NATURE
DU KfiSIOU.
GAZ
▲UMOVfâC ABSOBB OU JDÊCOMNSS
ammoniac .176 Iiydrogèue .132
ammoniac. 171 hydrogèue.131
ammoniac. .217 hydrogène. 131
ammoniac 188 hydrogène .132
224 parties.
MMMHttBU
Puîs(|ue la quantité de gaz hydrogène dégagé par 0^,02 de potassium est de 7^5 centilitre., il s'ensuit que la qua lilr de gaz azote absorbé par ces op^^oaia est de —j cen
AMMONIAQUE. i3S
Ktres; car Pammoniaque est formée, en volume, de 3 d'hydrogène et de I d'azote. Or, comme en calcinant l'azoture ammoniacal de potassium , on en dégage seulement l'anmioniaque , le résidu , qui est un véritable azoture de potassium, doit être formé de loo parties de potassium et de 11,728 d'azote, et doit avoir pour formule K* Az*. On trouvera, de la même manière , que l'azoture de sodium est formé de 100 parties de sodium et de 19,821 d'azote d'où l'on tire Na' Az^. Tels sont aussi les résultats auxquels on parvient en observant que l'azoture de potassium ou de sodium décompose l'eau tout-à-coup et produit de l'ammoniaque et des protoxides de potassium ou de sodium , et que par conséquent si le contraire avait lieu, c'est-à-dire si l'anunoniaque. décomposait les oxides, il en résulterait de l'ean et des azotures.
36S. Examinons maintenant les propriétés de la matière verte-olivâtre : elle est opaque, et ce n'est qu'en lames extrêmement minces qu'elle semble demi transparente ; on n'y distingue aucun point métallique; elle est plus pesante que l'eau; en l'examinant avec attention , on croit y voir quelques cristaux mal formés.
Lorsqu'on l'expose à l'action d'une chaleur toujours croissante , elle se fond ; il s'en dégage du gaz ammoniac , du gaz hydrogène et du gaz azote dans les proportions qui constituent l'anmioniaque; ensuite elle se solidifie tout en conservant sa couleur verte, et se convertit en azoture de potassium ou de sodium.
Exposée à l'air, ji la température ordinaire, elle en attire seulement l'humidité, n'en absorbe pas l'oxigène, et se transforme en gaz ammoniac et en potasse ou sonde.
Projetée dans un creuset chaud et voisin du rouge obscur, elle s'enflamme subitement.
ChauflTée dans une petite cloche avec du gaz oxigène , elle ne tarde point à prendre feu et à brûler vivement.
Mise en contact avec l'eau , elle en opère lout-à-couç la
434 AMMOSIAQDE.
débompotition; et de là résultent beaucoup de duleur, Je la potasse, ou de la soude qui reste eu dissolutioiLdansJ'eMi et de l'ammoniaque qui s'y dissout en partie^ quelqiieftti elle s'enflamme.
Mise en contact avec les acides, elle est subitement décomposée comme par Teau, et il en résulte des sels à bases d'ammoniaque et de potasse ou de soude.
Traitée à chaud par la plupart des métaux, surtout pv ceux qui sont fusibles , il s^cn dégage du gaz axote , dug» ammoniac ; on obtient un alliage de potassium ou de sodium et du métal employé , et en outre une certaine quantité d'azoturc de potassium ou de sodium qui échappe à la dé- -composition.
Mise en contact avec l'alcool , elle s'y détruit assez rapir dément, et se convertit en potasse, soude , et en ammoniaque.
Enfin, mise en contact avec l'huile de naphte, elle ne paraît pas y subir d'altération , du moins en quelques heures^ {lieclierches physico^fUmiques, Gay-Lussac etThenard.)
366. Nous venons de voir quelle est l'action du gaz ammoniac sur le potassium et le sodium. Examinons maintenant celle qu'il exerce sur le fer, le cuivre, l'argent, le platine et l'or.
i" Lorsque, au lieu d'exposer le gaz ammoniac à l'action seule du calorique dans un tube de porcelaine, comme nous l'avons dit précédemment (358), on l'expose tout.à-la-£bijià raction de ce fluide et d'un de ces cinq métaux , il se décompose, se transforme toujours en gaz hydrogène et engaz azote , et la décomposition est d'autant plus.pronipte que la chaleur est plus forte. Mais tous ces métaux n'ont pas j^alenient cette propriété : le fer la possède à un plus haut degré que le cuivre, et celui-ci à un plus haut degré qu^. l'aident, Tor et le platine : aussi faut-il moins de fer que ^es autres métaux , et moins de chaleur avec le premier qu'avec ceuxeî j>our décomposer l'ammoniaque* Dix grammes dfi fer en fil suffisent pour décomposer, à quelques centièmes prà) un
courant de gaz ammoniac assez rapide et soutenu petKJUnt Kuit à dix heures ou plus, à une chaleur un peu plus élevée cpie le rouge cerise. Une quantité triple de platine en fil ne jproduirait point , à beaucoup près , le même effet, même à VJie température plus élevée.
