‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 3)Chapitre 39 sur 164 · DE LA RESPIRATION · texte numérisé non relu

DE LA RESPIRATION

c'est d&ns Tacte de la respiration , au sein des poumon; cette importante transformation s'opère.

2yr»o. Les poumons contiennent non-seulement de seaux sanguins , mais encore des vaisseaux aériens : c en nombre infini comme ceux-là, proviennent de la di et de la subdivision des bronches qui , par leur réunion ment la traclice. Les injections ne nous ont encore appr de positif sur la position relative des uns par rapport ai très; mais on peut les concevoir accolés de telle ^orte < sang veineux ne soit séparé de Tair que par une cloison mement fine et perméable aux fluides élastiques.

S771 . De tout temps on a su que la respiration de l'ai nécessaire à l'entretien de la vie ; depuis long-temps ( aussi qu'un animal qui respirerait toujours le même aii bientôt suffoqué; mais ce n'est que depuis que lespri de ce fluide nous sont connus que Ton a pu acquérir d tiens précises sur sa manière d'agir : aussi devons-n

!)remières données certaines sur les altérations de l'a a respiration , aux recherches de Priestley , de Lavoi de Scnéele. Ces chimistes et leurs successeurs ont proi: l'air expiré contient plus de vapeur aqueuse, un peu d'oxigène et plus d'acide carbonique que l'air inspiré : ( l'azote, s'il varie dans ses proportions, ce n'est que da troites limites.

Telle est l'expression du résultat d'analjse de l'air c mais il s'agit d'examiner les questions principales que c font naître. Nous le ferons surtout d'après les rechercl M. Edwards a publiées sous le titre de : Influence de, physiques sur la vie.

Oatre les précautions générales nécessaires à toutt . rience chimique ou physique , relatives à la mesure , il ici de particulières au sujet et qui dépendent de l'orgaB des animaux. Nous n'insisterons pas sur les premières que nous en traiterons ailleurs. Nous observerons , r< ment aux secondes, que les poumons des animaux renf de l'air dans des proportions différentes de celles de 1 mosphérique. Il faut donc que les quantités d'air respii le cours de l'expérience soient en si grandes proportior l'air contenu dans ces organes et qui se mêle à l'air r< n altère pas sensiblement le résultat.

tion BAlttrelle.

V • nx méthodes par les- peut rapp

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paiement le procédé respiratoire du mode naturel. Par la première, on renouvelle constamment et Ton recueille Pair expiré, comme Tont fait MM. Allen et Pepys ; maïs il faut remarquer an'on ne renouvelle jamais assez promptement l'aie pour qu'il soit aussi pur que l'air Jibre. Par la seconde, on peut parvenir au môme résultat en faisant séjourner l'animal

Sendant un court espace de temps dans une grande quantité *air, relativement à son volume. *•

lo Quant au rapport de l'oxigène [qui disparaît et dé l'acide carbonique produit , lorsqu'on fait des expériences, suc des individus d'espèces différentes dans l'échelle des vertébrés et d'âge différent , on trouve que la proportion varie entre des quantités qui sont à-peu-prés égales, et celles où l'acide carbonique forme un peu plus de la moitié de l'ôxigène qui disparaît. Ces différences tiennent donc à l'organisation. a^ Les résultats des divers expérimentateurs qui se sont occupés de la respiration, ont varié 'relativement aux proportions de l'azote inspiré à l'azote expiré.. Ces variations ont eu lieu dans d'étroites limites : les uns, tels que Lavoîsier, Allen et Pepys, etc., regardaient ces quantités tomme égalfes; d'autres, tels que Spallanzanî, dans ses recïrerclics sur les reptiles et les animaux à sang chaud , MM. de Hnmbbldt et Provençal, dans leur Mémoire sur la respiration des poissons, sir Humprhy Davy, dans ses expériences sur l'homme, ont trouvé qu'il y avait moins d'azote dans l'aîr expiré ; d'autres ' enfin, tels que Berthollet , Nysten et INL Dulong j qu'il y en avait davantage. M. Edwards ayant observé que certaines espèces, parmi les oiseaux et les reptiles, présentaient ces divers rap-

Sorts à différentes époques de l'année, il en conclut que cette îversité tenait à la nature des fonctions. On peut d'ailleurs s^en convaincre, selon lui, en étudiant les phénomènes de la respiration dans des gaz autres que l*air atmosphérique.

