I. Sidème éditiofu «xt
4M ÀUMLomujm.
grains, traita par l'acide cUorhydriqney ont fonmi 7,375 de métal en évaporant la liqueur jusqu'à siccité et ealcinant le résidu. Le soufre, qui a aussi la propriété de décomposer le platine fulminant , a fourni un résultat analogue : par conséquent 100 parties de platine fulminant contiennent 73,75 de métal* La quantité des autres principes constituans n^est point encore déterminée* Probablement que sa composition est analogue à celle de l'or et de l'argent fulminant, (jénn. de CfUm. et de Phys.j t« T, p. 4i3.)
378. Enfin l'ammoniure de bi-oxide de mercure se prépare directement comme celui d'argent s on pulvérise cet oxide , ou plutôt on prend cet oxide précipité récemment d'une dissolution d'un sel de bi-oxide de mercure par k potasse ^ on le met en contact dans un fiacon avec un grand excès d'ammoniaque liquide , et on l'agite de temps en temps Jusqu'à ce qu'ilsoit devenu blanchâtre , ce qui n'a lieu qu'au bout de quelque temps ^ on décante la liqueur surnageante, et l'on fait sécher le résidu qui , dans cet état , doit être considéré comme de l'ammoniure pur* Cet ammoniure, chauffé doucement, laisse dégager l'ammoniaque qu'il contient^ il ne détone qu'autant qu'on l'expose à une chaleur brusque ; la détonation qu'il produit est très faible. Suivant M. Guibourt^ il est formé d'une telle quantité d'ammoniaque et d'oxide , que l'oxigène de celui-ci est à l'hydrogène de l'alcali dans les proportions qui constituent l'eau, ou de :
1 d'amiiioii.= I d'azote X77,o3 -f- ^ d'bydrog. 87,438 a prop. ^ ^ bi-Qxide de mcrc. = i -^ de mercure 3797,46-|-> 3 d'oxig. 3oo
Sa découverte est due à MM. Fourcroy et Thenard. (Journal de C école polytechnique.)
379. Chlorures ammoniacaux. — L'ammoniaque se combine avec le chlorure de silicium, les chlorures de phosphore et tous les chlorures métalliques , excepté ceux des métaux alcalins et quelques autres , tels que Les proto-chlorures de manganèse , de fbr, de cadmiimi et de cuivre. Dans ces combinaisons ) l'ammoniaque joue le rôle de base, et
■le cMohitecehti d'acide. La réaction aKea k la tempënititTe
=:Ordinaire oit à l'aide d'une h^ère chaleur et les composés
r .qui en résultent sont toujours eu proportions définies.
:^ Les chlorures qui se combinent à la température ordinaire
s sont le chlorure de silicium , celui d'aluminium , le proto-
s chlorure d'arsenic, le chlorure de titane, le bi-chlorure d'é-
- tain , le per-chlorure d'antimoine , le chlorure de chrome.
Les autres, savoir : les chlorures de zinc, de bismuth,
d'nrane , les proto-chlorures d'étain, d'antimoine , les bi-
r chlorures de cuivre , de mercure etc., exigent un peu de
ehaleur.
Il est facile de déterminer la composition de chlorures ammoniacaux : on fait passer, au moyen d'une ampoule, une 4»jrtaine quantité de chlorure dans une petite éprouvette pleine de mercure ; puis l'ampoule étant écrasée, on introduit ^peu-à-peu du gaz amtmoniac contenu dans une autre éprou-^ "vette graduée, et l'on en ajoute tant que l'absorption a heu. 3Li'on chauffe an besoin l'éprouvette où se fait l'expérience aTCC un réchaud à double grillç circulaire.
Composition des chlorures ammoniacaux, savoir :
Amnontaque. CUorures. Formules.
De silicium. . . . 37,559 62,44 1 = 9 H' Az, Si Ch^
D'alumininm. . 27,64i 72,359 = 3 H* Az, Al Ch'.
D^arsénic 15,918 84,CS2 = a H^ Az, As Ch^
De pbMphof e . 32,975 67,024 = 4 H^ Az, PCb^
De tiUae. .... 34,139 65,861 =: 6 H^ Az, Ti ObS.
