‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 5)Chapitre 145 sur 182 · D II SANG · texte numérisé non relu

D II SANG

Sérum du sang de bœuf.

Sérum du sang humain.

Substa?ices solubles dans V alcool ;

Savoir :

Laclale de soude et matière extractive. . 6,i 75

Hvdro- chlorates de soude et

de potasse . . . 2,565

Substances solubles seulement dans Veau savoir :

Soude sans doute carbonatée et un peu de matière animale {a).

Perte . . . 4*7 ^ . 0,0

M. le docteur Marcel , à qui nous devons aussi l’analyse du sérum du sang humain , et qui l’avait faite avant M. Berzelius , le regarde comme composé de goo d’eau , 86,8 d’albumine , 6,6 d’hydro-chlorates de potasse et de soude , 4 de matière muco-extractive (c), i,65 de sous -carbonate de soude , o,35 de sulfate de potasse 3 .0,60 de phosphate terreux ( d).

i8^3 bis. L’histoire que nous venons de tracer est celle du sang de l’homme, tiré des veines du bras ; il faut maintenant essayer de tracer celle du sang artériel , du sang veineux de toutes les parties du corps , du sang dans les différens âges , dans les diverses maladies, et enfin dans les

(a) Il paraît que cette matière provient 'le l’action de l’eau chaude sur l’albumine.

(b) Outre le sous-carbonate de soude et la matière animale, cette partie du sérum du sang humain renferme un peu de phosphate de soude.

(c) Cette matière est le lactate de soude impur de M. Berzelius

(d) M. Proust a avancé que le sang contenait en outre de l’ammoniaque, du soufre à l’état d’hydro-snlluve , des traces de vinaigre un peu modifié, du beuzoate de soude et de la bire. M. Proust n’aurait-il point soumis à l’analyse, du sang altéré par nne cause quelconque?

uu sang veikeux. GG r

divers animaux; tout ce que nous savons à cet égard se réduit à-peu-pi ès à ce qui suit :

Sang artériel . Le sang artériel est d’un rouge vermeil et d’un degré plus élevé en température que le sang veineux ; suivant lYI. John Davy , sa capacité pour le calorique est sensiblement la même que la capacité de celui-ci, et sa pesanteur spécifique en diffère à peine , puisqu’il l’a trouvée de i,o4q, et l’autre de i,o5i. (2'rans. philos, pour 1 8 1 4-) Cependant la quantité de sérum qu’il contient passe pour être moins considérable , et sa coagulation plus prompte : ce qu’il y a de certain , c’est que le sang artériel , partant tout entier de la même source, qui est le cœur, et circulant rapidement , il doit être sensiblement le même dans toute sa masse , du moins chez le même individu ; qu’il se comporte avec tous les réactifs de même que le sang veineux , et que l’analyse n’y découvre que les mêmes corps, quoique son action sur l’économie animale soit toute autre ( 1 879).

Sang veineux des différentes parties du corps. —-Le sang veineux est le résidu de la décomposition du sang artériel par les différons organes de l’économie animale. Or, comme chacun des organes agit sur celui-ci d’une manière différente , il est probable qu’il en résulte des différences essentielles dans la composition du sang veineux. Ces différences n’ont point encore été déterminées par l’analyse -, on n’a examiné jusqu’ici que le sang qui coule dans les veines d’un assez grand volume ^ et qui provient par conséquent de divers organes : il serait surtout important d’étudier celui des principales glandes, telles que le rein , le foie; cette analyse jetterait probablement quelque jour sur plusieurs questions de physiologie.

Sang dans les dijjférens âges. La composition du sang ne varie-t-elle pas à diverses époques de la vie? Les substances qui le composent sont probablement toujours les

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