J)E LA BILE. ^OI
Eau . 'j 00
Matière résineuse . i5
Picromel . . 60
Matière jaune. . . . i . { quantité variable ici
; ( supposée égale a 4-
Soucie . , . 4
Phosphate de soude . . . 2
Hydro-chlorates desoudeet dépotasse. 3,5
Sulfate de soude . 0,8
Phosphate de chaux et peut-être de) magnésie . j) 1;
Oxide de fer, quelques traces.
1911. Distillée jusqu’à siccité , elle se trouble d abord légèrement 5 il s’y forme ensuite une écume considérable par le mouvement que produit l’ébullition } et bientôt après, il passe dans le récipient une liqueur incolore, précipitant légèrement en blanc l’acétate de plomb , d’une saveur fade, d'une odeur toute particulière, analogue à celle de la bile , et qui , distillée de nouveau , conserve encore toutes ses propriétés , qu’elle doit sans doute à une portion de résine qu’elle entraîne. Le résidu solide et bien sec qui tapisse le fond de la cornue forme depuis -£• jusqu’à ~ de la bile employée. Toujours d’un vert jaunâtre , trèsamer, légèrement déliquescent, ce résidu se dissout presqu’entièrement dans l’eau et dans l’alcool } il se fond à uoç basse température et se décompose par une forte chaleur , en donnant tous les produits des matières animales, plus d’huile, et seulement très-peu de carbonate d’ammoniaque} un charbon très- volumineux , renfermant diverses espècas de sels , par ticulièrement de la soude. Pour ne rien perdre dans cette décomposition , il est quelques précautions à prendre : il faut projeter la matière par fragmens du poids de quelques grammes , dans un creuset de platine ou d’argent , porté à peine au rouge-cerise : autrement la calci-
tjOI DES LIQUEURS DES SÉCRÉTIONS,
nation serait longue et inexacte. Un coup de feu plus fort opérerait la sublimation d’une partie du résidu $ un coup de feu moindre volatiliserait une partie de la matière même sans la décomposer; et, dans l’un et l’autre cas, si cette matière était trop abondante, le boursouflement considérable qui a toujours lieu la porterait promptement hors du creuset. Dans le premier mode d’opération , au contraire , tous ces inconvéniens disparaissent*, et de ioo grammes d’extrait, on retire 22 grammes de résidu charbonneux et de matières salines.
Abandonnée à elle-même dans un vase ouvert , la bile se corrompt peu à peu, et laisse déposer une petite quantité de matière jaunâtre ; le mucus seul qu’elle contient se décompose alors en partie : aussi la fermentation qu’elle éprouve n’est-elle point active , et l’odeur qu’elle exhale n’est-elle point insupportable : on prétend même que cette odeur finit par se rapprocher beaucoup de celle du musc.
L’ëau et i’alcool se combinent en toutes proportions avec la bile.
Pour peu qu’on verse d’acide dans la bile , elle se trouble légèrement et rougit le papier de tournesol ; si l’on en ajoute davantage , le précipité augmente , mais beaucoup plus par l’acide sulfurique que par l’acide nitrique ou tout autre. Dans tous les cas , il est toujours formé d’une matière animale jaune et de très-peu de résine , et ne correspond jamais , à beaucoup près , aux quantités réunies qu’on trouve de ces deux matières dans la bile : aussi la liqueuë filtrée a-t-elle une saveur amère très-forte , et donne-t-elle par l'évaporation un résidu à-peu-près égal au ~ de celui que donnerait la bile elle-même.
La potasse et la soude, loin de troubler la bile , en augmentent la transparence et en diminuent la viscosité.
La dissolution d’acétate de plomb précipite la matière jaune , la matière résineuse , et les acides sulfurique et