BI-OXIDE D'UYDROGÈXE. BI
gaz. Ne devait-on pas en conclure que si Toxigène ne se dégageait pas dans le cas où l'on employait le sel d'argent , c'était en raison de l'acide de ce sel? Bien plus : la conséquence était forcée alors. Mais aussitôt que l'auteur eut découvert que l'oxigène pouvait s'unir à l'eau sans Tintermède des acides^ que certains corps, l'oxide d'argent surtout , possédaient la propriété de dégager l'oxigène de l'eau oxigênée, et que les sels d'argent, tels que le sulfate, le phosphate, etc., n'avaient aucune action sur elle, il comprit et il reconnut bien tôt que ce qui lui avait paru être des acides oxigénés n'était que l'eau oxigénée et acidifiée.
Après avoir nommé les principaux acides qui rendent le bi-:Oxide d'hydrogène plus stable , occupons-nous, de ceux qui ne sauraient lui donner destabilité, soit parce qu'ils sont trop faibles, soit parce qu'ils en^absorbent l'oxigène. Nous citerons, parmi les premier», l'ëeide carbonique et l'acide borique^ et parmi les seconds, l'acide sulfureux, l'acide iodhydrique, etl'addeaulfhydrique ou l'hydrogène sulfuré.
A peine l'acide sulfureux est-il en contact avec le bioxide d'hydrogène, môme étendu de t^éàiicjoup d'eau, que son odeur disparaît, et qu'il passe à l'état d'acide sulfurique.: Peut-être qu'en rendant l'acide prédpminant, l'on obtiendrait le nouvel acide que MM. Gay-Lussac et.Wolte^ ;Ont découvert , l'acide hypo-sulfuriqu4.
Lehi-oxide d'hydrogène concentré ou étendu décompose tout de suite l'acide iodhydxique, et de là résultent 4^ l'eau et un précipité d'iode. : .,m,
Gebi-oxide décompose aussi raçi4})$i#ulfhydrique,mais peu-à-peu. Ayant versé dans de l'eau contenant onze fois son volume d'oxigène une dissolution 4'acidesidf hydrique, la réactionn'a comn^çncé à se manifester qu'au bput d'un quart d'heure; alors la liqueur est devenue laiteuse; le lendemain, il y avait un petit dépôt de soufre, et l'odeur de l'acide suif hydrique n'était plus sensible; il s'était formé de raci4e ^ulfurique» mais si peu» quoiqu'il y çût exCi:s.f]''eau
590 BI-OXIDE D'UYDaOGÈNE.
oxigéii^c, que oelle-ci ne se troublait point pour ainsi dire par l'azotate de baryteé
L'acide chlorhydrique, soit à froid ^ soit à chaud, n'est point décomposé par l'eau oxigénée : par conséquent j un mélange d'eau oxigénée et de cet acide ne donne point de chlore; lorsqu'on le chauffe, on n'en retire d'autre gaz que de l'oxigène. Il n'est qu'un seul moyen d'opcrcr la décomposition de l'acide chlorhydriquc par l'eau oxîgcnée : c'est de verser de l'acide sulfurîquc concentra en assez grande quantité dans un mélange de bi-oxîde d'hydrogcne et d'acide chlorhydrîque saturé de bi-oxide de barium. La forte chaleur produite instantanément, et peutêtre aussi la présence dq l'acide sulfurique, déterminent un dégagement de chlore très sensible. Il semble que le même effet devrait être preduit, quand bien même on n'ajouterait pas de bi-oxide de barium; mais comme l'essai n'a pas été fait, on ne peut rien assurer à cet égard. L'autre, au contraire, a été répétée souvent dans la préparation du bioxide d'hydrogène*
Propriétés que possède le bi-oxide dO' hydrogène après son mC'
lange at^ee les acides»
443* Supposons que la liqueur qui résulte de ce mélange renferme à-peu-près cinq à six fois sou volume d'oxigène, et que la quantité de celui-ci soit à celle de l'acide dans un rapport deux à trois fois plus grand que celui des quantités d^oxigèhe et d'acide daus les sels neutres ; nous disons à-peuprès , car les phénomènes seraient encore analogues dans le cas où -les proportions d'eau, d'oxigène et d'acide, ne seraient point celles que nous venons d'indiquer.
