DU SUC GASTRIQUE
question. Je suis porté à croire que le picromely tel que m obtenu, contient encore de la résine, et qu'ils ont raile le regarder comme formé de résine et d'une autre ^re qu'ils ont appelée sucre biliaire. Je ne puis admettre « picromel contienne autant de résine que le dit M. Bra* ot, et un alcaloïde avec lequel elle serait unie. Il a obtenu si 51e cet alcaloïde qu'il n'en a pas eu assez pour l'examiner.
Des liqueurs acides.
K 14. Les liqueurs acides sont au nombre de quatre dans Kime : le suc gastrique, l'humeur de la transpiration, r^e et le lait. Les deux premières sont les moins compliquées leur composition , et l'urine est celle qui l'est le plus.
Du suc gastrique.
) i5. Le suc gastrique est regardé comme un liquide se- £ par l'estomac , et comme l'agent principal de la digestion lacale. lia été l'objet d'un grand nombre de recherches , sdi lesquelles nous citerons celles de Spallanzani , de Mone, de Brugnatelli, de Cbevreul, deLeuret et Lassaigne , Prout , de Gmelin et Tiedemann.
Trois procédés ont été indiqués par Spallanzani pour se le curer : le premier consiste à tuer un animal après l'avoir fait ner -, le second, à faire avaler par des animaux de petits tu- » métalliques contenant des éponges, percés de trous. et 3tchés à un fil ^ et le troisième , à exciter le vomissement fe tin , lorsque l'estomac est vide d'alimens. Spallanzani a praué le premier sur un mouton ^ le second sur cinq corbeaux, ii'oisième sur lui-même : il a retiré ainsi 87 cuillerées de
des deux premiers estomacs du mouton, et seulement 5i mmes de celui des corbeaux. Voici les résultats auxquels il
parvenu :
t** Le suc gastrique est un vrai dissolvant des alimeiis me hors du corps vivant, pourvu qu'il en conserve la Bileur.
a^ A la chaleur tempérée de l'atmosphère , il est seulement ti*septique.
?^^^ Il peut se conserver long-temps à une température qui
dépasse pas celle du corps humain . sans éprouver de dé-
nposition putride (un mois , par exemple).
4o Le suc gastrique n'est jamais ni acide ni alcalin : du
Aus , quand cet état se développe , il tient à la nature de&
mens , et s'évanrouit bientôt.
M. le docteur Montègre. '- nroprîété de vomir i
onté , en a profité pMI W^a â,^ Ç^^^;ixx.
tes DES UQUECHS ACIDES.
zani, et en tenter de nouvelles. Les résultats qu'il t sont bien diiFérensde ceux que nous Tenons de npi vaut M. Montègre :
1° Dans Tétat de sant<l pavfaite , l'on trouve très ment dans l'eslomac un liquide plus ou moins abondaBt parente filant, ordinairement écumeux, tantôt semblable à la salive , soit par les caractères extérieurs,! les altérations qu'il éprouve, et tantôt en différant, qu il est acide et qu'il ne se putréûe que difficilement; tient très souvent, en quantité plus ou moins grai flocons de mucus qui paraît n'être que du mucus des
2^" Les matièi*es soumises à la digestion passent n ment à l'état acide par suite de ce qu'elles ^prouvest l'estomac et indépendamment de leur nature particuli
3° Le suc non acide de l'estomac ne possède pas la p de s'opposer à la putréfaction des matières animales ,
Jmtréâe lui-même avec autant de promptitude que la orsqu'il est exposé à une cbaleur à-peu<-près égale à corps humain.
4° Le suc acide de l'estomac ne préserve pas de k faction les viandes peu animalisées qui s'y sont p^r une propriété qui lui soit particulière.
5o Le suc de l'estomac n'agit point sur les alimens àkl nière d'un dissolvant chimique.
De là, M. Montègre conclut que le suc non acide h'eit cliose que de la salive récemment introduite dans l'es^ ou n'ayant pas encore éprouvé l'action de ce \iscère, le suc acide n'est que de la salive altérée à la manière très alimens , et véritablement digérée.
M. Chèvre ul le regarde comme un composé de 98 d'eau et de 2 parties d'acide lactique , chlorhydrate d'i niaque , chlorure de sodium , matière animale soluble l'eau, mucus, phosphate de chaux.
lien est de même de MM. Leuret et Lassaigne. {lonflu Chim, mcd,^ i , 549).
