‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 5)Chapitre 22 sur 182 · UES ACÉTATES D£ PLOMB · texte numérisé non relu

UES ACÉTATES D£ PLOMB

tout ce qui est sous-carbonate se dépose sous forme de couches très-denses, de un à deux centimètres d’épaisseur.

Le blanc fabriqué ainsi est toujours grisâtre, teinte qui provient sans doute d’un peu de gaz hydrogène sulfuré fourni par le tan ou le fumier. En effet, à Krems, ou plutôt près de Vienne, c’est aussi en exposant le plomb â la vapeur du vinaigre qu’on prépare le blanc de plomb ; et cependant la majeure partie du blanc que l’on obtient est de première qualité* mais c’est que i on se garde d’entourer les pots de fumier ou de tan : on les élève artificiellement au degré de température convenable. Le blanc le plus beau se vend à part sous le nom de blanc cT argent. ( Ployez la préparation du blanc de Krems par M. Cadet Gassicourt, Bulletin de Pharmacie , tom. i , pag. 892. )

i34o. Montgolüer a proposé un nouveau moyen de faire le bi ane de plomb en se servant de ce métal , de vinaigre , d’acide carbonique et d’air. À cet effet, il établit , par le moyen d’un tuyau, une communication entre un fourneau allumé et un tonneau qui contient une certaine quantité de vinaigre , et qui communique d’ailleurs , par le moyen d'un autre tuyau, avec une boite remplie de lames de plomb coulées et non laminées. L’acide carbonique provenant de la combustion du charbon , et mêlé d’azote et de gaz oxigène échappé à l’action du feu, se rend dans le tonneau , se charge de vapeurs de vinaigre, et de là arrive dans la boîte où se trouvent les lames. Celles-rci sont promptement attaquées; il en résulte, comme dans le procédé hollandais., un mélange d’acétate et de sous-carbonate, que l’on sépare par des lavages. La théorie du procédé de Mon tgol fier est facile à concevoir : sans la présence de l’acide carbonique, on 11’obtiendrait que du sous-acétate de plomb ; mais comme ce sel peut être décomposé par l’acide carbonique1, bon doit aussi obtenir du sous-carbonate. li est probable que, dans le procédé pratiqué en Hollande et en Autriche , l’acide

DES ACÉTATES

carbonique provient de la décomposition de l’acide acétique. Du reste, il se passe quelque chose d’analogue à ce qui a iieu dans le procédé de Montgolfier.

Le blanc de plomb est employé en peinture pour étendre les couleurs, obtenir toutes les nuances possibles et faciliter la dessiccation de l’huile : l’on en fait principalement usage pour peindre les boiseries des appartemens : c’est dans ce cas qu’il prend ordinairement le nom de céruse ; les marchands y ajoutent souvent de la craie ou du sulfate de

Acétates de Mercure .

1 3 4 1 * L’acétate de mercure peut être, comme les autres sels de mercure , à l’état de protoxide ou de deutoxide. Nous ne parlerons que du deutacétate , parce que c’est le seul employé.

Le deutacétate cristallise en paillettes blanches et nacrées ; il provoque la salivation *, sa saveur est très-désagréable, quoique moins forte que celle de la plupart des autres sels mercuriels solubles ; il n’altère point le tournesol.

Soumis à l’action du feu, il ne larde point à se décomposer (ion). L’air est sans action sur lui. L’eau , à la température ordinaire, n’en dissout qu’une petite quantité; lorsqu’elle est bouillante , elle en dissout davantage et en laisse déposer par le refroidissement sous forme de cristaux.

Le deutacétate de mercure peut s’obtenir , soit en faisant bouillir dans un matras du vinaigre distillé ou de l’acide acétique étendu d’eau sur du deutoxide de mercure, filtrant ensuite la liqueur et la laissant refroidir; soit en versant une dissolution neutre d’acétate de potasse dans une dissolution également neutre de deuto-nitrate de mercure :dans ce dernier cas, l’acétate se forme à l’instant même et se

DE l’àCIDE MALIQUE. 89

précipite presque tout entier : pour l’obtenir pur, il suffit *le décanter la liqueur et de laver le dépôt.

Cet acétate entre dans la composition des dragées da Keyser; quelquefois aussi on le fait entrer, au lieu de nitrate de mercure ,, dans la composition du sirop de Beîet.