D'éUio. 20,444 79,556 = 4 H» Az, Su Ch*.
D*aiitimoine. . . 26,050 73,950 = 6 H* Az, Sb Ch«.
De chrome. . • . 20,898 79,101 = 4 H» Az, CrChe.
(Persoz, Anm. de Ch. et de Phjrs,^ t. xlit, p^ 3x5.) 38o« Usages* — ^L'amBiontaque ne s'emploie jamais qu'à l'état liquide : en médecine, on la considère comme un puissant stimulant, cton l'administre intérieurement et exténeu- .remeut. Donnée aux animaux, elle dissipe les goaûemens qu'occasionne quelquefois eueux une trop grande abondance d'herbes fraîches ^ telles que la lus^crne, le ti'èfle» Ou ew
452 SELS AMMONIACAUX.
fait souvent usage dans les laboratoires ; elle sert à reconnaître la présence de plusieurs corps , à les séparer de leurs combinaisons et à en obtenir beaucoup à l'état de pureté. On l'emploie aussi, mais rarement, dans les arts.
Sels ammoniacaux, (i)'
38 1. Les différens acides ont la propriété de se combiner avec l'ammoniaque, et fonncnt presque toujours avec elle des sels neutres , c'est-à-dire , des sels qui n'altèrent ni la couleur de la violette ni celle de tournesol 5 ils se comportent donc avec cet alcali comme avec les oxides salifîables , pour lesquels ils ont le plus d'aiBnité*
38 1 bis* Tous les sels ammoniacaux sont sans couleur ; tous sont solides à la température ordinaire , excepté le sousfluo-boratc d'ammoniaque , qui est liquide ; tous ont une saveur piquante; il n'en est presque point qui ne soient capables de cristalliser.
Lorsqu'on expose un sel ammoniacal à l'action du feu , il éprouve des altérations qui dépendent de la nature de son acide.
Si l'acide est gazeux, le sel est volatil : quelquefois seulcment,ensevolatilisant,sonétatde saturation cbauge.
Si l'acide est fixe , l'ammoniaque s'en sépare et reprend l'état de fluide élastique.
Dans toute autre circonstance, l'acide et l'ammoniaque se décomposent récipi'oquement, du moins en partie ; l'oxigène de l'un s'unit à l'bydrogène de l'autre, et de là résultent des produits dont il sera question en parlant de cbaque sel en particulier.
Le chlore a la propriété d'opérer, à la température ordinaire , la décomposition de tous les sels à base d'ammonia-
(i) Nous avons réuni tous les sels à bases d*oxides dans le 3° volame; et si nous n'y avons pas rois les sels ammoniacaux, c*est que l'ammoniaque constitue une base toute parliciulière, qui n'a de commun avec les oxides que de pouvoir s'unir aux acides.
SELS AMMONIACAUX. 453
que, et de produire des phénomènes analogues à ceux que nous avons exposés en traitant de son action sur le chlor-^ hydrate d'ammoniaque (i5o). Par conséquent il s'unit aux deux principes de cet alcali, forme avec l'azote un chlorure détonant, de l'acide chlorhydrique avec l'hydrogène, et rend libre l'acide du sel, à moins qu'il ne puisse en changer la nature.
Tous les sels ammoniacaux en dissolution concentrée se comportent de la même manière avec l'amalgame de potassium ou-de sodium : à peine l'amalgame est-il en contact avec la dissolution, que, décomposant l'eau et le sel, il passe à l'état d'hydrure ammoniacal de mercure et de potassium , hydrure dont la formation a été décrite précédemment (367).
