‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 4)Chapitre 64 sur 64 · DÉSIGNATION · texte numérisé non relu

DÉSIGNATION

Dva OSJBT8 ÀHALTBiff.

Dents d^uu homme de 8i ans •

— d'adulte * : .

^ d'un, enâmt de 6 ans* <• • «

-— d'un eiifoat de a ana (i'' dentition.)

(a« dentition.) •«. d^on enfant d'an jour*

— de momie d'Egypte • •

Email des dents de Thomme.

Cartilage gengival d'unenfantd'un jour.

Pulpe ou ganghois d'im enfant d'un jour. Sac dentaire d'un eniant d'un jour* • * Osselets des dents* • • • ^

Matière ami maie aar luo p.

de chaas surioop.

GatlKwale

da cImos •urioop

€60 SES MATltRES MOLLES ET SOLIDES.

M* Morichini ayant découvert, en 180!», le floate de chaux dans Tivoire ou les dents fossiles d'éléphant , découverte constatée par Klaproth , Fourcroj et M. Yanquelin , fit hientôt ensuite des expériences pour sayoir si ce sel faisait partie de Tivoire non fossile , et , eu général, des dents fraîches des animaux. Suivant lui , ilexistedans ces substances , et surtout dans Témail des dents : telle est aussi TopiniondeM. Berzeliùs', mais Fourcroj et MM. Wollaston, Brande et VauqueUn, pensent le contraire; ils n'ont jamais pu retirer des dents fraîches la moindre tiace d'acide fluorî({ue«

Des différentes^ Parties susceptibles éC ossification.

1989. Concrétions pinéales.^ — La glande pinéale, dont on ignoré les usages , contient presque toujours deoxoir trois graviers si petits , qu'on ne peut les découvrir, pour ainsi dire, qu'en écrasant cette glande entre les doigts. Suivant Fourcroj , ces concrétions sont formées de phosphate de chaux et de matière animale. Le phospbatede chaux en fait environ le tiers.

1990. Concrétions salipaires^ pancréatiques ^éic»'*' On sait aussi , d'après Fourcroj , M. WoUaston , etc. , que les concrétions qui se forment quelquefois dims les glandes salivaires doivent leur ossification au phosphate de chavx; il en est de même des concrétions pancréatiques ; tàk est encore la composition des concrétions qu'on trowe dans les poumons de personnes menacées de consomption* quelquefois cependant on j trouve du carbonate de chanx* En effet , M. Vauquelin a i*econnu qu'une espèce de concrétion trouvée dans les glandes maxillaires de rélépbant mort au Muséum d'Histoire naturelle, le i5 mars 1817) était composée de matière animale et de beaucoup plus de carbonate de chaux que dephosphate de chanx. {Jeun^

DES PARTIES SUSCEPTIBLES DE S^OSSIFIl^R. 66 Z

îefe Pharmacie, lom. m, pag. ao8.) M. Crumpton a jnème analysé une concrétion du poumon qui était formée de 82 de carbonate de chaux et de 1 8 de matière animale et d^eau.

iggi. M. Dupuytren m^ayant remis un assez grand pombre de matières ossifiées , je me suis également convaincu que toutes ces matières devaient principalement leur dureté au phosphate de chaux. Je les citerai toutes , mais en indiquant seulement le poids du résidu provenant de leur calcination jusqu^au rouge , résidu qui , parfois teulement , renfermait , outre le phosphate de chaux > une très-petite quantité de carbpnate de chaux.

Poids du r&îdu.

