DES BITUMES
Les bitumes appartiennent aux terrains secondaires et terdaires ; maisx'est à la base de ces derniers surtout qu'ils sont très abon dans. . On doit distinguer dans ces substances deux, espèces, le naplite et l'aspbalte, ,.
Bitume nap Me» — Liquide, transparent ,, d'un blanc le'gè* lement jaunâtre, d'une odeur qui , pour quelques personnes , est vâifficile à supporter; pesant spécifiquement o,836 environ.5 combustible à tel point qu'il prend feu par la présence d'un corps enflamimé placé à peu de distance de lui.
On le trouve assez abondamment en Perse , sur les bords de la mer Caspienne , près de Bakou , dans la presqu'île dIApcheron. Du sol qui le fournit, il se dégage continuellenient des vapeurs inflammables et très odorantes 5 les habitons, y mettent le feu et en profitent pour faire cuire des allmens , de la chaux , etc. Lorsqu'on creuse , à 600 mètres environ de ces feux, des puits de 10 mètres de profondeur, bientôt il s'y rassemble une grande quantité de naphte : aussi estrce de cette manière qu'on se le procure : seulement , pour l'avoir plus pur, on le distille.
On rencontre encore du naphte en Calabre, en Sicile , en Amérique, etc., et on en a découvert, en 1802, près le village cl'Amiano, dans le duché de Parme, une source si abondante,, qu'elle fournit à l'éclairage de quelques localités.
D est employé en médecine, comme calmant , à l'intérieur, et en frictions sur le bas- ventre, dans les affections vermineuses des enfans. Les Indiens s'en servent pour faire du vernis.
Th. de Saussure a fait, sur le naphte d'Amiano, une série d'expériences intéressantes.
.Ce naphte, qui pèse spécifiquement o,836, ne pèse plus que 0,753 lorsqu'on le soumet à 3 distillations successives, et qu'on ne recueille que les premières portions du produit. Ainsipurifié, il ne change plus de densité en le distillant de nouveau, etprésenle les propriétés indiquées (2212), qu'il partage avec les napthes provenant de la distillation du pétrole de Gabian, des asphaltes du sol de Travers et du département de TAîn.
BUume asphalte. — Ce bitume est noir, solide , sec , friable, insoluble dans l'alcool 5 sa pesanteur spécifique est de 1 ,io4 à i,2o5 5 îl ^^ répand d'odeur qu'en le chauffant ou en le frottant; il brûle facilement, mais laisse quelquefois 0,1 5 de résidu. On le trouve particulièrement à la surface du lac de Judée, dont les eaux sont salées. U est versé dans ce lac par des sources, et porté par les vents sur les rives. Les historiens rapportent que les murs de Babylone étaient construits de bri» ques cimentées par ce bitume, fl paraît que les Egyptiens s'en servaient, ainsi que de malthe, dans les embaumemens.
y, sixième éditi^m^ n^
pétrole «t fluide , mais mctvaf' tpe Ir iMp opaque, onctueuxauIouciier,cP
Le péûvli brun foncf^, prescpii forte et tennce.
Des matières argileuses et s^iblcuscs en sont iffipr^ un grand nombre de lieux , et l'on peut le retirer e ces matières par l'eau bouillante : c'est ainsi qu'on 1 tre, près de Neufchàtel, sur plusieurs points des Plscre , en Italie , en Transylvanie , etc. Quelqnefo découle naturellcmcnl des terrains, comme à Gabk Béziers , à Amisno , sur les bords de la mer Caspie Dans d'autres cas, il flotte sur les eani:: la mer en es fois couverte autour des îles du cap Vert.
Il sert à l'éclairage.
Le mnlthe, on pissasphalte , ou goudron miaétvlt distance vîsijncnse, et est plus fonciî en couleur quel il se trouve dans les mêmes lieus que celui-cî , et i culièrement près de Clermont , au lïcu nommé 1 Pège. Tous deux cbanflifs convenablement laissent naphle et donnent l'asphalte pour rt'sidu.