Le fer et le cuivre, dans cettie-cixpérience, contractent .des propriétés nouvelles, et de plus, suivant M. Despretz .absorbent une quantité notable d'azote. Le fer devient cas- .sant, comme Berthollet fils l'a reconnu le premier^ le cuivre le devient tellement, quand on ne l'a point assez chauffé pour le fondre , qu'il est impossible en quelque sorte d'y toucher sans le rompre, et cependant il s'aplatit sous le Biarteau^ il change en même temps de couleur^ de rouge qu'il est, il devient jaune et quelquefois blanchâtre ( Thcnard). D'ailleurs, lorsqu'on vient à dissoudre le fer dans l'a- . cide sujifurique faible , il se forme du sulfate d'ammoniaque, et le gaz hydrogène qui se dégage est mêlé d'azpte. Ejifin, loo de fer finissent par augmenter en poids de X 1,538. {Anfu de ChLm.^etdePhys.j xlii, 1.22.)
H semble que le platine, l'or et l'argçpt, en décomposant l'anmioniaque, devraient Aussi absorber quelques parties d'azote. Toutefois ils n'augmentent pas depoids3 ils conservent toutes leurs propriétés, et les gaz lavés contienpe^ toujours I vol. d'azote et 3 voL d'hydrogène.
.367. Sans doute que les autres métaux se compor.tent avec le gaz ammoniac à une température élevée., soit Qonmie le fer et le cuivre, soit cospime le platine, l'pr et l'^rgent^ mais il en est un , le mercure , qui , ui^ au .potassium ou au podium , ou bien soumis à l'influence dq \^ pile, nous offre, à la température ordinaire, des phénomènes particidiers et très remarquables, soit avec une dissolution concentrée de ce gaz dans l'eau ,. soit avec un sel am« moniacal lui-même dissous ou légèrement humecté. Que l'on verse un amalgame liquide de potassium dans une coupelle d'hydro-chlorate d'ammoniaque, humectée intérieurement , ou dans uœ dissolution coixoenlrée de sel am^
IQ2
tel la
456 AMMOltUQUE. I
moniacal, biculôt cet amalgame quintuplera etmèmesahl ^ï
plcra (le volume, et preudra la consistance du benne al ^^^
conservant le brillaut mcStallique^ le mêuie effet aura toi ^^*
mais avec plus de lenteur, en mettant seulement da» P^'
cïure dans la coupelle, la plaçant sur une plaque métaBin P^^
adaptée au pôle positif d'une pile en activité , et fûsn «tr
])lougcr le fil négatif de cette pile dans le mercure. Q«n ^^^
passe- t-il dans ces expériences? Dans la première, lecajil ^^
d'apparence métallique qu'on obtient est un hydrare m ^éc
moniacal de mercure et de potassium ; il se forme en oitsl ^^^
du chlorure de potassium : par conséquent une portionU ^p
potassium de l'amalgame décompose le chlorliydrate Sttt ^
moniaque, en s'emparant du chlore qu'il contient; etdell *^^
r&ultent de l'hydrogène et de l'ammoniaque à l'état de pi ^^^
naissant, qui s^unissent à l'amalgame non décomposé.Doti
la seconde, le corps qui, comme dans la première, piâaft
l'apparence métallique , est seulement un hydrare amm^
niacal de merciure; sa formation est accompagnée du d^l ^
gement d'une certaine quantité de chlore et probableincit| ^
d'oxigène qui se rendent à l'extrémité du fil positif : il s'en- 1 '
suit donc que l'eau et le sel sont décomposés par la jStî
que le chlore et l'oxigène de ces deux corps deviemientS'
bres , tandis que l'hydrogène et l'ammoniaque qu'ils cqb-
tiennent s'unissent au mercure.
