DES CALCULS OU CONCRÉTIONS
aSSi* Il est diflicile, pour ne pas dire impossible» de dissoudre la pierre ^ans la vessie, pour peu que son Yolume soit considérable 5 mais il est possible d'en prévenir la formatilon dans le plus grand nombre de cas. En effet, nous avons tu que la plupart des calculs avaient pour noyau l'acide uriqœ, que ce noyau se formait dans le rein, et qu'il ne se formait que
{jarce que l'urine ne contenait point assez d'eau pour pouYoit e dissoudre, Consëquemment, lorsqu'on est atteint de lagravelle, les diurétiques ou les boissons aqueuses, pris en quantité convenable, peuvent être employés avec succès : par conséqaent encore, il convient de mettre le malade au régime végétal, afin qu'il se forme le moins possible de cet acide.
Mademoiselle Stepbens a indiqué les pilules savonneuses; Hartley , la potasse ou la soude ; Wilt, 1 eau de chaux ; Mafcagni et le docteur Styprian Luiscius de Leyde, le carbonate de potasse 5 sir Everard Home et Hatcbetle, la magnésie; d'autres chimistes^ le bi-carbonate de soude. {jinnalesJk Chimie^ lxx, Sa, et lxxv, 2045 Journal de Pharmacie^ uij 124.) Le remède le plus sûr est l'emploi du bi-carbonate, pris à la dose de deux à trois grammes par litre d'eau; il rend ks urines alcalines, prévient la formation des graviers, et pcot même dissoudre ceux qui seraient déjà formés. C'est ainsi que agissent évidemment plusieurs eaux minérales dont ce carbonate|fait partie : telles sont entre autres les eaux de Contrexe* ville, de Vichy, etc. Mais il paraît,, d'après les expériences de M. Brande, que la magnésie agirait tout autrement : suivant lui, elle modifierait tellement l'action des reins, que, dans 1* sécrétion de l'urine, il ne se produirait presque plus d'acide urique, et que la maladie ne reparaîtrait point. S'il en était ainsi, ce remède serait bien préférable aux autres; car ceux-ci font seulement disparaître la crise du moment sans influer sur les crises à venir; en un mot, ils détruisent l'effet sans anéantir la cause. Toutefois, il est certain que la magnésie n'a pas tou* jours une action efficace; je l'ai vu employer sans aucun succès.
2882. Si le noyau était de l'urate d'ammoniaque, les remèdes
iu'écédens pourraient être employés avec le même succès que orsqu'ilestformé d'acide uriquejmais s'il était composé de phosphate de chaux ou de phosphate ammoniaco-magnésien, ils ne conviendraient point, puisqu'au lieu de favoriser la dissolution de ces sels, on en favoriserait au contraire la précipitation : il vaudrait mieux faire usage d'acides faibles. L'on ne connaît point encore de substances au moyen desquelles on puisse s*opposei au dépôt de l'oxalate de chaux ni de la silice : heureusement que les calculs qui ont pour noyau ces matières sont bien>moins