SECTION PREMIÈRE
De la germination.
264^'* La germination est un acte par lequel les graines fécondes se développent et donnent naissance à de nouvelles, plantes.
La graine est formée de plusieurs parties qu'il est essentiel
4e sarcoaerme ou parencnyme, a ira vers lequei \^s vaisseaui qui partent de tous les points de la superficie passent pour se rcnare sous l'ombilic, et Vendoplèvre ou tunique interne im^ perméable à l'humidité. Le test et la tunique interne sont marqués d'un point : c'est ce point qui indique la petite cicar
trice par laquelle la plante-mère nourrissait l'embryon ^ et qu4 prend 1« nom A^ ombilic ou de cicaîriculem
Sous la peau se trouve l'amande , pai tie ordinairement blan« chAtre y qui forme la presque totalité de la graine , et qui esl composée de l'embryon^ et souvent d'un autre corps appelé idbumen.
L*embiyon est la partie la plus essentielle de la graine; c*e
4Kie sorte de plante en miniature. On y remarque en tifeta
19 la radicule, petit corps placé très près de l'ombilic interne^ .0 1 i 1 1..^. .:* tenant à la ra^
"onsp organes ««uettro l'te
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«ERMINATIOll. S
Iment nëcessaîre à la jeune plante , et sans lesquels la germination ne Sjaurait avoir lieu : on en compte depuis un jusqu'à •ix. Les cotylédons charnus sont remplis à^ albumen ; les foiact's en sont recouverts : ceux-ci , lorsqu'ils sont développés en feuilles par la germination , s'appellent feuilles sémincues. Oanom.meJeuilles primordiales celles qui , outre les colyléclons, sont déjà visibles dans Tembryon. ( Elémens de Botani» que y par M. Decandolle.)
\J albumen j qui est appliqué sur l'embryon ^ varie par sa consistance \ il n'adhère que très rarement à cet organe , e1 jamais il n'offre d'organisation vasculaire*
2643. Après cette courte description , suiSsante toutefois pour l'objet que nous nous proposons , recherchons quelles sont les conditions qu'il faut réunir pour que la germination ait lieu : il est nécessaire que la graine soit exposée à une certaine température , qu'elle soit en contact avec l'eau et le gaz oxigène , et soustraite à Taction d'une trop vive lumière : peu importe d'ailleurs qu'elle soit enveloppée de terre ou à découvert.
La température la plus favorable paraît être de 10 à 3o® : au dessous de léro , il n'y a jamais de signe de germination.
Tout le monde si\i que les graines ne germent pas sans eau^ car on les conserve dans des lieux secs sans que leur puissance végétative se développe ou se détruise.
En vain l'on met des graines humides , à la température ordinaire, dans un vase vide, dans un vase plein de gaz azote, de gaz hydrogène , de gaz carbonique , et de tout autre gaz , eu un mot, qui n'est point de l'oxigène ou qui n*en contient pas à Tétat de mélange ^ vainement aussi l'on en met dans de î'eau privée d'air : loin de germer dans ces divers circonstances , elles pourrissent peu-à-peu , tandis qu'elles germent plus ou moins promptement , au contraire , dans l'air atmosphérique , dans le gaz oxigène, dans l'eau aérée ou chargée cTunepetite quantité de chlore : aussi observe-t-on qu'elles ne lè« vent bien qu autant qu'elles ne sont pas trop enfoncées en terre^. et que celles qui en sont recouvertes d'une couche trop épaisse finissent même par se décomposer, (x)
•riita
(i) Temps que certaines graines metteni à leper, d'après g4danson.
jb« millet, le froment , ..,•. c iours.
te bléton, Tépiiiard^ la féTe, le haricot, le navet, la rvft, la mour
tarde, etc.. ,^. ^•-.•«•.^..♦., ..^♦^ ^
ta laitue, Tanct, etc....... .••**.*,,.*,, 4
ta cresson , le melon , leconcoiabra , la calaUsM^ atc. «»••«,*,,« 5
ÏJt raifort y lapoiréa,,..^*^^, ..^..^^.........^^^.^g,..,.», 6
4 FORMATION DES nWrAl^CBS VÉGÉTALES.
La lumière ne nuit à lag^nnioation qu^en écliauffant trop la graine ; car celle-ci germe comvie è^ Fordinaire , locsqn'on fait tomber sur elle des rayons solaires, dont on a absorbé les rayons calorifiques par un verve. (Th. de Saussure. )
Le sol n'agit que par la chaleur, l'eau et l'air qu'il contient, puisque les graines lèvent aussi bien sur une éponge humide que dans la terre.
Mais comment agissent ces trois corps ? La chaleur , comme stimulant , comme excitant les forces vitales; ce qui paraîtra probable, du moins en considérant, i» que la vie des plantes et de plusieurs animaux est, pour ainsi dire, suspendue pendant l'hiver; 2? que la plupart des graines conservent encore la faculté de germer après avoir été exposées à zéro.
