CHAPITRE PREMIER
De la formation des substances végétales.
a64i« H est certain que la plupart des substances végétales ne sont composées que d'hydrogène, de carbone et d'oxigéneç et cependant nous n'en pouvons former aucune de toutes piè^ ces. Cette impuissance de la chimie en a souvent rendu les résultats plus que douteux aux yeux de personnes étrangères aux sciences, à la vérité , mais d'un esprit très prof<»d* Joan^ Jacques Rousseau, en suivant un cours de chimie dbct^ Rouelle, disait qu'il ne croirait à l'analyse de la farÂne ifùt» quand il verrait 1^ chimistes en refaire. Ce grand écrivain tiendrait sans doute un autre langage aujourd'hui. It eaX facile, de prouver en effet qu'il est des corps que l!on peUt.décompo-* ser et que l'on ne saurait recomposer ; les causes én!9on$ Asi^ dentés : elles r^ident principalement dans JMtat q^'affôdteiit les élëmens. ■ li ,.v,..
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Si le carbone , si l'hydrogène et Toxigène e'Uient liquides, rien ne s'opposerait à leur combinaison ; leur nouvel état li favoriserait; elle aurait lieu à la température ordinaire , et il est probable que l'on pourrait former alors un grand nombre de substances végétales. Au lieu d'être sous cet état, le car* bone est toujours solide, Phydrogéne et l'oxigène toujours gazeux. Quen résulte-t-11 ? que la cohésion de l'unetPélasticité des autres sont des obstacles que l'affinité' ne peut vaincre. De là la nécessité de chauffer pour opérer la réaction ; mais cette réaction ne peut se faire de manière à produire une substance végétale , puisque si celle-ci existait, la chaleur la détruirait. Nous ne pouvons donc espérer de former ces sortes de substances de toutes pièces , du moins avec les moyens qui sont en notre puissance \ nous ne pouvons tout au plus que les transformer les unes dans les autres en faisant varier leurs principes.
C'est dans l'acte de la végétation que la nature les crée, acte qui comprend la germination et l'accroissement de la plante»