Kyste osseux de la glande thyroïde 0^04 '

Kyste osseux de la même glande ••• 0^65

Kyste osseux de la même glande. .....••..•. o^34

Plèvre ossifiée » 0^14

Ossification trouvée dans Paorte • 0,52 '

Ovaire de femme ossifié ;•••••••••. 0;55 -

Glande mésentérique c^ifiée ; • • • "^373

Glande thyroïde ossifiée. # • . . 0^66

Concrétion trouvée à la surface convexe du foie

dans un kyste recouvert par la péritonéale. • . o^fiS Concrétion osseuse trouvée an-dessus du^ventri- >

cule latéral droit dans la* substanoe cérébrale

dWe fenmede ir«ite ans.. «••;•••• •«••:^»»* p|66

1991 bis. Nous devons encore rapporter ici une pbser*vadon faite récemment par M* Laugier :,elle est relative à la natute dWe matière renfermée daiis un l^ys^é qui te trouvait attaché au bord libre du foie , dans lé badavre d^une fenûne âgée d^énviron« soixante-dix ans. Une partie de cette maûèreétait molle -^ Tautre était composée dé grumeaux solides et durs. En traitant le tout à plusieurs reprises par de Faicool bouillant > la liqueur filtrée laissa

C6% DE QUELQUES MATIÈRES PARTlCCLltEES

déposer , par le refroidissement , des cristaux lamellenx qui avaient Taspect de la cholestérine. Calcinant ensuite jusqttVu rouge les grumeaux , qu il était facile de séparer, ils donnèrent pour résidu les 0,78 de leur poids dW substance blanche qui ne contenait « pour ainsi dire , tps du phosphate de chaux. {Ann. de Ckitn^ et de Plys,, U n, p. 126. )

9£ÇT{0N Vm.

Dêqudques autres Matières particulières à cerUûm

classes d animaux^

109^* Après avoir examiné' les matières liquides , molles et solides les pTus répandues dans Téconomie animale , nous devons du moins indiquer, autant que possible, h source et la nature de celles qui sont particulières à quelques animaux, et qui sont remarquables par leurs prcH priétés ou par leur emploi danis les arts et Véconomie domestique. Ces matières sont ; dans la classe des mammifères, le musc, la civette, le c^storéum , Tivoire^lo bois ou la corne de cexfydans les oiseat^j \^csab\ dans les poissons, la laitance , les oss ; dans les woIIms^ ques, Tencre et les os de la sèche , les coquilles , la perle et la nacre de-perle ; €lans les cnisiacés, k croAte qoiks enveloppe ; dans les insectes et les vers, les canthaiides» le niiel et la cire , la cochenille , la soie ^ dans les soo^ vhytes, le corail , la coraline , le madrépore , TépoDge.

1^3. Musc. *-nLe musc esit une matière extrêmement odorante, amère, sous forme de grumea^ux, renfermée dans une bourse que porte le chevrotin , animal qui res' semble au chevreuil , et qui habite le Thibet et la grande Tartarie. Cette bourse est située vers le nombrO. H e$l rare ^e Ton ^x>OTe du musc pur dans le commerce} il 1^

A CERTAINES CLASSES D^AlflMAUX. 663

s*y rencontre presque jamaia que mèlë à de& graisses, ou des résines.

Sa propriété caractéristique est de pouvoir , à la dose* d'un seul grain , répandre une odeur très-forte et particu-> lière dans un grand espace, pendant plusieurs années : au nombre de ses principes constituans sont, la stéarine , Toléine , la cholestérine , une huile acide , une huile tolatile, qui le rendent ti^ès-cobabustihle. MM. Blondeau et Guibourt , qui en ont fait Fanalyse , en ont retiré d'ailleurs beaucoup d'autres substai^ces. (Yoyes^ Journal do Pharmacie, U vi, p. io5.)

1994. Cwette. — Substance ayant quelqu'imalogie-aveo le musc , d'un jaune pale , d'une saveur un peu acre , d'une consistance analogue à celle du miel , d'une odeur aroma«« tique et très-forte. Cette substance provient de deux petits quadrupèdes du genre vwerra , vivant l'un en Afrique , l'autre dans. TArabie et les Indes : elle se trouve contenue dans une vésicule située près de Yanus* On ne l'emploie que dans la parfumerie.

