‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 3)Chapitre 93 sur 164 · partie · texte numérisé non relu

partie

2944* n est un certain nombre de gaz qui agissent les uns sur les autres de manière à s'unir ou à se décomposer. La première recherche à faire pour arriver à la solution de ce problème est donc de déterminer ceux qui sont dans ce cas. L'expérience prouve que les gaz suîvans ne peuvent exister ensemble à la température ordinaire; savoir :

bË L*ANAI.TSE DES GAZ. , fBT

^oxîgène avec le sesguî-phosphure d'hydrogènfe (i), le

e d'azote, ainsi qu'avec les gaz arséniure d'hydro- 3 et sélénhydrique (a) , du moins par l'intermëae de -et de plus , lorsque la pression est faible y avec le

^hospliure d'hydrogène.

'"hydrogène avec le chlore sous l'influence solaire, et

Renient avec l'oxide de chlore dans toutes les circons-

^gpossibles*

^m proto-carbure d'hydrogène avec le chlore humide (a),

sinuence solaire.

« méthylène avec le chlore sous l'influence des rayons

»^ et probablement avec l'acide chloreux et Tpxide de

i« gaz oléfiant avec le chlore , l'acide chloreux et loxide

>re. ^

i€5 bi-carbure d'hydrogène (C*H*) avec le chlore , et pro-

::i.ent avec Tacide chloreux et l'oxide de chlore.

«c proto-phosphure d'hydrogène avec le chlore , l'oxide

Xore, l'acide chloreux, Tacide iodhydrique, l'acide

i^drique; avecl'oxigène sous une faible pression (i),

c Facide sulfureux (3).

lie sesqui - phosphure d'hydrogène avec l'oxigèi|e, le

i j l'oxide de chlore , l'acide iodhydrique, lacide brom-

Îue , l'acide chloreux et l'acide sulfureux (3). j&gaz arséniure d*hydrogène avec le chlore , l'oxide de e et l'acide chloreux^ avec l'oiigène (a), du moins en pré- •de la vapeur d'eau, et l'acide sulfureux (3). ^ L'oxide de carbone avec le chlore , du moins sous l'ince de la lumière solaire^ l'acide chloreux (a), et probaent l'oxide de chlore.

0 Le protoxide d azote , peut-être avec l'oxide de chlore. 10 Le ti-oxide d'azote avec l'oxigène , l'oxide de chlore , le chloreux, et avec le chlore lorsqu'il a le contact de l'eau. J* Le chlore avec les gaz hydrogène, oxîde de carbone, lylène , sous l'influence solaire ; avec le gaz oléfiant , le îrbure C^H*, les gaz phoâphures d'hydrogène , le gaz arare d'hydrogène , l'ammoniaque , les acides bromhydri-

, iodhydrique, sulfhydrique , sélénhydrique , tellurhy- ue, dans toutes les circonstances; avec le ni- oxide d'a- , le gaz sulfureux, lorsque ces gaz ont le contact de l'eau;

Les gaz pbosphures d'hydrogène cesseat d'être incompatibles avec l'oxi- , après avoir été délayés dans lo à 3o fois leur volume d'un autre gaz, tel

'hydrogène, Tacide cai'bonique» etc.

1 Actiou lente.

) L action du gaz sulfureux est très lente lorsque lus gaz sout see^t

^M AVACTSB CHmiQine:

enfio, avec le gaz proto-carbure il'hydrogène(i)etbil

gène (t)i sous l'iunuence de Teau et de la lumière

14" IJ'onide de chlore avec l'hydrogène , les eàiti droginc , Its phosphures d'hydrogène , le gaz arséni ^rogèoe , rammotiiriquf:, les acides bronihydriqiK,ii que, suif hydrique , siU^bydrique, tellurhydrique,! sulfureux coatenant de la vapeur d'eau, et peut^tttl proioiide d'azote et le cyanogène.

15° L'acide chloreux avec le gazol^Gant, les phd et arseiiiure d'hydrogène, le cyanogène (i), l'uniM l'oxide de carbone{i), le bi-oxide d'azote, les sdu reux (a), chlorhydrique, iodhydrique , sulfhydrk const'quent avec les acides bromhydrîque , sélén tellurhydrique.

