‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 3)Chapitre 9 sur 164 · partie*. parliez · texte numérisé non relu

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Chlorure de potassium 14 7 i6

Azotate de cbaïur / q ..,..•* ^

f s FORMATION DES SUBSTACIGES TÉGÉTÀLES.

^ Sulfate de soude i4»4 • • f»

i Chlorhydrate d*animoniaqae. ..••••..• • 12,0 • 17

Acétate de chaux. 8,0 8

Sulfate de cuivre 47)0 4'

Gomme 9,0 %. 8

Sucre aQyO.* 3a

Extrait de terreau S^o 6

On voit donc : i» que les plantes ont absorbé toutes les matières salines et végétales qui leur ont été présentées; 12^ qu'elles ont toujours absorbé proportionnellement beaucoup plus d*eau que d'une quelconque de ces matières ; 3" que ce n'est point toujours la matière la plus favorable à la végétation qui a été absorbée en plus grande quantité. Ces effets dépendent, selon M. de Saussure, de la vigueur des racines, de l'altération que leur font éprouver certaines dissolutions , ctde la viscosité du liquide. Les deux premières causes favoxisent l'absorption; la troisième la diminue. En effet, moins Une substance communique de viscosité à leau, et plus la

Elante est capable d'en absorber. Celte dernière assertion semle du moins résulter des expériences suivantes qui ont toutes été faites comme les précédentes : seulement , au lieu de ne dissoudre qu'une seule matière dans l'eau , dont la quantité était de ygi centimètres cubes , on y en a dissous deux 4m trois, chacune du poids de 687 milligrammes (Th. de ^Saussure)* L'absorption a été :

Par le polygonum. Par le bidens,

Expi&ixncs.

a« ExpiusacE,

3^ £xr£nixircB<

'4^ EXPJBRIUGB*

5* ExfiaiBXGi.

<" ExPÉaiBVCX,

J^ EXPi^aiEHGS,

partm.

I sulfate de soude. ........ 11,7 . . » .

f el marm aa,..*.,

Îsalfiite de soude xi

ehlomre de potassium .... 17

acétate de cbaux SfiS, • . .

chlorure de potassium .... 31

azotate de chaux 4

chlorhydrate d'ammoniaque, z 6,5

(acétate de chaux (i) ..... . 3 1

sulfate de cuiirre. •••«...• 34 . • • . • •

sulfate de soude. 6 • . • • . •

sel marin 10 ..... .

acétate de chaux quantité

inappréc.

gomme. ..••... a6

sucre

partiel.

sa

zo

iS

quantité iniqppréc

ax

^mmm

(x) La quantité d'acétate absorbé ;tfa été si grande qu'à raison du wlfete d g^tilvre qai m désoj^nué la racine;

MJTUTION* BBS 'FLlinn. 19

2662. Quelles que soient les diverses conséquences qu'on cherche à tirer des expëriénces que nous venons de rappcûrter, il en est que Von sera forcé cladmeUre d'abord : c'est que les plantes doivent puiser dans le sol les sels solubles qui s'y trouvent^ et que les mêmes plantes, en raison du sol où elles £e seront développées , pourront contenir des sels de diverse nature et en quantité très différente : aussi leç plantes qui croissent sur les bords de la mer sont-elles très ricnes en sels de soude 9 tandis que celles qui croissent dans l'intérieur des terres contiennent Beaucoup .de sels à base de potasse.

En pénétrant dans les plantes , les sels ne sont point décomposés, leurs acides restent unis à leurs bases. Si Ton fait végéter des plantes de polrgonum dans de l'eau chargée d'une Setite quantité de chlorure de potassium , on retrouvera ans la plante développée tout le chlorure de potassium qui aura été absorbé. On n y retrouvera , d'ailleurs , que les cendres qu'elle aurait données, si elle avait végété dans de l'ea» pure, f Th- de Saussure.)

a663. Les plantes ne renferment pas seulement des sels solubles^ elles renferment encore de^s sels insolubles, divers ozides, etc.

On y trouve , en »un mot.

Parmi les corps oombastibles non métal- ]

" soufre*

ligues.

ilVannie.

l'oûde de fer« l'ozide de maoganèse.

Parmi les acides «et lés antres «*"'*"3i--n;ce posés minéraiOy Us tels eoLCepléi. • . • j

Parmi les sels :

Ipofasse.

chaïu-

Î chaux, potasse, magnésie.