1995. Castoréum. — Corps analogue i la civette et au musc. Sa consistance est celle du miel très-épais \ sa saveup amère , acre , nauséabonde ; son odeur forte et très-volatile : c'est pourquoi il suffit de le dessécher pour le rendre in-* odore. Il passe pour être fornié d'une résine^ d'un corp». gras , d'huile volatile > d'une matière extractîve et de sels. On le trouve dans deux poches membraneuses situées dans les aines du castor. Il n'est employé qu'en médecine.

1995 bis. Ambre gris. — Matière que Ton regarda comme une concrétion qui se formedans l'estomac ou les intestins du physeter macrocephàlus , et que l'on trouve^ ordinairement en petits morceaux , quelquefois aussi ea masses d'un volume assez considérable ^ flottant sur la sur« face de la mer , près des côtes de l'Inde ,. de l'Afrique e% da Brésil,

664 ' ^B QUELQUES MiTik&ES METICULTÈ&SS

L^ambre gris est mou, insipide, plus léger que Fean; sa couleur est d^un gris cendré rayé de jaune-bnmitre et de blanc ; son odeur est agréable , et le devient pins encore avec le temps.

Il n^est j pour ainsi dire , formé que d^nne madère grasse reconnue comme particulière par Kose et BuchoLs , et désignée par MM. Pelletier et Caventou Mus le nom d^ombréine. Cette matière , qui se rapproche beaucoup de la eholestérine , s^obtient , sous forme de houppes blanches et déliées , en traitant Tambre gi*is à chaud par de ralcool d^une densité de 0,817 ' filtrant la liqueur et Tabandonnant à elle-même.

De même que la eholestérine , elle ne se saponifie pas dans son contact avec les alcalis ; elle s^en distingue par ses propriétés physiques, par sa fusion, qui a lien à 3o^, et par racideparticulier qu^elleforme quand on la fait bouillir ayec Tacide nitrique. (Joum. de Phàrm., t. vi, p. 49«)

1996. /^ire.— -LHvoire est une substance osseuse qui constitue les dents connues sous le nom de défenses Je ^éléphant. Il est de même nature que les os proprement dits. Les tabletiers en font usage pour la préparation de divers oliyets. On s*en sert aussi pour obtenir un noir trèsbeau , très*fin et très-recherché ik cet effet , <m le calcine jusqu^à un certain point. ^

1997. Sois ou corne de cerf. — Les cornes de cerfs ne diSfôrent en rien^es os. Lorsqu^on les divise et qu'on les traite par Feâu bouillante , on en extrait une gelée qae Ton ordonnait autrefois en médecine. C'était aussi en distillant la corne de cerf qu'on préparait Fhuile animale de Dippel , huile qu'on né parvient à rendre blanche qu'en lui faisant subir plusieurs rectifications et qu'en ne recueillant que les premières portions.

199a. Œufs, -* Les œufs sont composés d'une coquille solide , d'une membrane mince adhérente inléricuremeut

1 CBUTXltTBS CLASSES I>'i9lXiVX;. €65

k la coquille , de )>lanc^ de jaune , de ligamens appelés glaires i et de cieatricule.

La coquille est formée , suiTant M. VauqueUn^ de matière animale, d'une grande quantité de carbonate de chaux, et d'une petite quantité de phosphate calcaire , de carbo* nate de magnésie « d'oxide de fer et de soufre. ( Ann» de Chim.y t. Lxxxi , p. 3o40

Le blanc est analogue au sérum du sang*

La membrane mince parait être albomineuse.

Le jaune n'a point encore été soumis à une analyse exacte : on sait qu'en le chan£fant il devient très-dur , et qu'en le comprimant ensuite^ il en suinte une certaine quantité d'huile.

Les ligamens et la cicalricule n'ont été jusqu'ici l'olget d'aucune recherche.

U parait qu'on conserve les ceufs pendant très-longtemps, en les tenant plongés dans dé l'eau chargée de chaux. {Annales de Chimie et' de Physique, t. xix,

p. IIO.)

