DU MUCUS ANIMAI
des pieds, les ongles, les parties comëes, ne contiennent
Gur ainsi dire que du mucus ; les cheveux , les poils, la laine» plumes , les écailles des poissons en renferment une très grande quantité.
Fourcroy et Vauquelin l'ont considéré comme un corps toujours identique et doué des propriétés suivantes :
Uni à l'eau , tel qu'on le trouve dans les fosses nasales , il est transparent , visqueux, filant, sans odeur, sans saveur. Ex- ; posé à une douce chaleur, il perd peu-à-peu l'eau qu'il contient, diminue beaucoup de volume , et se transforme en une masse demi-transparente et cassante, capable de se fondre \ sur les charbons ardens , de s'y boursouffler et de brûler en i répandant l'odeur de la corne. On en retire par la distillation i une assez grande quantité de carbonate d'ammoniaque. Conservé dans un vase ouvert , il finit par se dessécher et prendre Faspect que lui donne une douce chaleur long-temps conti-* nuée. L'eau n'en dissout qu'une petite quantité. Ses véritables dissolvans sont les acid!es.
 l'état sec, il est entièrement insoluble dans l'eau : celle qai est chaude ne fait que le gonfler et le ramollir. Sous cet état, les acides n'en opèrent eux-mêmes la dissolution qu'avec beaucoup de peine. {Annales de Chimie^ tom. lxvii, p. a6). M. Berzelius , loin de considérer le mucus comme un corps identique, le regarde comme une substance dont les propriétés chimiques varient suivant les fonctions qu'elle doit remplir.
Mucus des narines^ -— Ce mucus , qui a pour objet de prot^er la membrane muqueuse des fosses nasales contre l'ac* tion de l'air, est formé, sur looo parties, de 933, o d'eau ^ le 53,3 de matière muqueuse, de o,6 de chlorures de potassium et de sodium , de 3 de lactate de soude uni à une substance animale , de 0,9 de soude combinée avec le mucus , de 3,5 de phosphate de soude, d'albumine et d'une matière mimale insoluble dans l'alcool , mais soluble dans Teau. A ijaelque chose près , M. Berzelius lui attribue les mêmes propriétés que Fourcroy et Vauquelin.
Mucms de la tracfiée. — Le mucus de la trachée paraît être le même que celui des narines.
Mucus de la vésicule dufieL -«Celui-ci est plus transparent
r celui des narines ; il a toujours une teinte jaune provenant la bile. Desséché, il se ramollit de nouveau dans l'eau 9 mais en perdant une partie de %e& propriétés. U est très soluble dans les alcalis , et en est sépara par les acides. L'aloool le ooagale en une masse grenue , jaunâtre , qui ne peut ^ ce«^ \mmia^^t^ fft»pà4Uê damucias.
144 D£S LIQUEURS DES SÉOlATIOlfa.
Mucus des i/i/é>ir///i^,— Lorsqu'il est dessëché, on ne lui rendre par Teau ses propriétés muqueuses ; les alcab duisent cet effet sans le rendre transparent.
Mucus des conduits de V urine. — Ce mucus est raie, alcalis le dissolvent facilement, et la dissolution n'est troublée par les acides ; il est précipité de Turine par infusion de noix de galle, sous forme de flocons blancs.' de Chim.^ t. lxxxviii, p. i35).
De la liqueur spermaiique ou séminale.
. 21796* La liqueur séminale, au moment de Témissi compose de deux substances différentes : l'une, liquide teuse, que l'on attribue à la glande prostate; et l'autre, cbe, épaisse, comme du mucilage, que l'on croit proYe]n| testicules. Celle-ci renferme ordinairement A.e% anin ' qui ont été observés par un grand nombre de physiol et en dernier lieu par MM. Prévost et Dumas. Une d électrique les prive de la vie ; du moins, après la dccbai|Eyj cessent de se mouvoir. {Ann. £ histoire naturelle^ t. \^\\ et a74)»
Vauquclin et John sont les seuls chimistes qui ji aicntanalysé cette liqueur (.<^n/t. de Chiin,^ t. ix, p. 64 )^ expériences ont été laites sur la liqueur séminale hmi suivant Vauquelin, elle est formée de 900 d'eau, de 6odei cîlage animal, de 10 de soude, de 3o de phosphate cala Suivant John, elle contiendrait une matière particulière,! loguc au mucus, et que M« Berzelius propose d'an spermatinCy quelque peu d'albumine modifiée, une petiteci tité de matière soluble dans Téther, une matière odorant latile, de la soude, du phosphate calcaire, des chlorures,! soufre.
Abandonnée à elle-même dans des vases ouverts on la liqueur séminale se liquéfie complètement en yiiigt vingt-cinq minutes : nous ne connaissons point encoR cause de ce phénomène. Une douce chaleur en favorise Ul
Îruéfriction. En la chauffant fortement, elle se décompoie< ourriit beaucoup de carbonate d'ammoniaque.
Ktpos^ff A Pair, elle présente divers phénomènes, selon VnUtitf^hhff t.%i plus ou moins chaude et humide : dans wtfrf/r^rh^f^ êUrntA^^ et sèche, elle s'épaissit, laisse dép(»er crÎAtAff « tU \f)i4^^hn\e de chaux et se prend en écailles scAic caft^»rflM *-^ 4^/^Mf#mparentes comme de la corne ; mtis ' ^h'^fMf^^^Ae et humide, cll^ ç avant
une
Mê Aê^ïmi Jtone, acîdty
DE tk UQtrCUa SPEMIATIQUE. I4B
On pourri, et se courre d'une grande quantltd de fyssus
liqueur séminale n'est soluble dans Teau froide ou 3e qu'après sa liquéfaction ; elle en est précipitée en floblancs par ralcool et par le chlore liquiae.
potasse et la soude la dissolvent, mais moins facilement a plupart des acides. Ces dissolutions ne sont point trou- > savoir : les premières par les acides , et les secondes par c:alis.