Il est fecile d'obtenir avec les acides azotique et chlorhy drique une liqueur où ce rapport entre les quantités d'oxigène et d'acide existe. En effet , comnie le bi-oxide de barium contient deux Ibis autant d'oxigène que le protoxide ou la baryte , il est évident qu'en saturant l'acide azotique ou chlorhydriq[ue dt Và-oiL\de^ et çtédçiUMlt la dissolution
Bt-OXIDB D*HTDEOOiNE. S2!
par Pacide sulfurique, comme nous l'avons dit précédemment (p. 4^2, 4S3)y ^ liqueur contiendra précisément la quantité d'oxigène et d'acide azotique ou chlorhydrique nécessaire pour former un sel neutre avec un métal. Si donc l'on sature une seconde fois la liqueur acide de bioxide de barium, et qu'on en précipite, comme la première foisy la baryte par l'acide sulfurique, la quantité d'oxigène sera double : une troisième opération la triplera. A la vérité, la plupart des autres acides ne se prêtent point à ce genre de préparation, parce qu'il n'en est presque aucun cpii forme des sels neutres solublcs avcd la baryte, et qu'ils n'attaquent point facilement le bi-oxide de barium ^ mais on peut les mêler directement avec le bi-oxide d'hydrogène, ou bien obtenir une liqueup convenable en versant un sel d'argent contenant l'un de ces acides dans un mélange d'eau oxigénée et d'acide chlorhydrique t c'est ainsi que, dans la préparation de l'eau oxigénée, l'acide sulfuriquc a été substitué à l'acide chlorhydrique (p. 485). On s'y prendrait d'une manière semblable pour tout autre acide. L'auteur a essayé cette substitution avec tous les acides minéraux, excepté ceux que l'eau oxigénée peut altérer 5 il l'a essayée également sur presque tous les acides végétaux : l'acide carbonique est le seul avec lequel, il n'ait point réussi , parce qu'en versant du carbonate d'argent dans du bi-oxide d'hydrogène chargé ou non chargé d'acide chlorhydrique, tout l'oxigène se dégage comme avecl'oxide d'argent. L'eau oxigénée , au. contraire , n'est point altérée par les autres sels d'argent; leurs acides, plus forts que l'acide carbonique-, et intimement unis à l'oxidc d'argent, s'opposent à ce que celui-ci puisse rompre lav combinaison de l'oxigènc et de l'eau. Dans tout ce qui suit, nous désignerons chaque liqueur oxigénée par le nom de l'acide qu'elle contiendra : nous dirons donc liqueur oxigénée azotique j liqueur oxigé^ née clUorhjrdrique^ etc., et par conséquent nous les comprendrons toutes sous le nom de liqueurs oxigénées acidesm Les liqueurs oxigénées acides attaquent, à la tempéra-
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f At; Y^nîtAe d'or, e%UuU àm cUonme d* 4^ MyfiUi^iiiMit 00 pen de caetleloie qoi fan irerdàiUv;, fut mû en gdée danf la JMpfri lijrdru|a« $ i rinilant une Tire cfferfCMcnoe cnsficnzak âdit due  roxi(;éiie; Toxide d^or deriniponKpKe. tti qiui; Umtpi npré» il ^it 0CMn{Jélcnietti rédoit.