De l Acide malique.

1342. Cet acide, découvert en 1 7 85 par Schéeîe , se rencontre dans presque tous les fruits, surtout dans les pommes, les prunes, les prunelles, les baies de sorbier, d’épine-vinette, de sureau noir. Fourcrey en admet l’exisience dans le pollen du dattier d’Egypte; Adet , dans le suc de 1 ananas ; Hoffmann , dans Y agave americana. M. Vauquelin 1 a trouvé mêlé aux acides tartrique et citrique dans la pulpe de tamarin, à l’acide oxalique dans les pois chiches , et formant avec la chaux un malate acide dans le suc du sempervivum tectorum. Enfin c’est à cet acide et à I acide citrique que les groseilles, les frambroises, et en général les fruits rouges, doivent leur saveur aigre.

Jusque dans ces derniers temps, l’acide malique n’avait point été obtenu pur : par conséquent scs propriétés n’étaient pas bien connues. C’est par suite d’un travail fait par M. Donovan qu’il ne reste presque plus rien à de» sirer à cet égard. M. Donovan crut reconnaître en 18 1 5 un acide particulier dans les baies du sorbier; bientôt après , M. Braconnotet M. Vauquelin confirmèrent les assertions de ce chimiste : de là l’acide sorbique dont l’existence paraissait assez bien constatée. Mais M. Labillardière

et IV 1. braconnot lui -même, étant parvenus à prouver, cnacun de leur côté, par de nouvelles recherches qui datent de 1818 , que l’acide du sorbier ne différait en rien de 1 acide malique purifié , il en est résulté que l’hîstoire üe i acide sorbique assez bien faite est devenue celle

<)0 DE l’acide MALI QUE.

de l1 acide malique. Ces deux acides n’eu formeront donc plus qu’un, et tout ce qui a été dit de l’acide sorbique devra s’appliquer à l’acide malique (a).

Préparation . L’acide malique peut se faire en traitant le sucre par trois fois son poids d’acide nitrique à 20° (1283)5 niais , par ce procédé, on n’obtient jamais qu'un acide très-foncé en couleur, et uni à des matières étrangères dont il est difficile de le séparer. Il vaut mieux l’extraire des baies de sorbier, ou du sempervivum tectoi'um , ou des pommes.

Extraction de V acide du Sorbier. — Lorsque les fruits du sorbier sont presque parvenus à leur maturité , on les pile dans un mortier de marbre ou de verre, et on les soumet à une forte pression; le jus que l’on obtient , décanté au bout d’un certain temps , puis filtré, est mêlé avec une dissolution d’acétate de jfiotnlTm en résulte un précipité formé d’une grande quantité de malate de plomb et d'une petite quantité d’oxide de même métal uni à de l’acide pbospborique ci à de la matière colorante. Ce précipité étant lavé à l’eaji froide, 011 le traite successivement par de nouvelles quantités d’eau bouillante, jusqu’à ce qu’il soit presqu’en fièrement dissous. Le malate de plomb, sur lequel l’eau froide n’a presque pas d’action et qui est assez soluble dans l’eau ebaude, se dépose, par le refroidissement de la liqueur, en aiguilles blanches, brillantes , semblables à de l’acide benzoïque sublimé : dans le cas où elles seraient colorées, on les purifierait par une nouvelle cristallisation.

Alors on fait sécher les cristaux , et on les fait bouillir

(a) Voyez dans les Annales de Chimie et. de Physique, le Mémoire de M. Donovan sur l’acide sorbique , tom. i, pag. 2815 ceux de M. Braeonnot, et de M. \ auqueliu , sur le même acide, tom. vi, pag. 289 et 7 • enfin ceux de M. Braconnot et de M. Houton-Labillardière , sur 1 'identité des acides malique et sorbique, tom. vm, pag. itjQ et 2if.

