DU SANG
avec 3 ou 4 cuillerées d’huile : par ce moyen , tous les accidens disparaissent peu à peu. ( Bulletin de Pharmacie ÿ tom. i , page 358. )
SECTION IL
Du Sang,
1871. Composition , etc. Le sang est un composé d’eau ? d’albumine , de fibrine, d’une substance animale colorée 9 d’une petite quantité de matière grasse et de différens sels 5 savoir : d’ hydro-chlorates de potasse et de soude , de sousphosphate de chaux , de sous-carbonates de soude , de chaux , de magnésie ; d’oxide de fer, et, suivant M. Ber- Aselius , de Jaetate de soucie uni à une matière animale.
1871 bis. Il n’est point de corps qui ait été plus étudié que le sang. Dans tous les temps, les médecins , les physiologistes et les chimistes s’en sont occupés*, tous ont essayé d’en déterminer la nature , et cependant on ne savait presque rien à cet égard avant les expériences de Rouelle le cadet , expériences qui ont été répétées dans tous les laboratoires, et auxquelles Lavoisier, Fourcroy , Parmentier , MM. Déyeux , Brande et Berzelius , etc. , ont beaucoup ajoute.
1872. Propriétés. — Ses propriétés physiques sont généralement connues. Il est toujours à l’état liquide dans Y économie animale ; sa couleur est rouge dans les artères et d’un rouge brun dans les veines*, son odeur est fade, sa saveur légèrement salée , et sa pesanteur spécifique variable , mais toujours un peu plus grande que celle de Beau. Haller a trouvé celle du sang humain de 1,0527, terme moyen; et Fourcroy, celle du sang de bœuf, de i,o56 , terme moyen aussi , à la température de i5 à 160.
Soumis à la température de l’eau bouillante, le sang se coagule en raison de l’albumine qu’il contient. La matière
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Coagulée est d’un brun violet, et donne , par la calcination , un charbon volumineux , difficile à incinérer.
Lorsqu’on l’abandonne à lui-même , il ne tarde point à se prendre en une masse qui se divise peu à peu en 2 parties : l’une liquide , transparente, jaunâtre, qu’on appelle sérum ; l’autre molle, opaque , d’un brun rougeâtre , nom» mée cruor ou caillot. Le sérum n’est que de l’eau tenant en dissolution beaucoup d’albumine , et la plupart des sels du sang. Le caillot renferme toute la fibrine , toute la matière colorante , un peu de sérum, et une certaine quantité de sels. Or , puisque , par le repos , la fibrine et la matière colorante se séparent entièrement, il faut en conclure qu’elles ne sont pour ainsi dire que suspendues dans le sang («).
D’autres phénomènes se présentent lorsqu’au sortir delà veine on agite le sang au lieu de l’abandonner à lui-même : alors il ne se prend plus en masse; il conserve l’état liquide^ il s’en sépare seulement une certaine quantité de fibrine 9 sous forme de longs filamens qu’il est facile de blanchir par l’eau : aussi a-t-on soin de battre le sang à mesure qu’on, l’extrait pour pouvoir le convertir en boudin.
Il se dégage probablement de la chaleur pendant la coagulation spontanée du sang, mais si peu, d’après les expériences de M. John Davy , qu’elle est insensible au thermomètre.
Mis en contact avec les gaz et agité dans ceux-ci , le sang se comporte diversement : c’est ce qu’on verra dans le tableau suivant :
(a) Cependant, comme la matière colorante est soluble et qae la fibrine ne l’est pas, on pourrait admettre aussi que la première ne se dépose que parce qu’elle est entraînée par la seconde au moyen de l’affinité.
1) ü SANG.
Sang veineux.
Ces trois gaz coagulent en même temps le sang.