AcUon de Veau. — Quelles que «soient les proportions dans lesquelles un acide s'unisse avec l'ammoniaque, il en résulte toujours un sel soluble dans l'eau; presque toujours aussi le sel y est plus soluble à chaud qu'à froid, de manière que la dissolution cristallise par le refroidissement*
Action des bases sallfiables. — La potasse, la soude, la lithine , la baryte, la strontiane et la chaux dégagent l'ammoniaque de toutes ses combinaisons avec les acides : aussi,, lorsqu'on triture un sel ammoniacal avec de la chaux en poudre et qu'on humecte un peu le mélange, il s'en exhale une odeur si vive qu'il est impossible de la supporter : cette propriété est même caractéristique pour cette classe de sels. La magnésie décompose également tous les sels ammoniacaux, mais seulement en partie, (^yojrez ce qui est dit au sujet de l'affinité des bases salifiables pour les acides, 3** \o\. généralités sur les sels.)
Il en est de même de plusieurs autres oxides dont les combinaisons salines peuvent former des sels doubles avec les sels ammoniacaux : tels sont particulièrement le bi-oxide de cuivre, l'oxide de zinc, et voilà pourquoi sans doute le sel ammoniac décape si bien le cuivre, surtout à chaud.
Action des oxides et des sels. — Nous n'avons rien à ajou-
484 SËU ÀMMOHIACAUl.
ter à ce qui est «lit à ce sujet cUois l'histoire gén&ak A» sels (3* ▼ol,).
Etat naturel. — Uon ne rencontre que cinq sels k bsse d'ammoniaque dans la nature; savoir : le carbonate , k phosphate, le sulfate, le chlorhydrate et lesulfhydrate d'ammoniaque. (^F^oyez ces sels en particulier.)
Préparation. — Tous peuvent être préparés directement, et tous le sont en effet de cette manière , excepté le caibonate, le sulfate et le chlorhydrate d'ammoniaque pour k préparation desquels Pon emploie des pnooédéa icooth miques.
382. Cb;n/7oràii9n.*-—Il paraîtrait, d'après la remarque d« M. Gay-Lussac, que les sek neutres ammoniacaux seraicot composés de telle manière que le radical de leur acide serait k leur base comme i i 2 en volume, et à l'azote de l'ammoniaque comme i à i : du moins les sels compris dans k tableau suivant sont soumis à cette loi.
^ ( oxigene a,5 ) C mac
k^A^'jt' ( vapeur d'iode. ... I > Acide lodique.* ....-^ ^. g.K , ,, , ,%
^ (oxigèoe mp^PS
Acide bromique. . . . î ?v^ * j. >.«.•. a ^ (oxigene... 3,6)
Acide azotique. . . . J *^?*^ ^ A %
^ ( oxigeue. »..«... 3,5 3
... ,f . (Tapeur de Mufre.z >
Acide suiHirique. ..-' K ^ ^ « ( *
^ ( oxigeoe. •••.••. o j
. ., ,- (vapeur de soufre. I )
Acide sulfureux. ...< ^,r„« ^ ^ > . . • . .a
(oxigene ...a )
... , . c vapeur de carbone z ) Aadecarboi>iqne...^^Jjg^^ ^ J a
â -j • ju j • ( vapeur dUode....! )
Ac.de ,odhydr.qne. . \ ^y^^gène t J '
. -j ui 1. j • (chlore i ( .
Acide chlorhydnqne ^ hydrogène i ) *
..,,.,,. (vapeur de brome. I ) Acide biQinhydr«}ue (^'i^èue i \ '
ammoniac
«KtiS AMMOKUGAUX.
n est une autre manière, plus générale même fpie la précédente, de déterminer la composition des sels ammoniacaux^ c'est d'assimiler l'ammoniaque aux oxldes : on trouve alors que la capacité de saturation de cet alcali équivaut à celle d'un oxide qui contiendrait 46,633 d'oxigènepour i oo.
Enfin leur composition peut encore ôtre établie en observant que les sels neutres résultent de i proportion d'^alcali r=ai4,325 et de i proportion d'acide, ou de 2 atomes de base et de i d'acide.
On sait d'ailleurs, d'après M. Gray-Lussac, que toutes les fois que l'acide est gazeux , sa combinaison en volume a lieu avec le gaz ammoniac dans des rapports très simples , soit qu'il en résulte un sel neutre ou un sous-^el : c'est ce qu'on verra dans le tableau suivant.