‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 4)Chapitre 51 sur 64 · SA5G · texte numérisé non relu

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\ille en ont retiré beaucoup plus de sérum et beaucoitp moins de fibrine que dans Tétat sain.

3°. Parmi les chimistes , les uns prétendent que le sang des ictériques renferme toujours une certaine quantité de bile ; d'autrçs prétendent , au contraire , qu'il n*en contient point, et que c'est du sang ordinaire dont le sénim est coloré eu jaune par une très-petite quantité de la matière colorante qui , dans cette maladie , s^épanche , pour ainsi dire , par tout le corps. Pour moi, je sais bien qu*ajant eu l'occasion d'analyser du sang qui m'avait été donné comme appartenant k un ictérique» je n'ai pu y décoamr aucun des matériaux de la bile.

Sang des animaux. -—Dans les animaux à sang chaud, le sang parait être de la même nature que dans l'homme; celui de bœuf ^ qui souvent a été soumis à l'analyse , est formé des mêmes principes et à-peu-près dans les mômes proportions. Suivant M. Vogel , le sang de bœuf contiendrait de plus une petite quantité de gaz carbonique : si ce gaz fait réellement partie de celte sorte de sang, nous ne voyons pas de raison pour qu'il ne se rencontre pas aussi dans celui de l'homme , etc.

Nous ne pouvons rien dire du sang des animaux a sang froid j il n'a été l'objet d'aucunes recherches suivies.

1874* Usages. — Le sang forme la majeure partie da bbudin ; il est employé dans toutes les raffineries de sucre pour clarifier les sirops. En le calcinant avec la potasse et lessivant le résidu , l'on obtient la liqueur qi\e l'on connaissait autrefois sous le nom de lessive du sang , qui n'est que de l'hydro - cyanate de potasse avec un grand excès d'alcali , et dont on se sert pour fabriquer le bleu de Pru$se. C'est le liquide qui joue le plus grand rôle dans l'économie animale , puisqu'il donne lieu à toutes les substances qu'on y rencontre , excepté le çliynae , le chyle et \sL matière fécale.

DE LÀ CIKCULÀTlOZf ET DE LÀ r4E5PITiÀT[ON. 533

SECJ'ION lîU

De la Circulation et de la Respiratiorié

18^5. Quoic[U€ Texamen de ces foliotions aolt presque* tout entier du ressort de la physiologie , nous deivons les. considérer d^une manière générale pour pouvoir apprécier les phénomènes chimiques qu'elles nous ofircnt^. Nous ne les suivrons toutefois que dans les animaux les plus parfaits.

18^6. Circulation. — Nous avons vu que le chyle était absorbé par un grand nombre de vaisseaux capillaires .qui irecouvreut les intestins grêles, et surtout le duodénum ^ que ces vaisseaux ^ en s'anastomosant , le poitaieut dans le canal thoracique y situé le long de Tépine du dos , et que oe canal le versait dans la veine sous-clavière gauche^ quel« quefois dans la veine sous-clavière droite , où il se mêlais au sang..

•Le nouveau liquide qui résulte dfe ce mélange pénètre^ par la veine cave supérieure dans les cavités droites du cœur,^ d'abord dans l'oreillette , et ensuite dau&le ventricule (a). Le ventricule droit ,. par l'artère pulmonaire qui se bi-

(a) Le cœur «st un ouiscle susceptible de contraction et de dilatation ». et composé de quatre cavités , dont deui sont situées à droite et deux ^ gauche : les deux premières prennent les noms ôiorçUltUe et dv ventticule drolu, et les. autres ceux â^oreillelte eï de ventricule gau€he$. Chaque mreilLette est placée au-dessus de son vcntricufe , qui est terminer ififérîeurement en pointp. Du ventricule droit et de rotcillette gauch% partent de gi:oa vaisseaux qui se distribuent , se ramifient et s'abouchent dani les pomnons. Les vaisseaux qui partent des vcutricufes s^appcllent artères^ et ceoxqm partent des oreillettes s^appcUent veines. Les cavité», droites ne communiquent avec Içs cavités ,|;auche8 que par k^ artères let L's veines pulmonaires. Chaque ventricule es t âéparé de son oreiUtîlte par «ne valvule j il en est de même des veines et des artères par rapport aux oTcilletteit et aux ventricules aiiS^queld elles corrcspondcJit. ( Foyén^ p^ut |iusdc détaiUi. lei^ouvragcs d'anHtpnie*.)

