BE LA SÈVE. I
^Gjo»Sèi^s examinées parM. BioU — ^M. Biot a examiné la sève d'une vingtaine de vëg^Stauz , recueillie à plusieurs époques de l'année et dans différentes circonstances. Il a vu qu elle contenait souvent du sucre, variable par sa nature et sa quantité, de l'albumine, une matière gommeuse et jamais d'acide carbonique libre. ( VoY- 1^ i^ote au bas de la p. 336 du 1. 1 v et le mémoire de M. Kot, Nouvelles Ann, du Muséum d'his. naL t. Il, p. 95.)
Le II février 1 833, le noyer ordinaire donnait de la sève contenant du sucre de canne, susceptible de faire tourner le plan de polarisation vers la droite , et du sulfate de chaux.
Le 9 mai , les tiges et les feuilles naissantes du noyer contenaient encore du sucre en assez grande quantité \ mais son action polarisante était nulle.
La sève du sycomore et celle de Facer negundo contenaient aussi du sucre de canne.
Les tiges du lilas donnaient de la sève qui contenait la même espèce de sucre \ tandis que les bourgeons renfermaient du sucre qui déviait la lumière à gauche.
La sève du bonleau , au contraire , contenait du sucre qui déviait la lumière à rrauche 5 et les bourgeons en renfermaient qui tournaient le ptni de polarisation vers la droite , mais qui pouvait passer à crache par la fermentation 5 ce qui est l'indice du sucre de canne.
Outre ces observations, M. Biot en a fait plusieurs autres qui méritent d'être citées \ il s'est assure : 1° que , en perçant quelques trous dans un arbre , à diff<3rentes hauteurs et dans une airecâon verticale , c'était le trou situé le plus près de la racine qui donnait le plus de sève ; 2° que la sève qui s'écoulait par une incision diminuait de densité et de richesse saccharine avec le temps , en sorte que la première émission était toujours la plus chargée^ 3° , que la densité et la richesse saccharine de la sève augmentaient avec la hauteur de la section.
Cette dernière assertion a été démontrée, en faisant couper, le 5 février i833, un sycomore, à sa base et à 7 mètres de hauteur. A chaque extréjaiité du tronc , ainsi coupé , il a été pris 45 grammes de copeaux qui ont été desséchés séparément: ceux de la partie inférieure n'ont laissé que 19 gram. 120 de jésidu ; tandis que ceux de la partie supérieure ont laissé 28,970 gram. D'une autre part, 200 gram. de copeaux desséchés à côté des précédens, ont été épuisés par l'eau 5 les li-" queurs ainsi obtenues ont été décolorées et amenées au même volume : dans cet état elles avaient uae égale densité et un même pouvoir de polarisation , d'où M. Biotco\!L<:.\xiX.Qp^
FORHATION^DES SOBSTlIOaCS VÉGÉTALES.
pour une même cjnantité de bois sec il ^ste une épie qMn-l*^, titë de sucre, mais qu'il se trouve dissous dans une phtl^. grande quantité d'eau , à la base du tronc qrn'au sommet* 1^
Depuis ces dernières observations , M. Biot a imaginé «al^ appareil qu'il appdle à double efifet, et qui permet de re-l^' cueillir séparément la sève ascendante et la sève descendante;! ^ il a toujours trouvé la première plus abondante ^ moins dense 1 et moins riche en sucre que la seconde. I ^
En faisant abattre un sycomore et un bouleau et les écoi-cant ensuite, il a vu de plus que la majeure partie de la sète descendante se trouvait vers le milieu de la longueuir du tronc; que celle du bouleau était acide et très sucrée, tandis que k tronc resté en terre donnait nne sive qui ne renfermait pas de sucrcy mais qui contenait une matière gommeuse ; que œlle du sycomore déviait très peu le plan de polarisation vers la droite, et que cependant elle fermentait énergiquement en le faisant passer vers la gauche ^ que les pétioles et les feuilles du même sycomore donnaient par l'eau une liqueur qui dénotait une réaction énergique vers la gauche , et que l'alcool y démontrait de plus la présence d'une matière gommeuse.
(Yoy . les nouvelles Jnn. du Muséum d'Hist. naturelle^ t. ii, p. 95 et 271; le Journ. Vlnstitut^ 1. 1, p. i3 , 37, 70, aap et t. II, p. 222 ).
Des sucs particuliers ou propres.
2671. La sève, parvenue jusqu'aux feuilles, s'y altère et« transforme en des liquides nécessaires à l'existence du végétiL Ces liquides, qui paraissent descendre des feuilles vers la racines dans des vaisseaux appropriés , prennent le nom dé sucs particuliers on propres. Les principaux sont les sucs laiteux, les sucs résineux et huileux, les sucs mucilagineux^ les sucs sucrés.
2672. Sucs laiteux. — Ces sortes de sucs doivent, en général, leur aspect laiteux à une certaine quantité de résine ou de corps gras extrêmement divisés qu'ils ticDuent en suspension, au moyen de matières solubles dans l'eau, et qui leur donnent de la viscosité. Les sucs laiteux, qui méritent le plus de fixer l'attention, sont ceux qui découlent des plantes d'où l'on extrait les gommes résines, ceux qu'on extrait an papayer ^ de Varbre à la vache, de Vkura crepitans , des capsules, du pavot blanc qui est une variété au papat^er somniferum de Linné, et le suc qui , en s'épaississant, produit le caoutchouc
2673. Opium. — C'est du navot blanc que l'on extrait Vopium ^ ^YOt se cultive ea Orient* Après la ohute des pëttr