1999. Laiiedes poissons, et en particulier de la carpe» ^— La laite de carpe est d'une nature toute particulière : elle n'e^t pas seulement formée d'hydrogène , de carbone, d'oxigène et d'azote , comme les autres substances animales ; elle contient en outre du phosphore , ainsi que l'ontdémontré Fourcroy et M. Vauquelin. En effet, r^. elle ne rougit point la teinture de tournesol ; a^. lorsqu'on la calcine fortement dans une cornue de grès , l'on obtient de l'huile , dit carbonate d'ammoniaque, etc. , et une quantité très-notable de phosphore ; 3^. lorsque la calcination se fait à.uli ieu tnodéré , le charbon qui en résulte ne s'int:inère qu'avec difficulté: il devient très-acide pendant l'incinération , et l'acide produit est l'acide phosphorique. A la vérité y la lahe contient des plràsphates à bases de potasse , de soude, de chaux et de magnésie ^ 'mais elle n'en

666 pE QUCXQVES MÂTlImiS PiRTTCtTllhRrs

contient point d^ antres ^ elle ne. contient point suploiit dis pt^phaie d'ammoniaque , et aucun de ceux qui entrent dans sa compositiou n'est capable de produire les phénomènes observés. Donc le phosphore doit être considéré comme Tun des principes de cette substance. (^Ann. dé Chim.y t. x>xtY , p. 5.)

20OO. Os cartilagineux de^ poisson, ^'^(^f^oyez 1981.)

aooi. Os de sèche. — Corps épais, solide, friable, ovale , rempli de cellules , formé en grande partie de matière animale et de carbonate de chaux , situé vers le dos de la sèche commune ; il entre dans la composition des poud^ç dentifrices, et on .le .suspend^ sous le nom de biscuit de mer , dans les cages des petits oiseaux , qui le becquettent de temps et temp,s,

30O2. £'/zcret2e5ècAe. — Liqueur noire, produite dam les sèches par un appareil glanduleux,. et contenue dans on réservoir partici:^ier. L'ammal qui la fournit s'en sen pour se dérober aux dangers- dont il se croit menacé; lorsqu'il est poursuivi , il en répand une certaine quantité et trouble aiusi^ \oix\A Teau qui Henviro^ne. Quelques personnes ont prétendu que c'était avec cette encre qu on préparait Fencri de la Chine; mais on s^it que cellei-ci a. pour base le noir (de fumée très-divisé.,; y

aoK)3. Coquilles. --^ Nous désignons par ce nom toutes les enveloppes osseuses .de$ 4tverses espèces de coquillages. IjCs unes ont une contexture compacte , presque semblable à celle de la porcelaine , tandis que les autres sont formées de couches constituant la nacre de perle et recouvertes d'un fort épiderme. A la prenrière classe appartiennent les diflerentes espèces de ^oliOa ^ et dans la seconde se trouve la moule d'eau douce, etc« Toutes , suivant M. Hatchett, sont composées de matière animale et de carbonate de chaux : seulement, celles qui sont comr jMictes contiennent beaucoup plus de carbqiuite que le>

À CE1iTiI>'ES ClASSES D^Alf rMÀTTX." 667

antres. Cependant ces résultats ne s'accordent pas complètement avec cenx que M. Vauquelin a obtenus en analysant les coquilles d'huitres : il a trouvé dans ces espèces de coquilles , non-seulement de la matière animale et dti carbonate de chaux , mais encore un peu de phosphate calcaire , de carbonate de magnésie et d'oxide de fer. (Ann. de Chim, , t. lxxxi , p. 3o6. )

30o4« Perles. —Elles se trouvent dans les mètnes t&^ quilles que la nacre , et sont , comm« celles-ci , de la même nature que les coquilles dont elles font partie. Où est parvenu à les imiter si bien que l'œil distingue diffici-^ lement celles qui sont artificielles de celles qui sont naturelles. . . . '