16" Le cyanogène avec l'ammoniaque (i), le gai fl

3ue(i), l'acide chloreux (i); avec le chlore (f),» uence de l'humidité et des rayons solaires , et pcut-W l'oxide de chlore , et les gaz sël^nhydrîque et telluik^ ly" L'acide sulfureux avec l'ammoniaque, lei ^jl

f hures d'hydrogène (a) , le gaz ars^niure d'hyS acide sulfliydrique (a) , l'acide chloreux (a) ; a aveo les acides sélifnhydrique, tellurhydrique; Ai* avec le chlore , l'oxide de chlore , lorsque ces gasIS lacl de l'eau.

18° L'acide fluo -borique, l'acide fluo - sîlidi^ri'' chloro-horique , l'acide carbonique et l'aciiie chloron-'l nique , avec l'ammoniaqiie. I

19" L'acide chlorhydrique avec l'oxide de chlore, ÎÇ chloreux, l'ammoniaque.

ao" L'acide bromhydrique et l'acide iodhydriqne W chlore, l'oxide de chlore, l'acide chloreux, l'aimmomaqiïT gaz phosphures d'hydrogène,

ai" L'acide sulfliydrique avec le chlore, l'oxide decn l'acide chloreux , l'ammoniaque , le cyanogène (i), l'aclH fureux (i) , l'acide chloreux.

2a°Lacide tellurhydriqueaveolechlore, l'oxide decU l'ammoniaque, et probablement l'acide chloreux elï^ sulfureux.

a3° L'acide sélénhydrique avec les mêmes gaz que lef dent, et de plus avec i'oxigène (i) par l'intermède de l'i

a4i) L'ammouiaque avec le cyanogène (i), le chlore, T de chlore, et tous les gaz acides.

DE L*iaf AXTSE DBS GAZ. W9

•5. Maintenant^ reprenou» le problème qu'il's'agît de

Ire.

aremîère opëration à- faire sera dféprouyer le miUange M dissolntion étendue de potasse caustique : à cet effet , ra passer loo à aoo parties de ce mélange dans un tube ê et plein de mercure, puis l'on y introduira un peu solution de potasse caustif{ue et Ton agitera le tout. S'il -ësulte point d'absorption très sensible, l'on conclura e mélange ne contient que de» gaz appartenant à la série fite:

^0 Oxide de eail)oae ,

'ogène , Axole »

ures d'hydrogène , Protoxide d'azote ,

phures dMiydrogène, Bi-oxide d'azote ,

niure d'hydrogène, Chlorhydrate de méthylène,

le de sélénium , Fluorhydcale de méthylène.

L'absorption est totale, au contraire, le mélange ne pourra Ebrmé que des gaz :

bonique , Tellurhydrique ,

"ureux, / Fluo-borique ,

ore, Flno-Mlicique,

4e de chlore , Chloro^boriqMe ,

i oreux , thloi-oxi-carboniqiie ,.

lorhydrique, Ammoniaque,

tomhydrique. Cyanogène,

^hydrique , Chlonire de cyanogène ^

fhydriqoe , Hydrate de méthylène, cnhydrique ,

nfin, si l'absorption est partielle, ce sera une preuve que ^lange sera composé de gaz appartenant à la première et à conde série : ilbus supposerons ce cas, qui est le plus cornaé et qui comprend les deux autres. Mais pour rendre le >lème moins difficile à résoudre , nous admettrons que le lu ne contienne ni métbylène , ni oxide de sélénium , ni »rhydrate, ni fluorhydrate de méthylène, qui sont très s , et qui n'ont point encore été assez bien examinés pour )n puisse opérer leur séparation.

946. Après avoir absorbé les gaz de la deuxième série par otasse(i), et s'être procuré ainsi un résidu de gaz appartet à la première , et assez grand pour remplir plusieurs

) Celte opération se &it, comme il est facile de l'imaginer, en renversant lacoDS qui contiennent le mélange , plongeant leurs cols dans le mercure, les achant, yfoisant entrar nnptu d'eau eVdea fragmens dt potaase, les agitant

260 ÂNiXTSB CHIMIQUE.

petits flacons , on le soumettra successivement aux épreuvcs que nous allons indiquer.

2947* O^ saura, par le bi-oxide d'azote, s'il contient gaz oxigène; et par le gaz oxigène, sHl contient du bi-oxi d'azote. Dans les deux cas , il prendra une teinte d'un jaa rougeâtre et deviendra acide. L'expérience/se fera comm ment dans une petite ëprouvette pleine de mercure et où j trouvera du papier bleu humecté.

