DES FLEURS
Les antres sont trop fugaces pour pouvoir être fixées : aussi les fleurs , séparées des branches qui les portaient, ne tardent-elles point à se ternir.
17 16. Fleurs bleues, violettes ou purpurines. — Ce sont les plus altérables; les acides les rougissent, et les alcalis les verdissent; quelques-unes, en raison de cette propriété, nous servent de réactifs , telles que celles de violette , de mauve , de guimauve. Leur principe colorant n’a point encore été isolé ; il est presque toujours soluble dans l’eau.
1717. Fleurs rouges. — ■ Elles sont presqu’aussi altérables que les fleurs bleues ; les alcalis les jaunissent ; les acides j au contraire, les avivent. On n’a encore isolé que le principe colorant de Tune d’entre elles, de celles du carthamus tinctorius (161 1). Ce principe est insoluble dans l’eau ; mais celui de presque toutes les autres fleurs s’y dissout.
1718. Fleurs jaunes . ■ — Ce sont les fleurs qui s’altèrent le moins : aussi , en se desséchant , ne perdent-elles que très-peu de leur teinte. Elles communiquent leurs matières colorantes à l’eau. Les acides en affaiblissent la nuance; les alcalis la rendent presque orangée.
On n’a encore analysé que quelques espèces de fleurs ; savoir : celles d’oranger , celles de carthame, etc. M. Boullay a trouvé que les premières contenaient, outre l’huile volatile, de l’albumine, une substance jaune, amère , soluble dans l’alcool et dans l’eau, insoluble dans l’éther; une matière gommeuse, de l’acide acétique et de l’acétate de chaux. ( Bulletin de Pharm. , t. 1 , p. 887. ) La composition des secondes, suivant MM. Dufour et Marchais, est beaucoup plus compliquée. ( F oy. leurs Mémoires, Ann. de Chimie 3 l . XLviti, p. 288 ; et t. l , p, 78. )