20o5. Cantharîdes. *— Les cantharides ont été Tobjét d'un grand nombre de recherches, parmi lesquelles on doit distinguer celles de Thouvenel , celles de M. Beaupoil , et surtout celles de M. R<)bîquet. En effet c'est ce dernier chimiste qui est parvenu le premier à en extraire la matière vésicante pure, et qui , dé plus , a démontré dans ces insectes l' existence d'une huile verte , de deuit autres matières , l'une jaune M l'autre noire , de l'acide acétique, de l'acide urique, du phosphate de magnésie. Exposons en peu de mots les procèdes qu^l a suivis pour cela;

V\ L'on fait bouillir dans l'eau, k plusieurs reprises ," les eantharides Iég«^ement contusées \ traitant ensuite le résidu par l'alcool , et exposant la liqueur à l'air libre v l'huile -^'en séparé : elle est verte, fluide et -nullement vésicante.

s^. La dissolution aqueuse étant évaporée en extrait mou , on traite celui - ci par l'alcool de même que le résidu précédent : on obtient ainsi un nouveau résidu qui est la mfitière noire , .et une nouvelle dissolution al^ coolique.

^^'t Après ayoir vaporisé IVcool de celte nouvelle dis*

668 DE QUELQUBS XÀTlàftES VlKTfCULltlIS

solodcm , on met la matière restante en contact a^ec je réther dans un flacon qu'on bouche et qu'on agite. Foi à peu Tétlier se colore en jaune; on le décantCi et le mettant dans une capsule y il laisse bientôt déposer de petites lames micacées , salies par des gouttelettes d'im liquide jaunâtre que Ton enlève par Falcool froid. Ces lames , desséchées , sont insolubles dans- l'eau , solabk» dans rhuile, et solubles dans l'alcool bouillant, d^mtcSes ae précipitent pures par refroidissement sous forme oislalline ; eUes constituent la matière yésicante pn^rement dite : aussi lorsqu'on en dissout gros comme une ttte d'épingle dans a à 3 gouttes d'huile d'amande douce, celleci agit-elle promptement sur la peau , tandis que l'hiik Terte , la matière noire et la matière jaune purifiée ne l'attaquent en aucune manière.

4^. Pour obtenir raeide*urique , il suffit de faire IxmQfir les cantharides Xralches dans l'eau., et de concentrer h liqueur ; l'acide ne tarde point àse précipiter et à fonnern dépôt dont l'aspect est terreui: : ce qu'il y a de imsafuable , c'est que les cantharides anciennes n'en cootknaent pas sensiblement. Quoi qu'il en soit, en veraantde l'ammoniaque dans l'ei^u-mère , il se produit un noan» dépôt du au phosphate de magnésie en combinaisoii avec du pho^hate d'ammoniaque.

5^. Enfin , pour isoler l'acide acétique , il dut infiistf ides cantlMurides fraîches dans de l'éther , filtrer la li<pW) ja ooneentrer en l'exposant à l'air , et la distiller : il se f aporisera un liquide qui possédera toutes les propriétés cpn caractérisent cet acide*

Outre toué ces |»riiïcî|)es , les cantharides icantienneot une certaine quantité d'albumine , une matière anîmak insoluble dans l'eau et dans l'aloool , du phosphate ^ chaux , et sans doute plusieurs autres sels» {jéjnnoks^ ^Chimie, t. lxxyi > p. 3o2r)

A CBftTAlHSS CLASSES b^ahikàux. 66g|

20o6. Miôl, Cire, Cochenille , Résine-laque , Soie^ (F^oyezles n* i444 *^^ i553, i563, i6ai, 1637.)

