DES É T H
du commerce. Après les avoir introduits dans une cornue double en capacité de leur volume, on pose cette cornue sur un fourneau, par le moyen d’un triangle de fer, et on la fait communiquer par des tubes avec cinq flacons, dont le premier est vide, et les quatre autres à moitié remplis d’eau saturée de sel. Chacun d’eux est d’ailleurs placé dans une terrine , entouré d’un mélange de glace et de sel marin , et reçoit la longue branche du tube qui le fait communiquer avec le flacon qui le précède; de telle sorte que cette branche pénètre dans son intérieur jusqu’à son fond.
Cela fait, on met quelques charbons incandescens sous 3a cornue, et bientôt la liqueur entre en ébullition. On doit alors retirer le feu et modérer l’ébulli ti on , qui devient de plus en plus forte, en jetant de temps en temps de l’eau sur la cornüe avec une éponge. L’opération est terminée lorsque, en l’abandonnant à elle-même, la liqueur cesse de bouillir. Cette liqueur forme, à cette époque, un peii plus du tiers de la quantité d’alcool et d’acide employés.
L’éther nitrique n’est pas le seul produit qu’on obtienne dans cette opération. L’on obtient encore beaucoup de protoxide d’azote et d’eau, un peu d’azote, de deutoxide d’azote, de gaz carbonique , de gaz acide nitreux, d’acide acétique, et d’une matière facile à charbonner. Il faut donc concevoir qu’une portion d’alcool est complètement décomposée par l’acide nitrique ; qu’elle cède presque tout son hydrogène à l’oxigène de cet acide, et que de là ré- ( sultent tous les produits étrangers à l’éther, tandis que de fl l’alcool et de l’acide nitreux s’unissent pour constituer l’éther proprement dit. Tout l’éther se dégage ainsi que l’azote, le protoxide d’azote, le deutoxide d’azote, le gaz carbonique. Quant à l’eau, à l’acide nitreux et à l’acide acétique, ils ne se dégagent qu’en partie , de même que l’alcool et l’acide nitrique, qui échappent à leur réaction