!'3G DTs LA ClllCCt\TIOH BT DB Là ll.E$WRATIÔ5.

fnrqno , le distribue anx poumons , et ccux-cî , par Ica veines qui leur sont propres , le transmettent successivement à l'oreillette et au ventricule gauches ; de ce veniricide il passe dans l'artère aorle; de l'artère aorte dstnà l'aorte ascendante et dans l'aorte descendante , qui , en se ramifiant , le conduisent dans tontes les parties du corp*.

Arrivé aux dernières ramifications artérielles, il passe dans celles des veines ; bientôt il arrive dans les principales branches veineuses, qui l'introduisent dans la veine cave supérieure ou la veine cave inférieure ^ de là il rentre dans l'oreillette droite , puis dans le ventricule droit , pour être de nouveau transmis aux poumons , ramené aux cavités gauches du cœur, distribué à toutes les parties da corps , rapporté au cœur , etc. C'est dans ce mouvement que consiste la circylation.

Quels sont les phénomène$ auxquels elle donne lieu ? Voilà ce qu'il s'agit d'examiner.

1877. Décomposition du sang à V extrémité des ar-^ tères. — Le sang , parvenu à l'extrémité des artères , se décompose par la puissance de la vie , nourrit tous les organes au milieu desquels il se trouve , en leur cédant une portion de ses principes , donne lieu à toutes les sécrétions (189!%) , et se change ainsi en sang veineux et ea lymphe qui retournent l'un et l'autre au centre de circnlation par dçs canaux diflerens.

Or, comme les organes diilerent par leur nature, el qu'il en est de même des fluides sécrétés , il s^ensuit que pat^ tout il éprouve des modifications différentes. Pour plus de clarté , que l'on considère , par exemple , le lait et Turine y et l'on verra que ces deux fluides ne contiennent ni albumine , ni fibrine , ni matière colorante , qui sont les seules matières animales qu'on rencontre dans le satig ; que le premier est un composé d'eau , de matière caséeuse, de matière buiyreuse , de suofe de lait et de différent

Dt Là TlESPITlATIOir,' 53j

sols 9 et qiic Tautre est principalement formé d^cau , de difierei^s sels , d'acide urique et d'urée. Cependant leur formation est due au sang artériel (a) : il faut donc que les reins dans lesquels se forme F urine, et les glandes mam* maires dans lesquelles se forme le lait , aient sur le sang chacun une manière d'agir qui leur soit propre ; et ce que nous disons ici de ces glandes , il faut le dire de toutes les autres , et en général de tous les organes : d'où l'on peut penser , comme nous l'avons d^jà fait observer (1873 bis)^ que la portion de sang veineux qui résulte de l'action d'un organe sur le sang artériel n'est point identique avec celle qui provient de l'action d'un autre organe sur ce même sang artériel.

187g. Respiration, — Lorsque le sang a passé des artères dans les veines , il n'est plus rouge , comme il était d'abord \ il est devenu noir , et a perdu ses qualités nutritives : s'il rentrait dans les artères sans les avoir recouvrées , ou être redevenu sang artériel , il ne tarderait point à produire la mort : c'est dans l'acte de la respiration , au sein des poumons , que cette importante transformation s'opère.