Lorsqu'un animal respire dé Toxigène puri> on y trouve constamment une grande proportion d'azote. Si l'on fait respirer k un animal un mélange d'hydrogène et d'oxigcne dans les proportions des parties constituantes de l'air atmosphérique, on trouve également de l'azote exhalé en grandes proportions, et une absorption* considérable d'hydrogène; les quantités d'azote exhalé et d'hydrogène absorbé approchent de l'égalité. On voit par là ce <jùi doit arriver" lorsqu'un animal ^respîfc de l'air atmosphérique. Il y aura également de l'azoté exhalé; mais comme 1 azote, dans l'air atmosphérique, remplace Thydrogène dans l'expérience précédente, il sera absorbé «tl quantités k~peu-près équivalentes à l'azote ex\ia\é •. Ôlo^^-^ rémlte qu'il ny aura d^autre différence entre YaxoVe Va^^^^è

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et l'azote expiré que celle qui existe entre la quantité d'à absiorbée et celle qui est exhalée. Or, comme les fonclî d'absorption et d'exhalation, quoiqu'eUes tendent à 1'^ sont variables dans la mesure de leur action^ on obtiendn trois résultats suivans : l'égalité entre l'azote inspiré et en l'azote expiré excédant l'azote inspiré 3 enfin le résultat verse.

3° D'où vient Tacide carbonique dans l'air expiré? ProTîiî") il du contact de l'oxigcne de l'air inspiré avec le sangdaul vaisseaux pulmonaires , d'où résulterait de l'acide carbcoiil V^

Si serait expiré aussitôt? Ou l'oxigène qui. disparaît scm ^ sorbe, porté dans le torrent de la circulation, et reoM îf dans l'air expiré par une quantité plus ou moins équiY»! d'acide carbonique? Dans le premfer cas, ce serait une eJ ^ bustion dans l'organe pulmonaire ; dans le deuxième, cea ^ rait une exhalation, quel qu'en soit d'ailleurs le mécar *^ Pour juger si c'est une combustion par le contact de l'ai le carbone du sang dans les poumons, M. Edwards a des grenouilles dans de l'hydrogène pur, en les y laisstntl certain nombre d'heures, dans la saison où elles peuveDiisi eu ter des mouvemens réguliers de respiration. En kl laissant un temps convenable, elles y ont produit uùe tité d'acide carbonique à-peu-près équivalente à leur vo Cet acide carbonique ne provenait pas de l'aii* préei dans les poumons, parce qu on avait eu soin de vider cesff ganes en pressant les flancs des animaux : il était donc eài et n'était pas le produit de la combinaison imm^iatci l'oxigène de l'air avec le carbone du sang dans les ponmoa Cette expérience, répétée sur plusieurs espèces, a offert ifi mêmes résultats. Nous renvoyons à l'ouvrage de M. Ed\«J pour les détails et les preuves, et nous nous bornerons à porter ses conclusions générales sur la respiration.

« L'oxigène qui disparaît dans la respiration de Tair aHwl sphérique est absorbé en entier ; il est ensuite porté eu totfl ou en partie dans le torrent de la circulation.

« Il est remplacé par une quantité plus ou moins semU»' ble d'acide carbonique exhalé, qui provient en tout ouc*

masse du sang.

a L'azote absorbé est remplacé par une quantité plus dl moins équivalente d azote exhalé, qui provient en tout ou «*| part^ ang.»

*'o 5, qui est absorbé di 'ation, change

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