‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 3)Chapitre 90 sur 164 · CHAPITRE n · texte numérisé non relu

CHAPITRE n

De Vanalyse des gaz.

apSS. Les gaz sont au nombre de trent&^nq, k la rature de o^ ; savoir : Toxigène, l'hydrogène^ le prot» d'hydrogène, le méthylène ou bi-carbure d'hydrogène le gaz oléfiant ou bi-carbure d'hydrogèneOH^(i},le bure d'hydrogène C*H* (i), le proto-pbosphure.dnyJ sesqui-phosphure d'hydrogène, leproto-arsëniured^t le chlore, l'oxide de chlore, l'acide chloreux (a), Taio^ W ni toxide d'azote, le bi-oxide d'azote, le cyanogène^ledii cyanogène, l'ammoniaque, l'oxide de carbone, l'aoiè nique, l'acide chloroxi -carbonique, l'acide salfuietffjl de sélénium, les acides chlorhydrique, bromhydri^il%|i)Oi drique, sulfhydrique, sélénhydrique, tellurhydriqkiV'* rique, fluo-siiicique, chloro-borique, le monhyditli)* thylène, le chlorhydrate de métnylène, le fluochji^ méthylène. (3)

llappelous d'abord leurs propriétés les plus apparoKtci'

ac^tip. Parmi les gaz , les uns sont colorés ^ d'autres ^ deul dus vapeurs blanches dans l'air*, d'autres sente d'iniluinmution ; d'autres rallument les bougies qui ^ qut'lqu(;s points en igiiition^ d'autres rougissent la tein tournesol^ d'autres sont sans odeur ou n'en ont qu'une d'uulres sont très solubles dans l'eau; d'autres le sont des dissolutions alcalines; enfin, un d'eux est alcalin, ques-uns possèdent plusieurs de ces propriétés.

Gaz colorés, —«Chlore, oxide de chlore et acide chloi tous trois sont d'un jaune-verdâtre. A la vérité , il est ce gaz colorés en rouge ; mais cette teinte provient de ce contiennent de la vapeur d'acide hypo-azotiqueoiLde h

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(i) Cette farmule repréf ente un ▼olnoie de gar.

(a) Cet acide, que M. Balard est parvenu à isoler dans ooS'doniMnl ( voy, additions ), possède la composilion qui était assignée au protoxitU de c ce qui rend encore plus douteuse l'existence de ce dernier produit conuM f^ poiô défini : aussi n en serait-il point question ici.

(3) Gax récemment obtenu par MM. Dumas < vo^r.addîtiMiX

DE wmàrtM DS8 «Az. m

produisant des THzpeurs bltmches dans Pair. ^-— Addes ■Àrdriqae , bromhydrique , iod^ydrique, fluo-borique , -^6uicique , chloro-borique.

bE inflammables par le contact de Pair et des bougies ies. — Hydrogène, proto-carbure d'hydrogène, mé- Sne, gazoléfiant, bi-carbure d'hydrogène C*H*, proto«- ^phure d'hydrc^ène, sesqui - phosphure d'hydrogène^ -^)-arséniure d'hydrogène, cyanogène^ acides sulfhydri- -^ sélénhydriqne , tellurhydrique \ oxide de carbone , monsrate de méthylène , chlorhydrate de mëthylène, flaorhy- ^e de méthylène.

^•«5 rallumant les bougies qui présentent quelques points en ^ion. — Oxigène , protoxide a'azote , oxide de chlore. -•^az rougissant la teinture de tournesol. — Acides capkque, sulfureux, chlorhydrique , bromhydrique, iodhyj'me , sulfhydrique , sélénnydrique , tellurhydrique , —borique, fluo-silicique , chloro-borique, chloroxi-carboije ; cyanogène.

^izz qui n* ont point d^ odeur j ou qui rien ont qi^ une faible* IDrigéne , azote , hydrc^ène , carmires d'hydrogène , oxide carbone , acide carbonique , protoxide d'azote. L^odeur de ► les autres est très forte et souvent caractéristique. — fljz très solubles dans Veau , dest-a-dire dont Peau dissout de trente fois son 'volume à la pression et à la température ^naires, — Acides fluo-borique, fluo-silicique , chloro- Kque, chlorhydrique, bromhydrique, iodhydrique, sulfu- K, chloreuxj gaz ammoniaque , monhydrate de méthylène, ■rfljs solubles dans les dissolutions alcalines, — Acides carique, sulfureux, chloreux, chlorhydrique, bromhydri- , iodhydrique, sulfhydrique, sélénhydrique , tellurhyjue, fluo-borique, fluo-silicique, chloro-borique, chloroxiconique; chlore, oxide de chlore , cyanogène, chlorure cyanogène, ammoniaque, et peut-être monhydrate de rTiylène. (i) 3o^ alcalin. — . Ammoniaque.

SECTIOir I.

Jngaz étant donné ^ comment en reconnaître la nature ?

940. Que l'on remplisse une ëprouvette de ce gaz, et que . y plonge une bougie allumée 5 s'il s'enflamme et si d'ail- » il n'est point absorbable par une dissolution de potasse

) Ce iTestqtie parTeau que la dissolatîon agit sur I*ammoniague. Il en doit de mène & l^égô^ dn monhydrate de méthylène.

Wi ANALTSE CHlMlQim.

