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162 DES ACIDES ARTIFICIELS

i/pB. Composition — - L’acide mucique est composé :

Suivant MM. Gay-Lussac et The- Suivant M. Ber-zelius ( Annales de nard. ( Rech . pliy s. -chimiques.) Chimie, f. xciv, p. 3 10, et Théorie

de Carbone .

en poids.

des Proport, chim .)

en poids.

de Carbone . .

Oxigène .

Oxigène ........

Hydrogène ......

Hydrogène .

en volume.!

ou de Carbone .

de vapeur de Carbone

Oxigène .

Hydrogène .

Oxigène et hydro-1

gène dans les pro- )

portions necessaires j pour faire l’eau. J Oxigène excédant. . .

Des Mucates.

1419* Parmi les mucates, il parait qu’il îAen est que très-peu qui soient solubles dans l’eau 3 savoir : ceux de potasse, de soude, d’ammoniaque et les mucates à bases végétales. Plusieurs le sont dans un excès de leur acide» tous le deviennent dans les acides forts , capables de former avec leurs bases des sels solubles.

Tous aussi sont décomposés par le feu. Celui d’ammoniaque se trouve dans un cas particulier : l’ammoniaque s en dégage d’abord en grande partie , de sorte que le résidu se comporte à-peu-près comme l’acide mucique. La plupart des acides ont la propriété de décomposer les mucates de potasse , de soude et d’ammoniaque : il en résulte de nouveaux sels solubles ; et dans tous les cas, pour peu que la dissolution soit concentrée , l’acide mucique est précipité en poudre blanche. L’eau de chaux, l’eau de baryte et l’eau de strontiane, décomposent également les mucates solubles 3 elles s’emparent de leur acide , et forment de nou-

DE L’ACIDE NAHCÉIQUE. j £3

veaux scîs qui se précipitent en flocons blancs. Il en est de même des dissolutions salines , autres que celles à bases de potasse, de soude et d’ammoniaque et à bases végétales. Presque toutes ces dissolutions troublent les mucates d’ammoniaque, de soude et de potasse.

Aucun mucate n’existe dans la nature. On fait, directement, les mucates solubles dans l’eau. Les autres peuvent probablement s obtenir par la voie des doubles décompositions. Ils sont tous sans usages.

Il paiait, d apres les expériences de M. Berzelius, que dans les mucates , la quantité d’oxigène de l’oxide est à la quantité d acide comme i à i3,i85 ( Annales de Chim. , t. xciv, p. 3io; et Théorie des proportions chimiques.)

De l .Acide nancéiquç.

1419 bis. Selon M. Braconnot, il existe dans les substances végétales acescentesun acide qui est doué de propriétés particulier es , et qu il tegarde comme nouveau ^ il l’a rencontré dans le riz aigri, le jus de betterave putréfié, les haricots bouillis avec 1 eau et abandonnés à l’acescence , les pois traités de la même manière , l’eau sure préparée en délayant du levain de boulanger dans l’eau , et faisant aigrir le mélange. Il pense que cet acide se développe simultanément avec l’acide du vinaigre dans toutes les substances organiques qui s’aigrissent immédiatement.

Il le retire de la manière suivante du suc de betterave : il concentre à une douce chaleur , jusqu’en consistance presque solide, le jus de betterave aigri , le traite par l’alcool , et fait évaporer la dissolution alcoolique jusqu’en consistance de sirop -, il étend ensuite cette liqueur d’une certaine quantité d eau , et y projette jusqu’à saturation du carbonate de zinc 5 il jette alors le tout sur un filtre , et fait évaporer le liquide filtré jusqu’à pellicule. La combinaison du nouvel acide avec l’oxide de zinc cristallise

ï64' ï> E s acides artificiels.

Aptes l’avoir fait cristalliser une deuxième fois, il la fait redissoudre dans l’eau, y verse un excès d’eau de baryte, décompose par l’acide, sulfurique le sel barytique formé, sépare le dépôt au moyen du filtre , et obtient par l’évaporation le nouvel acide pur.

Cet acide est presqu’incoîore , incristallisabîe , d’une saveur très-aigre. Soumis à la distillation , il se décompose complètement, et donne tous les produits qui proviennent des matières végétales non azotées.

Il forme avec l’alumine un sel ressemblant à la gomme , et avec la magnésie un sel inaltérable à l’air , en petits cristaux grenus, solubles dans 25 parties d’eau à i5 degrés de Réaumur.

— - - — Avec la potasse et la soude, des sels incristalli-

sables , déliquescent , solubles dans l’alcool.

- Avec la chaux et la strontiane , des sels grenus ,

solubles, le premier dans 21 , et le deuxième dans 8 parties d’eau à i5 degrés de Réaumur.