368. Ces hydrures possèdent les propriétés suivantes, doit plusieurs ont déjà été citées. Leur volume est cinq ou 0 fois aussi grand que celui du mercure qu'ils contiemieBl; leur pesanteur spécifique est, en général, au-dessous de 3; ils ont, à la températiure de 20 à 25°, une consistance t» logue à celle du beurre; soumis pendant quelque temp> la température de la glace fondante, ils prennent uneatfa grande diureté, et cristallisent en cubes , quelquefois aniB beaux et aussi gros que ceux de bismuth 5 l'hydmre !»• moniacal de mercure se décompose presque aussitôt qu'à est soustrait à l'influence de la pile, se transforme en mffcurc, en ammoniaque et en hydrogène, et agit sur tonslo
corps comme ses principes constituans dans leur ëtat de liberté. Cependant il est des corps qui semblent favoriser sa décomposition : ce sont ceux qui sont très légers et dont les particules sont très mobiles : tels sont l'éther et l'alcool ^ à peine le contact a-t-il lieu, qu'il en résulte une effervescence extrêmement vive, et que le mercure reprend son état ordinaire. Le mouvement produit dans ce cas par le déplacement des molécules du liquide est la cause pour laquelle la décomposition est si prompte : aussi cet hydrure se conserve-t-il pendant quelques minutes dans l'air lorsqu'il y a repos absolu , et s'y détruit-il sur-le-champ lorsqu'on l'y agite ; et c'est encore de cette manière qu'il se comporte avec l'eau, et surtout avec l'acide sulfurîque. Il n'est point . douteux qu'il ne se détruisît instantanément dans le vide ; mais il n'est point certain qu'une forte pression pût maintenir ses principes réunis. On peut facilement déterminer la quantité d'hydrogène qu'il contient, en transformant une certaine quantité de mercure en hydrure, et la versant dans un verre conique plein d'eau , où l'on aura placé d'avance une petite cloche qui en soit pleine elle-même : bientôt l'hydrure se décomposera , et laissera dégager son hydrogène sous forme de bulles dans la cloche. En recueillant ainsi l'hydrogène provenant de six culots faits successivement avec 38""*,o69 de mercure , on a trouvé que le mercure absorbait, pour passer à l'état d'hydrure, 3,47 boisson volume d'hydrogène, (Becherches physico-chimiques , tom. i, page 68.)
369. L'hydrure ammoniacal de mercure et de potassium peut exister par lui-même •, mais dès qu'on vient à en séparer ou à en oxider le potassium, ses autres principes constituans se séparent aussi, ce qui doit être, puisqu'ils ne peu vent s'unir que sous l'influence électrique. C'est pourquoi cet hydrure est promptement décomposé par l'air, par le gaz oxigène, et en général par tous les corps qui agissent sur le potassium; il l'est même par le mercure, de telle sorte qu'on peut facilement, en le traitant par ce métal, déter-
438 AMMOmAQDE.
miner la quantité relative d'ammoniaque et d^ydn^èoif qu'il contient : il suffit pour cek de prendre les parties îih térieures de l'hydrure avec une petite cuîUer de fer, d'en remplir la partie vide d'un tube presque plein de mercure bouilli, de boucher ce tube avec un obturateur bien sec, de le renverser et de le plonger dans du mercure également bien sec : l'hydrure s'ëlevera à la partie supérieure , se décomposera surtout par une légère agitation , et il s'en dégagera de l'hydrogène et de l'ammoniacpie qui seront entre eux dans le rapport de i à 2,5. On pourrait même déterminer ainsi les quantités de gaz ammoniac , de gaz hydrogène et de mercure qui constituent l'hydrure : ce serait de * combiner, par exemple, 5 à 6 grammes de mercure avec la quantité de potassium nécessaire pour obtenir un amalgame liquide; de transformer cet amalgame enhydrUre; de traiter une portion de l'hydrure, comme nous l'avons dit précédemment, dans un tube presque plein de mercure bouilli; démettre le reste de l'hydrure en contact avec l'eau; de recueillir le gaz hydrogène qui se dégagerait, et de peser le mercure qui en proviendrait. En effet , en retranchant le poids de celui-ci des 5 ou 6 grammes employés primitivement, on aurait la quantité de mercure uni aux gaz hydrogène et ammoniac obtenus dans le tube.
3^0. On pourrait mè|ne aussi estimer la quantité de potassium parla quantité de gaz hydrogène qui se dégagerait dans le contact de l'eau avec l'hydrure; car cette quantité d'hydrogène se composerait de celle qui appartiendrait à l'hydrure et de celle qui proviendrait de l'eau décomposée par le potiissîum de l'hydrure. La première étant connue; la seconde le serait également : or, l'on sait que 0,0212 de potassium, mis en contact avec l'eau , donnent —^ de centilitre de gaz hydrogène, la température étant de 1 5 degrés et la pression de o™ ,75 : donc, etc.
Quoi qu'il en soit, on voit, d'après ce que nous venons de dire, que les hydrures ammoniacaux ne contiennent c|u'une très petite tçaauVîlé d'Vv^dto^ène et d'ammoniaque.
ABIMONIÂQUE. 439
4 En supposant que, dans lliydnire ammoniacal de mercure, e • Phydrogène soît à l'ammoniaque dans le môme rapport que
5 dans Phydnire ammoniacal de mercure et de potassium y . û s'ensuivra que le premier sera formé, en volume, de i de K mercure, de 3,47 ^^ 8^ hydrogène, et de 8,67 de gaz ammoniac, la température étant de i5° et la pression de 6"",76; ou bien , en poids , d'environ 1800 parties de mercure et de I partie, tant en ammoniaque qu'en hydrogène, (i)
C'est à M. Séebeck qu'on doit la découverte de Phydrure ammoniacal de mercure (j^nn. de Chim,i,t, lxvi, p. 191) , découverte qui conduisit M. Davy à celle de l'hydrure ammoniacal de mercure et de potassium. Ceshydrures ont été ensuite étudiés par différens chimistes , et notamment par M. TromsdorflF, par MM. Berzelius et Pontin (Bibliothèque britannique j n°* 323 et 324), et par MM. Gay-Lussâc et Thenard (^Recherches pkfsico'chimiques , i®'vol. , p. 52).