«tendue d'enu , ce sera l'ua des onze gaz suivaiis,qaîa

de leurs propriélûs , peuvent £(rc gruupJs comme ilj|

1° Chtorhfdi-aïc cifl-^orhydrate de msihjflens, — Lr" €St éllu'ii-'e; ils forment en biûl.tnt uu produit miili temeuC la tt^inturc de tournesol. Celui du chlorhydi: pile l'uzotatc d'ai-gent. L'autre , au contraire , ne le p point-, mais lorsqu'on salure Tacide par la potasse, O^m évaporer la liqueur jusqu'à siccilé , (ju'ou met le rr"^" UQ creuset de platine ou d'argent avec de l'acide su] en résulte des vapeurs qui atlaquent sur-le-champ Uti Terre dont le vase est ensuite recouvert.

a" Proio-phospkure et sesqui-phosphure iTUyfk'^ Tous deux ont une odeur d'ail , forment en brûlant, I ceux qui précèdent, un produit qui rougît fortement J ture de tournesol, et laissent déposer sur les paroii ilfl che une couclie d'nn jaune- rougeâtre d'oxidc de ri" Le ses qui- plies pliure se distingue du proto-pbosphD qu'il est spontanément Inflammable.

3» Oxide de curùone, pr'oto -carbure d'/i/drogéué' carbures^ qui sont le mêchflene CH, le geLz oléfianX Cfllj

faz C*H". — Leur odeur est faible; le produit ddlM^ ustion ne rougit point la teinture de louniesol fli^Â peine vineuse, et trouble l'eau de elmux. Ce sera;

t)u. gaz oxide do caibone , s'il peut absorber la • itl^ lame de gaz oxigène , et donner un volume de gas cdM ëgal au sien , propriété que l'on constate en inlroduinAl parties de gaz oxide de carbone avec 60 ii'oKÎgène,à-pr dans l'cudtomèlre plein de mercure, excitant It^ travers le mélange , mesurant le résidu et le mettants tact avec une dissolution de potasse pour déterminer là ■ lité d'acide carbonique et cel'e d'osigène en excès.

Du gaz bi-caibure d'hydmgène C*l!*, s'il est abï grandu quantité par l'acide sulfurîque concentré; sur l'eau avec un peu plus que son volume de cbloreji paraît en donnant lieu à un liquideoldagineux; si sacom'^' dans l'cudiomèlre produit 4 lois sou volume de gaz o que , et consomme 6 fois son volume de gaz oxigène.

Du gaz olefîant ,&'\\ est absorbé, comme le préce'dent'J lega{ cblore à la lumière diffuse ou dans l'obscurit*?, etoP lieaà quelques gouttes d'un liquide, dont l'aspect estkl et l'odeur éthérée; s'il ne l'est point, au contraire, en tité notable par l'acide sulfurique concentré; s'il donUI brûlant un volume d'acide carbonique double du sien, e'I disparaître un volume d' oxigène qui en soit le triple.. I Du méthylène, s'il n'est eondeusé ' chlore qu'àl>1

DE L'ANÀLtSE DES GAZ. 2SS

xnière solaîre directe; s'il absorbe i ^ fois son volume d'oxî* gène et produit un volume d'acide carbonique égal au sien.' Du protO' carbure d^ hydrogène, s'il ne forme point avec le chlore de gouttelettes oléagineuses; si, brûle dans l'eudiomètre , il est remplacé par un volume d'acide carbonique égal au'sien , et absorbe le double de gaz oxigène. ! ' 4** ^^2 arséniure d'hydrogène, — Son odeur est nausëa- Konde ; il forme sur les parois de l'éprouvette où on le brûle im dépôt d'un brun-marron , qui ne rougit point la teinture i& tournesol, et qui n'est que de l'arsenic divisé ; agité avecle

Îuart de son volume d'une solution de cblore, il en résulte une , queur'^dont l'acide sulfliydrique précipite des flocons jaunes. I . 5° Gaz hydrogène, — Son odeur est nulle ou très faible ; lorsqu'on le fait détoner avec le gaz oxigène dans l'eûdiomètre, if en absorbe la moitiéde son volume.Le produit de sa combustion ne rougit point le tournesol , ni ne trouble l'eau de chatix.

294 1« Supposons maintenant que le gaz soit tout à-la-fois inflammable au contact de l'air et d'une bougie allumée , et absorbable par une dissolution étendue de potasse caustique 9 ce sera du monhydrate de méthylène ou de l'acide sulfhydrîcde , ou de l'acide sélénhydrique , ou de l'acide tellurhydrîque , ou du cyanogène :

Du monhydrate de méthylène y si son odeur est éthérée et s'il n'exerce aucune action sur les couleurs végétales. On pourrait ajouter que ce gaz est très solùble dans l'alcool, l'esprit de bois, l'acide sulfurique concentré , et que sa détonation dans l'eudiomètre donne exactement les mêmes résultats que celle du gaz oléfiant-

Du gaz acide sulfhydrique ^ s'il répand une odeur d'œufspourris ; s'il noircit les dissolutions de plomb 5 s'il laisse déposer du soufre en poudre jaune lorsqu'on le brûle dans une ëprouvette , ou lorsqu'on le met en contact avec du cblore à la température ordinaire.

Du gaz acide sélérJiydrique , s'il a une odeur analogue à celle du gaz sulfhydrique ; s'il irrite fortement les yeux et la membrane pituitaire ; s'il est soluble dans l'eau ; si , mis en contact avec de l'oxigène et un papier humide , il colore ce papier en rouge; si la dissolution aqueuse exposée à l'air devient peu-à-peu rougeâtre à la surface ; si elle d!onne à la peau une teinte brune ; enfin , si elle trouble presque toutes les dissolutions salines des quatre dernières sections , et si elle produit y savoir : des précipités couleur de chair dans les sels de zinc, de manganèse et de cériùm , et des précipités noirs ou bruns dans les autres sels.

Probablement que le chlore , inêlé en quanUté co\i\^\\a!û\st

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