DES MATIÈRES MOLLES ET SOLIDES
de chiffons de laine , et traitant conTcnablement le pnn doit de la distillation , q«e Ton prépare le sel ammoniac en France. Nous allons donner une idée âe cet art.
1987. On introduit les os et les vieux chifibns de laine dans des tuyaux de fonte ^ disposés horizontale Aent dans des fourneaux à réverbère» L'une des extrémités de ces lujaux , qui peut ètre>ouyerte et formée à volonté , est destinée à Tintroductiôu des matières : c'est par Faulre que se dégagent les produits. A cet effet 9 on y adapte un tohe très-large et courbé qui va se rendre dans un tonneau , lequel, par des tubes intermédiaires, communique avec placeurs autres tonneaux : Tappareil se termine par un tube droit qui porte les gaz hors de Tatelier \ il serait mieux 'de les ramener dans le fourneau pour les brûler , en ayant soin de placer de distance en distance des diaphragmes de gaz métallique afin de prévenir les détonations qui , sans cela, pourraient avoir lieu. Les produits, dont on facilite la condensation en refroidissant les tuyaux de communication , consistent en eau , en huile , en une petite qnaotité d^acétate et d'hydro-cyanate d^àmmoniaque , et en une grande quantité de sous-carbonate ammoniacal. Lorsqu'ils sont retirés des récipiens , on les met en contact avec du sulfate de ckiux réduit en poudre , et même on les filtre à travers une couche de ce sel. Le carbonate d^ammoniâque et le sulfate calcaire se décomposent réciproquement; il se forme du sulfate d'ammoniaque soluble et du catrbonate de chau:x insoluble. Alors on verse dans la liqueur un excès de sel marin , on la concentre , et , par des émporations et refroidissemens successifs , on en retire de l' hydro-chlorate d'ammoniaque et du sulfate de soude, faciles à purifier par la cristallisation. Lorsque le sel ammoniac est purifié et séché , on procède à sa sublîmatioD, comme noi^^avons dit, vol. m , pag. 44^ » et on le verse ^ns le commerce.
SE hi. NATUKfc, DES DBSTS.
De la Nature des Dents.
t()88. Les dents .«ont les os les plus dors de réconomie animale : ' aussi contiennent - elles plus de phosphate et moins de tissu cellulaire que les os proprement dits.
Plusieurs chimistes, parmi lesquels nous citerons M. Pepys et M. Lassaigne , en ont £iit l'analyse. Nous ne rap* porterons que les résultats obtenus par ce dernier. {Journ* de Pharm. , t. vu , p. i. )
Tableau représentant les résultats obtenus par Vana-^ lyse chimique des dents d'homme à dijfferens âges , ' et de quelques-unes de leurs annexes^