1 880. Les poumons contiennent non-seulement des vaisseaux sanguins , mais encore des vaisseaux aériens : ceuxci , en nombre infini comme ceux-là , proviennenY de la division et de la subdivision des bronches qui , par leur réunion , forment la trachée. Les injections ne nous ont encore appris rien de positif sur la position relative des uns par rapport aux autres \ mais on peut les concevoir accolés de telle sorte que le sang veineux ne soit séparé de

(a) A U 'vérité, plasieurs physiologistes pensent que ceiie du Uit est due

attssî )i la lymphe ; car Ton observe qu^ane grande quantité de vaisseaux

lymphatiques entrent dans la composilion des mamelles ; mais peu im^

porte, puisque la lymphe nVst que de Teau chargée d^un pen d'albamina

ft dm quelques sels qui sont autant de matériau» du sang^

538 DE LÀ CinCULATïOlf ET DE Li hespiratioit.

Tair que par uue cloison extrêmement fine et perméable auic fluides élastiques.

1881. De tout temps on a sa que la respiration delair était nécessaire à Tentretien de la vie \ depuis long-temps on sait aussi qu un animal qui respirerait toujours le même air serait bientôt suffoqué ; mais ce n'est que depuis que les principes de ce fluide nous sont connus que Ton a pu acquérir des notions précises sur sa nianière d^agir : aussi devons-nous les premières données certaines relatives aux altérations de Fair par la respiration , aux rechercbes de Pries lley , Lavoisier et Schéele. Ces ckimistes et leurs successeurs ont prouvé que Tair expiré contient plus de vapeur aqueuse , un peu moins d'oxigène et plus d'acide carbonique que Tair inspiré : quant à Tazote > s'il varie dans ses proportions , ce n'est que dans d'étroites limites.

Telle est l'expression du résultat d'analyse de l'air expiré ; mais il s'agit d'examiner les questions principles que ces faits font naître. Nous le ferons surtout d'après les recherches que M. Edwards vient de publier sons le titre de : Influences des agens physiques sur la vie.

Outre les précautions générales nécessaires à toute expérience chimique ou physique , relatives à la mestire , il y en a ici de particulières au sujet et qui dépendent de l'organisation des animaux. Nous n'insisterons pas sur les premières , parce que nous en traiterons ailleurs. Nous observerons , relativement aux secondes, que les poumons des animaux renferment de l'air dans des proportions diiîérenies de celles de l'air atmosphérique. Il faut donc que les quantités d'aîr respiré dans le cours de l'expériefice soient en si grandesproportions, quel'aircontenudans ces organes etf^al se môle à l'air respiré , n'altère pas sensiblement le résuVlat.

La même précaution est nécessaire pour que Valr respiré pendant la durée de l'expérience ue soit pas trop

DE LA KESPHlÀTTOy. Sig

altéré , sans qiioi la condition de Tanimal s^ëloîgncrait trop de la respiration naturelle.

Il y a deux méthodes par lesquelles on peut rapprocher également le procédé respiratoire dii mode naturel. Par la première, on renouvelle constamment et Ton recueille Tair expiré , comme l'ont fait MM. Allen et Pepys ; mais il faut remarquer qu'on ne renouvelle jamais assez promptement l'air pour qu'il soit aussi pur que l'air libre. Par la seconde , on peut parvenir au même résultat en faisant séjourner l'animal pendant un court espace de temps dans une grande quantité d'air relativement à son volume.

1**. Quant aux rapports de l'oxigène qui disparait et de Tacide carbonique produit , lorsqu'on fait des expériences sur des individus d'espèces différentes dans l'échelle des vertébrés , et d'âge dîfl'érent , on trouve que la proportion, varie entre des quantités 'qui sont à-peu-près égales , et celles où l'acide carbonique forme un peu plus de la moitié de l'oxigène qui disparaît. Ces différences tiennent donc à l'organisation.

