‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 3)Chapitre 40 sur 164 · DÉ LA. RESPIRATION. H · texte numérisé non relu

DÉ LA. RESPIRATION. H

couleur du sang, en le faisant passer d'un rouge foncé à un rouge vermeil- Ce changement porte principalement sur l'enveloppe cTCtërieurc des globules du sang, seule partie qui soit colorée. Il est très probable qu'une partie de l'acide carbonique exbalé provient de celui qui se formé par l'action de l'oxigène sur le sang ; mais il ne paraît pas qu il en provienne entièrement, car il s'en forme aussi dans le canal digestif : une partie doit être absorbée et portée dans le torrent de la circu- Ltion. Nous ignorons toute l'étendue de l'action de l'oxîgène porté dans le sang ; et tous les produits qui peuvent en résulter. Cependant, comme, d'après les expériences de Lavoîsîer, celles de M. Edwards lui-même, et celles de MM. Dulong et Despretz (2776) , etc., le gaz carbonique obtenu ne représente

quantité de l'bydrogèi lorante du sang.

.3772. Nous venons de voir l'opinion de M. Edwatds sur le rôle que joue Fazote , etc. , dans la respiration. Nous devons maintenant faire connaître celles de MM. Macaire et Marcet fib^ elle est le résultat d'expériences qu'ils ont faites sur l'analyse élémentaire du chyle, du sang artériel et du sang veineux, desséchés dans le vide; ils y ont joint l'analyse des éxcrémens de carnivores et d'herbivores , desséchés de la même manière. Us ont trouvé :

i® .Que le chyle de chien et le chyle de cheval contenaient, savoir :

Cky^le de chien m Chyle de cheval.

Carbone. 55,3 55,o

Oxîgène a5»9 a6,8

Hydrogène 6,6 6,7

Azote. .11,0 11,0

2® Que les sangs de mouton, lapin, cheval, bœuf, chien, donnaient à très peu de chose près :

Sang artériel. Sang veineux.

Carbone 5o,a 55,7

i^zote i6,a Y6,a '

Hydrogène...» (j,6 . 6,4 . .

Ozigène.*. »6,3 ai|7

D'où l'on voit que la quantité de carbone est •plos grande dans le sang veineux que dans le sang artériel f et ipie lesang con-* tient plus d'azote que le chyle, etc. * ^. ■ • / '-î

3» Que les excréniens de chien et ceux de cheval xéiiftfc-

118 DE LA KESPIEATION.

Excrémens de chien. Excrément de

Carbone 4z,9 38,6

Oxigène 38,0 39,0

Hydrogèoe 5,9 6,6

Azote 4»3 0,8

Subst. miner, et terreuses. ao,o a5,o

. De ces expériences, IVIM. Macaire et Marcet tirent les séquences suivantes : K ^^^y

i<> Le chyle des mammifères herbivores et celui descanlLyon^ siers, ont la même composition élémentaire. 1 g;

:2<> Il en est de même du sang des uns et de celui des aotsi |pxâ lorsque l'on compare entre eux les sangs du même ordRfl ^^ vaisseaux , c'est-à-dire le sang veintux d'un animal aun w, yeineuxd'un autre animal, etc. ■

3^ Le sang artériel contient autant d'azote et moins de l>one que le sang veineux.

4^ Le sang d'un mammifère est plus azoté que son chyle,

5^ Les excrémens des carnassiers renferment plus aaidl Ijs que ceux des herbivores. I \

6^ L'azote que contient le chyle provient des alimens*,s i respiration fournit le complément de celui que l'on retrQm| i dans le sang. (Ann. de Chinu et de Phys. li, Sji.)