37 1 . Ammoniaque et oxides métalloïdiques, — On igûore conratent Poxide de carbone , l'oxide de phosphore , les oxides d'azote et Poxide de chlore se comportent avec le gaz ammoniac ; on sait seulement qu'à Paide de la chaleur , ceux-ci , et particulièrement le protoride d'azote et Poxide de chlore, en opéreraient la décomposition. L'action de l'eau sur ce gaz a été étudiée au contraire avec beaucoup de Soin.
371 J«>.*L'eau, à la température et à la pression ordinaires, est capable de dissoudre environ le tiers de son poids de gaz ammoniac, ou, ce qui eitla même chose, à-peu-près 43o fois son volume de ce gaz : aussi , quand on la met en contact avec du gaz ammoniac pur, elle s'élance dans le vasequî le contient, presque avec la même vitesse que dans le vide. RempKsSez" une éprouvette de mercure, faites-y
(i)'Il est probable qu'une analyse plus rigoureuse de ces hydnires ferai) Toh* cftie Fbjdrogèoe et riu^otes^y'trouTeiit dans un; rapport simple.
440 AMMONUQUE.
passer une certaine quantité de gaz ammoniac que tous rejeterez, afin d'expulser les petites bulles d'air adhérentes à ses parois i ensuite faites-y passer du nouveau gax jusqu'à ce qu'elle en soit pleine ; alors enlevez-la avec une soucoupe où il y aura assez de mercure pour intercepter toute conununication entre l'intérieur de l'éprouvette et l'air extérieur, et plongez-la en cet état dans une terrine pleine d^eau. Jusque-là, la dissolution ne saurait avoirlieu, parce que le mercure s'oppose au contact de l'eau et dugax; mais si, fixant avec l'une des mains la capsule contre les parois de la terrine , vous venez à soulever la doche subitement avec l'autre, tout le gaz disparaîtra à l'instant, et l'ascension de l'eau sera si rapide que l'œil pourra à peine la suivre. La plus petite quantité d'air ou d'un gaz insoluble ou peu soluble dans l'eau, s'opposerait à cet effet, parce que bientôt il formerait , à la surface de l'eau , une couche qui diminuerait le contact de celle-ci avec l'ammoniaque.
La glace possède elle-m£me la propriété d'absorber le gaz ammoniac avec assez de rapidité; car si l'on introduit un petit fragment de glace dans une éprouvette pleine de gaz ammoniacal et placée sur le mercure , l'on verra ce fragment fondre, et déterminer , en peu de temps , l'ascension du mercure jusqu'au haut de l'éprouvette.
372. Ce n'est jamais qu'en dissolution dans l'eau qu'on emploie le gaz ammoniac. Pour opérer cette dissolution, que l'on désigne ordinairement sous le nom A^ ammoniaque U^ quide^ il faut faire passer un courant de ce gaz à travers l'eau. Â cet effet, on pulvérise séparément parties égales de chaux et de chlorhydrate d'ammoniaque; on les mâle intimement dam un mortier j on en remplit juscju'aïuc trois quarts une cornue de grès ; on place cette cornue dans un fourneau à réverbère , et on la fait communiquer, par des tubes intermédiaires , avec plusieurs flacons tubulés contenant de l'eau et munis de tubes de sûreté ( JToyez pi. xvii, fig. 2). On nç ^et; que peu d'eau dami ]iep|-fi)ilçv flaooui
ÂMMOniAQCE. 44M
parce qa'il es^ destiné à recevoir les portions de matières huileuses qui se trouvent parfois dans le sel ammoniac; on en met ir*peu*prè$ dans tous les autres les deux tiers de ce qu'ils en peuvent contenir; il ne faudrait pas en mettre beaucoup plus, parce que l'eau , en se.saturant , augmente beau- ' coup de volume. Le premier tube doit être très large, pour éviter qu'il ne puisse être obstrué par de petites quantités dfi sel ammoniac qui échappent quelquefois à la décomposition et se volatilisent ; d'ailleurs , on sait que ce tube ne doit plonger dans l'eau qu'autant qu'il est à boule ou de sûreté : quant aux autres tubes , ils doivent plonger jusqu'au fond des flacons, l'eau étant spécifiquement plus pesante que l'ammoniaque liquide.