D E L’A GIDE MALI QUE. C) ï

pendant une demi-heure avec deux fois et trois dixièmes de leur poids d’acide sulfurique à 1,09 de densité : de cette manière, il se produit du sulfate de plomb insoluble et du malate acide très-soluble que l’on sépare du sulfate par le filtre. Enfin , au moyen du gaz hydrogène sulfuré Ton décompose le malate acide de plomb , et l’on transforme son oxide en eau et en sulfure métallique qui se précipite. Il ne reste plus qu’à chauffer la liqueur pour dégager l’excès d’hydrogène sulfuré, et la passer de nouveau à travers un filtre pour la clarifier : on la concentre ensuite convenablement et on la laisse refroidir pour obtenir l’acide maiique cristallisé. ( MM. Donovan et Vauquelin. )

M. Braconnot se procure l’acide maiique par un autre procédé que celui que nous venons de décrire , et qui lui permet de retirer plus d’acide que par l’acétate de plomb. Le voici tel qu’il l7a indiqué lui-même dans son Mémoire sur l’acide sorbique ou acide maiique. ( Ann . de Chim. et de Phys., tom. vi, p. 241.)

« Prenez les fruits du sorbier des oiseleurs ( sorbus au - » cuparia , Lin. ) un peu avant leur parfaite maturité; )> broyez-les dans un mortier de marbre , et , à l’aide d’une w forte pression , exprimez-en le jus ; faites-le bouillir dans

: » une bassine , et projetez-y du carbonate de chaux jusqu’à » ce qu’il ne se manifeste plus d’eifervescence ; évaporez » jusqu’en consistance de sirop , en ayant soin d’enlever )> l’écume à mesure qu’elle se forme : il ne tarde point à » se précipiter un sel grenu , assez abondant, de sorbate » de chaux [malate de chaux), qui adhère fortement

< » à la bassine si l’on n’a la précaution d’agiter de temps » en temps. Au bout de quelques heures , décantez le

< » liquide sirupeux surnageant le sorbate de chaux ( ma - » laie de chaux ) , que vous laverez avec un peu d’eau » froide , après quoi vous le presserez dans du linge

{ )) usé pour bien le sécher. Ce sel a une légère teinte

9^ de l’acide malique.

)) de fauve qui indique qu’il n’est pas bien pur ; faites-le )) bouillir pendant un quart d,’ heure avec un poids égal au » sien de sous-carbonate de soude cristallisé étendu d’une » certaine quantité d’eau ;il en résultera un sorbate neutre )) de soude ( malate ), sali par une matière colorante rouge. » Pour lui enlever cette matière, faites-Je chauffer pendant » quelques minutes avec de l’eau de chaux ou un peu de » lait de chaux qui s’emparera de la matière colorante , y> et laissera le sorbate de soude intact -, filtrez la liqueur, » qui passera limpide et incolore ; faites-y passer un cou- » rant de gaz acide carbonique pour en séparer la chaux )) qu’elle contient , puis vous y verserez du sous-acétate » de plomb, qui y formera un précipité très-blanc de sor- )) bâte de plomb, duquel, après l’avoir bien lavé, vous » dégagerez l’acide sorbique par le moyen de l’acide )) sulfurique affaibli , aidé de la chaleur. »

Extraction de V acide de la Joubarbe ( semperowum tecLorum ). — Après avoir extrait le suc de la joubarbe , il faut en saturer l’acide par un excès de lait de chaux , filtrer la liqueur et la réduire par l’évaporation au quart de son volume : il se dépose un sel blanchâtre pulvérulent , qui contient beaucoup de malate de chaux • on le sépare des eaux-mères dont la couleur est foncée , et on le traite à plusieurs reprises par de l’alcool à 12 ou i5°. Ces lavages ont pour objet d’enlever le plus possible de matière colorante. Lorsque l’alcool ne se colore plus , le résidu doit être mis en contact avec l’eau. Celle-ci dissout le malate calcaire , et l’on obtient un nouveau résidu formé de matière colorante et de chaux. Alors, dans la dissolution filtrée, on verse du nitrate de plomb neutre, et il en résulte un précipité de malate de plomb qu’on lave , et dont on extrait l’acide comme nous l’avons dit d’abord ( M. Labillardière ).

Extraction de V acide des pommes. — Probablement

DE l’àCIDE MALI QL E. g3

qu’en traitant le suc de pommes comme celui de joubarbe , on parviendrait à en extraire l’acide pur.

Propriétés. — Cet acide, amené par l’évaporation à une consistance sirupeuse , cristallise en mamelons. Il est blanc, inodore 5 sa saveur, qui est très-forte, ressemble à celle des acides critique et tartrique. Sa densité est plus grande que celle de l’eau.

