BES SUCS PARTICULIERS
» pris par l’eau , donne des dissolutions tout aussi acides- )) qu’auparayant , et qui se comportent avec la magnésie » comme si l’opium n’eût pas été primitivement traité par » l’éther, c’est-à-dire,, qu’on en obtient à-peu-près la )> même quantité de morphine et avec autant de facilité» b ( 1 3^9 et .1426).
» L’on voit donc que ces deux substances cristallines » existent dans l’opium d’une manière tout-à-fait indé- » pendante Tune de l’autre : c’est aux physiologistes et aux )> médecins à déterminer maintenant quel est le mode d’acb lion de ces deux corps dans l’économie animale , et à )> nous dire si nous devons chercher à les conserver l’un » et l’autre dans les préparations que nous faisons subir à » l’opium pour l’usage médical. »
L’opium brut 11e s'emploie guère qu’ extérieurement.’ Les médecins n’ordonnent , en général , à l’intérieur que l’extrait préparé en traitant l’opium par une grande quantité d’eau froide. Cet extrait n’agit, d’après M. Orfiia , que par le méconate de morphine qu’il contient. ( 'Voyez , pour plus de détails sur l’opium , i°. le Mémoire de M. Derosne, Annales de Chimie } loin, xlv, pag. ; 20. celui de M. Sertuerner, Annales de Chimie et de Physique , t. v, pag. 21 ; 3°. les Observations de M. Robiquet sur le Mémoire de M. Sertuerner , Annales de Chimie et de Physique , tom. y , pag. 2^5 • 4°* enfin l’action de la morphine sur l’économie animale , par M. Orfiia, Ann. de Chim . et de Phy sique , tom. y , p. 288. )
i( 87. Le suc de papayer s’extrait par incision d’un végétal nommé carica papaya, qui croît à l’Isle-de-France , au Pérou , etc. Il a été analysé par M. Vauquelin et par M. Cadet - Gassicourt , qui le tenaient de M. de Cossigni
que mêlée le plus souvent avec la morphine. 11 serait donc nécessaire de la soumettre à un nouvel examen 5 jusque là, il est impossible d’en décrira exactement les propriétés.
DES SUCS PARTICULIERS. f\'>S
et du docteur Roch. C’est surtout avec les échantillons de M. Rocli (jne l’analyse a été faîte. Ce suc avait été rapporté dans trois états : i°. à l’état solide, et sous forme de lames d’un blanc jaunâtre, obtenues au soleil dans des assiettes ; 2°. à l’état de suc naturel, renfermé dans des vases bien bouchés ; 3°. à l’état de suc naturel mêlé au sucre. Le premier et le dernier s’étaient bien conservés ; l’autre avait fermenté. D’après M. Vauquelin , le suc de papayer est composé d’eau , d’une grande quantité de matière animale et d’im peu de graisse. Cette matière animale possède toutes les propriétés de l’albumine , si ce n’est qu’a pi’ es la dessiccation elle est toujours très-soluble dans l’eau , tandis que l’albumine y devient insoluble. ( Annales de Chimie , tom. xltx , p. 2,g5. )
1687 bis. Suc ou lait de V arbre de la vache . Ce suc sur lequel M. de Humboldt a fait un grand nombre d’observations , contient, de même que le suc de papayer, un corps gras et des matières animales 5 ces madères, d’après le savant Voyageur que nous venons de citer, sont l’albumine et le caséum. Lès naturels le regardent comme un aliment salutaire ; ils en boivent beaucoup ; c’est un véritable lait végétal qui n’a ni âcreté ni amertume , et dont Codeur est balsamique. L’arbre, dont il découle abondamment par incision paraît propre à la Cordiliière du Littoral , surtout depuis Barbula jusqu’au lac de Maracaybo.
M. de Humboldt a fait aussi des observations sur le suc frais de papayer, et en général sur tous les sues laiteux: on les trouvera toutes par extrait dans les Ann . de Chirn . et de Phys., t. vu, p. 182.
1688. Sucs résineux et huileux. — Nous comprenons, sous cette dénomination , les sues qui sont formés de résines en dissolution dans une huile essentielle, et qui restent liquides long-temps après leur extraction , tels que la