L'appareil étant ainsi dbposé , on met quelques charbons incandescens sous la cornue, et on la porte lentement et graduellement jusqu'au rouge : à peine est-elle chaude, que. déjà le g|u& anmioniac commence à se dégager; il sature d'abord l'eau du premier flacon; il se rend en:mite dans celle du second, qu'il sature également; puis passe sous forme de bulles à travers, et se rend dans celle du troisième, qu'il sature à son tour. A mesure qu'il se dissout ainsi dans les eaux de ces divers flacons , il en élève la température d'autant plus que son dégagement est plus rapide , de sorte que les flacons s'échauffent et serefoidissent successivement. Cette élévation de température diminue la propriété dissolvante de l'eau : si donc l'on voulait ne pas l'affaiblir , il faudrait entourer les flacons de linges mouillés, ou plutôt les faire plonger dans de l'eau qu'on renouvellerait de temps en temps ; on l'augmenterait en les entourant de glace , et à plus forte raison d'un mélange de glace et de sel. En opérant sur deux kilogrammes de sel ammoniac , l'expérience ne peut se faire qu'en plusieurs heures : on ne doit la regarder comme terminée qu'à l'époque où la cornue étant rouge, le dégagement de gaz cesse d'avoir lieu ou est très ralenti ; alors on laisse refroidir l'appareil , dn le démonte , et on verse Fammoniaque dans des flacons à l'émeri.
4tf AMSÊOmàXfOE,
lytm Uogranme de sel ammomac cm peat extniie asstx de gaz ammoniac pour saturer i kOogramme d'canala pression et à la temp^ratnre ordinaires. Si l'on brise la conmf . on en retirera une niasse homogène, opaqne, phosphorescente par le frottement dans Pobscnritéy qni aoua étéfridemment tenue en fusion dans le cours de Popération. ft qui ne sei*a autre chose qu'un composé de dilorure de caJcium et de chaux, (i)
372 bism L'ammoniaque liquide est incolore; sa sarenr est très causti que ; son odeur est la même qu'à Pétat de gaz : eOf agitsurlescouleursde la violette et du curcumacammeles oiides de la première section; exposée àun ^id de 4^^ elle se fige et devient opaque; à la chaleur de Pâ>nllitiofit, efle laisse d^ger presque tout le gaz qu'elle tient en dissolution.
373 • Mise en contact avec le zinc, elle fait passer pcQ4peu ce m(!tal à l'état d'oxide, et le dissont; d'où il suit qu'une partie de l'eau (pi'elle contient doit £tre déomnposée: aussi y a-t-il dégagement de gaz hydrogène. Il paraît qu'dle n'agit point de la même manière sur les autres métaux. A la vérité, elle dissout le potassium et le sodium, maisPeauseule est capable deproduirecet effet. Sa pesanteur spécifique varie en raison de ses principes constituans , ainsi qu'on le verra dans le tableau suivant , cpii est du à sir Humphry Davy.
(i) Au lieu d'une cornue de grès , on peut employer ,' pour extnire rammonîaque, uoe espèce de chandlère ou cucurbite en fonte que Ton surmonte d*nn chapiteau en ciiiTre : on tute le chapiteau avec hi cncnrbite par on mélange de blanc d*Œnf et ôé ehaax, et on en fait communicpiar le bec «tcc le premier ilaoon de l'appareil. Cest avec un appareil de ce genre qu*on prépare Tammoniaque en grand ; il offre deux grauds avantages : Tun , de pouvoir opérer sur des quantités considérables de matières; Tautrei de pouvoir ajouter de Teau au mélange , ou plutôt d'employer une bouillie de chaux , ce qui facilite sînguKèrement la décomposition dvt sel ; le troisième , de ne pas être obl9j^ de casser le vase distillatoire.
On peut aussi y au lieu de chlorhydrate d'ammoniaque, employer du sulfate d'ammoniaque , comme l'a indiqué M. Payen {Ann. de chim, et de phfs, t. xxviijc , p. 1 7 1 ) : il eir résulte une grande économie ei) $e conformant au procédé décrit par ce chimiste.
ÀMM0T9UQUE. 44S
BpèdfiqM, ' On MuidoBiie. Em
0,9«ri9 9,60 90^40
374* -ammoniaque et oxides métalliques^ — Le gaz ammoniac , à la tempërature ordmaire , forme dess^ cambmaisons intimes avec plusieurs oxides etn'endëcompoie point; mais, à une tempëratui'e ëlevëe, il ne se combine avec aucnn j et décompose le plus grand nombre. Etudions , sous ces deux rapports, l'action de Tammoniaque sur les oxides.