21007. En%^elappes osseuses des crabes, deshoTnards^etc. — - Toutes ces enveloppes , diaprés l'analyse de MM. Hatchett etMérat-Guillot , sont formées d'une grande quantité de carbonate de chaux , d'une moindre cpantîtë de matière animale^ et d'une quantité moindre encore de phosphate calcaire. M. Lassaigne s'est assuré que la couleur que prennent ces crustacés par la cuisson est toute contenue dans ces animaux j et qu'elle ne fait que se répandre dans le test par l'action de la chaleur. ( Journal de Pharnux^ de, tom. VI, p. i74-)

aoo8. Zoophftes. — M. Hatchett partage les zoophytes en quatre classes , en raison de leur nature. Dans la première , il place ceux qui sont formés d'une grande quantité de carbonate de chaux et d'une très-petite quantité de matière animale : tels sont les madrepora muricata , la-iyyrinthica ; les ntillepora cœruleà, alcicomis. La seconde renferme ceux qui contiennent une assez grande quantité de matière animale , et qui , d'ailleurs , ne contiennent que du carbonate de chaux : à cette seconde classe appartiennent le madrepora fascicularis, les millepora cellu^ losa , fascicularis , truncata. La troisième comprend ceux où la matière animale est assez abondante , mais qui renferment en outre beaucoup de carbonate de chaux et un peu de .phosphate de chaux : nous citerons comme exemples le madrepora polymorpha, Viris ochracea, le cO'ralina opuntia, le gorgonia nobilis ou corail rouge. Celui-ci , cependant , devrait être rangé dans la première classe^ d'après les expériences de M. Vogel ; car il n'y a point découvert de phosphate de chaux , et Ta trouvé composé de 27,5 d'acide carbonique, de 5o,5 de chaux, de 3 de magnésie , de i d'oxide de fer , de 5 d'eau , de 7 de débris animaux , de { de sulfate de chaux , et d'une trace

670 DB hk FERMKNTATlOn ^OTRIDE*

de sel marin. ( Bulletin de Pharm. , tonu yi , pag. i58.) Enfin , la quatrième se compose de ceox qui ne contiens nent , pour ainsi dire » que de la matière animale : tdie est Féponge , dans laquelle M« Fife a trouvé de Fiode, et dans laquelle M. Hatchett admet de la gélatine et une substance mince, membraneuse, possédant les propriétés de Talbumine coagulée.

De la Fermentation putride.

2009. Les matières animales sont susceptibles de pn^ tréfaction bien plus facilement encore que les matières végétales. En effet , lorsqu'elles sont humides et abandonnées à elles-mêmes à la température de l'atmosphère {l'j^S)^ bientôt lem*s principes se séparent, se combinent dans un autre oixlre , et donnent lieu à beaucoup de produits , parmi lesquels on doit compter Feau , le gaz carbonique , IV cide acétique , Tammoniaque , Thydrogène carboné. Pla- &îeurs de ces produits , en se dégageant , emportent une portion de la matière même à demi décomposée ; ils répandent une odeur si fétide , qu^il est difficile de la supporter \ et de là sans doute les miasmes ou germes putrides que Ton détruit tout-à-coup en répandant dans Fair une quantité convenable de chlore gazeux. Quand la matière animale a le contact de Fair , elle finit par se dissiper toute entière ; mais quand elle est enfouie dans la terre ou plongée dans Feau ^ et que d'ailleurs elle constitue Vune des parties musculaires d^un cadavre , elle ne laisse point dégager tous ses principes^ elle se transforme en un composé gras mêlé seulement d'un peu de tissu cellulaire (iSSg). Cette transformation, en été, s'opère au sein de l'eso dans l'espace de six semaines à deuxmois^ elle se fait bien I plus lentement dans la terre , surtout dans celle qui est 1 peu humide : aussi certains cadavres ne sont-ils point en-

Dis LJL FER^BiNTÀTioif PUTRIDE. 67!

tîër^ment convertis en gras au bout d'un au y et même de dix-huit mois.