M. Y auquelin le regarde comme formé de :

Carbone . 2*8,3

Oxigène . 54,9

Cependant, malgré l’autorité d’un si habile chimiste, j’ai bien de la peine à croire que cet acide ne contienne pas un excès d’oxigène par rapport à l’hydrogène : du moins la transformation du sucre en acide malique par l’acide nitrique appuie fortement cette opinion.

osé à l’air, il ne tarde pas à attirer l’humidité et à se résoudre en liqueur; il est donc déliquescent : aussi est-il très-soluble dans l’eau et même dans l’alcool. Soumis à. l’action du feu dans une cornue, il entre en fusion , laisse dégager l’eau qu’il contient , se décompose en donnant lieu à un petit résidu de charbon et à deux acides qui se subliment , l’un à l'état liquide, et l’autre sous forme d’aiguilles blanches.

Par l’acide nitrique, à l’aide de la chaleur , il est promptement converti en acide oxalique.

Il ne trouble ni la dissolution de nitrate de plomb, ni celle de nitrate d’argent.

Il s’unit aux bases salitiables , et forme avec la plupart des sels plus ou moins solubles ; savoir :

— Avec l’alumine, un sel incristallisablc qui, par l’évaporation , se prend en masse transparente . gommeuse 9

l’a CI D E M À LIQU Ê.

inaltérable à l’air, et d’où l’alumine n’est précipitée ni par la potasse ni par l’ammoniaque.

Avec la magnésie , un sel neutre en cristaux réguliers, solubles dans 28 parties d’eau à i5 degrés, et un sel acide très-soluble.

Avec la soude , la potasse et l’ammoniaque , des sels qui , à l’état neutre, sont très-solubles , incristallisables , et qui , à l’état acide , ont la propriété de cristalliser.

Avec la chaux , i°. un sel neutre, soluble dans 1 47 parties d’eau à n° et dans 65 d’eau bouillante , dont la saveur ressemble beaucoup à celle du salpêtre } 20. un sel acide qui se dissout dans 5o parties d’eau à 12°, qui produit avec l’ammoniaque un sel double , et qui cristallise en prismes à six faces , dont deux plus larges , opposées et terminées par un sommet en biseau • 3°. un sous-sel insoluble et ptilvérulent.

Avec la strontiane , un sel neutre , très-soluble dans l’eau j et dans la dissolution duquel l’afcide malique détermine tout de suite un précipité cristallin de sur^-malate lorsqu’elle est convenablement concentrée.

Avec la baryte , un sel neutre incristallisabîe , soluble dans l’eau , inaltérable à l’air , ressemblant à la gomme , et un sur-malate également incristallisabîe et inaltérable à l’air, mais plus transparent et plus soluble que le malate neutre.

Avec le protoxide de fer, un sel neutre et un sel acide qui se prennent, par l’évaporation, en masses brunes, gommeuses , inaltérables à l’air , et qui peuvent être faits en versant de l’acide malique sur le fer métallique ou protoxidé.

Avec le protoxide de manganèse, un sel neutre soluble , incristallisabîe , et un sel acide moins so-

lubie , dont les cristaux transparens se réunissent en groupes arrondis et d’une légère teinte rosée. C’est en versant de l’acide malique sur le carbonate de manganèse qu’on prépare ces sels.

— Avec les oxides d’étain , des sels très-solubles , incris-

tallisables , déliquescens.

— Avec le protoxide de mercure, un sel neutre très-peu

soluble dans l’eau, et que l’on se procure facilement, selon M. Braconnot, en versant de l’acide malique dans une dissolution de proto-nitrate mercuriel. Cependant M. Gay-Lussac assure que l’acide malique ne précipite point le nitrate de mercure. (Arm. de Chim. et de Phys., tom. vi, pag. 33 1.)

— Avec le deutoxide de mercure , un sel neutre incris-

tallisable , d’un aspect gommeux , se partageant , daiis son contact avec l’eau, en sous-sel insoluble et en sel acide soluble.

— Avec le deutoxide de cuivre , un sel très-soluble, in»

cristallisable , inaltérable à l’air , et un sur-malate également soluble et ineristallisable. Mêlé avec une dissolution dépotasse, celui-ci n’abandonne qu’une partie de son oxide et forme , selon toute apparence, un sel double.

