CD
En
odseryatioks.
Graine étrangle'e et peu abondante.
Analyse plus précise des mêmes cendres.
Potasse . 12,5.
Phosphate de potasse... 5,
Chlorure de potassium... 3.
Sulfate de potasse . 2-
Phosphates terreux. .... . 6,2
Carbonates terreux . x.
Silice . 6i,5.
Oxides métalliques. .... i.
Perte . 7,8.
Analyse plus précise des mêmes cendres.
Potasse . x5.
Phosphate de potasse... 32.
Chlorure de potassium. . 0,16,
Sulfate «le potasse, nuage impondérable.
Phosphates terreux . 44i^.
Carbonates terreux . o.
Silice . ,.j*. o,5.
Oxides métalliques . o,25,
Perte . . . 7,5$
Potasse . i4*
Phosphate de potasse. .. . 3o.
Chorure de potassium. . . 0,16.
Sulfate de potasse . o.
Phosphates terreux...... 46,5.
Carbonates terreux . o.
Silice . »,5.
Oxides métalliques. ... . o,î5,
Perte . 8,5g
40 DE LA rOTlMÀTlOïT DES SUBSTANCES VÉGÉTALES.
M. de Saussure a fait un grand nombre d’autres incinérations et d’autres analyses , dont les résultats sont conformes à ceux que nous venons de rapporter. {Voyez ses Recherches , pag. 328.)
En les comparant, l’on voit que les sels alcalins à base£ de potasse et de soude forment la majeure partie des cendres d’une plante verte herbacée et des feuilles sortant de leurs boutons ; qu’ils entrent quelquefois pour les trois quarts dans leur composition ; que les phosphates terreux sont, après les sels alcalins, la partie prédominante dans ces sortes de cendres-, que les écorces ne contiennent , au contraire ^ que très-peu de sels alcalins et de phosphates terreux, et sont très-riches en carbonates de chaux, etc.
1270. La majeure partie des matières qui composent la cendre des végétaux provient moins de la partie terreuse du sol que du terreau disséminé dans ce sol. En effet , le terreau , d’après l’analyse de Sausssure , contient une grande quantité de ces matières, et son extrait est tellement combiné avec elles, qu’il rend solubles dans l’eau celles qui y sont insolubles.
Il serait difficile de concevoir autrement dans les plantes l’existence de la silice , du phosphate de chaux, de l’oxide de fer , qui ont tant de cohésion ; car nou§ avons vu précédemment qu’elles n’absorbaient qu’avec beaucoup de peine , même les liquides qui avaient de la viscosité • d’où il est évident qu’elles ne pourraient point absorber de matière à l'état solide. Cette opinion n’est point généralement adoptée. Plusieurs savans pensent cjue les terres et les alcalis prennent naissance au sein des végétaux; ils s’appuient surtout des expériences cpii valurent à M. Schroeder Je prix proposé par l’Académie de Berlin, sur la question de savoir si les parties terreuses que contiennent les différentes espèces de blé ne se formaient point par l’acte de la végétation. Schroeder ayant fait germer du froment , du
seigle , de Forge et de l’avoine daûs la fleur de soufre , et ayant arrosé les plantes qui en provinrent avec de l’eau distillée , trouva qu’elles contenaient plus de terre que leurs graines; À la vérité , il avait bien pris le soin de mettre la fleur de soufre dans une boite et de l’abriter de la pluie 5 mais elle était exposée à l’air. Or , comme celuici peut tenir en suspension des corps très-atténués , il a dû en déposer sur les feuilles : ce sont ces corps qui , sans doute, ont fourni les substances terreuses qu’a retirées 3YI. Sehrœder. (Th. de Saussure. )
1271. Assimilation des parties nutritives. — - Après avoir déterminé quels sont les corps dont les végétaux tirent leurs principes , il serait naturel de rechercher comment ces principes s’associent dans le végétal , et comment ensuite ils s’y assimilent. Mais nos connaissances à cet égard sont très -bornées , et le seront toujours tant que les organes des plantes ne seront pas mieux connus qu’ils ne le sont. Nous ne dirons donc que très-peu de chose sur cette question , d’autant plus qu’elle est absolument du ressort de la physiologie végétale.
Les racines, par les suçoirs qui sont a l’extrémité de leurs petites fibres chevelues, pompent dans le sein de la terre les sucs nourriciers qu’elles y trouvent, sues qui sont formés d’une grande quantité d’eau et d’une petite quantité d’acide carbonique , de matières végétales ou animales, de sels et de terres. Ces sucs, introduits dans le végétal, prennent, après avoir subi peut-êîrç de légères modifications , le nom de sève , de lympJjf , et coulent dans de longs tubes poreux qu’on appelle vaisseaux sêveux ou ly mphatiques ; ils parviennent jusqu’aux feuilles, qui, de leur côté, agissent sur l’oxigène et l’acide carbonique de Pair. Là ont lieu les fonctions les plus importantes de la nutrition : de l’eaijutîst exhalée ; il se forme de nouveaux corps 5 une sève nouvelle prend naissance 3 elle pénètre dans le tissu cellu-
4 a B E S SUBSTANCES végétales.
faire de P écorce , et gagne insensiblement les parties inferieures du végétal ; celui-ci puise dans ce suc élaboré les matériaux dont il a besoin , se les assimile et se développe par une force occulte, inhérente à tous les êtres organisés, cause de presque toutes leurs fonctions, ét qu’on est con* venu d’appeler ^brœ vitale.
Voilà l’ensemble des phénomènes : c’est dans les ouvrages spécialement consacrés à la physiologie végétale qu’on en trouvera les détails.