(potasse; soude, chanx. ;

ÎpotMse.

Les chlorures de

/potassium, sodium, calcium.

magnésium; ' L'iodure de potassium.

2664» Il s'en faut beaucoup que toutes ces substances se rencontrent dans le même végétal. Celles qu'on y trouve le plus souvent sont le sulfate de potasse, les carbonate et phosphate de la même base, les carbonate et phosphate de chaux, le phosphate de magnésie, le chlorure de potassium, le sel marin, la silice, Foxide de fer, Toxide de manganèse.

Les carbonates de soude et de magnésie n'existent guère que dans les plantes marines , et surtout dans les Jucus , dans le salsola soda; et encore le carbonate de soude qu'on extrait de celle-ci par l'incinération vient-il peut- être tout entier de l'oxalate de soude qu'elle contient : c est aussi dans les plantes qui croissent sur les bords de la mer que se trouve le sulfate de soude ; c'est également dans ces sortes de plantes qu'abonde le sel marin; quelques plantes seulement, telles que la bourrache , VhélianthuSj Vortie^ la pariétaire , renferment des azotates de potasse et de chaux. Le soufre n'est pour ainsi dire connu que dans les crucifères; l'iodure de potassium l'est dans le vareck , etc. (i i4)> l'alumine est très rare.

Si nous ajoutons maintenant que les végétaux contiennent certains sels à bases de potasse , de chaux , d*e soude , tels que des oxalates , des acétates etc. , dont les acides destructibles par la chaleur sont un produit de l'organisation végétale , l'on « fera facilement une idée de la nature du résidu qui provient de la combustion des plantes , résidu que l'on connaît or&nairement sous le nom de cendres , et qui équivaut au plus à quelques centièmes de la plante dont il provient^

Les cendres devront renfermer, 1° les oxides; 2<» les cai^ bonates , à moins que la calcination n'ait été assez forte pour en chasser l'acide carbonique 5 3° les phosphates ; 4^ les sul&tes , dont une portion pourra être changée en sulfure ; mai» le soufre , s'il n'est pas retenu par des alcalis , les azotates, les sels végétaux, etc., ne pourront en faire partie. Dans l'incinération, le soufre sera volatilisé et brûlé , les azotates et les sels végétaux seront décomposés de telle manière que leurs bases resteront unies à l'acide carbonique, (i)

(i) Quoiqu'on rencontre du carbonate de potasse dans la cendre de presque tous les végétaux, il n'est point certain que ceux-ci en contiennent. On peut sup* poser qu'il provient de la décomposition de Tacétate de potasse, qui pai'ait être Tundes matériaux constaus de la sève; et cette opinion, qui est celle de. M. Yauquelin, est d'autant plus probable, que la sèTe ne contient jamais de earbonate alcalin.

mUTRITION DBS PLAI9TES. 21

2665. Les diverses parties de la même plante ^ et k plns^ forte raison les différentes plantes , ne fournissent point la xnéme quantité de cendres. Ce sont celles où la transpiration ^st la plus grande qui en fournissent le plus (Th. de Saussure). On en retire moins des plantes ligneuses que des plantes heriDacées , ainsi que s'en sont assurés plusieurs chimistes ; moins du tronc d'un arbre que de ses branches ; moins de ses branches et de ses fruits que de ses feuilles (Pertuis, jinn. de Chimie , tom. xix , p. 1 67) ; moins de ses parties intérieures que de l'écorce , qui est le siège immédiat ae la transpiration du tronc; moins du bois que de l'aubier; moins des feuilles des arbres toujours verts que de celles des arbres qui se dépouillent en hiver.

D'ailleurs 9 il est prouvé que les sels à radicaux de potassium et de sodium forment la majeure partie des cendres d'une plante verte herbacée et des feuilles sortant de leurs boutons ; qu'ils entrent quelquefois pour les trob quarts dans leur composition ; que les phosphates de chaux et de magnésie sont, après eux , la partie prédominante dans ces sortes de cendrevf que les écorces ne contiennent , au contraire j que très peu de ces divers sels , et sont très riches en carbonate de chaux , etc. {Recherches de M. de Saussure , pag. 3a8.)

2666. La majeure partie des matières qui composent la cen«> dre des végétaux provient moins de la partie terreuse du sol que du terreau disséminé dans ce sol. En effet, le terreau, d'après Tanalyse de Saussure, contient une grande quantité de ces matières, et son extrait est tellement combiné avec elles^ qu'il rend solubles dans l'eau celles qui y sont insolubles.