M, de Saussure a cberchi! à dépouiller de sa maav l'iiuile que l'on relire par la distillation de la mîne de Travers dans le canton de Ncufchâtel , espérant huitc pourrait remplacer les builes essentielles dat n!l et d'ans les pTi'paratioDs pbarmaccutiques. Ce ' «nployé à-peu-pres le raCme proccdé que celui paï pwrilie l'haUe de colza. (Voyez Bibliotk. wiwerseUe
Autre espèce de bitume. — Il est une autre matière on donne ('gaiement lenom de Â/Turne, mais qui diffSr lie» hitume.i nn'cédens. Ce bitume a ordinairemoït
BU SUCCm. S45
|&j46 d'ozigène ; o, io4 d'azote» ( Journal de- Chimie médi^
Sucein» -^ Le snccîn , qu'on appelle aussi karaiey ambr^ Uqne , est une matière d<mt les propriétés 8<^nt analogiaes à celles des résines ^ et particulièrement de la gomm^ copal • $a|pesanteur spécifioue est de 1,078; sa couleur 9 jaunâtre; •a cassure , yitreuse* oouvent il est diapliaue, et toujours il est liomogène et capable de recevoir im beau poli.
n paraît formé d^une matière grasse particulière^ unie à une ^tite quantité d'acide succinique.
. Le succin s'enflamme assez facilement ^Taîr ne Faltère joint à U température ordinaire ^ l'eau et Cl^ool sont preste
Ee sans action sur lui. Lorsqu'après Favoir fondu, on le dée dans les buQes grasses et les builes essentielles y il s'j i£ssout facilement.
Soumis à l'action du feu dans une cornue de verre, il présente des phénomènes remarquables : il se ramollit, entre en fil^on , se boursoufle considérablement, et laisse dégager de facidesuccinique (2064)9 ^^ l'huile et des gaz combustibles. A mesure que l'acide se aégage , le boursouflement diminue et 4Sease bientôt d'avoir lieu. Si alors on laisse r^lroidir le résidu, et qn'on l'examine, on trouve qu'il a une cassure nette, vitreuse et un aspect résineux ; mais si , au contraire , on le diauffe brusquement , il ne tarde point ï bouillir vivement sans se tuméfier, et en produisant une si grande quantité d'huile qu'elle coule en filet. Enfin, lorsque la matière parait complètement charbonnée , qu'il ne se forme presque plus d'huile, et qu'on augmente le feu au point de ramollira cornue, il se sunlime une substance jaune , de la consiMnce de la cire , qui quelquefois se rend en partie jusque dans le récipient. La distillation du succin offre donc trois époques bien distinctes et caractérisées par la nature des produits que Ton <dl>tient , savoir : la première, par Tacide succiuique et par de l'huile, qui , d'abord très fluide et peu colorée , devient ensuite très Drune, visqueuse et comme onguentacée; la seconde, par une grande quantité d'huile , dont la fluidité est assez grande, dont la couleur est jaunâtre , et qui ne se produis qu'autant que la température est assez élevée; la troisième par la production d'une substance jaune, solide, entièremen' oifiiérente des précédentes : bien entendu d'ailleurs que dant tout le cours de l'opération, il se dégage du gaz hydrogène cars boné. (MM. Robiquet et Colin, Ann. de Chim. et de Phys,^ t. IV, p. 826.)
Cette dernière substance a été observée, pour la première fois, par M. Yogel de Bayreulh^ mais elle n'a été obtenue bleu.
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vUuis VAcooU et très peu soluble dans Péther. ChaufféeJ
^u ruisseau clos, elle se volatilise, se de'compose en m-
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r l aciae azoï^^iuc. ^ ciutr, aans lequel elle n'est que 1 luble. la dissout très facilement, au contraire, ayant (il ctc purifiée*
Le sttccin appartient particulièrement aux terrains rcs ; il accompagne le limite dans plusieurs localité, tx\r exemple, autour de boissons, à Saint-Paulet, dépa™ du Oard, etc. Il existe en assez grande quantité danslflï iuibloiineuses quî bordent le rivage de la mer Balliq«,' KaMÙssborg et Memel. Le mouvement des eauxtff aussi jouruellement sur la côte.
U oulrv* ilius la composition des vernis gras , et lA^' de* bijoux recbercbés par les Orientaux.