Ltm lu}iieiirf oxi%énées snUnrMjnc, riquc^ font puter d^abord Toxide d'or an la jftù'jédimUt^ en produisant une forte Toxidc, au lieu de prendre ensuite Taspeclde Y |ifir le sulfate de fer 9 devient brun-foncé. U;uU:foisy il est probablement réduit*
f x>rs<]ue Ton verse de la liqueur oxigénée azotique sarde riiydrate d*oxide d'argent, l'effervesoenoe cpii a lienloatà-coup est plus vive encore'que les précédentes ç une partie lie l^ixide se dissout^ l'autre se réduit d^abord, devient bhaeliâlre et se dissout ensuite elle-même , ponnra que Paddc soit en quanlitcconvenable.Le temps qui s'écoule entre lared uelion e t la dissolution permet de séparerayec là plosgrande facilité l'argent réduit. La dissolution étant faite, ai Ton j njoutedela potasse peu-à-peu, il se produit upe nouvelle efferveseenœet un précipité d'un violât noir foncé: dunioins,teHe 4;«t toujours la couleur du premier dépôt. Ce dépôt est insoluble dans rammoniaque, et est, seloi^ toute apparence, un j)n)U)xi(le (l'urgent. Pour peu que l'on réfléchisse, l'on verra (U)innH^nt se produisent ces plicnomènes : le bi-oxide d'hydrogène de la Uc^uf^ur et Toxide d'argent, par-lenr actâon
BI OXIOB D'HYDROGÈNE. S23
réciproque 9 donnent lieu à la vive effervescence que Ton observe et à la réduction de l'argent. Celui-ci , dont une portion reste en dissolution, parce que l'azotate d'argent e$t à peine altéré, môme par le bi-oxide .d'hydrogène concentré, se dissout à la manière ordinaire dans l'acide azotique; mais c(»nme la liqueur reste encore plus ou moins oxigénée, cet oxigène reprend l'état de gaz au moment où l'on précipite l'oxide d'argent par la potasse ; l'oxide, dans celle réaction, ne se désoxigène qu'en partie, et de là le dépôt noir que nous croyons être un protoxide.
De même que la liqueur oxigénée azotique , les liqueurs oxigénées sulfurique et phosphorique opèrent la réduction partielle de l'oxide d'argent ; il se dégage beaucoup de gaz oxigène; mais l'argent, au lieu de se dissoudre, conserve son état métallique, du moins pendant long-temps.
Il n'en est pas ainsi de la liqueur oxigcnée cblorhydrique : ^t qu'on emploie un excès d'hydrate d'oxide d'argent, soit qu'on n'emploie que la quantité qu'il en faut pour décomposer l'acide, et qu'onaitmémelesoinderajouterpeu-à-peu,il en résulte de l'eau, du chlorure d'argent violet, et le dégagement total de l'oxigène.Ce dégagement,au contraire, ne serait que partiel si , versant dJabord dans la liqueur oxigénée un acide capable de s'unir à l'oxide d'argent, par exemple, de l'acide sulfurique, ou de l'acide azotique, ou de l'acide phosphorique, etc. 9 on y ajoutait ensuite cet oxide par petite portion, au bout d'un tube, jusqu'à ce que tout l'acide cblorhydrique fût décomposé ; et ce résultat serait tout simple , car les circonstances seraient presque les mêmes que celles où se trouve unmélange de sulfate ou d'azotate, ou de phosphate d'argent et de bi-oxide d'hydrogène , chargé d'acide cblorhydrique : aussi se forme-t-il , dans ces deux derniers cas, non pas du chlorure violet comme dans les deux premiers, mais du chlorure blanc. Les caractères qui distinguent ces deux chlorures sont très marques. Le chlorure blanc est entièrement soluble dans l'ammoniaque, et n'exerce aucune action répulsivje sur l'oxigène de l'eaU oxrgénée ,
834 BM)XIDE D'HYDROGÈNE.
tandis que Tantrc a la propriété d'en dégager ce gaz et de laisser, comme M. Gay-Lussac Fa obsenré le premier , un résidu d'argent métallicpie lorsqu'on le met en contact avec Tammoniaquc* Ce résidu n'autorise-t-il pas k croire que ce cblorure est un sous-chlorure, ou si l'on yeut un prolocUorure qui correspondrait à un premier degré d'oxida. tion , et qui , par le contact de l'alcali volatil , se transformerait en argent et en dcuto-chlomre ?
