DES G À Z INTESTINAUX
cée que vingt -quatre heures après la mort de l’animal , qui alors était extrêmement météorisé. Le gaz du tube intestinal était très-fétide , et s’est trouvé composé de jS d’acide carbonique, de 2 5 d’hydrogène carboné, d’un peu d’hydrogène sulfuré, d’un peu d’azote et d’air.
Celui de l’abdomen était [également très-infect. M. Vauquelin y a trouvé 55 parties d’acide carbonique , 45 de gaz azote, une petite quantité d’hydrogène sulfuré et d’une matière animale très -fétide. ( Journal de Pharmacie , tom. m , pag. 2o5. )
4°. Les bestiaux qu’on laisse paître dans une piècede trèfle ou de luzerne humide deviennent quelquefois tellement enflés qu’ils périssent promptement, si l’on ne s’empresse de les secourir. Cette maladie, due à une grande quantité de gaz qui se développe dans le canal intestinal, est connue sous le nom de météorisation ou d’ émpansement. Quelle est la nature des gaz qui se forment dans ce cas ? Voilà ce que MM. Lameyran et Frémy ont recherché. Leurs expériences ont été faites sur une vache : celte vache étant extrêmement gonflée, ils en ont retiré les gaz en lui faisant la ponction ; ils les ont trouvés formés de 80 d’hydrogène sulfuré, de i5 d’hydrogène carboné et de 5 d’acide carbonique ou d’air. Il est facile de concevoir, d’après cela, pourquoi l’on guérit presque tout-à-coup les animaux en leur faisant avaler un gros d’ammoniaque délayé dans 4 onces d’eau : c’est que la majeure partie des gaz est absorbée tout-à-coup par l’alcali.
Il est à remarquer que , lorsque l’herbe est sèche , au lieu d’être humide , ces effets sont beaucoup plus lents et moins dangereux. La quantité de gaz qui se développe est bien moins considérable, et l’animai ne périt, pour ainsi dire , que par indigestion. Suivant MM. Lameyran et Frémy, il faut encore administrer l’ammoniaque; mais il faut, quelque temps après , donner 2 ou 3 gros d ether mêlés