DU SANG- VEINEUX
18^3. Analyse. — De toutes les analyses animales, celle du sang est, sans contredit, l’une des plus difficiles, en raison des obstacles qu’on éprouve à isoler l’albumine de la matière colorante. Le meilleur procédé consiste à abandonner le sang à lui-même pour le transformer en caillot et en sérum , à les séparer l’un de l’autre par décantation , et à traiter chacun d’eux en particulier, comme nous allons le dire.
i°. La quantité de fibrine peut être déterminée en lavant le caillot dans un nouet de linge jusqu’à ce que toute la matière colorante soit dissoute.
20. On appréciera, jusqu’à un certain point, celle de la matière colorante en coupant le caillot par tranches minces, le plaçant entre plusieurs doubles de papier Joseph , pour absorber le sérum qu’il contient , le faisant ensuite sécher, et soustrayant du poids du résidu celui de la fibrine que l’on aura déterminé par une expérience antérieure.
3°. Quant à l’analyse du sérum , on la fera en évaporant ce liquide jusqu’à siccité traitant le résidu par l’eau , évaporant de nouveau la liqueur, et traitant successivement Je nouveau résidu par l’alcool et une nouvelle quantité d’eau , puis procédant à la séparation des matières salines dissoutes par ces deux agens.
SuivantM. Berzelius, 1000 parties de sérum contiennent savoir :
Sérum du sang Sérum du sang de bœuf. humain ,
Eau . 905,00 . 906,0
Albumine (a) } ou substance insoluble dans l’eau et dans l’alcool. 79,99 . 80,0
(a) Cette albumine incine'rêe donne à-peu-près autant de cendres que la matière colorante : ces cendres ne renferment point d’oxide de fer 5 elles ne sont composées que de phosphate de chaux , de carbonate de chaux , et d’un peu de magnésie et de carbonate de soude. Il en est de même d.« celles de la fibrine.