. L'on pensait généralement autrefois que la graisse qui se forme alors provenait en grande partie de la décompo-^ silioa de la fibre musculaire. Mais M. Chevreul, dans un Mémoire publié , annales de Chim. , tom. xcv, p. 4^ ^ a fait voir que cette opinion devait être au moins révoquée en doute. Observant que le gras des cadavres est un composé semblable à celui que l'on obtient en traitant la graisse par les alcalis, il lui a semblé que cecomposé ne dépendait que de Vaction de Tammoniaque produite parla décomposition de la fibrine^ de Falbumine, etc. ^ sur la graisse toute formée. Que Ton se rappelle d'ailleurs que la fibriue pure ne passe point au gras (1778), et la manière de voir de M. Chevreul devra devenir très -vraisemblable. Pour acquérir uue complète conviction^ il ne s'agirait plus que de démontrer que la quantité de graisse contenue dans les cadavres correspond à la quantité de gras qu'ils 5ont capables de fournir.

^ Des Fumigations.

120 10. Les exhalaisons produites par les matières animales en putréfaction , et même par les individus attaqués de certaines maladies , sont toujours plus ou moins dangereuses à respirer. Pendant long-temps Ton a cherché vainement les moyens de les détruire. Enfin M. Guyton nous en a fait connaître un qui ne laisse rien à désirer. Il consiste à répandre, dans le lieu où se forment ces exhalaisons , ime certaine quantité de chlore gazeux. S'agitîl de purifier l'air d'un amphithéâtre de dissection , l'on met dans une terrine un^ mélange de 260 grammes de $el marin et de 70 grammes d'oxide de manganèse ; l'on yerse dessus I25 graonnes d'acide sulfuriquc^ que Ton

6^a DES FUMIGATIONS.

étend aupara?ant de laS grammes d^eau-, Ton plaide la terrine sur quelques charbons incandescens , et Ton ferme Tamphithéatre. Au bout de YÎngt-qnatre heures , et même de douze heures y la fumigation est terminée : alors od ouvre les portes et les fenêtres , on emporte la terrine , et bientôt on ne sent ni T'odeur cadavéreuse ni c^lle da chlore. Le procédé doit être modifié lorsqu^on veut purifier Tair de salles remplies de malades : il faut éviter de répandre une trop grande quantité de chlore. Pour cela , on introduit seulement 5o à 60 grammes de sel marin avec les quantités convenables d'oxide de manganèse et diacide sulfuriqne étendu d'eau , dans ime fiole que I on chauffe l^èrement; l'on fait le toar de la salle en toaant la fiole à la main , puis Ton se retire. Si , au bout de quel* ques minutes , Tair de la salle conserve une très-légère odeur de chlore^ c'est une preuve qu'une seule fumîgalicHK est suffisante \ si cette odeur , au contraire , disparait tonte entière , il faudra répéter l'opération , etc. D'ailleurs , le chlore agit dans ce cas comme nous l'avons exposé en ptrlant en général de l'action de ce corps sur les substances végétales (1279).

J'ai 0lé à même d'observer que quand on était obligé de respirer pendant long-temps un air malfaisant comme celui d'un marais ou de fossés fétides , il était très*utile de se laver les mains de temps en temps avec une solution concentrée de chlore : celui-ci ^'attache à la peau à tel point qu'il s'en dégage encore du chlore au bout de cinq à $ix heures y et que , par conséquent , au moyen de cette précaution , l'on est presque toi\jours exposé à une faible émanation de ce gaz , par l'habitude que l'on a d'approcher les mains de la figure. Ce gaz n'agirait-il point alors snitoot comme excitant ?