2948. La dissolution d azotate d'argent est très propre déceler la présence des gaz phosphures et arséniure.d'hydci gène •, elle devient noire tout-à-coup, pour peu que le mêla renferme de l'un d'eux , tandb qu'elle n'est altérée par a des autres. Mais cette épreuve , laissant ces sortes de gaz fondus ensemble, doit être suivie de celles que nous indiquer.

Il suffit, pour découvrir le gaz arséniure d'hydrogène, lo qu'il entre pour une assez grande quantité ou seulement méi quelques centièmes dans le mélange , de faire passer une tie de celui-ci dans une éprouvette pleine d'eau , et d'yî troduire du chlore peu-à-peu : les parois de l'éprouvette couvrent promptement d une couche d'un brun-marron. M lorsque le mélange ne contient qu'une quantité moindre cette sorte de substance gazeuse , ce qu'il y a de mieux à foi est de le chauffer avec du potassium dans une petite clo courbe sur le mercure : il en résulte un arséniure qui , en contact avec l'eau , donne , d une part , du gaz arsénimesl d'hydrogène que l'on reconnaît comme il vient d'être dit,ct^j de l'autre, des flocons brun-marron d'bydrure d'arsenic. LkÉ produits sont très sensibles en employant seulement 3 centH grammes de métal et un excès de mélange : celui-ci est d'aboiil reçu dans la cloche pleine de mercure ; on porte ensuite )f\ potassium à l'extrémité d'une tige dans la. partie courbe de Mti cloche , puis on la chaufie avec la lampe à esprit-de-vin ; on renouvelle le gaz, s'il en est besoin, pour détruire le potassium , et le transformer en une masse terne et brune 5 alors (M fait sortir de nouveau le résidu gazeux de la cloche , et l'on J fait passer de l'eau.

Il en est , jusqu'à un certain point , du gaz phosphure d'hydrogène (1) comme du gaz arséniure d'hydrogène 5 lorsquil

et y introduisant de nouveau gaz à mesure que Tabsorption a lieu; et, lorsquMle li'est plus sensible , faisant passer le résidu dans de petits flacons pleins d'eao. (i) On désigne sous ce nom les deux phosphures gazeux d'hydrogène; ib ne peuvent être distingués l'un de Taulre dans un mélange gazeux , d'autant pins que, suivant M. RosCj, ils sont isomiriquesi.

prëdomme dans le mélange ou qu'il en fait même la neuvième 311 la dixième partie , on le distingue facilement ^ son odeur^ la manière de brûler, et la propriété cm'il a de former en brûlant un produit très acide et axe , suffisent pour cela. Mais lorsque le mélange n'en contient que fort peu , il faut eml^yer le potassium et faire l'expérience comme la précédente : U se forme alors un pbosphure d'où , par Teau , l'on dégage du pbosphure d'hydrogène , qui ne peut être mêlé tout au plus qu'à de l'arséniure. Or, celui-ci, dans son inflammation,

donnant pas lieu à un produit acide , il sera toujours posîble de reconnaître l'autre. Au reste , l'on pourra faire usage de gaz iodhydrique , qui , pourvu qu'il soit sec , ainsi que les autres gaz , s'emparera du gaz phosphure d'hydrogène , et woduira un composé qui se déposera en lames blanches et cristallines.

2949* Rien de plus facile que de savoir, par le chlore, si le gaz oléfiant fait partie du mélange. Que l'on remplisse une ^rouvetle de mercure , que Ton y fasse passer successivement .un peu d'eau , beaucoup de gaz et un petit excès de chlqre ^ que l'on absorbe l'excès de chlore , au bout de quelques minutes , par un fragment de potasse caustique , et qu'alors , après avoir agité et renversé l'éprouvette , on respire le gaz qui s'y trouve : pour peu que Je mélange contienne de gaz oléfiant , on sentira une odeur éthérée propre à l'éther protochloré. Toutefois il serait possible que l'on fût induit en erreur par le bi-carbure d'hydrogène C*H*, qui a la propriété de se combiner pareiliement au chlore , si* l'on ne prenait la précaution d'absorber préalablement ce bi-carbure par l'acide sulfurique concentré. Observons en outre que si le mélange renfermait beaucoup de phosphure ou d'arséniure d'hydrogène , il conviendrait de le mêler avec une certaine quantité d'acide carbonique, afin de prévenir l'inflammation qu'occasionerait le chiore , et la décomposition que pourrait éprouver le gaz oléfiant en raison de la haute température 5 ou plutôt il vaudrait mieux , dans tous les cas , les absorber par une solution de sulfate de cuivre.