— Avec le protoxide de plomb , un sel neutre peu soluble

dans l’eau froide , très-sensiblement soluble dans l’eau chaude , cristallisable en aiguilles brillantes , nacrées , et ayant l’aspect de l’acide benzoïque sublimé. Ce malate s’obtient facilement en versant de l’acide malique dans une dissolution d’acétate de

Des Maintes.

Tous les malates , en se- décomposant par le feu ^ se Loursoufïlent , et donnent des produits analogues à ceux qui proviennent de la décomposition des autres sels vé~

plomb.

gétaux (1296). La plupart se dissolvent dans l’eau et peuvent s'unir à un excès d’acide. Cet excès d’acide les rend solubles lorsqu’ils ne le sont pas, ou augmente leur solubilité lorsqu’ils ne le sont que peu , et la diminue , au contraire , lorsqu’ils possèdent cette propriété à un haut degré.

Probablement que les bases salifiables alcalines enlèvent l’acide malique à toutes les autres , et que les malates , dans leur contact avec les différens sels , se comportent , comme nous l’avons dit, d’une manière générale (721)*

Aucun malate ne se trouve dans la nature, si ce n’est celui de chaux à l’état de malate acide.

Préparation. — Les malates se préparent directement , c’est-à-dire, en combinant l’acide avec les oxides : quelques-uns seulement s’obtiennent par d’autres procédés. {Payez ce qui vient d’être dit à ce sujet en traitant de Y acide malique.

Composition. — Suivant M. Braconnot , les malates neutres sont composes de telle manière que la quantité d’oxigène de l’oxide est à la quantité d’acide comme 1 à 9,09 ; et , suivant le même chimiste , les sur-malates contiennent pour la même quantité de base deux fois autans d’acide que les malates neutres.

Des Acides margarique et olêique.

i345. Les acides margarique et oîéique auraient dit être placés ici, puisqu’ils ne contiennent point d’azote, qu’ils peuvent être obtenus en traitant les huiles végétales par les alcalis , et qu’ils font partie du gras des cadavres ; mais comme on peut les obtenir aussi avec les graisses animales, et que M. Chevreul , à qui la découverte en est due, fera connaître incessamment la proportion de, leurs principes constituans , etc. , il vaut mieux ne les examiner que dans le règne animal/

DE l’acide oxalique.

De L'Acide oxalique.

l346. Etat naturel , Préparation. — L acide oxalique, dont la découverte est due à Bergmann , ne se trouve dans la nature qu’uni à la chaux et à la potaëse. On l’obtient, soit en traitant le sucre par six à sept fois son poids d’acide nitrique (i283), soit en l’extrayant de l’oxaîate acide de potasse ou sel d’oseille.

Pour extraire l’acide oxalique de l’oxalate acide de potasse ou sel d’oseille , on commence par dissoudre ce sel dans vingt-cinq à trente fois son poids d’eau, et l’on y verse une dissolution d’acétate de plomb du commerce , jusqu’à ce qu’il ne se fasse plus de précipité. lien résulte de l’acétate de potasse soluble , et de l’oxalate de plomb insoluble qui se dépose sous forme de poudre blanche* Lorsque le dépôt est formé , on le lave par décantation à plusieurs reprises. Ensuite on met l’oxalate dans une capsule avec la moitié de son poids d acide sulfurique concentré, que l’on étend auparavant de quatre à cinq fois son poids d’eau ( a ) , puis on porte peu à peu la liqueur jusqu’à l’ébullition. L’oxalate de plomb est promptement décomposé -, son oxide s’unit à l’acide sulfurique , et forme un sulfate qui se précipite en poudre blanche, tandis que son acide reste en dissolution; mais comme cette dissolution contient en même temps une petite quantité d’acide sulfurique, il faut , pour précipiter complètement celuici , ajouter un peu de litharge en poudre très-line et remuer continuellement la liqueur. On cessera d’en ajouterquand la liqueur , dont on filtrera de temps en temps une portion , cessera d’être troublée par le nitrate ou l’hydrochlorate de baryte. Alors on la filtrera toute entière ; on

(a) Pour connaître la quantité d’oxalate de plorab sur laquelle on opère, >i faut seulement en faire sécher une partie.

Page 1