37s* Le gaz anunoniac, à une hante température, parait avoir la propriété de décomposer ou de réduire tous les oxides que l'hydrogène peut lui-même réduire on décomposer : ce qu'il y a de certain, au moins, c'est qu'il transforme, bien au-dessous de laî chaleur rouge-cerise, les peroxides: de potassium, de sodium, de barium en protoxides^ qU^il réduit tous les oxides de la quatrième section, à plus forte raison ceux de la cinquième et de la sixième , et qu'il ramène à un moindre degré d'oxidation les peroxidea de manganèse et de fer. Dans toutes ces décompositions, il y a formation d'eau et dégagement de gaz azote; il se forme aussi de Facide hypo-azotique, mais seulement dans celles où Toxide est en excès et facile à réduire ; d'où U suit que dans toutes , excepté celles-ci , l'ammoniaque n'agit sur les oxides que par Thydrogène qu'elle contient. Les oxides doivent 6tre traita par le gaz ammoniac comme par le gavhy-'
444 AJOIOMAQCE.
drogène^ savoir : dans nue doche de Terre emiriiclopqiic la température ne doit point être portée jos^^an rougecerise, et dans un tobe de porodbdne lorsqu'il est nécasure de TcleYer jusqu'à ce degré ou au-dessus {Voir, lamanim dont ces expériences ont été faites avec le gaz liydrogëiie, 475). H n'y a d'autre différence dans l'appareil, qu'en ce qu'au lieu d'adapter à l'une des extrémités du tube un flacon d'où se dégage de l'hydrogène, il faut y adapter une petite cornue de verre dans laquelle on met un mélange de chlorhydrate d'ammoniaque et de chaux , et qu'on chauffe couTenablement pour décomposer le sel ammoniacal ( 355) ; il faut d'ailleurs employer à-peu-près le même d^ré de chaleur pour décomposer les oxides par l'ammoniaque , que pour les décomposer par le gaz hydrogène.
376. Parmi les oxides métalliques, il en est au moins treize qui peuvent se dissoudre , surtout i l'état d'hydrates , dans l'ammoniaque liquide ^ savoir : l'oxide de zinc, l'oxide de cadmium, le protoxide et le bi-oxide de cuivre, l'oxide. d'argent, l'oxide de tellure, les protoxides de nickel, de cobalt et de fer, le bi-oxide d'étain, le bi-oxide de mercure, le tri-oxide d'or et le bi-oxide de platine.
Les cinq premiers y sont très solubles \ les oxides de tellure ,' de nickel et de cobalt y sont moins solubles \ ceux de nickel et de cobalt n'y sont même solubles qu'à l'état d'hyrates; les autres ne s'y dissolvent que très difficilement. Toutes ces dissolutions se font à la température ordinaire^ elles sont incolores, excepté celle de bi-oxide de cuivre , qui est bleue 5 celle de protoxide de cobalt , qui est d'un jaune rose, et celle de protoxide de nickel , qui est bleue quand elle est concentrée , et violette quand elle est étendue; deux absorbent l'oxigène de l'air par l'oxide qu'elles contiennent : ce sont celles de protoxides de cuivre et de fer.
Lorsqu'on soumet plusieurs de ces dissolutions à une évaporation , même très lente , l'ammoniaque s'en dégage
AMliONIAQUR. 44 ft
et Toxide s'en précipite : aussi ne peut-on point obtenir & l'état solide toutes les combinaisons qui se forment alors ; celles qu'on obtient facilement sous cet état sont les combinaisons de cuivre j de mercure , d'or , de platine et d'argent : les quatre dernières ayant la propriété très remarquable de pouvoir détoner , nous les examiiierons en pai>ticulier.
377. On pourrait obtenir Por fulniînant en mettant en contact l'oxide d'or avec l'ammoniaque ', mais on le prépare toujours en versant de l'ammoniaque liquide dans une dissolution de chlorure d'or : à peine le contact a-t-illieu, que l'or fulminant se précipite sous forme de flocons jaunâtres :.on les^ rassemble sur un filtre, on les lave à grande eau , et on les fait sécher à une douce chaleur. L'or fulminant a été regardé jusque dans ces derniers temps comme un composé d'oxide d'or et d'ammoniaque 5 cependant quelques chimistes , guidés par la propriété que possèdent certains métaux de s'unir à l'azote et à l'ammoniaqtie , et de former comme le potassium et le sodium , tantôt des azotures simples et tantôt des azotures ammoniacaux, ont pensé que telle devait être aussi la composition de l'or fulminant. L'analyse seule pouvait décider cette question ; elle a été faite par M. Dumas qui a trouvé que l'or fulminant provenant de l'action de l'ammoniaque sur l'oxide d'or était représenté parla formule :
Aua Az», Az* H«, 4. H* O*, qui équivaut à : Avfl O*, Az* H*^ =£ t atome de
peroxide d'or et 4 atomes 'd'aminomaqQe.
et qu'il en était de même de celui que l'on obtenait en précipitant le chlorure d'or par Tammoniaque, pourvu qu'il eût été bien lavé avec de l'eau chargée d'ammoniaque, sans quoi il contiendrait du chlorure d'or ammoniacal dont il se forme toujours plus ou moins et qui se précipite en partie.