2950. La propriété que possède le bi-carbure d'hydrogène C*H* d'être absorbé en grande quantité par l'acide sulfurique concentré , à la température ordinaire, permettra toujours de le distinguer facilement.

295 !• Pour reconnaître la présence du protoxide d'azote , il faut commencer par séparer l'oxigène au moyen d'un excès de bi-oxide d'azote ou de la combustion lente du phosphore^ après quoi le mélange doit être traité par le chlore , comme il vient aêtre dit. De cette manière ^n fait disç'diatt.te U bv-

9M JXALta tMiMHyiT

oxïde d'asote, le* {^oephnr» et l'aisAûure <i'hyi1rn>fB bi-carbures d'hydrogène. Ces deux tratcmeDspouirwl jours £tre faits sous l'eau dans unflscxm. Lor.^kp'oD i procuré un asses grand rësidu, il faudra l'agiiei, {■ dix k douze minutes , arec le quart .de son volume SM rectifié, remplir une grande fiole .de icet alcool, y on tube renversé plein d'alcool InWmteie, placer li le feu, et -engager le tube aoiu uae u'prouvetle 'pln mercure. Le proloxide d'azote, s'il fuit partie oup dissoudra â la température ordinaire , et reprendra l'éa zeuz k une température élevé« : il sera facile de le il guer par la propriété qa'il a de rallamer les bougies qi sentent quelques points en iguition. Le proloside ai Irait sera sensiblement pur; il ne contiendra bure d'hydrogène, ni oliide de carbone, ni liydro^^ sur lesquels l'alcool n'exerce point d'action dissolvinlcJ serait qu'autant que tous les autres gai n'auraient polsl complètement détruits ou absorbés, que le proloiiilejf pourrait être impur ; car, de même que l'alcool dissoulItM toxide d'azote, de même il dissout bussï les bi-cacbiM^ drogène C'EP et-C*H*, les pbospbures et arsénjure^i^ gène et le biHiside d'a»^.

apSa. La reobercbe de l'azote esigeladestruclril liii autres gaz. Il faut d'abord enlever les Li-carburc«ï^ gène, les phoapbures et ars^niured'bydrogùne, etlelù-a d'azoLe, par un excès de chlore; ahsoibtir cet excès pKfl dissolution dWcali .fixe; absorber ensuite tout le pnlD d'azote en agitant le résidu daus^l'esprit-de-vïn reclifîéi aire détoner le nouveau résidu avec un excès de gaz o» pur dans l'eudiomètre à mercure ; traiter le troisième x par la potasse et un peu d'eau, afin de liquéfier l'acide o nique qui aurait pu se former.; et enfin , laver le qualnil résidu et le mettre en contact avec le phosphore , à l'ai' la chaleur, dans une petite cloche courbe (i38). Si l'osol un cinquième résidu, il devra n'être formé qu» d'as l'on sera certain que le gaz en contiendra rt'ellfuicnt, à

3UC ce dernier résidu équivaleseulement à quelques oeat u volume gazeuS; soumisà l'expérience; car alors razottfffl rait provenir de l'air adhérent aux parois des vases que W emploie. Il serait possible aussi qu'après le traitemeut p«|l . cblore et l'alcool, la détonation ne pût avoir lwD«a f £ombuslion fût incomplète ; c'est ce qui arriverait nlmm meut si le gaz ne contenait pbint de gaz inHamnaUe^'ift dlw^ de gaj: b^rogène, de gax'Car^e>d'bj>dnigftne,d( oxîde àe-dt/^Moe , ou s'il en ow' '».peni.— =-*—■

DE VàSULTSB des gaz. 26S

oertain de faire disparaître tous ces inconvëniens par 1 de Tingt-cinq à trente centièmes de gaz hydrogène* L'expérience que nous venons de rapporter peut serïme temps à démontrer l'existence du proto carbure ^ène ou de l'oxide de carbone. En efilet , si , après it détoner le mélange^ Ton obtient un résidu ga« parti absorbable par la potasse, et troublant Teau de :;e résidu contiendra de l'acide carbonique; et cet pourra provenfr que de la combustion de ces gaz« comment savoir s'il provient de tous deux ou de l'un our cela , il faut absorber l'oxigène, le bi-oxide d'a-