2773. M. le docteur Menzies estime à 85o litres ou ili\ mètres cubes Toxigène qu'un homme consume en un jour. Lfl voisîer et Séguin la portent seulement à 784 > et DaTjij 745. En conséquence, puisque l'oxigène fait les 0,21 défi atmosphérique , un homme rend donc irrespirables plus k\ 3 mètres et demi cubes d'air par jour 5 et si, depuis vingtaos qu'on en a fait l'analyse exacte, la proportion de ses principes n'a pas changé, c'est parce que le gaz carbonique qui se fonns sans cesse est continuellement décomposé par les végétaux, et que ceux-ci mettent en liberté la majeure partie de son oxigèiK»

1x774. Le sang ne perd pas seulement du carbone, etc., dans la respiration 5 il perd encore une certaine quantité d'eai

Êar la transpiration pulmonaire. Cette eau , suivant le docteoc [aies, est, terme moyen, de 634 grammes par jour. Lavoisier en estime la quantité un peu plus grande , et M. Thomson l'a trouvée sur lui seulement de S90 grammes.

1x775. Ainsi donc, d'après la théorie reçue jusqu'à présent , la composition du sang veineux ne différerait de la coin- J)osition du sang artériel qu'en ce que celui-ci contiendrait à a sortie du cœur moinâ d'eau que celui-là, et que l'un ou pli^ sieurs de ses matériauxi >conticudraien4; moins de carbone et d'hydrogène que les matérioux correspondans de l'aiilie* MIVJL Af acaij?e et MarcAtmodÂûeut cett« théorie em ce^tpie la quanti* ' ^" Irogène serait la môme, et que celle de Tp^Mène

jSOUHCES DB LA GHAiiEUR. fid

serait pliu grande dans le sang artériel que dans le sang veineux.

N'y a-t-U point rëellement d'autre différence entre les deus? Nous sommes loin de pouvoir l'assurer.

Toutefois, il est certain que, dans le poumon, le sang, par l'influence de Fair, prend toutes les nouvelles propriétés que nous avons énoncées précédemment^ qu'il les perd en passant k travers les différens organes , pour les reprendre dans les poumons et les perdre de nouveau dans la circulation.

S'il ne recevait point de matière nutritive , bientôt il serait épuisé : c^est le chyle dont la sanguification a lieu probablement dans les poumons , qui est destiné à réparer toutes les pertes qu'il fait à cet égard.

SECTlOîf IV.

Sc^rces de la chaleur dans V économie animale.

2776. Avant les belles recherches de Lavoîsier et de Laplace sur la respiration, on n'avait aucune idée précise sur la cause de la chaleur animale. Ils venaient de découvrir lui instrument nouveau qui leur permettait de mesurer la chaleur dégagée des corps au moment de leur union ^ ils avaient démontré que le charbon, en passant à l'état d'acide carbonique, était capable de faire fondre 96 ^''", 33 son poids de glace à o*, et que l'hydrogène , dans sa combustion, en faisait fondre

i'osqu'à 3i3fois le sien. Dans cet état de choses, ils examinent 'air inspiré et l'air expiré, s'assurent qu'une partie de l'oxigène disparaît , recherchent ce qu'il devient , trouvent qu'il s'unit au carbone et à l'hydrogène du sang veineux, déterminent la quantité d'acide carbonique et d'eau qui se forment , concluent de là que , par l'effet de cette combustion , il doit nécessairement se développer au sein des poumons beaucoup de chaleur ; ils la mesurent , ils comparent cette mesure qu'ils déduisent immédiatement de la quantité d'eau et d'acide produits, avec la chaleur animale, qu'ils estiment d'autre part en faisant vivre les animaux dans le calorimètre. Ilsr arrivent à ce résultat nouveau et inattendu, que la chaleur développée par un animal est presque entièrement due à la combustion qui a lieu dans la respiration.

Les expériences répétées de ces deux illustres, académiciens ae pouvaient laisser aucun doute pour tous les esprits éclairés sur la question de savoir si la respiration contribuait puissiamment à la chaleur animale; maijs, comme l'efiTet caloriSqiie avait été mesuré sur im unimal , et l'absorption de l'oxigèné sur un autre , la comparaison (et les auteurs eux- m^me3, ^u font la remarque) est moins rigoureuse.

Il était possible gue cette cincoAS taiice fît vax\et\tST^vi\\ftfu^.)

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