2°. Les résultats des divers expérimentateurs qui se sont occupés de la respiration ont varié relativement aux proportions de l'azote inspiré à l'azote expiré. Ces variations ont eu lieu dans d'étroites limites : les uns, tels que Lavoisier , Allen et Pepys, etc. , regardïiîent ces quantités comme égales; d'autres^ tels que Spallanzani , dans ses recherches sur les reptiles et les animaux à sang chaud ; MM. de Humboldt et Provençal , dans leur Mémoire 6ur la respiration dts poissons 5 sir Humphry Davy, dans ses expériences sur l'homme , ont trouvé qu'il y avait moins d'azote dans l'âir expiré; d'autres enlin, tels que Berthollet , Nysten et M. Dulong , qu'il y en avait davantage. M. Edwards ayant observé que certaines espèces, parmi les oiseaux et les reptiles , présentaient ces divers ^apports à différentes époques de l'année , il en conclut

54o DS ti CTUCCLlTlOir ET DC li HESPIEiTlOV.

qtie celte diversité tenait à U nature des foiiclioDs. Oo peut , d'ailleurs, s^en convaincre , selon lui , en étudiant les phénomènes de la respiration dans des gaz antres que Tair atmosphérique.

Lorsqu^un animal respire de Toxigène pur, ou y trouve constamment une grande proportion d^azote» Si Von fait respirer à un animal un mélange d^ hydrogène et d*oxi§ène dans les proportions des parties constituantes de Tair at^ mosphérique, on trouve également de Tazote exhalé es grandes proportions , et une absorption considérable d'hjdrogène ] les quantités d^azote exhalé et d^hydrogène ab* •orbe approchent de Tégalité. •

On voit par là ce qui doit arriver lorsqu'un animal twpîre de Tair atmosphérique. 11 y aura également de 1 azote exhalé^ mais comme Tazote, dans Tair atmospbérifie, remplace l'hydrogène dans Texpérience précédente, il sera absorbé en quantités à-peu-près équivalentes à Taiotc exhalé : d'où il résulte qu'il n'y aura d'autre différence cniro l'azote inspiré et l'azote expiré que celle qui cxisie eutre la quantité d'azote absorbée et celle qui est exhalée. Or, comme les fonctions d'absorption et d'exhalation, quoiqu'elles tendent à l'égalité ^ sont variables dans la mesuie de leur action , on obtiendra les trois résultats suivans: l'égalité entre l'azote inspiré et expiré j l'azote expiré excédant l'azote inspiré ; en£iii le résultat inverse.

3®. D'où vient l'acide carbonique daus l'air expire* Provient-il du contact de l'oxigène de l'air inspiré avec le sang dans les vaisseaux pulmonaires , d'où résulterait de l'acide carbonique qui serait expiré aussitôt.^ Ou l'oxig^De qui disparait serait-il absorbé , porté dans le torrent de l' circulation , et remplacé dans l'air expiré par une (p^^ lité plus ou moins équivalente d'acide carbonique ? *^^^ le premier cas , ce serait une combustion dans Yoig*"^ pulmonaire^ dans le deuxième , ce serait une exhala-*

DB LA. EESPiniTION. 54 C

Uoiii quel qu'en soit d'ailleurs le mécanisme. Pour juger si c'est une combustion par le contact de Tair avec le carbone du sang dans les poumons , M. Edwards a placé des grenouilles dans de Thydrogène pur , en les y laissant un certain nombre d'heures , dans la saison où elles peuvent exécuter des mouvemens réguliers de respiration. En les y laissant un temps convenable , elles y ont produit une quantité d'acide carbonique à-peu-près équivalente i leur volume. Cet acide carbonique ne provenait pas de l'air préexistant dans les poumons , parce qu'on avait eu soin de vider ces organes en pressant les flancs des animaux : il était donc exbalé , et n'était pas le produit de la combinaison immédiate de l'oxigène de l'air avec le carbone du sang dans les poumons. Cette expérience , répétée sur plusieurs espèces , a offert les mêmes résultats. Nous renvoyons i l'ouvrage de M. Edwards pour les détails et les preuves, et nous nous bornerons à rapporter ses conclusions générales sur la respiration.

