DES UQUEUES DES SÉCRÉTIONS
La graisse est séparée par réther, qui la dissout ^ de la DMi;-* tîère biliaire sur laauelle il est sans actîoiu
Or, la matière biliaire possède sensiblement toutes les pro^ »ric*t's du picromel ; Il suit cfonc de-là que l'anadyse de I. Berzelius se rapproche de la mienne.
Celle de Gmelin et Tiedemann offre au contraire des diffé* renées très marquées*
2810. Recherches analytiques de Gmelin et Tiedemann, — H résulte de ces recherches que la bile de bœuf contiendrait un très grand nombre de substances diverses , savoir ; une substance ayant l'odeur du musc , de la cholestérine 9 de Tacîde margarique , de l'acide olcique, de l'acide cholique, tous trois unis à la soude, de la résine biliaire , de la taurine , du sucre biliaire , une matière colorante , une substance analogue au gluten végétal , de la matière caséeuse , de la matière salivaire, de l'albumine, du mucus de la vésicule, de Pextraît de viande, une substance extractive insoluble dans l'alcool ^ du bi-carbonate de soude , de l'acétate de soude , des sulfates et phosphates de soude et de potasse, du phosphate de chaux^ du chlorure de sodium.
1° La substance a odeur de musc n'a point été isolée convenablement; son existence n'a été admise que, parce qu'en distillant la bile on obtient de l'eau qui a une odeur musquée.
0!* La cholestérine a élé décrite n® 2356. Onla sépare de la bile en évaporant celle-ci jusqu'en consistance d'extrait peu épais, en traitant cet extrait par l'élher jusqu'à ce qu'il soit complètement épuisé, et distillant la liqueur jusqu'à un certain point. La cholestérine se dépose peu-à-peu en petites latnes imprégnées d'acide oléique. Pour la purifier il suffit de la redissoudre dans l'alcool bouillant : elle cristallise par le refroidissement, tandis que Vacide oléique reste dissous.
3° L'acide oléique s'extrait facilement de l'éther ou de l'alcool dont la cholestérine a été séparée dans l'opération précédente : on concentre la liqueur et bientôt l'acide oléique apparaît à l'état liquide et oléagineux (2081).
4° Acide margarique, — Pour se procurer l'acide margari-
3ue il faut reprendre l'extrait de bile épuisé par l'éther, le issoudre dans l'eau , y ajouter un excès d'acétate neutre de plomb , décomposer le précipité lavé et délayé dans une quantité convenable d'eau, par un courant de gaz suif hydrique , laver le nouveau précipité noir , qui contient de l'acide margarique , de l'acide cholique , de l'acide oléique , de la résine biliaire, du sulfure de plomb, etc. , puis le faire dessécher, le faire bouillir avec de l'alcool, étendre d'eau la solution êJœolique, retirer Talcool du méWse çax ô[\%\S^aàsïo.> t^ise
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bouillir plusieurs fois de suite arec Ae l'eau le précipite qui 5e forme, le dessécher, le dissoudre dans la plus petite quan* tîté possible d'alcool , et enfin y ajouter de Péther. Celui-ci •U sépare la résine biliaire , qui n'est soluble ni dans l'alcool »eul , ni dans l'alcool éthéré. La liqueur étant éclaircie , çn laisse évaporer l'éther, après quoi la dissolution alcoolique restante est précipitée par l'eau. Le précipité obtenu est de l'acide margarique encore môle de résine biliaire : la séparation s'en fait en versant sur le mélange de l'éther un peu al- ::oolisé 5 de là résultent deux couches liquides , l'une, inférieure, d'alcool contenant la résine, et l'autre, supérieure, i'éther contenant l'acide margarique. Abandonné i lui-même, Péther se vaporise et laisse un acide gras, solide, qui, purifié k plusieurs reprises par l'alcool, se présente sous forme de paillettes incolores et nacrées, fusibles à 5o® et contenant encore de l'acide oléique.
5" Acide choUque. — On a vu (ai63) comment on parvenait à l'extraire de la bile.
6** Résine biliaire. — On vient de voir qu'on peut se procu* rer une certaine quantité de résine biliaire en même temps que l'acide margarique. Seulement nous devons faire observer que la résine biliaire, séparée par l'éther de la dissolution alcoolique , n'est pas complètement soluble dans l'alcool une fois qu'elle a été desséchée , et que celui-ci laisse indissoute ime matière animale que Gmelin regarde comme un mélange dalbumine coagulée et de gliadine. Cette résine peut être obtenue beaucoup plus facilement de la dissolution aqueuse qu'on obtient en décomposant par le gaz suif hydrique le précipité qu'occasione l'acétate neutre de plomb dans la bile; elle s'y trouve en combinaison avec le sucre biliaire. Pour Tisoler on filtre la liqueur et on l'evapore jusqu'en consistance d'extrait , on fait bouillir le résidu à plusieurs reprises avec de Teau ou plutôt jusqu'à ce que celle-ci ne devienne plus sucrée : la matière restante est la résine biliaire. Le sucre niliaire se retrouve dans l'eau.
La bile décomposée par l'acétate neutre 'de plomb renferme encore de la résine biliaire qui peut être extraite comme il suit : après avoir filtré la liqueur, on y ajoute un excès de sous-acétate de plomb qui précipite la résine biliaire, le sucre biliaire qui la tenait en dissolution et la taurine \ on recueille le précipité emplastique et visqueux, on le mêle avec de l'eau tiède chargée de vinaigre distillé et on le décompose par un coU* rantde gaz âulfhydrique. La liqueur filtrée et convenablement concentrée par évaporafion se partage en deux couches, doni la fopérieiire est très tqMoae^ acide, et doit être décantét cqj»