Que conclure de tout ce qui précède ? rien de positif, si l'on considère que le docteur Prout a retiré des matiècet avaient été soumises à l'acte de la digestion une certaine tité d'acide chlorhydrique ; que MM. Prévost et Le Bo après avoir vidé l'estomac d'un lapin et l'avoir lavé, se assurés (]ue du linge teint en bleu par le tournesol dei rouge d.iijs des parties correspondantes à certains points viscère , et que la présence de l'acide devenait bien plasi ^'- l'estomac contenait quelques alimens, nous
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DB L'HTTMEUIl DE LA TRANSPIRATION. 165
311 , comme celle de la salive , a lieu suïtout au moment de gestion : c'est ce que confirment complètement les obserns de Gmelin etTiedemann, dont nous allons donner dée précise. Ils ont vu :
<2ue le suc gastrique tire d'un estomac vide est peu ou : acide ; qu'il est mêlé de beaucoup de mucus ; que filtré aporé , il donne au plus a pour loo d'un résidu soUde y >arait être composé des mêmes matières que celui qui pro- : de la liqueur des membranes séreuses ;
Que le suc gastrique devient très adde, dès que les ali^ i sont introduits dans l'estomac ; qu'on y trouve alors de le chlorhydrique , des traces d^aade acétique, quelque-* ciême , comme dans le cbeval y de l'acide butyrique;
Qu'indépendamment de ces acides, il contient delà bre salivaire , de l'extrait alcoolique de viande ou Ofnut^ r ^ et un grand nombre de sels , savoir : des chlorures de &sium et de sodium j du chlorhydrate d'ammoniaque , du ite de potasse , des traces de phosphate de chaux , de Qesie , de fer, et quelquefois de manganèse , quelquefois i du sulfate de chaux et du chlorure de calcium ; * Que, de plus , la cendre provenant de la combustion de rait de suc gastrique renferme du carbonate de chaux;
Que, du moins , telle est la composition du suc gastrique ciseaux , des poissons , des reptiles , avec cette difTorence
la quantité d'acide chlorhydrique est plus grande chez Kiammifères que chez les animaux des classes inférieures ^ ae , au contraire , celle d'acide acétique est plus grande
ceux-ci que chez ceux-là.
insi , il paraît donc bien démontré que le suc de l'estomac
est tout autre que le suc d'un estomac où se trouve des ens.
'ugnatelli a prétendu que des morceaux de cristal de f ost d'agathe, que l'ou renfermait dans des tubes et que l'on it séjourner pendant dix jours de suite dans l'estomac de es et de dinaons , étaient corrodés à leur surface ; mais il ît que cette expérience a été vainement tentée par d'autres rimentateurs.
De r humeur de la transpiration^
Bi6. L'humeur de la transpiration est séparée du sang s la peau par des vaisseaux éxhalans. Tantôt elle se dégage le manière insensible, et tantôt en assez grande quantité r apparaître sous la forme de gouttelettes : dans ce dernier elle prend le nom de sueur.
a sueur de l'homme , dans l'état de santé , to\i%\\. ^xm^ to»«
164 DES UQUEUnS ACIDES.
nière très sensible le papier et la teinture de toum
rendant la saveur en est toujours plutôt franche et sei celle du sel marin, qu'acide. Quoique incolore, ellefai sur les tissus qui la reçoivent. Son odeur est toute parti et devient insupportable lorsqu'elle est concentrée^ ci qui a lieu surtout lorsqu'on la distille.
Cette humeur est formée, d'après mes expériences, cU coup d'eau, d'une petite quantité d*acide acétique , de rures de sodium et peut-être de potassium, de trèsp phosphate terreux, a une trace doxide de fer, et d'une > tité inappréciable de matière animale.
M. Berzelius l'a regardée d'abord comme de l'eau tem dissolution des chlorures de potassium et de sodium , i dde lactique , du lactate de soude , et un peu de matièfl maie {jinn. de Cliim.^ lxxxix, 20). Depuis, il y aaà mêmes matières que dans l'extrait alcoolique de viande, du sel ammoniac, et une petite quantité de matières aoi insolubles dans Talcool, et semblables probablement! qu on trouve en général dans les liquides animaux.