A L'oxigène qui disparait dans la respiration de l'air atmosphérique est absorbé en entier ^ il est ensuite porté en tout ou en partie dans le torrent de la circulation.

» Il est remplacé par une quantité plus ou moins semblable d'acide carbonique exhalé , qui provient en tout ou en partie de celui qui est contenu dans la masse du sang.

» En outre , l'animal respirant de l'air atmosphérique al^sorbe de l'azote'^ cet azote est porté en tout ou en partie dans la masse du sang.

» L'azote absorbé est remplacé par une quantité plus ou moins équivalente d'azote exhalé , qui provient en tout OLi en partie du sang. »

X^oxigène qui est absorbé dans la respiration change la couleur du sang , en le faisant passer d'un rouge foncé M ixn rouge vermeil. Ce changement porte principalement

54a DE LÀ CIllCrJLATI05 ET DE X. HESPIRÂTIO».

sur Feaveloppe extérieure des globules du sang , seule partie qui soit colorée. Il est très-probable qa*une partie de Tacide carbonique cxbalc provient de celui qui se forme par Faction de Toxigène sur le sang; mais il ne parait pas qn^il en provienne entièrement , car il s^en forme aussi dans le canal digestif : une partie doit être absorbée el portée dans le torrent de la circulation. Nous ignorotts toute rétendue de Faction de Toxigène porté dans le »^i et tous les produits qui peuvent en résulter. Cependant, comme, d'après les expériences deLavoisier, celles de M. Edwards lui-même, et celles de MM. DulongeiDesprelz (1887), etc. , le gaz carbonique obtenu ne représente pas le gaz oxigène qui disparaît , nous supposerons qu'une portion de celui-ci s'unit^ pour former de l'eau, avec une certaine quantité de l'hydrogène de la malièrc colorante du sang.

i883. M. le docteur Menzies estime à 85o litres ou décimètres cubes Toxigène qu'un homme consume en un jour. Lavoisier et M. Séguin la portent seulement à 754 î et M. Davy à ']^5. En conséquence , puisque Voïigène fait les o,ai de Tair atmosphérique , un homme rend donc irrespirables plus de 3 mètres et demi cubes dair ,par jour 5 et si , depuis vingt ans qu'on en a fait l'analyse exacte , la proportion de ses principes n'a pas cbangé, c'est parce que le gaz carbonique qui se forme sans cesse est continuellement décomposé par les végétaux , et (pc ceux-ci mettent en liberté la majeure partie de sonosigcne.

1884 -Le carbone et l'hydrogène ne sont point les seuls principes que le sang perde dans la respiration; il perd encore une certaine quantité d'eau par la transpiration pulmonaire. Cette eau, suivant lé docteur Haies , est, letïot moyen, dç 634 granynes par jour, Lavoisier enesùmela quantité un peu plus grande, et M. TliomsoaVaVïOttTC^ sur lui seulement de Sgo grammes.

w^URCES DE LA CHALEUR DANS L^ÉCON. ANIM. 543

i885. Ainsi , donc, pour nous, la composition du sang veineux ne diflëre de la composition du sang arlériel qu'en ce que celui-ci contient à sa sortie du cœur moins d'eau que celui-là , et que Fun ou plusieurs de ses matériaux contiennent moins de carbone et d'hydrogène que les matériaux correspondans de l'autre.

N'y a-t-il point réellement d'autre difTércnce entre les deux ? Nous sommes loin de pouvoir l'assurer.

Toutefois , il est certaiu que , dans le poumon , le sang, par l'influence de l'air , prend toutes les nouvelles propriétés que nous avons énoncées précédemment; qu'il les perd en passant à travers les difTérens organes , pour les reprendre dans les poumons et les peixlre de nouveau dans la circulation.

S'il ne recevait point de matière nutritive', bientôt il se« rait épuisé : c'est le chyle , dont la sanguiGcation a lieu probablement dans les poumons , qui est destiné à réparer toutes les perles qu'il fait à cet égard.

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