‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 4)Chapitre 48 sur 64 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

Le san^ dont ou ri'es^ servi avait ékf battu , et par oooséqnent dépouillé de fibrini;.

Ces trois gaz coap ^lent en même temps !<:

sang.

Il est probable que le sang artériel , agité dans ces gaz 9 finirait par prendre les mêmes teintes que le sang veineax.

Une très-pethe quantité de sang suffit pour colorer en rouge une grande quantité d'eau.

Versées dans le sang^ la potasse et la soude s'opposent à sa coagulation , parce qu'elles ont la propi'iété de dissoudre la fibrine, qui tend à se précipiter. La. plupart des acides ^ au contraire , pour peu qu'ils soient forts , le coagulent 6ur-lc-champ en s'unissant à l'albumine.

Les dissolutions salines des deux premières sections n\*

DU SAKC VEIKEIIX- 5^5

c^ccasioiieiit nttcun précipité; mais presque toutes celles des quatre dernières sections y en produisent un qui proyient principalement de la combinaison de Talbumine avec Toxide et une partie de Tacide.

Enfin Talcool y par son affinité pour Teau , en précipite tout à la fois la fibrine, Talbamine , la matière colorante , et même plusieurs sels.

18^3. Composition, analyse. -— Lorsqu'on examine le sang^ comme Font fait MM. Prévost et Dumas, au moyen d^un microscope capable d'amplifier les oljets de aoo ou 3oo diamètres, on voit qu'il se compose d^un liquide clair et transparent, et d'uh grand nombre de petits corpu^Tcules colorés en rouge , et variables par leur forme ou leur dimension , suivant la nature de Fanimal. Dans les mammifères , ils sont circulaires ; dans les oiseaux et les animaux à sang froid , ils sont elliptiques ; chez tous ces animaux » ils sonlaplaiis et marqués dans leur centre d'un point lumineux , de forme analogue à la forme générale du globule^

Sous ce point de vue purement physiologique , le sang contiendrait donc du sérum et des globules. Toutes les ma-* tières aolubles seraient tenues en dissolution dans le sérum ; toutes les parties insolubles dans Feau feraient par** ties des globules.

La dimension des globules se trouve exprimée , dans la table suivante , en fractions du millimètre , pour un cer-» tain nombre d'animaux différens.

Animaux h gloàules^ circulaires.

Kom de Pammal. Diamètre réel en fractions

do millnnètrc*

Callitrtehe d'Afriqne

Homme , chien , lapin y cochon ^ hérisson ^

eochon d'Inde , muscardin

Ane • •

SaG tjv SÀ5C.

Nom de ranimai. Diamètre réel en fràctîn«

du millimètre.

Chai 9 souris griie^ souris blafnche . . ^ . • . . . ■—

Moiilon^ oreillard, cheval, mulet, bœuf. -^

<^hainois , cerf. 77^

Chèvre w j^

Escargot des vignes ;.......... -^^

^ Animaux à globules, elliptique^''

Nom de ranimaU Grand diam. Petit diam.

Orfray, pigeon ....<••...••. ^ ..*... 77;

Pinde , canard -^ "^"

Poulet. ... - îT . • • ^- • ^'

Paon, oie y corbeau, moineau, chardonneret* • "Tî ^'

Mésenge rin; ^'

Torlue terrestre . . . ,

Vipère

Orvet. . . . 1

Couleuvre de Razomotvsky -^

li^zard gris . « . . • ...•'...

Salamandre oeinluree, salamandre à crèle. -jj ...... 7t

Crnpeau commun, grenouille commune,

grenouille à tempes tachées ^ jj yf

Lole^ veron, dormille.. . * -7 * rn

Lorsqu'on observe la circulation au microscope , pendant la vie de l'anîmal , on peut distinguer , dans les vaisseaux capillaires , une foule de globules qui les parcourent ^ et qu'on voit passer des branches artérielles aux branches veineuses dans les membres, et , au contnire , des vaisseaux veineux aux vaisseaux artériels dans lepoumon. Ces globules jouissent d'une élasticité parfaite, et se prêtent à tous les accidcnsde forme ou de diamètre fa'o»

cG

ïT t.

DU 8ÀKG VEIVEUX. St.'J

observe dans les vaisseaux qu^îls traversent. Ils s'allongent lorsque ceux-ci sont trop étroits , se courbent ou se plient en tout sens lorsqu'ils sont heurtés par un obstacle, etc«

Nous n'entrerons pas ici dans d'autres détails »ur cet ol^et. L'existence de la fibrine dans ce$ globules , la manière dont elle y est distribuée est encore trop hypothétique^ et le but de cet ouvrage doit nous obliger à nous restreindre aux résultats positifs sans les embarrasser de suppositions quelconques.

Le sang , considéré de cette manière , fournit d'autres «perçus dont le plus important consiste dans l'évaluation pondérale des globules , comparativement à celle du sérum , dans lequel ils sont tenus en suspension ; mars pouff que de pai^ils résultats puissent être obtenus dans l'état présent de la science , il faut nécessairement partir d^une supposition qui offre, à la vérité, un degré de probabi-^ lité fort' satisfaisant. Admettons , en effet , que le caillot qui se produit an moment de la coagidation du sang soit imprégné de sérum , ainsi que le serait une éponge qu'on plougerait dans ce liquide , il deviendra facile d'obtenir le rapport exact de cha<:une de ces deux matières. Oa aura d'uu coté :

8érnm formé d'eati et de iTialreres- solides 5 Caillot formé de globules el de sérum.

En desséchant le sérum ou aura le rapport de l'eau eC des matières solides qu'il renferme.

En desséchant le caillot , on connakra la quantité d'eau ou 'il contenait , et si ce liquide y existait à l'état de se*x*im , il faudrait défalquer du poids du caillot s«c la quantité de matières solides qui aurait été abandonnée par le sérum, ce qui sera facile. Cette soustraction faite, la uoids restaut sera celui des globules» En réunissant L'eau dut

8 tiV SAÎÏG.

sérum et l'eau du caillot , on aura la quaniîié loule de l'eau contenue dans le sang, et enfin les maiîères solîdcà du sérum pur , plus celles qu'on aura calculées pour le sérum contenu dans le qaîllol , formeront la totalité des principes soîubles du sang. Les résultats suivans ont été obtenus de cette manière.

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