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JJO DU SIKG.
Passons maintenant aux résultats que l'analyse cbimiqne fournit , et occupons-nous de déterminer les quantités de fibrine, de matière colorante, d'albumine , etc. , que ]e saug contient. Le meilleur procédé que Von puisse suivre consiste à abandonner le sang à lui-même pour le transformer en caillot et en sérum , à les séparer Tuu de Fautif par décantation, et à traiter chacun d'eux en particulier, comme nous allons le dire.
1^. La quantité de fibrine peut être déterminée en lavant le caillot dans un nouet de linge jusqu'à ce que toute U matière colorante soit dissoute.
2?. On appréciera , jusqu'à un certain point, celle dek matière colorante en coupant le caillot par tranches minces, le plaçant entre plusieurs doubles de papier Joseph, pour absorber le sérum qu'il contient , le faisant ensuite sécher , et soustrayant du poids du résidu celui de la 6brine , que l'on aura déterminé par une expérience apte- Tienre.
3^. Quant à l'analyse du sérum, on la fera en évaporant ce liquide jusqu'à siccité , traitant le résidu par l'eau, évaporant de nouveau la liqueur , et traitant successivement le nouveau résidu par l'alcool et une nouvelle quantité d'eau , puis procédant à la séparation des matières salines dissoutes par ces deux agens.-
Suivant M. Berzelius, toooparlies de sérum contiennent, «avoir :
Sérom da sang Sérnni en nng de bœuf. homaôn.
Eau> ••.•!•• «1» » 906^00 O^bjO
AlhuQiine (a), ou substance in&o-
luMa dan'8 leau et dans Talcool. . 79;^ • • • • • 80^0
(a) Cttte albamine îocinérëa donne à-peo-près autant de cendres qot b matière ooleranle : ûes cendres ne renferment point d^oxidede icr ; cUes ne aont oomposdes que de phosphate de chaux , de carbonate de ^Mms,
DIT SÀHG VEIK£i;X. 53 <
Substances solubUs dans l'alcool; savoir:
Sérum du sang Sérom du 9an||
de bœuf. huoiîiin.
Laclate de soude el maitère extrac-
Hve. k •. .. 6^175. . . . ^,0
H^'dro-chlorales de soude el de po-
ie9se k a, 565.... 6^0
Substances solables seulement dans Veau ; savoir :
Sonde sans doute çarbonalée et uni ^ , .,*
peu de matière animale [a). ] *^*^^ *'^ ^^>
Perle. •«..... 4.'7 ^ ^;^
M. le docteur Marcet, à qui nous devons aussi l'analyse du sérum du sang humain , et qui l'avait faiie avant M. Berzelius, le regarde comme composé de 900 d'eau, 86,8 d'albumine , 656 d'hydro-cUorates de potasse et de soude , 4 de matière muco-extraclîve (c) , i ,65 de sous-carbonate de soude , o,35 de sulfate de potasse » 0,60 de phospbalQ terreux (d).
Nous n'avons pas tenu compte , dans les analyses préc^entes , de la quantité de matière grasse quç contient le sang \ mais il y en a si peu qu'il est permis de la négliger. Nous dirons seulement : 1^. que cette matière peut être
et d'un peu de magnésie et de carbonate de soude. Il en est de même d^ celles de la fibrine.
(a) Il parait que cette matière provient de Inaction de Peau cliande sur l'albumine.
(6) Outre le sous-carbonate de soude et la matière animale, cette partie Ju sérum du sang humaio renferme un peu de phosphate de soi>de. {c) Cette matière est le lactate.de soude iqipur de M. Berzelius. (^'ï) M. Proust a avancé que le sang contenait en outre de Tammoniaque, du M>iiirek Tétât d'hydro-sulfure , des traces de vinaigrera peu modifié , du he'A%09!i% de «OMde et de la bile. M. Vi"?^^ n'auf*^i(-il ^int soumis \ rai»nlys4» du sang altéré par uoe cause q'Klconq^ue ?
obtenue «n traitant par Talcool le sang coagulé^ 2^. qn^oa la retroare dans le sérum et surtout dans le caillot , t^. qu'elle a été observée pour la première fois par Schwilgué^ et que M. Chevreul la considère comme étant de même nature que celle qui existe dans la matière cérébrale , et dont le phosphore est Fun des élémens.