- - — Avec la baryte , un sel incristallisabîe , non déliquescent , et qui a l’aspect d’une gomme.

- - Avec l’oxide blanc de manganèse , un sel qui cristallise en tétraèdres solubles dans 12 parties d’eau à 12 degrés de Réaumur.

- - - Avec l’oxide de zinc, un sel cristallisant en prismes

carrés, terminés par des sommets obliquement tronqués, solubles dans 5o parties d’eau à i5 degrés de Réaumur.

- - — Avec le fer, un sel cristallisant en lines aiguilles

tétraèdres , peu soluble , paraissant inaltérable a 1 air.

- - Avec l’oxide rouge de fer, un sel blanc incris-

tallisable.

- Avec l’oxide d’étain , un sel cristallisant en octaèdres cunéiformes.

de l’acide pyro-maliqde. 1 65

- - Avec le protoxide de cobalt, un sel de couleur

rose , soluble dans 38,5 parties d’eau à i5 degrés de Réaumur.

* - Avec l’oxide de cuivre, un sel cristallisable qui

se décompose au feu.

- Avec le protoxide de nickel , un sel d’un vert émeraude, cristallisant confusément, et soluble dans 3o parties d’eau à r5 degrés de Réaumur.

- Avec l'oxide de plomb, un sel incristallisable ,

non déliquescent, et ressemblant à une gomme.

- Avec l’oxide noir de mercure, un sel très-soluble %

cristallisant en aiguilles.

* - Avec l’ammoniaque, un sel acide qui cristallise en

parallélipipèdes.

Enfin l’acide nancéique dissout l’oxide d’argent à l’aide de la chaleur, et produit un sel soluble dans 20 parties d’eau à i5 degrés de Réaumur, et dont les cristaux, qui sont des aiguilles soyeuses, partent d’un centre commun. Il ne précipite d’ailleurs aucune dissolution métallique, si ce n’est celle de zinc, lorsqu’elle est peu étendue. {Ann. de Chim ., tom. lxxxvi , p. 84*)

Cet acide a beaucoup de rapport avec l’acide lactique, ainsi que je l’ai observé dans ma première édition; et les expériences que M. Vogel a faites à cet égard tendent à confirmer cette assertion. {Journal de Pharmacie , t. m, p. 491.)

Acide pyro-malique.

1419 ter. Lorsqu’on soumet l’acide malique à la distillation dans une cornue de verre munie d’un récipient, il se produit des phénomènes dignes de remarque : l’acide se fond d’abord dans son eau de cristallisation ; il prend ensuite une couleur d’un jaune brun , qui se fonce de plus en plus ; il s’en dégage en meme temps de l’eau. En augmen-

J 66^ DES ACIDES ARTIFICIELS

tant le feu, l’acide se boursouffle , il s’en élève une vapeur acide qui se condense en une liqueur incolore, d’une légère odeur bitumineuse , d’une saveur si forte qu’elle cautérise la langue. Vers la fin de l’opération , un sublimé , formé d’aiguilles blanches très-fines d’environ 3 centimètres de longueur , s’attache à la voûte de la cornue , et il reste au fond de celle-ci un charbon très-volumineux.

M. Braconnot , qui le premier a observé ces phénomènes , s’est assuré que le liquide contenait un acide particulier qu’il a appelé acide pyro-malique ( a ) • il n’a point examiné le sublimé cristallin {Ann. de Chim. et de Phys. , t. vin , p. i49)* Suivant M. Lassaigne, qui a examiné l’un et l’autre, ce sublimé serait un acide particulier. {Ann. de Chim. et de Phys. , tom. xi , p. q3. )

Acide pyro-malique. — Pour l’obtenir , il suffit de faire évaporer, à-peu-près jusqu’à moitié, le liquide condensé dans le récipient ; par le refroidissement, le nouvel acide se dépose en cristaux prismatiques.

Cet acide est solide, inaltérable à l’air; sa saveur est forte* il entre en fusion à 47° 5, et cristallise par refroidissement en une masse nacrée , formée d’aiguilles divergentes.

Projeté sur des charbons incandesccns , il se volatilise en exhalant une fumée blanche , très-piquante , qui excite la toux.

Chaude dans des vaisseaux fermés , il se sublime, pour la plus grande partie , en aiguilles ; le reste se décompose en donnant lieu aux produits ordinaires des matières végétales.

Deux parties d’eau à io° en dissolvent environ une de cet acide.

Cette dissolution ne précipite point l’eau de chaux.

(a) M. Vauquelin cependant avait vu que l’acide sublime formait dans l'acétate de plomb un précipité' dont la forme cristalline était différent»# de «elle du précipité qu’y produisait l’acide uon sublimé.

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