Les quantités d'hydrogène et d'azote se déterminent en
448 AHMONIIQU^
mêlant l'or fulminant avec le bi-oxiik de cuivre et chauffant le mélange dans un tube , comme s*îl s^agissait A'uot analyse de matière v^étale (^P^oj'^z tonaljse t* vol.) ; celle da métal en mêlant Tor fulminant avec lo fois son poids de soufre en fleur et exposant d'abord le mélange à une douce chaleur , puis le portant jusqu'au rouge , Tor reste à l'état métallique.
L'or fulminant est donc un azoture d'or /immoniacal hydiraté ^ ou un aurate d'ammoniaque. On .peut dire en laveur de la première hypothèse que l'ammoniaque est en trop grande quantité {>our neutraliser ro;dde d'or^ et que l'on connaît des azoturcs ammoniacaux dont l'existence jest bien constatée*, mais d'une autre part on peut objecter que la quantité d'eau serait celle qui conviendrait pour transformer l'azote en ammoniaque et l'or en oxide , et que l'oxide d'or se combine réellement avec les bases alcalines de loanière à former des azotures. M. Dumas a adopté la première opinion.
Quoi qu'il en soit, l'or fulminant est solide, sans.odeur, sans saveur^ plus pesant que l'eau*, il ne s'altère point avec le temps. Lorsqu'on l'expose à l'action d'une température assez élevée, environ i4!>°9 il est décomposé subitement, une forte détonation est produite^ il se dégage de l'eau en va- ,peur , du gaz azote , etc.^ l'or est mis e^ Uberté. Pour cela, ou met qucl({ucs grains de matière sur une lame de cout(îau qu'on place au dessus de la flamme d'une chandelle : dans l'espace d'une.à deux minutes la détonation a lie^i , et est presque aussi focte que celle d'un coup de pistolet. Où peut encore opérer la détonation au moyen des rayons de . lumière concentrés par une petite IcAtiile , ou bien ^ disj>osant l'or fulminant siur du mercure que l'on diauffe graduellement. Enfin, un frottement subit et vif produit le inrme effet : c'est pourquoi on doit éviter de conserver l'or fulminant, surtout dans des flacons bouchés, à l'émeci^ car il serait possible qu'il en restât quelques parcelles autour du goulot ) c t qu'en y adaptant le bouchon , elles ne vinssent
dUlMÛMIAQUE. 447
k s^enflammer et à produire la décûsorposldon de toute la loasse.
Maintenu à une chaleur inférieure de quelles degrés à celle qui est nécessaire poiur le faire détoner , l'or fulminant laisse dégager, peu-^-peu «t saos.bmit, les principes volatils qu'il contient. Il est insoluble dans l'eau , les hydracides en opèrent aisément la décomposition. Môle à la silice ou à toute autre poudre ii^rte , Il peut ^tre chauffé sans crainte d'explosion, comn^ avec le soufre.
378. L'argent fulminant dont la découverte est due à BerthoUet, détonant avec la plus grande facilité^ on doit pour éviter tout danger , n'en préparer qu'une petite quantitéà-la-fois. On se procure d'abord de l'oxide d'argent j en versant dan& une dissolution de nitrate de ce métal une dissolution de potasse ou de soude, ou bien de chau:^ ^ ensuite on met deux ou trois grains au plus de cel oxide dans une petite capsule de verre , par exemple , dans un verre de montre ^ puis l'on y ajoute assez d'ammooiaque liquide pour en faire une Ifipuiilie trè& claire , et l'on abandonne le mélange à lui-môme pendant six , huit ou dix lieures, ou plutôt jusqu'à ce qu'il soit réduit à siccité : le résidu ainsi obtenu est l'argent fulminant proprement dit ( i )•
L'argent fulminant est solide, gris, sans odeur , plujs pesant que l'eau *, il détone par la chaleur avec une très grande forcer il détonne également par le frottement; il^uIEt même de ]b toucher légèrement avec l'extrémité d'un tube et quelquefois d'une barbe de plume , pour en produire la
(i) G*est aiasi que l'on a toujours conseillé de préparer Targent falminaat; mais, dans ud travail que j'ai fait sur los poudres fulminaotes» et que je Ji'ai pas publié, je me suis servi d'un procédé beaucoup plus simple, et qpi donne l*argent fulminant en quelques minutes, si bien que rien ne s'oppose à ;ce que Ja préparation s'exécute, piondant ^a leçon, en srçiieBce des.awditf^urs- 21 .cai|siste à mettre l'oxide dans une petite pacèlle de pUiine qu d'«rjgent,,ii .y ajout^ ensuite assez d'ammoniaque pour bien .mouiller Itoxide^ et à -placer .la nacelle sui* le Gou\crcIe d'uD« étuve à vapeur; a.u$si)iàijque Ja matière mi se* ckc, la poudre est faite ; quelquefois elle détonne sponlaiiéuMWt ; c cU lariqu*à