Erotoxide d'azote, les bi-carbures d'hydrogène C*H* ?s phosphures d'hydrogène, l'arséniure d'hydrogènej îs pnosphures et l'arséniure d'hydrogène par une disd'azotate d'argent, et les autres par les procédés qui ;xposés précédemment.

il ne pourra plus rester que de l'oxide de carbone, )- carbure d'hydrogène, de l'hydrogène et de l'azote, déterminera la présence en suivant la même marche r en faire l'analyse quantitative (12962) • L'apjJication nules aux moyens desquelles on détermine les volu' ide de carbone et de proto-carbure d'hydrogène, faite [ange où ne se trouverait pas l'un de ces gaz , donne*

pour la valeur de son volume , et attesterait par là !nce.

Les gaz de la première série étant reconnus, on s'ocle reconnaître ceux de la seconde, c'est-à-dire, ceux reut être absorbés par les alcalis. Mais nous en retranl'acide chloreux, 1 oxide de chlore, l'acide chloro- boicide chloroxi-carbonique et le chlorure de cyanogène, le, d^une |>art, ils sont rares^ et que de l autre, ils ueraîent trop, dans letat actuel de la science , la so* u problème.

istinguera les gaz du mélange par les propriétés qu'il :ra et que nous allons exposer :

[ue le mélange contiendra :

î V ammoniaque^ son odeur sera vive, piquante; il vertement le sirop de violettes, rougira le papier de curît formera d'épais nuages avec les gaz acides.

gaz iodkydriquej il d( viendra violet par Taddition du

n , il faudrait mettreie mélange en contact avec le bomecXé^ ^fla^az ne seraient point absorbés; l'acide

164 ÀlTALTSE CHUUQIIJB.

iodhydrique le serait an contraire, et 'dft84on • c le sel et versant pen-à-peu du chlov» dans iii l'iode se précipiterait tout-à-coup à l*état dé pi vons toutefois que le chlore dëcômposerait d abcril sulfhydrique , sélénhydrique, teliumydriqoèy kl et arseniure d'hydrogène, et oue par oonségiieiit) tantlechlore pèu^-muyPappantionderiodeaeniiti

3' Du gaz bromkjrdrique^ il deviendra rutilant tion du chlore, qui mettra du brome en liberté; qyvi sence d'autres gaz dëcomposables par le chlon cette réaction de donner un résultat certain ,' il f les détruire d'abord par une quantité conyenabk ajouté peu-à*peu, ou bien employer le borax oomme; cide précédent, après avoir toutefois laissé le ma composer l'acide iodhydrique que le mélange poavÉl mer, puis extraire le brome du produit par les dinaires.

4^ Du gaz fluosiUcique, il laissera déposer des latineux de silice dans son contact avec 1 ean.

5^ Du chlore^ il aura ou pourra avoir une couleur verdâtre (i); il fera passer au jaune la teinture de il attaquera le mercure à la température ordinaire^ lieu à une poudre noire ou grise de chlorure dei . traitant ce chlorure par une dissolution alcaline, fl une liqueur qui , sursaturée d'acide azotique, l'azotate d'argent , un précipité insoluble dans ce acide et très soluble dans l'ammoniaque.

6o De \ acide sulfureux^ il aura ou pourra avoir me de soufre qui brûle, et mis en contact avec le borax Inifli fragmens, il formera un composé qui , calciné jusqa'stt avec le charbon, acquerra une saveur d'œufs pourris«

fjo De Y acide fluoborique^ il noircira promptement ( que l'acide soit en quantité notable) les petites bandes pier que l'on y plongera, et produira des vapeurs Ui dans son contact avec l'air. A la vérité, ce dernier phàn peut être aussi produit par les acides chlorhydrique, i drique, bromhydrique et (luosilicique.

2955. Enfin le mélange contiendra :

Du gaz chlorhydrique^ si, agité avec du mercure, pcwjfi sorber le chlore, et mis en contact avec la baryte, il ' lieu à du chlorure de barium, qu'on reconnaîtra en dif dans Falcool le bromure de barium qui aurait pu se

[Du

zi

ei

li)'tn m. «ers de cette expression pour indiauer que le mélinge iii%iati i^ij^ uiUnt qu'il contiendra * raffiianto dedilMt.

en même temps, faisant agir sur le résidu un ex!cès d'acide azotique ëtendu d'eau, qui en opérera la dissolution , et versant de l'azotate d'argent dans la liqueur : il devra se former aussitôt un précipité blanc , floconneux, très soluble dans l'ammoniaque et insoluble dans l'acide azotique.