Suivant Anselmino, 100 parties du résidu quei»^ sueur par la dessiccation contiendraient :
Extrait de viande, acide lactique et lactales solubles daos Valcool anhydre sg
Extrait de f iande et chlorure de sodium solubles dans Talcool aqueux •«....« 48
Matière animale et sulfates solubles dans Teau , et noa dans Talcool. si
Matières insolubles dans Teau et Palcool , formées presque uniquement de sels de chaux. s
Les sels entrent pour beaucoup dans la sueur, à telf que 100 de résidu sec donnent, en les incinérant, aij cendres, dont on retire du carbonate, du sulfate et dup phate de soude; un peu des mêmes sels à base dé pott du chlorure de sodium , du phosphate et du carbonai chaux , des traces d'oxide de fer.
La sueur de toutes les parties du corps ne serait pas it si Ton en croit M. Donné*, celle des aisselles, des parties | taies , des orteils , bleuirait le papier rouge.
Sanctorius est le premier qui se soit occupé de consti quantité d'humeur que nous rendons par la transpii* 3on travail est remarquable y surtout par le nombre d'i qu il y consacra. Pendant trente ans , il eut la patience de tous lesalimens qu'il prenait, tous les excrémens soli< iMyidfff gtt'il rendait, et de se p'^^'»'* ^ui-mên^e tous les
DE L'HUMEtJK DE LA TBAN8HRATI0N. fSIP!
3liisieiir8 fois. Il trouva que toutes les vingt-quatre heures-Bonxnrps revenait sensiblement au même poids , et qu'il perdait la totalité des alimens pris-, savoir : les 5 huitièmes par la trans* siration et les 3 huitièmes parles excrémens.Ces expériences rîirent répétées dans presque toutes les parties du monde , en r consacrant toutefois beaucoup moins de temps que Sanctorius; mais c'est en France seulement que l'on a considéré sépavé- DDiient la transpiration cutanée et la transpiration pulmonaire : gette recherche est due à Lavoisier et à oéguin. Séguin se renrannait dans un sac de taffetas gommé, lié au-dessus de la tète,. iÈi offrant une ouverture dont on collait les bords autour de la
Eiche avec un mélange de térébenthine et de poix. Au moyeix cette disposition , Thumeur seule de la transpiration pul-* naire était rejetée dans Tair : pour en connaître la quan- !y il suflBsait donc à Séguin de se peser avec le sac , dans une mce très sensible , au commencement et à la fin de l'ezpé-^ ;• En répétant l'expérience hors du sac, il déterminait :quantité totale de l'humeur transpirée ; de sorte que , en reanchant de celle-ci la quantité d'humeur transpirée par le
Snmon , il obtenait la quantité d'humeur transpirée par >la au : il tenait compte d'ailleurs des alimens qu'il prenait, àts cxcrémens solides et liquides qu'il rendait 9 et , en général j autant que possible , de toutes les causes qui pouvaieiit avoir deTinfluence sur la transpiration. On peut objecter avec rai-
!Km, contre cette manière d opérer, que la transpiration de la }eau était gênée par l'enveloppe de taffetas. * Quoi qu'il en soit, voici les résultats auxquels ces deux chi- ^ inistes sont parvenus : nous les citerons tels que Séguin les a rapportés. {Ann. de Chim. xc, i4)* « Premier résultat» — Quelque quantité d'alimens que l'on
{renne, quelles que soient les variations de l'atmosphère, i même individu, après avoir augmenté en poids de toute la [• quantité de nourriture qu'il a pri||| revient tous les joprs, ^ après la révolution de vingt-quatre heures, au même poids, t à-peu-près, qu'il avait la Teille, pourvu toutefois qû il soit'
« Deuxième résu/tae.-^LoTsqae, toutes les autres circonstances « étant les mêmes, la quantité d'alimens varie, ou lorsque, les C quantités d'alimens étant semblables, les effets de la transt ]Mration diffèrent entre eux, la quantité de nos excrémens c augmente ou diminue , de telle sorte que tous les jours à la Uaâne heurei, nous revenons i-peu-près au même poids, t «ian que nous l'avons dit ci-dessus i ç» qui prouve que,
WS DES UQUEURS AODE».
(C pourvu que la digestion se fassse bien, les cause» qui ooa«» K courent à la perte de nos alimens se secourent mutuelictaienty (( et que, dans l'état de santé, Tune se charge de ce que IW <c tre ne peut pas. faire.
(( Troisième résultat — Le défaut de bonne digestion estons; , « des causes les plus directes de, la diminution de trans^xa- . « tion.