L'acide azotique faible ou concentré est sans action sur le bi-oxîde de manganèse et sur le bi-oxide de plomb; mais il en est tout autrement de l'acide azotique mêlé à l'eaa oxigénée : il les dissout avec la plus grande facilité. La dissolution est accompagnée d'un grand d^agement de gaz oxigëne , et ne retient de ce gaz qu'autant qu'on n'emploie point les oxides en excès* Dans le cas où cet excès a lieu, la liqueur précipite par la potasse comjne les dissolution^ ordinaires de manganèse et de plomb; dans le cas contraire, l'oxigène, au moment de la précipitation, venant à s'unir avec les oxides, rend noir celui de manganèse, et couleur de brique celui de plomb. L'on voit donc, d'après cela , que les bi-oxidcsde manganèse et de plomb ne se dissolvent qu'en abandonnant une partie de leur oxigène, et que cette désoxigénation provient, d'une part, de la tendance qu'a l'acide à s'unir avec Toxide ramené à un moindre d^ré d'oxigénation , et d'autre part de la force répulsive qu'exerce l'eau oxigénée sur l'oxigène même de l'oxide. L'une de ses forces ne suffirait pas pour opérer la désoxigénation ; réunies, elles l'opèrent très bien. Nous pouvons encore en citer une expérience convaiucantc.Que l'on mette en contact dans un tube plein de mercure de Peau oxigénée chargée d'acide chlorhydrique et du bi-oxide de manganèse pur, en s'y prenant comme nous l'avons dit (page487, 4^8), et qu'après avoir fait l'expérience on la répète en saturant la liqueur j)ar de la potasse avant l'introduction de l'oxide de manganèse , et l'on verra que, dans le premier cas , il se dtgagera bien plus de ^acL oxl%<&ue cçue dans le seccMid : les
BI^XIDB Û'HYO&OGÊNE. Si K
lêmes irésuUats auraient lieu avec le bi-oxide de plomb. ■^ Les liqueurs oxîgénées sulfurique et cblorliydrîque se 'Dinportentavec les bi-oxides de manganèse et de plomb ab- '3lument comme la liqueur oxigcnée azotique dont nous ^enons de parler. Ainsi , quoique l'acide chlorhydrique •orme, avecl'oxide de manganèse, un chlorure, de l'eau, ■ t donne lieu à un dégagement de chlore, ce môme acide , -flôlé au bi-oxide d'hydrogène , dissout le bi-oxide en laisant dégager seulement de l'oxigène ; et ce qu'il y a de reidarquable , c'est qu'il le dissout bien plus facilement par 'intermèdetdu bi-oxide d'hydrogène que quand il est pur.
éction des sels sur le bi-oxide d hydrogène concentré j et sur le bi-oxide contenant onze fois son volume doxigène.
a44« Les sels neutres se rapprochent plutôt des oxideà îjue des acides par leur manière d'être avec le bi-oxide i'hydrogène. En effet , aucun n'ajoute à sa stabilité ; un :assez grand nombre en dégage l'oxigène , mais lentement ; quelques-uns seulement absorbent celui-ci 5 l'action des autres est insensible. Tous peuvent être éprouvés comme les oxides eux-mêmes dans de petits tubes de verre fermés par un bout.
Trente-neuf sels ont été essayés : dix-huit ont été sans action , savoir :
1° Les sulfates de potasse, de soude, de chaux, de baryte, de strontiane , l'alun (sulfate d'alumine et d'ammoniaque ou sulfate d'alumine et de potasse) , le turbith ou le sous-sulfate de bi-oxide de mercure ;
2® Les azotates de potasse , de soude, de baryte , de strontiane , de plomb , de bismuth ;
3° Le chlorure de zinc, le bi-chlorure de mercure ou sublimé corrosif , le bi- chlorure d'étain ou liqueur fumante de Ëibavius ^
4** Le phosphate de soude , le chlorate de potasse. - Surles trente-neuf sels essayés, vingt-et-un ont agi sur le bi-oxide d'hydrogène. Ces viiigt-ct-un sels sont :
896 lir-OXtDB D*lktltttWMt.
i*Les8iilfates de manganèse, de nnc, decumeetdefer^
a' Lès azotates de manganëse^de cuiYre, de protoadde de mer; ure , d'argent ^
3** Les chlorures de potassium y de sodium , de bariam ^ de calcium, d'antimoine, de manganèse , l'hydro-cUorate d'ammoniaque ^
4° Le carbonate de soude, le bi-K^rbonate dépotasse;
5° L'iodure de barium ;
6° Le sulfhydrate de sulfure de potassium, le kermès, le proto-sulfure de fer hydrata? (volcan artificiel).