Il serait difficile de concevoir autrement dans les plantes « l'existence de la silice, du phosphate de chaux , de l'oxide de fer, qui ont tant de cohésion ; car nous avons vu précédemment qu'elles n'absorbaient qu'avec beaucoup de peme, même les liquides qui avaient de la viscosité ; d'où il est évident qu elles ne pourraient absorber de matière à l'état solide. Cette opinion n'est point généralement adoptée. Plusieurs savans pensent que les terres et les alcalis prennent naissance au sein des végétaux; ils s'appuient surtout des expériences qui valurent à M. Schrœder le prix proposé par l'académie de Berlin, sur la question de savoir si les parties terreuses que contiennent les différentes espèces de blé -ne se formaient point par l'acte de la végétation. Schrœder ayant fait germer du froment, du seigle, de l'orge et de l'avoine dans la fleur de soufre, et ayant arrosé les plantes qui en provinrent avec dç Teau distillée, trouva qu'elles contenaient plus de terre que leurs graines. Â la vérité, il avait bien pris le soin de mettre K Ûkvsx

tt FO&MATION DES SUBSTANCES vAgÉTALES.

de soufre dans une boite et de rabriter de la pluie ; mais elle était exposée k l'air. Or, comme celui-ci peut tenir en sosiiension des corps très atténués, il a dû en déposer sur les feuil les : ce sont ces corps qui , sans doute, ont fourni les substsn* ces terreuses qu'a retirées M. Scbrœder (Tb. de Saussure) Aussi M. Lassaigne a-t-il obtenu des résultats opposés à ceux de ce savant. (Joum. de Pharm^y t. vu, p. Sog.)

Sk66y.jissunilation des parties nutritives. — Âpres avoir déterminé quels sont les corps dont les vcgélaux tirent lenB principes, il serait naturel de recbercber comment ces principes s'associent dans le végétal , et cx>mment ensuite ils s'j assimilent. Mais nos connaissances à cet égard sont très bornées, et le seront toujours, tant que les organes des plante» ne seront pas mieuE connus qu'ils ne le sont. Nous ne dirons donc que très peu de cbose sur cette question, d'autant plus qu'elle est absolument du ressort de k pbysiologie végétale,

Les racines, par les suçoirs qui sont à l'extrémité de leurs petites fibres chevelues, pompent dans le sein de la terre les sncs nourriciers qu'elles y trouvent, sucs qui sont formés d*une gisande quantité d'eau et d'une petite quantité d'acide carbonique, de matières végétales ou animales, de sels et de terre. Ces sucs, introduits dans le végétal^ prennent, après avoir subi peut-être de légères modifications, le nom de seve^ de lymphe^ et coulent dans de longs tubes poreux qu'on appelle vaisseaux sèveux ou lymphatiques; ils parviennent jusqu aux feuilles qni, de leur .côté, agissent sur loxigène et l'acide carbonique de l'air* Là ont lieu les fonctions les plus importantes de la nutn* tion : de l'eau est exhalée, il se forme de nouveaux corps^ ùœ sève nouvelle prend naissance, elle pénètre dans le tissu cd* I lulaire de l'écorce, et gagne insensiblement les parties in£^ rieures du végétal; celui-ci puise dans ce suc élaboré les matériaux dont il a besoin, se les assimile, et se développe par ime force occulte, inhérente à tous les êtres organisés, cause de presque toutes leurs fonctions, et qu'on est convenu d'appdieryb/ve vitale*

Voua l'ensemble des phénomènes : c'est dans les ouvrages spédalement consaorés à la physiologie végétale qu'on en tronlera les détails.

m il

THR LA SÈYE. n

ŒÂPITRE II.

a66?. Après avoir examiné les différens matériaux immé-^ diats des végétaux, et leur formation générale, il serait néces» saire de rechercher quels sont ceux de ces matériaux qui constituent chaque oi^ane ou chaque partie végétale ; mais nos connaissances sur ce sujet sont si incomplètes et si bornées, relativement à son étendue, que nous iraurons presque rien à en dire» Nous nous contenterons donc de jeter successivement un coup-d'œil, losur 'la sève^. 20 sur les sucs particuliers^ 3^ sur le bois et les racines; 4^ ^^^ Técorce ; 5o sur les feuilles; 60 sur les fleurs; y* suc le pollen; 8® sur les semences; ^o sur les fiiiits; io<» sur les bulbes et les tubercules. Nous considé-^ rerons aussi les lichens, les champignons, plantes qui diffèrent des autres sous tant de rapports.