XOTCNS DE PRéVEHIR LÀ PUTRÉFÂCTIOV. 6^3

M. Labarraque, dans ces derniers temps , a fait usage avec un grand succès, d^une solution de chlorure de chaux contre la putréfaction des matières animales. Que Ton imprègne, par exemple, un cadavre en putréfaction , même très-avancée, d'une solution de ce chlorure ou de tout autre chlorure alcalin , il cessera sur-le-champ d'être infect. M. Labarraque a été jugé ^ par la Société d'encouragement, digne du prix qu'elle avait proposé sur la ques« tion suivante ; Tromper un moyen chimique ou mécanique pour enlex^er la membrane muqueuse des intestins traités dans les bqyauderies , sans employer la macération , et en s'opposant à la putréfaction ; décrire les inojréns de préparer les boyaux par insufflation. (Voyez le Mémoire de M. Labarraque et le Rapport de la Société d^encùura-^ gement, imprimés en 1822 chez Madame Huzard. )

Des Moyens de présfenir la Fermentation putride.

aoii. Les moyens connus jusqu'à présent de prévenir la fermentation putride sont au nombre de huit : la dessiccation y le froid , la cuisson et la soustraction du contact de l'air, l'emploi du sel marin , celui des acides, celui de l'alcool , celui du sublimé corrosif et de quelques autres matières.

!Nous avons d^*à parlé , sous ce point de vue, de la dessiccation , du froid , du sel marin et de l'esprit-de-vin (1746). Il ne nous reste donc plus qu'à parler des autres agens.

1^. Acides, —Depuis long -temps, on sait que les TÎandes marinées dans le vinaigre se conservent très-bien. Cette propriété n'est point particulière à l'acide acétique; elle est commune à tous les acides un peu forts. Que l'on prenne , par exemple , de l'eau chargée d'un cinquantième eu d'un soixantième d'acide sulfurique ou d'acide hydro-*^ IV. 43

674 UOTEHS DS PRÉYEIiSa LA VCTRÉFÂCTlOff .

chlorique ; qu'on y plonge de là viande pendant qnelcpies heures , ou mieux encore qu'on la tienne dans le liquide Bouillant pendant sept à buit minutes , et elle pourra se garder vingts vingt-<;inq jours et plus. L'acide agit probablement ^1 se combinant avec la substance même.

a^. Cuisson, -—On sait aussi, depuis très-Iong-teaips, que la cuisson retarde ou suspend la putréfaction des alimei^s. Mais conunent agit-elle? serait-ce en coagulant cer- ' taines matières dont la décomposition est fiicile, ou bîai en dégageant une portion de l'eau de l'aliment , ou bien encore en changeant les propriétés de l^Iiment même? c'est ce qne nous ne savons pas : peut-être que ces trois causes exercent simultanément leur influence.

3^. Cuisson et soustraction du contact "de Voir. — - Lorsqu'on fait cuire les alimens ou qu'on les fait seulement chauffer à 80^, et qu^on les place dans des vases bien fer* piés de manière k les abriter du contact de l'air , leur conservation est de bien plus longue durée. M. Appert de Massy est parvenu , par ce moyen , à conserver toutes espèces de légumes , de poissons , de viandes, etc. , pendait des années entières. Sa fabrique est établie aux Quinze- Vingt, et ses procédés se trouvent décrits dans une brochure qui a d^à eu plusieurs éditions.

4*. Emploi du sublimé corrosif . — Le sublimé corrosif est employé pour conserver les cadavres. C'est à M. Chausaier qu'on doit ce procédé de conservation. Il consiste à mettre le cadavre ^ bien vidé et lavé , dans une eau qu'on tient toujours saturée de sublimé corrosif. Ce sel se combine peu à peu avec les chairs , les affermit , les rend imputrescibles et inattaquables par les insectes , les ven. l'ai vu une tète ainsi préparée qui a été exposée , tantôt av soleil , tantôt à la pluie , pendant un grand nombre d'années , sans avoir subi la moindre altération : elle éiai; p«u déformée et très-reconnaissable , quoique les chain

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fussent devenues presqu'aussi dures que le bois. Sans doute que 9 parmi les matières dont les anciens se servaient'pour embaumer les corps , celles qui étaient essentiellement conservatrices agissaient de la même manière que le sublimé corrosif.

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