4( Quatrième résultat. — Lorsque la digestion se fait bie%| « et que les autres causes sont semblables, la quantité d'alir io mens n influe que peu sur la transpiration : il m'est arriva ic très souvent de prendre à mon diper deux livres et demii <( d'alimens solides et liquides , d*en prendre d'autre foii i< quatre livres, et d'obtenir dans ces deux cas des résultat^ i( peu différens rentre. eux. «g
IC II faut cependant observer opae cet énoncé n'est virai qu'aonj ik tant que la quantité de boisson ne varie pas considérablM « ment dans ces deux circonstances. ■■
« Cinquième résultat. — C'est immédiatement après le diuen « que . la transpiration est à son minimum. ^
« Sixième résultat. — Lorsque toutes les autres circpnstaiHa « ces sont semblables,, c'est pendant la digestion que la peitlp <( de poids ocasionée par la transpiration insensible est à SOBi( maximum.
; « Cette augmentation de transpiration pendant la digestion^ a comparativement avec la perte qui existe lorsqu'on est àjeun^ « est , terme moyen , de 2 grains -p^ par minute.
(C Septième résultat. — Lorsque les circonstances sont les plus j (C favorables, la perte de poids la plus considérable qu'occfr»: « sionc la transpiration insensible est , suivant nos observ*» ii( tiens, de 3â grains par minute, conséquemmentde.3 onces (Ca gros4S grains par heure, et de 5 livres en vingt-quatroi « heures, en supposant toutefois que notre perte de poidis soit)i i< égalé pendant tous leumomens de la journée, ce qui pour-* 4C tant ,est démenti par les faits. Cependant, pour ne pas en* <c trerdans des détails trop étendus, on peut dire que la perte a de poidâ la plus considérable qu'occasione la transpiration ii, insensible est de 5 livres en vingt-quatre heucesi.
« Huitième résultat. — Lorsque toutes les circonstances ac- K cessoires sont les moins favorables, pourvu toutefois que la « digestion se fasse bien , notre perte de poids la^ moins con-^ (( sidérable est, suivant nos expériences, de 11 gcaiils par mi^i K nute, conséquemment de i once i gros 12 grains par heuce^ 4(-et de I livre 11 onces 4 gi'os en vingt-quatre heures. •*
« Neupième résultat. — Immédiatement après, les repaSysI^ « perte de poids ocças^onée par la tianspiratiou iiisaiAi|d« P^\
aîns 2 dixièmes par minute, dans les temps oùtou-
ises extérieures sont les plus défavorables à la trans-
, et de 19 grains i dixième par minute lorsque ces
Qt les plus favorables, et que les causes intérieures
es.
Férences dans la transpiration après les repas, sui-
les causes cpii y influent sont plus ou moms favoe sont pas dans le même rapport que les différcn-
observe dans tout autre moment , lorsque les au* nstances sont semblables ; mais nous ue savons pas nt ce phénomène.
le résultat. — La transpiration cutanée dépend iraient et de la* vertu dissolvante de l'air environnant, iculté doi^tjouissent les vaisseaux cxhalans de pora surface de la peau Thumeur transpirable. ne résuttaU — Si nous prenons le terme moyen de toupérienccs, nou» trouvons que la perte de poidsocca- .r la transpiration insensible est de 18 grains par 3t que, sur ces 18 grains, il y en a , teime moyen , dépendent de la transpiration cutanée, et sept qui tre attribués à la transpiration pulmonaire. me résultat, — La transpiration pulmonaire, relaau volume des poumons, est bien plus considérable nspiration cutanée, comparativement à la surface
ine résultat. — Lorsque toutes les autres circonmt égaies, la transpiration pulmonaire est à-peuéme avant et immédiatement après le repas, prend un terme moyen, on trouve que lorsque la ion pulmonaire est, avant le dîner, de 17 grains ;s par minute, elle est, après le dîner, de 17 grains
iS.
zwme résultat. — Toutes les circonstances intéant égales, c'est dans Thiver que le poids de nos s solides est le moins considérable^ »
Du lait.
lait est un liquide opaque, blanc, d'une pesanteur n peu plus grande que celle de l'eau, et d'une sa- . Ce liquide est sécrété par les glandes mammaires des animaux connus- sous le nom de mammifères ; i à nourrir leurs petits : aussi sa formation a«t-elle atemement après leur naissance, général, il est toujours composé d'eau, decaséum, a suere de lait, de beurre, d'une matière extrac-