L'action des sulfates, azotates, chlorures, carbonates, est très faible; il n'en est pas de même de celle des sulfhydrates et iodures : c'est ce que prouvent les expériences suivantes :
lodure de barium cristallisé etbi-oxide concentra. — Action subite , chaleur sensible. Il se forme probablement de Viodate de baryte •, ce qu'il y a de sûr du moins , c'est qu'il ne se dépose pas d'iode.
SulJJiydrate de sulfure de potassium légèrement mlfuréet bi-^xide concentré. — Action extrêmement vive, grand dégagement de chaleur et de gaz, précipitation de soufre, même en plongeant le tube imprégné seulement de sulfhydrate dans la liqueur; il se forme de l'eau et ^une petite quantité de sulfate.
Mêmes résulta4:s avec la liqueur étendue d'eau , à cela près que l'action est moindre.
Kermès et bi-oxide d hydrogène concentré • •*— Action des plus vives , grand dégagement de chaleur et de gaz ^ formation de sulfate d'antimoine.
Le kermès est également décomposé par le bi-oxide d'hydrogène étendu d'eau; mais l'action n'est point instantanée.
Volcan artificiel de Lcmeri^ ou proto-sulfure de fer hydraté très divisée — Mêmes phénomènes qu'avec le kermès.
Action des matièi^s végétales sur le hi^oxided hydrogène^ 44^* Les matières végétales qui ont ét^ miâc» en contact
atec le bl-uide d'hydrogène sobt les stilvânteft : les âèides oxalique^ acétique, tartri^e, eitrique, l'oxâlate neutre et l'oxalate addé de potasse, l'acditate de potasse, le sucreeandi, l'amidon, la gomme arabique, la fibre ligneuse, lamannite, rhuile d^olive, la sandaraque,\le campbre, l'alcool, lé tour* nesol, l'indigo.
Parmi ces matières, il n'en est aucune qui fasse effervescence avec le bi-oxide dtydrogène concentré ou étendu d'eau, et qui en dégage l'oxîgène , si ce n'est le tournesol , en raison de l'alcali qu'il contient.
Les acides oxalique, acétique, tartrîque , citrique , loitt d'en dégager ce gaz, le rendent plus stable : c'est ce qui a été démontré pour les acides en général (p. 5 1 6) j mais il faut ajouter ici que, quand l'acide est de nature végétale , il arrive quelquefois qu'en faisant bouillir la liqueur, au lieu d'oxigène pur, on obtient un mélange d'oxigène et d'acide carbonique, d'où il est probable qu'il se forme en môme temps de l'eau : voilà ce que nous offre surtout l'acide tartrique. L'acide oxalique, au contraire, ne produit pas sensiblement de gaz carbonique, du moins dans le cas où la liqueur ne contient que six à sept fois son volume d'oxigène. L'oxalate de potasse, l'acétate de potasse, le sucre, la gomme, l'amidon, la fibre ligneuse, la mannite, l'buile d'olive, la sandaraque, le campbre, l'alcool , l'indigo, pa-> raissent être d'abord sans action sur le bi-oxide même très concentré^ car ils n'y produisent pas d'effervescence, et plusieurs jours après la liqueur se trouve encore très oxigénée: cependant, du sucre et de l'amidon ayant été mis en contact avecle bi-oxide très concentré, dans des tubes fermés par un bout et surmontés à l'autre d'un très petit tube recourbé , propre à recueillir les gaz, on a vu qu'au bout de plusieurs jours il se dégageait un mélange de gaz oxigène et de gaz carbonique, et que ce dégagement, très faible à la vérité, se soutenait pendant très long-temps. Le sucre s'est dissous tout de suite^ quant à l'amidon, il s'est mis d'abord en gelée, et re Vest dissous que deux jours après* Ces deux
substinccs, dans cette réadîmi, sont é sées« n eut été bien Gorienx de oonnaîlie les pmpriâà de celles qoi restent en dissofaitkm dans la Kq^ênr ; mm poor le saToir , rexpérience a été faite sur tz«ip pen de mttiérc. Probablcmentqoe la plnpart des substances irigibia oGVi raient des phénomènes analogaes.