L'air enlève , par Poxigène qu'il contient , une portion dé carbone à la^grame. Que l'on place des graines, à la température de 1 5 à 20^, dans une capsule contenant un peu d'eau; que l'on mette celte capsule sur un bain de mercure , et qu'on la couvre d'une cloche dont on retirera une partie de Vair, bientôt les graines germeronti, et il se formera , pendant le temps de la germination, autant de gàz carbonique qu'il disparaîtra de gaz oxigènq , si la température et la pression restent les mêmes. Or, comme le gaz carbonique représente un volume d'oxigène égal au sien , il s'ensuit que tout l'oxigène ' nécessaiie à la germination est réellement destiné à priver la graine d'une portion de son carbone. C'est sur Valbumen que se porte l'action de l'oxigène, et c'est par les changemens qui surviennent dans la composition de ce corps , changemens auxquels les cotylédons. semblent contribuer, qu'il devient sucré et capable de servir d^aliment. à la jeune plante.
L'eau remplit plusieurs fonctions : pénétrant dans l'intérieur de U- graine, d'abord par l'ombilic, elle ramollit les tégumens , et les met ainsi dans le cas de pouvoir être rom-
J)us sans effort ; elle délaie l'albumen , gonfle les cotylédons , acilite l'action de Poxigène et la formation de la> matière nu-
[quidité qui en rend l'assimilation pi
L'arroche 8 jours.
Le pourpier »... • • • 9
Le chou • .•»...•- ..•••# 10
L'hyssope •...»..•• » ...••••.•»...• do
Le persil ..........••»•..... •• »*»^». 4o * ^^
L'amandier , le mélampyrum , le pèdier, la pivoine, le ai^^Hbl
jalcatus^ etc. •...• " BQS.
Le eornou^ller,. le rosier , raubépine , le uoisetier-avi
^ERMIUATIOlf. 1S
Cet conckiîU 0a vaisseanv vont y ainsi qve le prouve l'anatomie v^éCi^e , des cotylédons 4 la radicule , et de la radicule à la pkunule. 'Ea^re la plumule et les cotylédons, il n'existe point de comimintcatîon directe : aussi la plumule ne commence-t-elle à végéter qu'à l'époque où la radicule a pris WOL certain accaoissement» A cette époque, les cotylédons sont encore nécessaires; si on les retranche, la jeune plante périt ; elle ne peut m^ne en être s^mrée sans souffrir, lorsque la racine étant parfaitement formée , la plumule a deux millimètres de diamètre; ce n'est que quand celle-ci est couronnée de feuilles que les cotylédons deviennent inutiles, et Îue bientôt alors ils tombent d'eux-mêmes , nouvelle preuve e leur importance dans l'acte de la germination*
a644« Indépendamment des faits qise nous venons de rapporter, il en est plusieurs autres qui sont relatifs à la germi«nation comme les prëcédens , et que nous devons indiquer d'une manière sommaire.
M. C. Mateucci a vu que l'eau légèrement alcaline favorisait la germination , et que l'eau acide au contraire la retardait; que telle était la raison pour laquelle les graines germaient rapidement au pôle négatif et diiScilement au pôle positif, (^jénn. de Chim. et de Phys.^ Lv , 3i3.)
D'après M. Becquerel , la germination donne toujours lieu à de l'acide acétique ; aussi le papier bleu est-il promptement coloré en rouge par les graines, au moment où elles comrmencent à germer. Il pense qu^ l'embryon et tout ce qui l'entoure doit être considéré comme formant un système électro-négatif, qui relient les bases et repousse les acides à la manière du pôle négatif d'une pile. ( Jlnn. de Chim. et de Phjrs.y m, 253.)
Suivant M. Th. de Saussure, i^la plupart des graines alimentaires gormées conservent leur force végétative , après le dessèchement le plus avancé qu'elles peuvent éprouver à laîr libre , à Tombre ou sous une température de 3do ( . ànn. des Scienc. naturelles j x, 68 ); a» pendant la germination, il y a un développement de chaleur qui favorise la formation du sucre aux dépens de l'amidon de la graine 3 3^ 100 partiesils fromcM ont donné t
Avant la germêntOkm. . jiprès la germination.
Amîdéù 7s, 71, 65, S.
GJutQfi <«......••.»• >!» 7^« 7» fi4«
iyextrînegiuteniqut»,^.».,,i S, 46. 7, 91.
Sucre glutcMfie a, 44. 5, 07.
Aibomine.. ., . 5 t, 43. a, S7.
6 FORMATION DIS SUBSTANCES TâOÉTALES.
La solution aqueuse de ce sucre ^ qui n'a point encore été analysé , rougit le tournesol 5 elle est précipitée abondamment, ainsi que la solution de dextrine glutemque , par l'inf usion de noix de galle, et par le sous-acétate de plomb. Les solutions de dextrine et de sucre , qui se forment en traitant l'empois d'amidon et le gluten à une température d# é^o à 600, présentent, avec ces réactifs, les mêmes caractères \ lesquels ne se rencontrent point dans la dextrine ordinaire et dans les autres variétés de sucre. De là , la cause pour laquelle M. de Saussure a cru devoir désigner provisoirement la dextrine et le sucre qui les possèdent , par l'éplthètede glutenique. (Journ, de Pharm. xix, 587.)
MM. Payen et Persoz ont découvert une matière nouvelle dans les produits de la germination^ c'est la diastase (2657). n serait possible qu'elle contribuât à la transformation d'une "partie de l'amidon en sucre.