De la sèçe,

2669» La sève est unliquidesiimportant qu'elle auraitdûétrer l'objet d'un grand nombre d'analyses chimiques. Cependant elle a été à peine étudiée sous ce rapport ; aussi n'en connaissons-nous piais bien la nature. On sait seulement qu'elle renferme , en général , beaucoup d'eau , des acétates , quelques^ aiatières organiques au noxnbre desquelles se trouve le plu» souvent une substance gommeuse, quelquefois du sucre, et quelquefois aussi de l'albumine végétale. Voilà du moins ce qui semble résulter des observations suivantes qui sont dues^ les cinq premières, à M. Vauquelin {Ann, de Chimie^ t. xxxi ^ p. ao), la sixième à M. Regimbeau, les autres à M. Biot.

Sèçe du bouleau. — Cette sève rougit fortement là teinture dé tournesol ; elle est incolore ; sa saveur est douce et sensiblement sucrée.

Au nombre de ses principes constituans sont l'eau , qui eir iait la majeure partie , le sucre , une matière extractive , de l'acétate de chaux 9 de l'acétate d'alumine, et sans doute de l'acétate de potasse. Concentrée et mise ^en contact avec le fennent ,'elle ne tarde point à fermenter; soumise ensuite & la distillation , elle fournit une assez grande quantité d'al«eool. ( y. plus bas les observations de M. Biot. 1

Sèi^ du charme (^carpimis syti^estris^ Im.J.'^ M. Yauquelio examina cettesève dans les mois d'avril et de mai. Çlle était in*ooloreetclairecomme del'eau. Sa saveur était légèrement sucrée et douceâtre, et son odeur un peu analogue à celle dupetit-laiC«^ EUe roogissailfortement le toumeaoU On peut conclure des ex<^ périences auxquelles M. VauqueliiirasaumkQ^ ({a^fSi\& «^Xt^T&r

posée au moins d'une grande quantité d'eau et de petites quan* tités desucre , de matière extractive, d'acide acétique, d'acétate de chaux, et sans doute d'acétate de potasse : aussi, lorsqu'on abandonne cette sève à elle-même dans vn vase ouvert, donne-t-elle successivement des signes de fermentation alcoolique et de fermentation acide.

Sèi^e du hêtre {Jagus sjlvestri$ Z. ). — L'analyse en fut faite en mars et un mois après. Sa couleur, à la fin d'avril , était d'un rouge fauve; sa saveur, analogue à l'infusion de tan; son action sur le tournesol , faible. Elle était formée, en man comme en avril , d'une grande quantité d'eau , et de petites quantités d'acétate de chaux , d'acétate de potasse , d'acétati d'alumine , de tannin , de matières muqueuse et extractive y d'acide acétique et d'acide gallîque.

Sève du marronnier. — M. Vauquelin n'en ayant eu qu'environ 1 5 grammes à sa disposition , n'a pu la soumettre à un grand nombre d'expériences. Il a reconnu qu'elle avait une légère saveur amère , qu'elle contenait du mucilage , une matière extractive , de l'azotate de potasse. Il y soupçonne aussi la présence des acétates de potasse et de cbaux.

Sèi^e d^orme. — L'on en recueillit trois portions, l'une à la fin d'avril 1797; une autre quelque temps après; l'autre nn mois plus tard.

La première avait une couleur rouge-fauve , une saveur douce et mucilagineuse ; elle ne rougissait presque pas la teinture de tournesol.

1089 parties se sont trouvées formées de.

Eau et matières volatiles 1027,90$

Acélaie de potasse 9)24o

Matière végétale , , , 1,060

Carbonate de chaux. • • • o»795

La deuxième contenait un peu plus de matière végétale et un peu moins de carbonate de chaux et d'acétate de potasse que la première. La troisième contenait encore moins de carbonate de chaux et d'acétate de potasse que celle-ci.

En abandonnant la sève d'orme à elle-même dans un flacon ouvert , elle se décompose peu-à-peu , et l'acétate de po» tasse qu'elle contient se change en carbonate; d'où l'on voit pourquoi ce carbonate fait partie de la matière que l'on recueille sur les ulcères de ces arbres.

Sèpede la vigrie (^îtis vinipra^ L,y — Cette sève est acide j elife

utieitiàtière gimbeàu-

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