448 AMMORIAOnE.
détoimatioii : aussi, krsqa'on en pnfpare 1 5 à i6 grabi la même capsolo, et qu'au bout d'un certain temps on »| cb saie de partager en plusieurs parties la masse enooRol ge bouillie, arri ve-t-il assez souvent que y dans cette opéntkJ eiL Tammoniure fulmine tout-à-coup. Cette détonation eit«| su! aux mêmes causes que la détonation de For fulmimit,! c'est-à-dire , au dégagement instantané de la vapeur d'ea,! lie du gaz azote ( Voyez ce qui vient d'être dit au sojet i la poudre fulminante d'or). Mais comment se fait-il qaNi
nir
Il fin de Topération on ne ménage pu asses la chaleur. Non-senknettk ce|i» cédé donne en très peu de temps de bonne poudre, itoua il |*a donne A ta peut la faire détoner sans le moindre danger. It ne fiiudrait pas fMie ^ cher la poudre dans une étuve à quinquet; d^abord la dessication tntlNli' coup pins longue, et d'ailleurs la poudre sei*ait presque toujoun dfa-a»|ww' par le gaz carbonique de Tétuve : voilà pourquoi sans doute la poudra f^ rée à la manière ordinaire est souvent mauvaise. J*ai essajé d'en piéMKio plaçant la nacelle de platine sur le mercure, et sous une cloche en pnriie fk** de gaz ammoniac à côté de fragmens de chauk; l'évaporatioii ne le Imàir* que dans Tespace de diz a douze heures; mais lorsque la poudre était confia tement desséchée, elle détonait avec violence, plus fortement que l'aube; i* vent même sa délonnation était spontanée, ou du moins elle avait lieu prk moindre oscillation.
ac
frottement à peine sensible puisse déterminer une léadial fu aussi prompte entre les principes constituant l'argent fol» nant? L'on a pensé jusqu'à présent que c'était parce qœk frottement le plus faible rapprochait toujours les molécok et les mettait ainsi dans le cas de former de nouvelles oo» binaisons ; de telle sorte que , quand il s'exerçait sur V corps très facile à décomposer , comme l'est l'argent fiBbonant, il devait en opérer la décomposition. Mais cetteex|it cation, il faut Tavouer, est bien difficile , pour ne pas dis impossible à admettre. Il est bien plus probable qae h cause de la détonation est la même que celle qui pioènl les effets extraordinaires que nous avons observa entre k bi-oxide d'hydrogène et les métaux , les oxides métalliqoOi les matières animales etc.; c'est-à-dire qu'elle est électrique ( volume, page loa).
mi
L'argent fulminant est Insoluble dans l'eau. L'acide chlorhydrique le convertît tout de suite en chlorure d'argent et chlorhydrate d'ammoniaque j l'acide suif hydrique en sulfure d'arçcnt et sulfhydrate d'ammoniaque 5 l'acide 43ulfurique faible , en sulfate d'argent et sulfate d'ammoniaque. Ce dernier acide, d'après SéruUas, donne encore lieu à un dégagement d'azote.
L'argent fulminant doit avoir une composition analogue à celle de l'or fulminant j et s'il est constant que l'acide sulfurique en dégage du gaz azote , il sembleprouvé par cela même, que ce composé devrait ôtre un azoture probablement ammoniaque. Mais alors on ne concevrait pas pourquoi il se produirait autre chose que du isulfate d'ammoniaque et du sulfate d'argent j ce sujet mérite donc un nouvel examen.
377. Quant au platine fulminant que Proust a fait connaître le premier, on l'obtient en versant de la potasse caustique dans une dissolution de chlorure de platine ammoniacal (^Ann. de Chim.<y t. xlix, p. 179). Cependant , suivant M. Edmond Davy , il vaut mieux le préparer comme il suit : l'on commence par faire du sulfate de platine en traîtantle sulfure de ce métal par l'acide hypo-azotiquej l'on verse ensuite un léger excès d'ammoniaque dans la dissolution \ il en résulte un précipité que l'on fait bouillir avec une forte dissolution de potasse jusqu'à ce que la liqueur soit évaporée presque à siccité : le résidu , lavé et séché , est le platine fulminant. Ainsi préparé , le platine est beaucoup plus fulminant que celui qu'on obtientpar l'autre procédé; il est pulvérulent ; sa couleur varie du brun clair au chocolat sombre et môme au noir. Un grain de poudre fulminante, chauffé graduellement , détone avec dégagement de lumière et pi'oduit un bruit plus fort qu'un coup de pistolet; il parait que la détonation a lieu à environ 2o4°. M. Edmond Davy n'a pu la déterminer , soit par le frottement, soit par le choc. Le platine fulminant est insoluble dans l'eau; les acides le décomposent sans en dégager aucun gaz. Dix