmium et de t iridium. (M. Persoz.) Voyez Ann. de Ch* et de Phys,, lt, a lo»

Sur l^ ordre de tendance des oxides pour les acides, (M. Persoz. J Toyez Ann, de Ch, et de Phys. , lvii, i8o.

De Vaction des carhonates insolubles sur les dissolutions salines^ et du parti qi/ on peut en tirer dans l'analyse» (M. Demarcay.)

.Voyez Ann. de Ch. et de Phys,, lt, Sga.

Sur le carbonate de haryte,

'Suivant M. Abich, le carbonate de baryte entre en fusion à la chaleur blanche, et se trouve alors privé de tout son acide carbonique; ce dont on.

{>eut faire une application très avantageuse à l'analyse des minéraux si« iceux et alumineux difficiles À attaquer. Il suffit d'exposer, pendant quinze à vingt minutes, dans une forge, à une forte chaleur blanche, le minéral mélangé avec quatre ou six fois f»on poids de carbonate de baryte, pour le rendre capable d'être très aisément décomposé par les acides. On opère fort commodément dans un creuset de platine, renfermé dans un creuset deHesse. L'auteur a analysé par cette méthode un certain nombre de minéraux^ dont il donne la composition*. HAnn. de Chim, et de Phys., lx, p. 369.)

Sur Vacide eitrictque.

Tel est le nom proposé par M. Baup, pour un nouvel acidj^i pyrogénéy qui se produit en même temps que l'acide pyro-cit^;qiie. Il propose en même temps pour celui-ci le nom à*2i{Àà!à d^ribique. Le non* vel acide pyrogéné, étant beaucoup plus sobjible que' l'autre' se trouve dans les eaux- mères ou celui-ci à cristallisé: on l'en extrait par J'évaporation. La forme ùe petits cristaux sous laquelle lise pré- *«cnte le rend facile à reconnaître. Il est isomérique avec l'acide pyro* citrique. {Ànn, de Ch. et de Phys., lxi, i8i.)

Sur l'acide para-maléique.

Cet acide existe tout formé dans la nature. 11 est en effet identique avec celui que l'on retire de la fumeterre et que l'on avait d'abord nommé fumarique. (Demarcay^ Ann. de Ch. et de Phys, , lvi 429.)

Note sur la préparation du tannin.

Voyez Joum, de Pharm,^ 3Ls:ii, 149.

Sur une modification isomérique de l'acide mucique.

Nous avons déjà signalé le changement de nature qui a'o^tfi 4%».% F. Sixième édition» \\

530 additiq:ïs.

l'acide mucîque, lorsqu'on le traite oar l'eau bauîllantey et que l'on évapore la ditsolniioB k airciié. M. Malaguti, en versant de i'alcool sur le résidu, t*\ abandonnant la liqueur à Tévappi'aiiun spcuilanée » obtenu le nouveau produit sous forme d'une croûte crîstalliDe*

C'est un acide particulier, qu'il a nommé paramucique. Il est, en effet, isoinêrique avgc Tacide mucique : il a mànie one égale capacité do taturaiion. Il s'en dislingue d'ailleurs par une saveur acide bien

Î>lus prononcée, ]>ar sa solubilité da«s l'alcool, par sa plus grande souhiiité dans l'eau, que Ton retrouva en général pareillement dans les sels qu'il lorme avrc les bases. Celui qu'il produit avec rajnnotoniaqut offre toutefois une evceptiou qui mérite 4'^re sjgnalée^ il est presque complètement insoluble.

L'aciile para-inucique possède U propriété rom^irquable de rtproduirc de l'acide muciqup, en laÎHsant refroidir sa dissolution saturée dans l'eau bouillante. On ohtient alors un lé^er dépôt, qui, après avoir été dessécbé, est iusolubla dkcis l'alcool, et présente, en un mot; toutes les propriétés de l'acide mucique. Les par^mucate:» dti poiasie et de sonde donnent lieu à des phénoiriènes semblablea. (An^* deCk^

Tel est le sujet d'un mémoire récfiit: dQ M* Pelletier. £i^ voici leseouclusions telles que rauUm* lea donne. (,|îwnt. l'In^i^ltU, année 1836, «• 147.)

a i" L'iode peut s'unir a la plupart d^a bases taUtabUi oi^f>niqiie8. De son union avec ces corps rcsuitent des CQn^J^xnaisons flélinies dans lesquelles l'iode et la base son! en rapports atomiques. Ainsi, la strychnine donne un iodure crisiallisabln , coloré, formé de deux aioraes d'iode et d'un afome de strychnine; la brucine donne deux iodures , î'yjj ^^oriné de deux atomes d'iode contre un atome de basp, et l'autre deaualre /**omes d'iode contre un de base; la cinchonine et la qui line profluisrm «h^cune un iodure, dans icquell'iode et la base »

nine profluisrm «"^cune un loaure, uans icquen loae et la Dase se trouvent unis alo.ne r? «^o"!^; . ,./• 1.1

^c .° lAcideiodiMUc pôul SU.-:'»' aux bases salifiables organiques, et former des sels noulles ou acides, dans iem,«Cis l analysedem.outre que l'acide et la base sont dans les rapports qu'indiqu^ ?l ^a tboo^-ie, et qu^ jporrespnndent anx iodures respeciifs.

a 3** L'acide liydriodique s'unit avec toutes les bases salifiaBIes^ organiques, et forme des scîs qui ont une tendance à se constituer avec «xcèsdebase : l'hydrioiate deslrycbnine et celui de brucine analysés sont des sels sesqùibasiques, sans eau de crislallisalion.

a 4° Les hydrioilates organiques sont déeomptwés par l'acide iodi- <|ue, et de cette décomposition résulte de l'iode provenait de l'acide iodique, tmdis que Thyilriodate se change en iodure.

« 5' L'iode, dans son action sur la morphine, fait une excep ion bien singulière : il réagit élémentairement sur cette substance; une partie de l'iode s'uuit à de l'hydrogène soustrait à la moi-phine, pour former de l'acide liydriodique , tandis que l'autre s'unit à une substance provenant de la. morphine, sans qu'on puisse retrouver trace de cette dernière, si l'iode a été mis en quantité suffisante.

a 6** Enfin, lorsqu'on fait agir de l'acide iodique sur la morphine, l'acide iodique perd son oxigène qui se porte sur les élémens d'une partie de la morphine et la convertit en matière rouge comme le faiaait l'acide nitric^ue \ laiidis q^ue l'iode^ mis à nu, réagit sur une sntrc

D$ l'acttpn des acides et du chlore sur la quinine*

L'addiûon du chlore, puieda l'ammonfagne^ dans an«8olafionét«iKdue d'un mI de quinine, y détermine nne coloration en vert ^meraude qui peut être mise en usHge comme caractère extrêmement smsible pour reconnaître cette base organique. (M. André, Journ, de Pharm,

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