1873 his. L'histoire que nous venons de tracer n'est pour ninsi dire que celle du sang de l'homme , tiré des veines du bras ; il fattt maintenant essayer de tracer celle du sang éitériel , du sang veineux de toutes les parties du coips , du sang dans les différens âges , dans les diverses maladies , €t enfia dans les divers animaux; tout ce que nous savons ji cet égard se réduit à-peu-près à ce qui suit :
Sang artériel. Le sang artériel est d'un rouge vermeil «t d'un degré plus élevé en température que le sang veineux. Suivant M. John Davy , sa capacité pour le calorique est sensiblement la même que la capacité de celui-ci, el5a pesanteur spécifique en diffère à peine , puisqu'il la trou* vée de 1,0499 et l'autre de t,o5i. (Trans. philos, pour 1 8 1 4 • ) Cependant la quantité de sérum qu'il contient passe pour être moins considérable , et sa coagulation pins prompte : ce qu'il y a de certain , c'est que le sang artériel, partant tout entier de la même source , qui est le cœnr , et circulant rapidement , doit être sensiblement le même dans toute sa masse , du moins chez le même individu ; qu'il se 'Comporte avec tous les réactifs de même que le sang veineux ^ et que l'analyse n'y décou vi*e que les mêmes corps , quoique son action sur l'économie animale soit toute autre (i879)>.
Sang veineux des différentes parties du corps. — * Le sang veineux est le résidu de la décomposition da Moag anéiiel par les difierens organes de réconomie ammale; Or , comme chacun des organes agit sur celui-ci d'une manière différente , il est probable qu'il en résulte
DU a4M« TEINBUlt. 53S
dififerences eéscntîellcs dans la coinposhioii du saog tei-ceax. Ces difTérences n'ont poiul encore élé détermî-* aées par Tanalyse y on «'a examiné jusqu'ici que le sang qui coule dans les veines d'un assez grand volume, et qui provient par conséquent de divers organes : il serait sui^ tout important d'étudier celui des principales glandes, telles que le rein , le foie ; cette analyse jetteiralt probablement quelque jour sur plusieurs questions de physiologie^
Sang dans les differensdges.-^JaSk composition an sang Be varie-t-elle pa6 à diverses époques de la vie? les sulhstances qui le composent sont probablement toigours les mêmes \ mais il serait possible que leur proportion fut difféceate. Suivant Fourcroy , le sang du fœtus humain contient beaucoup, de sérum y un peu de fibrine molle , de la gélatine y de la bile , de la soude»
Sang dans diverses maladies. — « i*. MM. Parmentiep et Déyeux , qui ont examiné le sang des personnes atteintes de maladies inflammatoires , de fièvre putride y de scorbut, ont trouvé quHl ne différait du sang ordinaire ; savoir : dans le premier cas , que parce que , abandonné à lui-^mème, il se recouvrait d'une croûte blanche qu'on BpfeWevouenne, et qui leur a paru être une matière analogue à la fihcine^ dans le second , qu'en ce qu'il se recouvrait rarement de celte couenne; et dans le troisième y qu'en ce qu'il, avait une odeur particulière , qu'il ne contenait que peu de fibrine y et que la matière albumineuse se coagulait moins facilement qu'à l'ordinaire ^ propriété qu'on observe aussi, diaprés plusieurs chimistes » dans celle du. sang pendant les fièvres inflammatoires.
a^. RoUo avait avancé que le sang des diabétiques ren- Cermait une certaine quantité de sucre ; mais celle observation ne ^'accorde point avec les expériences de M. Wolbuton y et est tout-à-fait inesucte. MM* Nicolas et Gu«ttd«-