' Du gaz carbonique^ si, traité successivement par le mercure

pour enlever le chlore, etpar le borax humide, pour séparer les

acides sulfureux, chlorhydrique , bromhydrîque, iodhydrîque,

fluosilicique et fluoborique , il a la propriété de former avec

* Feau de chaux, un précipité qui fasse efiervescencè avec le vi-

. naigre ou l'acide chlorhydrique faible.

Du gaz sulfhydrique , si , après l'avoir mis en contact avec le borax humide , pour absoroer les gaz acides puissans, il a une odeur d'œufs pourris 5 s'il précipite en ùoir la dissolution d'acétate de plomb ^ s'il prdduit un dépôt d'un brun foncé dans celle d'azotate de cuivre, et si ce dépôt , chauffé avec l'acide azotique, donne une liqueur dans laquelle Tazotate de baryte forme un précipité blanc , insoluble dans un grand excès d'acide azotique ou chlorhydrique.

Du gaz sélénhjrdrique^ si , privé par le borax humide des acides puissans qui pourraient s y trouver, il a d'abord une odeur d'œufs pourris comme l'acide sulfhydrique 5 s'il produit ensuite une sensation tout à-la -fois piquante , astringente et douloureuse , qui affecte fortement l'odorat et les yeux; s'il trouble presque toutes les dissolutions salines des quatre dernières sections ; si les précipités formés dans celles de zinc , de manganèse et de cérium , sont couleur de chair , et susceptibles d'exhaler, quand on les chauffe au chalumeau, une odeur de raves pourries, et surtout enfin , si celui qui provient du sulfate de protoxide de fer est brun et de nature à donner, à l'aide de la chaleur, du gaz sélénhydrique pur^ avec l'acide chlorhydrique liquide.

HvLgaz tellurhjrdrique^ si, privé des acides puissans par le borax humide, puis agité avec une petite quantité de potasse en liqueur, il lui communique une couleur rouge et la propriété de laisser déposer, au contact de l'air, du tellure métacllique.

Du cyanogène^, si, après avoir enlevé , par l'oxide d mercure, la vapeur cyanhydrique que Ion pourrait y supposer, et détniit par un petit excès de chlore les acides sulfhydrique , sélénhydrique, tellurhydrique, il donne, à une dissolution de potasse ou de soude , la propriété de précipiter en bleu lorsqu'on ajoute ensuite à cette dissolution de l'acide sulfurique et du sulfate de fer en partie peroxidé.

De r hydrate de méth/lene, si , après avoir iXi \sc& ^v^ vic^dl-

boriijue , et que le clilorure Je calcium pourra s'y hum' De la vapeur il'acide hrpo-azotique, lorsqu'il aura m leur rougeàlre, et que , mis en contact avec une dissolul câline, l'on obtiendra , par IV'vaporalion de celle-ci, i sidu qui , avec l'acide sulTurique, laissera dt^gager des \ rutilantes.

Celtfi vapeur ne saurait exister avec l'acide sulftyd l'an)tnoniai|ue, l'acide sulfureux contenant un peu

Eeul-ÊLre l'acide îodhjdriquo, et sans doute avec le gu ydri.iui', le gaz lellurhjdrique, les pliospliures et l'an d'hydrogène.

De la viipeur alcoolique , lorsrju' agile avec une dissobi

Sotasse ou de soude l'on relireia, par la distillation, m uit spiiitiieus.

De la vapeur ét/wrée, lorsqu'il aura une odeur piW d'éthcr , ou que, le traitant de mj^me que pour recouw vapeur alcoolique, il se vaporisera d'abord un pro^ aura cette odeur d'iine manière bien marquée : que s'il tout à-la-fois dans le me'lange, de la vapeur alcoolique ( vapeur i^lhf'rée, il suffirait de fractionner les pcoduita p( tenir à part l'éther et l'alcool.

De la i'apeur cjarJtydrique , lorsque , de son action b)-oxide de mercure, résulte du cyanure mercuriel, t( facile à distinguer par la propriété qu'a ce cyanure de soudre dans l'eau, et de former avec les sels de fer en periixidé un précipitt' d'un beau bleu.

Nous pourrions parler de l'existence possible de be d'autres vaoeura dans les eaz ; mais ce suiet nous eniri

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