37» M. Berzelius cite, dans son IVailé de Chimie^ d'autres tats que nous devons rapporter. Si, au moment de l'émisle sperme tombe dans de l'alcool à o,833, et qu'on l'y
quelques minutes sans agiter le vase, il prend une teinte a.e, et forme un caillot qui ressemble à un peloton de ; et qui est principalement composé de spennatine. 13S cet état, la spermatine a perdu la propriété de se li- :îr-, l'eau froide fa ramollit pcu-àpeu et lui donne l'appaluucilagîneuse ; l'eau bouillante lui donne cette appaplus promptement et d'une manière plus sensible 3 fois elle n'en dissout qu'une petite qiiantité. ciide sulfurique concentré en opère la dissolution à froid; îrmatine s'en précipite par l'addition de l'eau. L'acide [ue ne la dissout qu à chaud et la laisse précipiter, comme e sulfurique , lorsqu'on l'affaiblit : seulement , la liqueur tient une petite portion. L'acide acétique concentré rend >Td la spermatine gélatineuse et translucide, puis il la dispresque complètement, en étendant fa masse d'eau et la lit bouillir; le cyanure jaune de potassium et de fer, et ision de noix de galle , troublent la dissolution. [ spermatine n'est soluble dans la potasse caustique qu'à d \ K froid, il n'y a que ramollissement. L'acide acétique oduit aucun nuage dans la liqueur; mais si on la dessèche, ; acide, et qu'on redissolve l'acétate de potasse dans l'alla plus grande partie de la matière animale reste indissoute, irsque le sperme tombe dans Veau au moment de son îîon, il gagne le fond, s'y coagule à-peu-près comme dans >ol, mais finît par se dissoudre en laissant de petits flocons [i visés. La liqueur filtrée et évaporée au bain marie, expendant long -temps l'odeur spéciale du sperme, prend cinte légèrement opaline, et laisse sur les parois du vase •rnis transparent, presque invisible. En reprenant ce verir l'eau, laissant évaporer la dissolution tirée à clair et lit le résidu par l'alcdol , celui-ci donne un extrait qui t le tournesol et ressemble à celui de viande 5 cet extrait rél'odeur d€ viande rôtie, quand on le chauffe^ se cVwaixb^ùw^
ut DES UQUE&S DES SÉC&ÉTI09S.
ensuite, et donne un peu de cendre qui consiste en chlo^^«j de sodium et carbonate de soude.
De la bile*
3798 • La bi'le est une liqueur amère, pliis ou moins toqueusc, d'un jaune verdâtre, d une odeur particulière et nan-j séabonde, d'une pesanteur spécifique un peu plus grande ijiti celle de l'eau : c'est dans le foie qu elle se forme.
La plupart des physiologistes pensent que ses matâria proviennent, non point du sang artériel, mais de celui quel veines rapportent de la rate, du pancréas, de Pestomac et tube intestinal. Ces veines se réunissent en un gros tronc l'on appelle veine-porte^ laquelle se partage en deux brand
3ui pénètrent dans le foie, s'y divisent à l'infini, et dont ernières ramifications s'abouchent, d'une part, avec les duits biliaires, et de l'autre, avec les veines hépathiquesû: pies chargées de rendre à la circulation le sang qui n'est poi employé à la confection de la bile. Celle-ci arrive dîrectemc dans le duodénum par les canaux hépathique et cholédoque^: lorsque les animaux n'ont point de vésicule*, lorsqu'au contrairps ils en ont une, ce qui a lieu le plus souvent, elle j reflue,. eïL grande partie du moins, par le canal cystique^ elle y séjournai plus ou moins longtemps, et y éprouve quelquefois des altérations remarquables : sa fonction principale parait être de fa« ; voriser la digestion duodénale, de concert avec le suc pancréatique. Contribue-t-elle par ses principes à la formation dsL chyle? nous ne le savons point encore; ce qu'il y a de certain^ c'est que la matière fécale en contient presque constamment^ et parfois une assez grande quantité pour avoir une saveut d'une amertume insupportable.
Beaucoup de physiologistes et de chimistes s'en sont successivement occupés; mais, parmi ceux dont les travaux ont fixé l'idée qu'on a prise de sa nature à diverses époques, on doit citer surtout Boerhaave, Verheyen, Baglivi, Burgrave, Hartmann, Macbride, Gaubius, Cadet, Van-Bochante, PouUetier de la Salle, Fourcroy, Thenard, Chevreul, Berzelius, Braconnot, Gmclinet Tiedemann.
Boerhaave, par une erreur inconcevable, regardait la bile comme un des liquides les plus putrescibles, et de là sont sorties plusieurs théories plus ou moins hypothétiques sur les maladies et leur traitement.
Verheyen, Burgrave et Hartmann , ont tous annoncé Texistence d'un alcali dans la bile. Macbride a entrevu qu'elle contenait quelque chose de sucré ; Gaubius en a séparé Je premier PW mQtière huiJeuse d'une grande amertume^ et Cadet^ guide