Le tournesol en pain produit, arec le bî-ozîde oonoentié} uncefiervescence très sensible, due sans dcHite a Palcaliqae contient cette matière; la liqaenr se colore en ronge an bout de quelques beurcs, et la couleur se trouTc détnûteanboat d'un jour.
Rien de semblable n'arrive arec le bi-oxide étendu.
Action îles matières animales sur le bi-iucide ttkydnfgèm.
446* Nous venons de voir que les matières v^étaks, da moins celles qui ont été essayées, ne faisaient aucmtt effervescence avec le bî-oxide d'hydrogène '; il en est de même de prescjuc toutes les matières animales isolées : la fibrine est peut-être la seule qui fasse exception ; mais il ai est tout autrement des organes ou des tissus organiques des animaux ; tous opèrent la décomposition du bi-oxide à la manière de la plupart des métaux et des oxides métalliques, sans rien céder de leurs principes, sans absorber la plus petite quantité d'oxigène ; sans éprouver par conséquent h moindre altération apparente , quand le bi-^xide n'est pas très concentré. Ainsi , pendant la réaction , point d'azote dégagé, point d'eau ni de gaz carbonique formés ; l'oxigcne de la liqueur est mis successivement en liberté. Rien de pins facile d'ailleurs à constater que ces importaus résultats, qui ne sauraient trop fixer l'attention des chimistes et des physiologistes.
Que Ton prenne de l'eau oxigénée contenant, par exemple, huit volumes d'oxigène, et dont on aura fait l'analyse par le procédé décrit (p. 4^6) 5 que l'on répète l'expérience analytique sur la même quantité d'eau , et qu'au lieu d'in-
BI4>xn)E D*HtDKOGÈNC 829
troduîre du bî-oxîde de manganèse dans le tube renversé , plein de Teau oxigënée et de mercure, l'on y fasse passer un peu de fibrine en longs filamens récemment extraits du sang, Von remarquera que la fibrine se couvrira de bulles à Tinstant^ ces bulles se succéderont rapidement; le niveau du mercure baissera k vue d'œil, et bientôt l'efFervescence cessera. Mesurant alors le gaz » l'on en trouvera autant que dans l'expërience faite avec Voxide de manganèse , et ce gaz sera de l'oxigène pur. Les tissus des reins , des poimions, de la rate, du foie, etc. , pourraient être substitues à la fibrine; mais puisque la fibrine, les tissus du poumon, delà rate, des reins, etc. , ont, comme le platine, l'or, l'argent, etc. , la propriété de dégager l'oxigène de l'eau oxigénée , il est très probable que ces effets sont dus aune même force. Serait-il déraisonnable dépenser, d'après cela, que c'estpar une force analogue qu'ont lieu toutes les sécrétions animales et végétales? Je ne l'imagine pas : l'on concevrait ainsi comment im organe, sans rien absorber, sans rien céder, peut constamment agir sur un liquide et le transformer en des produits nouveaux*
Substances qui /ont explosion ûpec le bi-^xide dhydrogene^
l^\']* Certains corps sont capables de faire explosion avec le bi-oxide d'bydrogène : ce sont ceux qui en dégagent Toxigène subitement : l'on en peut citer six au moins, savoir : l'oxide d'argent, le bi-oxide de plomb , le bi-oxide de manganèse, le platine, l'osmium et l'aident. Cependant , pour que l'expérience réussisse, il faut saitisfaire à deux conditions : la première est d'employer ces corps en poudre sècbe et très divisée \ et la seconde de laisser tomber dessus la liqueur goutte à goutte.
luoxide d argent extrait de l'azotate est le plus divisé possible ; on devra le séeber rapidement et le conserver dans unflacon bien bouché, pour qu'il n'attire point l'acide carbonique.