DES MANIPULATIONS
..siccitë. Tant qu'il y a beaucoup de liquide , révaporation se j fait sans qu'on puisse rien perdre ; mais lorsqu'il n'en reste . presque plus et que la matière commence à s'ëpaissir, il serait , possinle , si la chaleur était trop forte , qu'il y en eût de projetée çà et là , hors la capsule même. On prévient cet inconvénient en remuant la matière avec une spatule ou une baguette de verre , et en diminuant un peu le feu.
2936. Si le corps était liquide au lieu d'être solide, les mêmes opérations seraient à faire , excepté la première , c'est-àdire la réduction en poudre* P 21937. Il s'en rencontre aussi quelques-unes de semblables dans l'analyse des gaz; mais il en est d'autres qui lui sont par- ' ticulières. Comme on juge dans ce genre d'analyse du poids des corps par leur volume , leur pesanteur spécifique étant ■ connue , il laut tenir compte sans cesse de la pression à laquelle ils sont soumis , de leur température , et même , lorsqu'ils sont €n contact avec l'eau , de leur état hygrométrique : c'est ce que nous avons exposé avec soin (i3ieti3i bis). Il faut aussi, par la même raison , les mesurer avec une attention toute particu- • lière. L'on peut se servir commodément pour cela d. un tube gradué contenant deux centilitres et demi et divisé en aSo parties , de sorte que chaque partie représente un centième de centilitre. L'on remplira d'abord le tube d'eau ou de mercure, en ayant soin qu'il ne reste aucune portion d'air attachée à ses parois; ensuite le tenant d'une main, l'extrémité ouverte
S longée dans le liquide , l'on y fera passer le gaz par le moyen 'un petit entonnoir. A cet effet, l'on soutiendra l'entonnoir avec la main qui tiendra le tube ; l'on prendra de l'autre le vase qui renfermera le gaz , et dont l'ouverture devra plonger dans Je liquide comnxe celle du tube , et Ton engagera peu-à-
5 eu l'ouverture de ce vase sous l'entonnoir , en inclinant oucement le vase même. Lorsque le tube contiendra la quantité de gaz convenable , l'on plongera une éprouvette à pied dans la cuve où l'opération se lera , et lorsque cette éprouvette sera pleine , l'on y recevra le tube et l'on enlèvera le tout. Enfin , saisissant le tube , non plus avec les doigts , mais avec une pince , pour ne pas l'échaufier, on attendra qu'il soit à la même température que l'atmosphère; après quoi , rendant les niveaux extérieur et intérieur égaux , c'est-à-dire , élevant ou abaissant le tube de manière que le liquide qu'il contient soit à la même hauteur que. celui dans lequel il plonge , on lira sur la division du tube la quantité de gaz qu'il renfermera , et Ton notera tout de. suite la pression et la température pour en tenir compte , si elles viennent à changer dans le cours de l'opératiun.
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ObserfCHU cependant crae, pour mesmierleigtt^ cnre, il est plus commode d enfoncer le tube dm Tertical placé à l'une des extrânités de ia cuve , et 4e I divisions à travers une glace faisant partie de h ~~^ de la cuve. ( Voy. Descrip. de la cuve à mercure^