La plupart des sulfure3 métalliques que j'ai essayés
It-OXIDS DUTDROGÈME. KOT
onl une action très marquée sur le bi-oxide d'hydrogène : assez souvent même cette action est violente et accompagnée de beaucoup de chaleur lorsque la liqueur est concentrée* D'ailleurs, qu'elle soit étendue d'eau ou concentrée, il en résulte presque toujours lui sulfate et un dégagement plus ou moins sensible d'oxigène. C'est ce qui a lieu avec les sulfures de cuivre, d'antimoine, de plomb, de fer : à peine le contact existe- t-il que leur transformation en sulfate s'opère avec effervescence.
Les sulfures d'arsenic et de molybdène agissent avec plus de violence encore que les précédens sur la liqueur pure, puisqu'il y a tout à-la-fois production de chaleur et de lumière; mais il ne se forme pas de sulfate; l'arsenic s'acidifie, et le soufre reste presque intact.
Ceux de bismuth, d'étain n'ont qu'une action très faible, même sur le bi-oxide d*hydrogène le plus concentré possi ' ble. Celui d'aiçent et celui de mercure (cinabre) n'en ont aucune.
Toutes les expériences peuvent être faites comme celles qui ont été décrites précédenmaent.
Action des oxides métalliques sur le bi-oxide dhjdrogène^
à la température ordinaire.
437. Les oxides métalliques tendent en général à ramener le bi-oxide d'hydrogène à l'état de protoxide ou d'eau. Quelques-uns produisent cet effet en s'oxidant davantage 5 d'autres sans s'altérer, et en dégageant sous forme de gaz toute la quantité d'oxigène que l'eau absorbe pour passer à l'état de bi-oxide; d'autres enfin, tout en rendant gazeux cette qiiantité d'oxigène , se réduisent eux-mêmes; très peu sont sans action.
Le force décomposante des oxides varie beaucoup. Plusieurs chassent l'oxigène si subitement de la liqueur , qu'il en résulte ime sorte d'explosion, et alors il y a production d'xme grande chalçur et même de lumière. Il en est au con-
dH' , CIOlLIDB D*UTDaOGÈNE.
que nous avons avancé, savoir : que les acides rendent, en général j le bi-oxide plus stable. Cependant les deux derrières sont moins démonstratives que les autres , parce qu'on peut en expliquer les résultats autrement, i® Ne peuton pas supposer que l'acide n'agit dans la concentration du bi-oxide qu'en neutralisant l'action répulsive de quelques Inatières que celui-ci retient toujours, a? Ne peut-on point admettre aussi , que si l'acide ne s'opposait à la décomposition du bi-oxide par l'or, qu'en rendant la composition de oet bxide plus stable , il devrait produire plus facilement cet effet sur les métaux dont l'action décomposante est bien moindre? or, c'est ce qui n'est pas. Quelle différence, par exemple, n^y a-t-il pas entre Faction de l'or et celle du bismuth sur le bi-oxide saturé et concentré ! Le premier agit avec violence, et le second ne produit qu'une faible effervescence : pourtant la quantité d'acide qui rendra le premier sans action n'arrêtera pas celle du second.
Puisque les acides donnent plus de stabilité à l'eau oxigénée , c'est sans doute en se combinant avec le bi-oxide d'hydrogène : du moins , dans l'état actuel de la chimie, la composition de ce bi-oxide rend toute autre hypothèse invraisemblable. A la vérité , cette opinion n'est pas celle que l'auteur avait adoptée d'abord : il avait pensé que l'oxîgène se combinait avec les acides, et qu'il en résultait un grand nombre de nouveaux acides oxigénés. Les expériences sur lesquelles il se fondait paraissaient démonstratives : il ne sera pas inutile de les rapporter.
Il venait de découvrir qu'en traitant le bi-oxide de barium par l'acîde chlorhydrique , et qu'en précipitant la dissolution par une quantité convenable d'acide sulfurique, on obtenait une liqueur qui était formée d'eau, d'acide chlorhydrîque et de tout l'oxigène nécessaire pour suroxider la baryte. Or , en saturant l'acide par l'oxî de. d'argent, tout l'oxigène se dégageait à l'instant; tandis qu'en employant un sel d'argent au lieu d'oxide d'argent, il ne se déçBi^'èavt i^a la çlus petite bulle de