DU CAMPHRE
gie avec les résines , mais qui en diffère cependant par plusieurs propriétés.
On le trouve uni à l’huile essentielle dans plusieurs plantes de la famille des labiées , et pour ainsi dire libre dans plusieurs espèces de lauras , arbre très-commun en Orient. C’est toujours du lauïas camphora qu’on l’extrait pour les besoins du commerce, et surtout delà médecine, où il est souvent employé. L’extraction s’en fait particulièrement au Japon : on divise le bois du laurus , et on le chaufl ’e avec de l’eau dans de grandes cucurbites de fer surmontées de chap teaux en terre dont l’intérieur est garni de cordes de paille de riz. Le camphre, entraîné par la vapeur d’eau, se sublime et vient s’attacher à ces cordes, «à l’état de poudre grise : on l’en sépare, et, transporté en Europe, on le raffine par une nouvelle sublimation , mais tellement conduite, qu’il prend la forme d’une masse hémisphérique, transparente et cristalline, forme sous laquelle on le trouve chez les droguistes.
M. Ciémandot a publié, dans le Journal de Pharmacie ( torn. m, p. 323), un procédé qui donne des pains de camphre très-beaux et tels que les veut le commerce. Ce procédé est à-peu-près le même que celui qu’on a suivi en Hollande jusqu’à présent : il consiste à faire bouillir doucement le camphre, mêlé à ~ do chaux vive , dans un vase de verre que 1 on entoure de sable, d’abord jusqu’au col, et dont on découvre peu à peu la partie supérieure, à mesure que la sublimation a lieu : le vase ressemble à une fiole -, il n’en\uffère qu’en ce qu’il est beaucoup plus grand et beaucoup plus évasé.
Comme le camphre fond à i^5° et qu’il bout à 204°, l'opération exige beaucoup de temps et est difficile à conduire. En effet, si l’ébullition était trop rapide, le haut du vase s échaufferait trop , et le camphre retomberait en gouttes j si, d’une autre part, le refroidissement était trop-