CHAMPIGNONS
bouillie qvLih mangeut froide. Deux parties de farine de licben sont aussi nourrissantes qu'une partie de faiine de {xoment.
M. Westring est parvenu , au moyen des alcalis , à séparer l'amer de ce lichen , et par conséquent à rendre cet aliment meilleur et d'un usage plus général. M. Berzelius , qui a répété ses expériences, assure qu'il suDSt pour cela de verser, sur 5oo grammes de liclien divisé , 8 kilogr. d'eau et 4 kilogr. de lessive contenant environ 32 grammes de carbonate de potasse; d'abandonner ce mélange à lui-même pendant vingtquatre heures, en ayant soin de le remuer de temps en temps, de décanter ensuite la liqueur, puis d'exprimer le lichen avec les mains, de le rincer deux ou trois fois, de le mettre en contact avec de l'eau pendant vingt -quatre heures comme avec la lessive, et de le sécher. ( Voy. ^nn. de Chim,, tom. XG , p. 277).
Traités par divers corps, mais surtout par la chaux, le chlorhydrate d'ammoniaque et Teau, les lichens prennent un.grand nombre de teintes ; quelques-unes de ces couleurs sont employées ; telle est celle du lichen roccella^ qui est violette. (9. 5 7 4) •
Des Champignons,
2747. Ce n'est que depuis quelques années qu'on a tenté de les soumettre à l'analyse. Les premiers essais en ce genre tout dus à M. Bouillon-Lagrange •, ils ont été faits sur le boletus 'btricisy sur le boletus ignianiSy avec lequel on prépare l'ama-îdou dans plusieurs pays , et sur le tuber clharium ( Ann, de Cirâ., t.XLVi, p. 191 , ett. Li, p. 75). Bientôt ensuite M. Braconnot a entrepris d'analyser les principales espèces; ses rcwltats ont paru si curieux à Vauquelin , qu'il a désiré de les vérifier , et qu'il s'est trouvé ainsi engagé dans les mêmes recherches que M. Braconnot.
Les champignons analysés par M. Braconnot sont Vagaricus volvacens^ Yagaricus acris^ Vhydnum repandum^ Yhjdnum hy" Iridum, le merulius cantharelluSy le boletus viscidus, le boletus figlandUy le peziza nigra^ Vagancus stjpticiis^ le tvemella nos toc, (^Ann* de Chim.^ t. lxxix et lxxxvii, p. 237). Ceux dont on doit l'analyse à Vauquelin sont : Yagaricus campestris , ou le champignon comestible des couches, Yagaricus bulbosus , Yagaricus tlieogalus y et Yagaricus muscarius. Il a reconnu que Yagaricus campestrisj qu'il a examiné d'une manière plus particulière que les autres , était formé d'eau , de partie fibreuse j d'albumine, de sucre, d'huile ou de graisse, d'adipocire, i^osmazomey de substance animale insoluble dans V'dVcooY^ Hâcétatedepotasse^ (f^oyez^ pour les autres analyses , Aa\u de
t6 FOEHATION DES SUBSTANCES AMIlIAUlA;
Cfiifn.j U LxxxT, p. 5). Quant à M. Bracbnnot , il a (KM x*' Que 1^60 parties de boletus jugkmdis étaient comjQ àe :
Eau de Tégélation. , • iixS»S
FuDgine coriace ^968
Matière aoimaliflée peu conçus, insoluble { . a «««
danslalcool f *^»^
Bfatiteanimalesoluble dans ]*aIcool. ou (
oimtaôme f "»^
Albumine. 9t90
Fungate de potasse 6»oo
Adipoctre z,ao
Matière buileuse x^x a
Sucre de champignon , . • • o^So
Phosphate de potasse, des traces.
2* Que 4oo grammes àepeziza nigra^ en ëtat de végéta contiennent :
Eau.. • • • • 376,^
Bassorine • . j 8^4
Gomme • . . . • 3,6
Acide fungique, en grande partie libre. . 8,0
Sucre de champignon 0,4
Matière très peu animaiisée, soluble dans
Talcool 0,4
Matière grasse, prenant une couleur pourpre avec la potasse 0,4
• ( f^oyezy pour les autres analyses de M. Braconnot j M Ch.i t. Lxxix et Lxxxvii).
M. Letellier est parvenu, sinon à isoler, au moins à cxa trer le principe vénéneux des agarics à volva* H lui a don nom d^amanitine. (Journ. de Ph.y t. xvi, p* m).